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Appareil éjecteur pour produits visqueux.
L'invention a pour objet un appareil éjecteur ou burette pour produits visqueux permettant, par une simple pression du' doigt sur un poussoir, d'éjecter une quantité¯voulue d'un produit visqueux, tel que de la graisse consistante, ou des produits pâteux (moutarde, cosmétiques, cirages, etc..), à travers un tube éjecteur.
Les burettes ou appareils éjecteurs habituellement employés pour éjecter des liquides fluides et qui comportent une capacité de volume invariable ne conviennent pas lorsqu'il s'agit d'éjecter des produits visqueux. Même lorsque l'appareil comporte intérieurement une véritable pompe aspirante et refoulante, il est impossible d'éjecter convenablement le produit visqueux. L'aspiration de la pompe ne peut en effet produire l'introduction de la matière dans le cylindre de la pompe que si l'orifice d'aspiration est toujours reoouvert de matière.
Or, s'il en est ainsi avec un liquide mobile dont la surface de séparation avec l'atmosphère est plane et continue, tel n'est pas le cas avec un produit visqueux, dans lequel l'aspiration de la pompe creuse des entonnoirs, de sorte que la pompe aspire bientôt de l'air et est incapable d'assurer un débit continu. De plus, la majeure partie de la matière reste adhérente aux parois et ne peut tre éjectée, ce qui exige des remplissages fréquents.
On est donc obligé d'avoir recours à des seringues, o'est-à-dire à des dispositifs à capacité variable, constitués par des pompes dont la capacité maximum représente le volume total de la matière susceptible d'être emmagasinée dans l'appareil. La @
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force à mettre en oeuvre pour actionner le piston de la seringue est considérable et exige des leviers puissants ou des systèmes à vis, comme dans les graisseurs bien connus, et cette force ne peut être réduite qu'en réduisant la section et en augmentant la course, ce qui oonduit à des appareils allongés, d un emploi d'autant plus malcommode que la force à déployer pour l'actionner immobilise les deux mains de l'opérateur, l'une pour tenir l'appa- reil et l'autre pour manoeuvrer la commande du piston.
L'invention a pour objet la réalisation d'un appareil comportant un réservoir de grande capacité, pouvant avoir toute forme désirée et notamment celle d'un cylindre de grand diamètre et de hauteur assez faible, pouvant se tenir en équilibre lorsqu'il repose sur sa base, et susceptible d'éjecter complètement et avec un débit continu les matières les plus visqueuses emmagasinées dans le réservoir.
Suivant une caractéristique importante de l'invention, le réservoir de l'appareil communique avec l'aspiration d'un or- gane de pompage et comporte intérieurement un organe racleur dont les bords se déplacent le long des parois du réservoir, l'une des faces de cet organe racleur étant soumise à la pression atmos- phérique et l'autre étant en contact avec le produit visqueux, cet organe racleur ayant un triple rôle à savoir : déterminer la forme de la surface supérieure de la matière visqueuse, pour éviter le creusement d entonnoirs; racler les parois du réservoir pour en assurer la vidange complète; enfin, profiter de l'action de la pressionatmosphérique pour réduire d'autant la force que doit exercer l'opérateur pour manoeuvrer l'organe de pompage.
L'étanchéité de l'organe racleur sur la paroi du ré- servoir peut être assurée, même avec unjeu appréciable, grâce à la viscosité même de la matière. Si l'appareil doit pouvoir servir à éjecter des liquides fluides, le bord de l'organe racleur peut comporter un cuir ou autre garniture d'étanchéité.
L'organe racleur peut être constitué par un volet pivotant par exemple autour d'une charnière latérale, la paroi interne du réservoir étant une surface à génératrices circulaires, concentriques à la charnière. De préférence, cependant, l'organe racleur est constitué par un plateau à mouvement de translation, les génératrices de la paroi interne du réservoir étant rectilignes.
Suivant une forme de réalisation préférée de l'invention, l'organe de pompae est disposé à l'intérieur même du réservoir, et comporte des génératrices rectilignes parallèles à celles du réservoir, tandis que le plateau racleur est percé d'une ouverture dont la forme correspond à la section droite de l'organe de pompage.
Pour assurer l'évacuation totale d'un liquide fluide dans les burettes connues, l'organe de pompage, comportant un piston plongeur fixe ou mobile, est disposé de façon que son extrémité inférieure se trouve dans un angle inférieur du réser- voir de façon qu'en inclinant l'appareil, on puisse éjecter com- plètement le liquide, dont le niveau reste toujours horizontal
Suivant une disposition préférée de l'invention, l'or- gane de pompage est coaxial au réservoir, cette disposition étant rendue possible par le fait que le niveau de la matière est toujours normal à 1 axe, grâce à l'organe racleur, lequel peut ainsi être guidé par l'organe de pompage central.
