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"Procédé et moyens pour l'édification de maisons".
La présente invention concerne les méthodes de construction de tous bâtiments en général.
Elle vise à réaliser différents types d'immeubles dont la caractéristique essentielle oommune est d'être composés d'éléments fabriqués en usine, livrés sur place complètement finis et ne nécessitant plus alors qu'un assemblage simple et une fixation mécanique rapide.
A cet effet, le type élémentaire de maison auquel est, à titre d'exemple, inoorporée l'invention, comporte essentiellement deux parties : l'ossature, d'une part, et les parois délimitant l'immeuble, d'autre part.
Le dessin annexé représente cet exemple, à titre non limitatif.
Les figs. 1 à 8 sont des vues en perspective des différents stades d'édification d'une maison à section horizontale rectangulaire, comportant un rez-de-chaussée et un étage.
La fig. 9 est une coupe verticale transversale, à plus grande échelle, montrant le système isolant qui enveloppe le volume habitable, sans solution de continuité.
L'ossature comprend - dans le cas particulier qui est ici visé - deux éléments en forme d'H, désignés A et B sur le dessin, fig. 1. Chacun d'eux oomporte deux montants en une ou plusieurs pièces : C et C' pour l'élément A, et D et D' pour l'élément B.
Ces montants verticaux sont rendus solidaires dans chaque élément par une traverse, également en une ou plusieurs
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pièces, qui les assemble à une hauteur quelconque. Cette tra- verse est désignée par E dans l'élément A, où elle assemble les montants C et C , et par E' dans l'élément B, où elle assemble les montants D et D'.
Un longeron horizontal F, toujours en une ou plu- sieurs pièces, assemble entre elles les traverses E et E' et lesrend solidaires.
L'ensemble constitue, dès après la pose du longeron F et son assemblage avec serrage rigide sur les traverses E et E', une ossature indéformable, se montant sans échafaudage ni réglage sur place ; seul fait que les pieds des quatre montants C C' D D' reposent sur quatre points situés au même niveau, assure automatiquement 1 horizontalité des deux traverses E et E', tandis que le serrage des assemblages du longeron F sur les mêmes traverses E et E , amène la verticalité des montantsC C' D D'.
Le longeron F dépasse les traverses E E' sur une certaine longueur que l'on choisit à volonté.
La fig. 2 illustre l'opération suivante, laquelle consiste essentiellement à fixer deux nouveaux longerons de rive G et G', égaux en longueur au longeron F et destinés, d'une part, à renforcer l'assemblage, déjà assuré par le longe- ron F, et, d'autre part, à recevoir les éléments de plancher portant également sur le longeron F; ensuite on assemble en bout les extrémités de ces longerons par deux traverses H et H', qui les rendront solidaires entre eux et avec le longeron F et recevront également les éléments de plancher.
On constitue ainsi un ceinturage rectangulaire G G' H H' qui complète, dans un plan horizontal, l'ossature formée par E E' et F.
La fig. 3 indique la mise en place de la ceinture supérieure comportant deux longerons I et I' et deux traverses J J', dans un plan voisin de celui qui passe par les sommets des montants C D.
Chacun des longerons du bas G et G' et des longerons du haut I et I', chacune des traverses du bas H et H' et des traverses du haut J et J', comprend une pièce principale travaillant et une seconde pièce plus faible désignée avec les mêmes lettres que la pièce principale, mais avec en plus l'indice 1, ce qui donne G1 G'1 Il il 1 H1 H'1 J1 J'1.
Ces secondes pièces reçoivent les portées des solives et celles des montants servant à fixer les panneaux de façade externes et internes (toutes pièces dont il sera parlé ulté- rieurement) et ne sont reliées aux premières que par un certain nombre de plots tels que g, h, i, j en matière non conductrice, à seule fin de s'opposer a la transmission de la chaleur et du son.
C'est dans le vide réservé par les plots, les pièces principales et les pièces secondaires -que passera la nappe de matière isolante destinée à envelopper de toutes parts le volume habitable, dont il sera parlé plus loin.
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La fig. 4 indique la pose des solives K K1,etc.., destinées à reoevoir la toiture qui sera mise en plaoe, dès la pose des solives, assurant ainsi l'abri de la partie infé- rieure. Cette toiture pourra être en terrasse T oomme le montre la fig. 5.
