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"Nouveau moyen:;de propulsion d'engins maritimes".
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L'invention concerne un moyen nouveau pour propulser les engins maritimes et plus particulièrement, mais non exclusivement. les- engins miniatures. D'une manière générale, les engins maritimes sont déplacés par la rotation d'une hélice immergée. Le mouvement de rotation de l'hélice est déterminé par un moteur mécanique remonté par l'enfant. D'une.manière générale,, dans les engins maritimes la ou les hélices sont déplacées d'un mouvement de rotation continu par un moyen moteur approprié.
Selon l'invention, on provoque le déplacement de l'engin par l'effet de la réaction d'au moins un fluide sollicité par un second fluide sous pression d'une telle manière que l'engin se déplace en direction opposée au sens de sortie des dits fluides et la combinaison des deux fluides est nécessaire pour obtenir, d'une part, une mise sous pression aisée et, d'autre part, une évacua-
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tion suffisamment freinée pour obtenir un débit suffisamment prolongé. En effet, il s'avère que le fluide aisément mis sous pression, se caractérise par une évacuation extrêmement rapide, telle que la. durée de la propulsion est généralement trop courte.
C'est dans le but de prolonger la durée d'évacuation et, par conséquent de la propulsion, que, conformément à l'invention, on fait usage d'un second fluide qui, tout en étant soumis aux sollicitations du premier fluide, présente une inertie ou une viscosité suffisante pour n'être évacué que dans la mesure compatible avec l'effet de propulsion recherché.
Suivant un exemple d'exécution, qui offre l'avantage d'être à 12 fois extrêmement économique et suffisamment efficace, on utilise en combinaison de l'eau et de l'air sous pression. D'une manière générale, l'eau est introduite en quantités convenables dans un réservoir, dont il n'occupe qu'une partie de la hauteur.
Le reste de la capacité du réservoir reçoit de l'air sous pression, la pression étant essentiellement déterminée en fonction de la nature de l'engin, de la résistance du réservoir et des vitesses désirées. Au moins un départ des dits fluides débouche dans le réservoir et est orienté en direction arrière de l'engin maritime.
Lorsque ce départ est libéré du robinet et de la valve qui le con- tr8le, le liquideest projeté vers l'extérieur sous la pression de l'air. On crée donc ainsi une veine liquide mobile qui sollicite la masse d'eau sur laquelle flotte l'engin maritime d'où, par réaction, celui-ci'est déplacé en se,,ne contraire du déplacement de la dite veine liquide. Si le réservoir ne contenait que de l'air par exemple, il se créerait à la sortie de l'ajutage de départ un bouillonnement créé par l'échappement des bulles d'air et, par conséquent, des sollicitations parasitaires qui freineraient considérablement le déplacement de l'engin.
Egalement, la vidange du réservoir serait extrêmement rapide, à quoi correspond une réduction sensible de la durée de propulsion.
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Au contraire, par la combinaison de deux fluides et plus particulièrement d'un liquide et de l'air, le dit liquide. par son inertie et ses effets de frottement, s'échappe plus lentement du réservoir, en sorte que la durée de propulsion est prolongée.
De plus, l'évacuation du liquide est.progressive, sans à-coups et détermine ainsi un effort de réaction pratiquement constant sur l' engin. Il en résulte que celui-ci sedéplace d'une manière normale sans à-coups et à une vitesse suffisante que l'on peut d'ailleurs régler par la pression d'air et par les dimensionet le nombre des ajutages de départ.
Par ce moyen de propulsion nouveau, on exclut donc systématiquement tout mécanisme complexe et plus partidulièrement les moteurs mécaniques rapidement détériorés, d'autant plus que ces engins sont constamment immergés.
La misesous pression de l'air peut se faire soit par une pompe capable d'être manoeuvrée manuellement, soit par un petit compresseur, soit de touteautre manière. D'une manière générale, le réservoir et les accessoires caractérisant le moyen de propulsion, objet de l'invention, seront effacés en étant inclus et com- ,binés avec lesdifférentes parties organiques de l'engin maritime.
On peut évidemment appliquer ce moyen de propulsion nouveau aussi bien aux engins rraritimes ordinaires qu'aux engins maritimes minia tures sous forme de jouets.
Différents exemples d'exécution sont décrits en détail ciaprès et représenta aux dessins annexés, dans lesquels: la figure 1 est une coupe longitudinale par un engin naritime équipé' d'une installation extrêmement simple, conforme à l'invention; la figure 2 schéna tise une coupe longitudinale par un engin maritime équipé d'une installation à compresseur; la figure 3 schéma.tige une vue extérieure d'un engin maritime montrant plus particulièrement le camouflage total du moyen de propulsion.
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Selon la figure 1, l'engin maritime 1 comporte un réservoir 2 de capacité convenable , dans lequel débouche une entrée 3, prolongée par un entonnoir 4 et contrôlée par un robinet 5. Ce réservoir comporte également une entrée 6 contrôlée par une soupape 7, permettant l'introduction d'un fluide sous pression.
Enfin, du réserver 2 est is su au moins un départ 8 contrôlé par un robinet 9 et profilé en sorte de présenter un tronçon dirigé vers l'arrière de l'engin maritime.