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Pour des raisons de simplicité de construction, l'organe de pompae est constitué de préférence par un cylindre mobile par rapport a un piston fixe, un clapet d'admission à la base du oy- lindre et un olapet de refoulement dans le piston, le cylindre 'étant aotionné par un poussoir. Le fonctionnement d'une telle pompe exige le déplacement de l'orifice d'admission sur une certaine course, et la présence dans le réservoir d'une épaisseur de matière au moins égale à cette course, pour éviter le désamorçage de la pompe. Autrement dit, il est impossible de vider complètement le réservoir.
Pour réduire au minimum la quantité de matière résiduelle correspondant à la course de l'orifice d'aspiration, et suivant une autre caractéristique de l'invention, le fond du réservoir oomporte une cuvette d un diamètre juste suffisant pour permettre l'écoulement de la matière entre les flancs de la cuvette et l'extrémité de l'organe de pompage, la hauteur de la cuvette oor- respondant au moins à la course du cylindre mobile.
De cette façon, quel que soit le niveau de la matière dans le réservoir, et notamment lorsque le niveau atteint prati- quement le fond de ce réservoir, la matière restant dans la cu- vette forme toujours joint autour de la valve d'aspiration.
Cette disposition permet l'évacuation totale de la ma- tière contenue dans le réservoir, sans désamorçage par aspiration d'air par exemple ou manque de matière.
D'autres caractéristiques de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, en se référant au dessin annexé qui montre, à titre d'exemple, une forme de réalisation préférée de l'invention et dans lequel :
La fig. 1 est une coupe verticale de l'appareil;
La fig. 2 montre la partie inférieure du réservoir dans deux positions de fonctionnement du cylindre mobile de l'organe de pompage.
En se référant au dessin, l'appareil oomprend un réser- voir 1 de grande capacité, pouvant avoir toute forme désirée, et, de préférence, celle d'un cylindre de grand diamètre et de hauteur assez faible de façon à pouvoir être posé en équilibre sur sa base 2, cet appareil étant destiné à éjecter complètement et avec un débit continu les matières les plus visqueuses emmaga- sinées dans le réservoir par un tube éjecteur 3.
Suivant l'invention, le réservoir 1 communique avec l'orifice d'aspiration 4 d'un organe de pompage 5 et comporte intérieurement un organe racleur 6, dont les bords se déplacent le long des parois du réservoir, 1 une des faces (dans 1 exemple représenté la face supérieure) de cet organe racleur étant soumise à la pression atmosphérique transmise dans la partie supérieure du réservoir 1 par un orifice 7, l'autre étant en contact avec le produit visqueux.
Cet organe racleur joue un triple rôle : a) il détermine la forme de la surface supérieure de la matière visqueuse, surface qui, dans l'exemple représenté, est plane, pour éviter le creusement d'entonnoirs sous l'effet de l'aspiration de l'organe de pompage; @
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b) il racle les parois du réservoir pour en assurer la vidange complète, c) la pression atmosphérique qui s'exerce sur l'organe racleur 6de grande section, réduit d'autant la force que doit exercer l'opérateur pour manoeuvrer l'organe de pompage à l'aide d'un poussoir 8 par exemple.
L'étanchéité de l'organe racleur sur la paroi du réser- voir est assurée par la viscosité même de la matière même s'il existe un jeu notable par exemple de l'ordre de 2 m/m entre le bord de l'organe racleur 6 et la paroi intérieure du réservoir 1.
Toutefois, si l'appareil doit pouvoir être utilisé avec des li- quides fluides, le bord de l'organe racleur peut comporter un cuir ou autre garniture d'étanchéité.
En outre, la pression atmosphérique s'exerçant sur une surface de grande section, alors que l'orifice de sortie est de petite section, vient faciliter considérablement l'éjection de la matière et réduire d'autant l'effort que l'opérateur doit exercer sur le poussoir 8 pour manoeuvrer l'organe de pompage 5.
L'organe racleur pourrait être constitué par un volet pivotant par exemple autour d'une charnière latérale, auquel cas la paroi interne du réservoir serait une surface à génératrices circulaires, concentriques à la charnière. Toutefois, et comme représenté au dessin, l'organe racleur est de préférence constitué par un plateau à mouvement de translation, les génératrioes de la paroi intérieure du réservoir étant rectilignes.
Grâce à la dépression produite par l'aspiration de l'organe de pompage 5, et de la pression atmosphérique qui s'exerce sur sa face supérieure, l'organe racleur reste en contact perma- nent avec la matière sur toute sa superficie. Il rectifie à tout moment le niveau de la matière qui représente à chaque instant une section droite du cylindre du réservoir. Quelles que soient l'inolinaison de l'appareil et la viscosité de la matière, le ni- veau de cette dernière, au lieu d'être horizontal comme dans le cas d'unliquide fluide, ou quelconque, ou irrégulier comme dans le cas d'un fluide visqueux à surface libre, est toujours normal à l'axe, ce qui assure la vidange de la matière jusqu'à épuise- ment presque complet.
