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"POUR T,'T1LC!'RrQr POUR LA FUSION DU VERRLr"
L'invention concerne 'un four électrique pour la fusion du verre. Dans les'fours électriques destinés à cet emploi, le chauffage se fait soit par arcs ou par résistors placés au-dessus du bain de verre, soit en utilisant le bain'de verre lui-même comme résistanoe, le verre en fusion étant conducteur.
Dans l'exploitation d'un four, on débute par la mise en température (attrempage) et l'amorçage du four, pour continuer par la marche normale dans laquelle l'alimentation en matières constituant le verre est faite' à intervalles réguliers, de même que l'enlèvement du verre fondu.
Tandis que les moyens de chauffage exercés hors du bain peuvent assurer l'attrempage et l'amorçage du four, ces oé- rations ne peuvent être assurées par le mode de chauffage utili- sant le bain de verre en fusion comme résistance. Dans ce dernier cas, il est connu d'attremper et d'amorcer au moyen de chauffages auxiliaires par combustion,soit au gaz, au mazout, etc... ou électriques par arcs ou résistors. Le chauffage par combustion exige un matériel de puissance appropriée à la capacité du four; il s'ensuit, au point de vue économique, une dépense d'installa- tion double avec toutes les sujétions qui caractérisent ces chauffages par combustion: gazogènes, transport et manutention du combustible, cheminées et carneaux à gaz etc....
D'autre part, le mode de chauffage utilisant le bain de verre comme résistance offre l'avantage de chauffer directe- ment par effet Joule l'intérieur même de la masse de verre, mais lorsqu'il est employé seul, la couche supérieure du bain rayon- nant sur la voûte et les parois du four est plus froide et a une viscosité plus élevée que le reste du bain; le dégazage du verre est ralenti de ce fait. La fusion des matières constituant le verre et non conductrices à la température et dans l'état où elles sont enfournées, se fait beaucoup plus lentement que dans un four à chauffage extérieur au bain. Il est ainsi nécessaire de prévoir une source de chaleur hors du bain.
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Le chauffage/par résistors offre en pratique des in- con vénients provenant de la nature des résistors qui sont, soit des barreaux de siliciure de carbone, soit des barreaux de carbona ou de graphite.
Le siliciure de carbone, -outre qu'il est attaqué par les vapeurs alcalines, présente l'inconvénient de se dissocier aux températures employées (plus de 550 C aux barreaux); de plus les dimensions usuelles de fabrication sont relativement faibles et limitent la largeur des bassins à moins de 2 mètres. Le phéno- mène de vieillissement des résistances - ou augmentation de la résistivité - oblige à prévoir un réglage de tension important (transformateur à prises), en pratique de 1 à 3 ; enfin le réglage lui-même est difficile, puisqu'on est dans l'obligation d'utiliser simultanément des résistors neufs à résistance faible et des ré- sistors vieillis à résistance élevée.
Les résistors en carbone offrent l'avantage de grandes dimensions de fabrication, mais présentent l'inconvénient que l'u- sure par combustion diminue la section du résistor. Il est néces- saire de disposer d'un réglage de tension important, en pratique 'de 1 à 3 dont la réalisation est coûteuse, la difficulté de réglage est dans'ce cas encore augmentée par l'emploi simultané de résistors neufs et déjà usés. La situation est donc la même en ce +point qui concerne ce dernier; qu'il s'agisse de résistors en siliciure de carbone ou en carbone.
L'invention prévoit un chauffage par arcs électriques jaillissant entre électrodes de graphite ou de carbone les electrodes traversent la voûte du four et faisant entre elles un angle inférieur à 900 . Ce chauffage peut être complété par un chauffage utilisant le bain de verre comme résistance.
Le réglage de la puissance de l'arc se fait par varia- tion soit de la tension, soit de l'écartement des électrodes, ré- glage beaucoup plus facile que ceux définis ci-dessus, dans le cas ae chauffage par résistors.
Afin, d'une part, d'éviter l'usure latérale des élec- trodes dont les fragments pourraient tomber dans le bain et le . souiller, et d'autre part d'assurer la constance de la longueur de l'arc, donc de sa puissance, les électrodes sont mobiles sui- vant leur axe longitudinal et peuvent tourner autour de ce même ' axe. Ceci étant une caractéristique de l'invention, les mouvements peuvent être exécutés soit à la main, soit au moteur.