Pour parer l'engin maritime, il suffit de s'assurer que le robinet 9 soit en position fermée, d'ouvrir le robinet 5 et, par l'entonnoir 4, de verser dans le réservoir 2 la quantité voulue d'eau. Ensuite, après avoir fermé le robinet 5, il suffit de brancher sur l'entrée 6 une pompe, par exemple lorsqu'il s'agit d'un jouet, une pompe à main de bicyclette et d'introduire dans le réservoir de l'air sous pression. La soupape 7 permet d'atteindre rapidement la pression désirée, tout comme dans le gonflage d'un pneumatique. L'engin se trouve ainsi prêt à être propulsée l'eau du réservoir 2 étant soumise à la pr-ession de l'air introduit.
Pour déplacer l'engin, il suffit d'ouvrair le robinet 9, de telle sorte que sous la sollicitation de l'air sous pression, l'eau est projetée vers l'extérieur au travers du départ 8 créant ainsi une veine liquide mobile entrant en contact avec la nasse d'eau soutenant l'engin maritime. Par réaction, celui-ci se déplace en sens opposé à la dite veine mobile. Celle-ci devra évidemment être placée dans l'axe de l'engin maritime ou bien plusieurs veines liquides mobiles devront être prévues et disposées symétriquement par rapport à l'axe longitudinal de l'engin maritime,
Ce mode de réalisation est extrêmement simple, ne comporte aucun mécanisme et ne requièrt qu'un minimum d'organes. Le réservoir 2 et ses accessoires peuvent être construitssolidement, en sorte qu'une telle exécution est pratiquement inus able.
Les opérations de remplis sage d'eau et d'air sous pression sont extrêmement rapides et faciles et constituent un agrément
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supplémentaire pour l'enfant, lorsqu'il s'agit d'un jouet.
On peut évidemment perfectionner la mise en oeuvre du moyen de propulsion, objet de l'invention, en camouflant parfaitement les différents organes et en équipant le réservoir d'un petit compresseur.
Les figures 2 et 3 schématisent une telleexécution.
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L'engin maritime 1 comporte également, comme dans l'exemple précédent, un réservoir 2, maiscelui-ci est disposé dans le fond de l'engin, dont il épouse la forme. Une entrée de liquide 3 est surmontée d'un entonnoir 4 qui, dans cet exemple, se confond avec la cheminée du bateau, Le conduit 3 est contrôlé par un @ robinet 5, qui peut être manoeuvré, par exemple, par une petit e manivelle' 10. Au moins un départ 8 est is su du réservoir 2 et diri' vers l'arrière de l'engin. Ce départ est contrôlé par un robinet 9, qui peut également être commandé, par exemple, par une petite manivelle 11 facilement accessible .
L'entrée de fluide sous pression 6 est branchée sur un petit compresseur 12, qui peut être manoeuvré par une manivelle 13 faisant saillie sur le coté du bateau. On peut donner à cette manivelle une longueur relativement grande, en sorte qu'un effort important peut être développé permettant ainsi d'atteindre fadile- ment une pression relativement élevée dans le réservoir 2. Comne on le remarque à l'examen de la figure 3, ces différents éléments sont parfaitement camouflés, sauf les manivelles de manoeuvre, qui sont bien apparentes et acc essibl es.
On pourrait évidemment combiner ces différents éléments de toute autre manière que celle indiquée à titre purement exempla- tif. Egalement, on pourrait faire usage de tous autres accessoires que ceux indiqués et notamment de moyens équivalents pour intro- duire le liquide et le fluide sous pression. Egalement, le réser- voir pourrait présenter toute autre forme et toute autre position relative. On pourra, en effet, combiner judicieusement les dif- férents éléments au prorata de la forme et de l'espace disponible
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dans l'engin maritime à équiper. L'engin maritime peut également être quelconque, d'une telle sorte que le nouveau moyen de propul- sion, objet de l'invention, est d'application générale.
En vue de permettre de contrôler la pression du fluide dans le réservoir 2, un petit dispositif indicateur pourra être prévu, tel, par exemple, un petit manomètre ou un appareil quelconque capable d'indiquer la pression ou tout au moins d'indiquer que la pression maximum est atteinte. La forme, la section et la disposition des ajutages de sortie dirigés vers l'arrière de l'engin marine, sont essen- tiellement variables et seront également adaptées aux engins à équiper. Dans certains cas, notamment lorsque l'engin est très léger, il pourrait être suffisant d'utiliser un seul fluide , de l'air sous pression par exemple. En effet, dans ce cas, on pourrait utiliser un départ de très petit diamètre, en sorte que son débit soit réduit, et que, par conséquent, la durée du débit soit suffi- samment longue.
Cette pratique n'est cependant admissible que si le très faible débit est suffisant pour propulser l'engin, c'est-à- dire donc lorsque celui-ci est suffisamment léger.
REVENDICATIONS.
1.- Nouveau moyen de propulsion des engins maritimes, carac- térisé en ce qu'il consiste à appliquer l'effet de réaction sur le liquide supportant l'engin, d'au moins une veine liquide issue de l'engin sous la sollicitation d'un second fluide sous pression.