L'organe de pompage pourrait être extérieur au réservoir, et par exemple, pourrait être situé au-dessous de celui-ci. Tou- tefois, suivant une forme de réalisation préférée de l'invention représentée au dessin, l'organe de pompage est disposé à l'inté- rieur même au réservoir et comporte des génératrices reotilignes parallèles à celles du réservoir, tandis que le plateau racleur est percé d'une ouverture dont la forme correspond à la section droite de l'organe de pompage.
Dans l'exemple représenté au dessin, l'organe de pompage est disposé coaxialement par rapport au réservoir, disposition qui est rendue possible ar le fait que le niveau de la matière est toujours normal à 1 axe. L'organe de pompage central oontri- bue ainsi à guider les déplacements du plateau raoleur 6.
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Pour la simplicité de la construction, l'organe de pom- page est constitué de préférence par un cylindre 9, mobile par rapport à un piston fixe 10, le cylindre comportant à sa partie inférieure l'orifice d'admission 4 pourvu d'un clapet 11, par exem- ple une bille maintenue contre son siège par un ressort 12 prenant appui sur une rondelle perforée 13. Un clapet de refoulement 14, par exemple une bille, est maintenu sur son siège dans le piston fixe, à l'aide d'un ressort 15 prenant appui sur une rondelle per- forée 16. Entre le piston et le cylindre est interposé un ressort de rappel 17 qui déplace le cylindre vers le bas, le cylindre étant soulevé par 1 action de l'opérateur sur le poussoir 8 arti- culé autour d'un pivot 18 et relié par une biellette 19 à un épau- lement 20 du cylindre 9.
Le fonctionnement de cette pompe exige le déplacement de l'orifice d'admission 4 sur une certaine course, visible à la fig. 2, et la présence dans le réservoir d'une épais- seur de matière au moins égale à cette course pour éviter le désa- morçage de la pompe. En d'autres termes, il est impossible de vider complètement le réservoir. Pour réduire au minimum la quan- tité de matière résiduelle nécessaire et pour empêcher le désamor- çage de la pompe, le fond du réservoir comporte une cuvette 21 d'un diamètre juste suffisant pour permettre l'écoulement de la matière par le oanal 22 compris entre les flancs de cette cuvette et l'extrémité du cylindre 9, la hauteur de la cuvette correspon- dant au moins à la oourse du cylindre mobile.
Dans l'exemple de construction représenté, le réservoir se fixe par filetage, par exemple sur un bouohon 23 splidaire d'une bague 24, elle-même solidaire d'une poignée 25. La rondelle 24 est prise entre une bague 26, sur laquelle se visse l'écrou 27 de fixation du tube éjecteur 3 muni de son joint d'étanchéité 28, et d'autre part le piston 10 de l'organe de pompage.
Le fonotionnement de l'appareil est le suivant : A la montée du cylindre 9, il se produit une réduction de volume entre les deux billes. La bille 14 se soulève tandis que la bille 11 reste sur son siège, cette phase correspondant, avant amorçage, à une évacuation de l'air et, après amorçage, à une évacuation de la matière par le tube éjecteur.
A la descente du cylindre, il se produit une augmenta- tion de volume entre les deux billes. La bille 14, sollicitée par la dépression et poussée par son ressort, revient sur son siè- ge, tandis que la bille 11 se soulève en antagonisme à son res- sort 12, de faible puissance. Cette phase correspond à l'intro- duotion de matière dans le cylindre. Chaque mouvement alternatif du cylindre produit donc l'éjection de la matière. Comme le pla- teau raoleur 6 est en liaison étanohe avec le cylindre, il se produit une diminution de pression sur sa face inférieure, tandis que la pression atmosphérique qui agit sur sa face supérieure, vient comprimer la matière et, quelle que soit la viscosité de celle-ci, détermine un niveau bien déterminé de la matière.
Comme indiqué ci-dessus, la course du oylindre est in- férieure à la profondeur de la cuvette et l'entrée de la matière dans le cylindre se produit toujours à un niveau inférieur à ce- lui du fond.du réservoir. Il en résulte que jusqu'à ce que le pla- teau racleur vienne s'appuyer sur le fond du réservoir, la matière comprimée est refoulée par le plateau racleur 6 et alimente d'une façon parfaite le-passage 22 de la cuvette. Le volume de matière restant se réduit donc à la.différence entre le volume de la ou- vette n et le volume engendré par le déplacement du cylindre.