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Electrode de soudure enrobée-
L'invention concerne une électrode enrobée pour la soudure électrique à l'arc, électrode dans laquelle une partie du métal d'apport se trouve dans l'enrobage appelé à former le laitier.
On connaît le procédé consistant à introduire dans un enrobage, sous forme de poudre métallique, les éléments constitu- tifs de l'alliage que l'on désire obtenir dans la soudure. On connaît aussi le procédé consistant à introduire dans l'enrobage d'une électrode de soudure de la poudre métallique, entre autres de la poudre de fer, pour contrecarrer l'influence de l'atmosphère sur le métal déposé et en particulier, pour entraver l'oxydation de ce métal. Dans les deux cas, les conditions sont choisies de manière que le métal déposé provienne autant que possible du noyau et en quantité minime de l'enrobage.
De plus, on a proposé de prévoir dans l'enrobage d'une électrode de soudure un fil métallique, enroulé en. hélice, que l'enrobage isole électriquement du noyau. Pendant la soudure, le courant parcourt uniquement le noyau. Dans ce cas, la,fusion du métal d'apport s'effectue non pas, comme dans l'électrode en- robée du type usuel, par la chaleur développée au foyer de l'arc, mais une partie importante de la chaleur utilisée est produite dans la colonne de l'arc tout particulièrement pour la fusion de la partie du métal d'apport comprise dans l'enrobage.
Ces dernières électrodes présentent l'inconvénient qu'après l'interruption de l'arc, par suite de la formation d'un cratère profond, le réamorçage présentddes difficultés. Par rap- port aux électrodes de soudure enrobées normales ces électrodes assurent, il est vrai, une économie en énergie électrique et une diminution de la brûlure et de la pulvérisation du métal d'apport mais elles sont plus difficiles à fabriquer. L'invention permet d'obvier aux inconvénients mentionnés tout en conservant les avantages inhérents à ce genre d'électrodes.
L'invention consiste en une électrode enrobée pour la soudure électrique à l'arc, électrodedont l'enrobage appelé à former le laitier contient en poids plus de 35% du métal d'apport à l'état divisé, par exemple sous forme de poudre ou de grains.
Comme le noyau constitue l'élément conducteur de courant, la li- mite minimum de sa section est fixée. A cet effet, il est généra- lement désirable que le noyau contienne en poids plus de 15%: envi- ron du métal d'apport.
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Dans le but de faire servir, conformément au but de l'invention, autant que possible le métal loge dans l'enrobage à la formation de la soudure, la partie appelée à former le laitier est prévue suivant la quantité totale de métal à fondre. A cet effet on évitera d'utiliser comme matière appelée à forcer le laitier'des substances pouvant susciter des difficultés, par exemple par l'oxydation du métal d'apport do l'enrobage. Comme matière appelée a former le laitier on peut utiliser les substances usuelles, par exemple à base de silicates.
Les alliages éventuellement désirés dans la soudure peuvent être introduits, comme usuellement, soit dans le noyau, soit dans l'enrobage.
Lors de la soudure à l'aide d'une électrode conforme à à l'invention, les pertes de métal sont tout aussi petites qu'avec les électrodes enrobées usuelles, de sorte que, dans la soudire, la répartition du métal provenant du noyau et de celui provenant de l'enrobage est approximativement la même que dans l'électrode elle-même.
La brûlure d'une petite partie du métal d'apport, brûlure qui est impossible d'éviter complètement pendant la soudure, peut encore être légèrement réduite en entourant l'enrobage comportant des particules métalliques d'une couche supplémentaire de matière ne formant que du laitier.
Tout comme les électrodes de soudure à enrobage normal, les électrodes conformes à l'invention peuvent être garnies par simple compression. De ce fait, leur fabrication est plus simple que celle des électrodes précitées comportant dans leur enrobage un fil métallique enroulé en hélice, étant donné que la nouvelle électrode ne requiert pas le fil métallique enroulé.
De plus, les électrodes de soudure conformes à l'invention sont particulièrement avantageuses lorsqu'on désire que la soudure renferme des éléments facilement oxydables tels que le Ti ou le Mg. Ceux-ci peuvent alors être introduits dans 1'enrobage sous forme de particules d'alliages de ces corps combinées à une grande quantité de métal d'apport. De ce fait, l'oxydation sera moindre que lorsque ces substances sont directement introduites dans l'enrobage sous forme de poudre ou qu'elles constituent un élément du noyau lorsque le noyau contient moins de métal que l'enrobage.
Cette application est particulièrement avantageuse lorsque l'alliage ainsi obtenu est difficile, voire impossible, à transformer en fil de noyau, car dans ce cas, on pourra, malgré tout, le pulvériser ou¯le traiter d'une autre manière analogue.
Un autre avantage constaté pendant la soudureest suivant : tandis que, par suite de la formation d'un cratère très profond, dans les électrodes munies d'un fil métallique enroulé en hélice dans l'enrobage l'arc se réamorce difficilement ,-,près une extinction, ce réamorçage peut s'obtenir très facilement dans les électrodes conformes à l'invention par le détachement de la partie en saillie de l'enrobage.
De plus, on a constaté que pendant la soudure, la brûlure diminue à mesure que le noyau constitue une fraction plus petite de la quantité totale de métal d'apport. On peut exploiter ce fait dans la fabrication d'électrodes présentant une brûlure adaptée à la composition et à la forme de-la pièce à souder.
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Comme, d'une façon générale, le diamètre des électrodes conformes à l'invention est plus grand que celui des électrodes usuelles, il se peut que pour la soudure dans les angles, par exemple, il soit avantageux d'utiliser des électrodes à. section transversale quelque peu aplatie.
Pour le reste, les électrodes de soudure conformes à l'invention présentent les avantages déjà mentionnés des électrodes de soudure à fil métallique enroulé en hélice à l'intérieur de l'enrobage.
EXEMPLE
Un mélange composé de : 78% de limaille de fer tamisée dans un tamis à 10 mailles par cm. la % d'argile
6% de bioxyde de titane
3 % de sciure de bois 2 % de carbonate de calcium
1 % de ferromanganèse, additionné de silicate de potasse, est traité dans un malaxeur de façon à constituer une masse compressible. Par compression, cette masse est appliquée sur un fil de 31/4 mm de diamètre de manière que le diamètre extérieur de l'enrobage soit de 8 mm. Le fer déposé par cette électrode parcourue par un courant alternatif d'une intensité de 150 A environ provient, pour 2/3 de l'enrobage et pour 1/3 du noyau.