On sera donc en possession, dès cet instant, d'un ensemble rigide, monté sans échafaudage ni réglage, et consti- tuant un abri pour l'exécution des opérations ultérieures.
Celles-ci débuteront par la mise en place de la co- quille externe de la paroi extérieure verticale. On aura, cette fois, non plus une surface abritée, mais un volume, puisque la proteotion offerte par la surface horizontale de la terrasse T sera oomplétée par celle offerte par les quatre faoes verticales de parois M.
On procédera alors à la mise en place de la charpente du plancher inférieur L, puis du revêtement de celui-ci, fig.
6. Ensuite, à la mise en place du revêtement interne des murs extérieurs et plafonds ; enfin,à la pose des cloisons, des éléments livrés finis (cabines de douohes, de W.C., etc...) et des meubles.
Toutes ces opérations sont faites par montage, ser- rage, boulonnage de pièces faites et terminées en usine, par opposition à 1 ancienne méthode qui employait scellements ou oollages.
En d'autres termes, on substitue l'assemblage mécani- que instantané de pièces parfaitement ajustées d'avance, au simple rapprochement de pièces grossièrement préparées, ne s'a- justant les unes aux autres que par l'intermédiaire d'une subs- tance accessoire (mortier, plâtre, colle) dont la prise chimi- que assure la solidification au bout d'un temps plus ou moins long.
Grâce à la double paroi externe, tant verticale (pour les quatre faces de la maison) qu'horizontale (pour le plancher inférieur ou sol de la maison), d'une part, et pour le plancher supérieur ou plafond-terrasse, d'autre part, un revêtement oalorifuge va pouvoir envelopper, d'une manière inin- terrompue, les six faoes du parallélépipède constituant le bâtiment, ainsi qu'on le voit à la fig. 7, où ce revêtement est désigné par N.
Ce revêtement pourra être en soie de verre, laine de verre, laine minérale, liège, alfol, ou toute autre matière calorifuge.
Les traverses E et E' pourront être prolongées vers l'avant, en consoles El E'1 afin de supporter un balcon.
L'ensemble de l'ossature, aussi bien que les faces des panneaux extérieurs, oelles des panneaux intérieurs, celles des cloisons, celles des plafonds, les solivages du plafond et du plancher, le revêtement du sol, celui des plafonds, pourront être exéoutés en tous matériaux capables d'un traite- ment mécanique, en usine, permettant la fabrioation de la piè- ce finie. A titre indicatif, on citera : tôle d'acier, tôle d'acier au cuivre, tôle d'acier inoxydable, tôle de cuivre, tôle d'aluminium, ou de duralumin, ou d'autres métaux, profilés en métal, éléments de toutes formes, soit en blocs, soit en feuilles, de bois bakélisé, de bois traité, de bois imprégnés, de fibro-ciment, de matière plastique, ou tous autres maté riaux.
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En particulier, l'applioation nouvelle d'un matériau spécial est 1 un des objets du présent Brevet.
On a déjà exécuté, à l'aide de minces bandes de bois (généralement assemblées par collage à l'aide de colle à base de matières plastiques par contre-placage ou autre procédé), enroulées ensuite autour d'un mandrin ou bien encore simplement juxtaposées par un moyen quelconque, des cylindres destinés à faire des tuyaux, des gouttières, etc..., il est ici proposé d'exécuter, à l'aide du meme procédé, les poutres tubu- laires convenant exactement au rôle des pièces principales de la présente maison, qu'il s'agisse des grosses pièces de l'ossa- ture ou bien des pièces plus petites, des solives, des montants et de toutes pièces en général.
Lesdits éléments pourront être faits soit en une seule pièce, soit en deux destinées à être assemblées par la suite ; c'est ainsi qu'une poutre creuse pourra être faite sui- vant une section carrée, ovoïde, rectangulaire, triangulaire, obtenue en une seule fois, ou bien elle pourra être constituée par deux éléments d'U destinés à être assemblés, ou encore elle pourra revêtir la forme d'un seul élément d'U ou toute autre à déterminer.
Les taux de travail qui sont imposés à ce matériau permettent parfaitement de se contenter des coefficients de résistance obtenus à l'aide de ces matières et qui ont été réservées jusqu'à présent à la fabrication d'objets de nature très différente.
Les avantages présentés par l'emploi d'un tel maté- riau sont les suivants : a) légèreté, b) faible conduotibilité thermique et phonique, c) absence d'oxydation.
D'autre part, la fabrication d'une maison à l'aide de pièces faites à des cotes rigoureuses, .et destinées à être assemblées sans retouches et sans organisation d'outillage de chantier, rend désirable la légèreté, l'exactitude de forme et la maniabilité qui seront obtenues pour de telles pièces, fai- tes en usine, suivant des spécifications précises.
Les panneaux de façade, les châssis de fenêtres, les bâtis de portes, les panneaux de cloisons, lé sol, le plafond peuvent aussi bien être conçus en ce même matériau.
Ledit matériau ne sera pas exclusif et il peut se combiner avec d'autres.
Dans le cas qui est ici précisé, on peut envisager la construction de l'étage principal d'habitation à l'aide d'un matériau particulièrement séduisant - tel que l'aluminium - et la construction du demi-étage inférieur en un matériau plus fruste - par exemple, le fibro-ciment -, plus capable de résis- ter aux chocs, au rejaillissement de l'eau, à la boue, etc...
Il reste entendu que l'étage inférieur peut aussi ne point exister, que la maison peut être construite soit isolée, soit en bandes d'une certaine dimension, comportant un petit ou grand nombre de maisons, bandes au long desquelles les éléments d'ossature en H se répéteront à intervalles plus ou moins rapprochés.
On peut envisager des plans de toute forme, carrés, rectangulaires, avec retour d'équerre, en U, en H, etc...
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On peut également envisager la construction de bâti- ments à un, deux ou davantage d'étages, jusqu'à atteindre un très grand nombre d'étages. Le nombre de ceux-ci n'est limité que par la résistance de l'ossature.
Pour cette dernière on pourra alors prévoir plusieurs longerons médians semblables à F.
L'immeuble à grande hauteur comportera, comme celui à rez-de-chaussée, une ossature indépendante, dans laquelle viendront s'inclure un certain nombre d'alvéoles d'habitation comportant chacune leur enveloppe extérieure complète, rendant chaque alvéole indépendante de ses voisines.
Dans l'immeuble à grande hauteur, de même, d'ailleurs, que dans l'immeuble en bandes, on aura, si besoin est, des al- véoles remplies et des alvéoles demeurées vides ; d'autres termes, des logements indépendants les uns des autres et séparés par des emplacements de logements demeurés inoccupés.
Il va sans dire que la maison est non seulement "mont able" mécaniquement et très vite, mais aussi "démontable" dans les mêmes conditions.
La maison peut, de la sorte, être construite dans sa forme la plus simple (la partie centrale, seule, par exemple) à laquelle on adjoindra successivement les pièces de droite (soit à la fois, soit l'une après l'autre), puis les pièces de gauche, et qu'on pourra, après tout cela, amputer la maison d'une ou plusieurs pièces; en résumé, on peut adjoindre ou amputer un ou plusieurs éléments.
Le présent procédé de construction permet la réalisa- tion, non pas d'un ou de plusieurs plans, mais, pratiquement, de tous les plans, pour autant que ceux-ci seront composés d'un nombre entier des panneaux (façade et sol) qui servent à cons- truire la maison.
Les ossatures portantes seront, dans les petites comme dans les grandes maisons, préférablement extérieures à l'enveloppe qui limitera la construction proprement dite.
C'est grâce à cela que les plans les plus divers pourront être réalisés, sans aucune préoccupation de passage des points d'appui, ni d'emplacements obligés de cloisons.
L'enveloppe elle-même comprend essentiellement, en allant de l'extérieur vers l'intérieur : a) les panneaux extérieurs, fixés par pression sur un montant solidaire des pièces annexes Gl à J'et isolées des pièces principales G à J' par les plots en matière non conduc- trice g à j. b) un matelas ininterrompu de matière isolan- te, N, fixé sur lesdits panneaux extérieurs et sur les montants, et destiné à assurer l'isolement calorifique et phonique des panneaux et des montants. c) un vide d'air 0.
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e) un second matelas isolant P, en matière identique à la précédente ou en matière différente, assurant la même mission que ci-dessus pour les panneaux internes et leurs montants. f) le panneau interne R, fixé avec le même système que le panneau externe sur des montants isolés des pré- cédents et fixés, eux aussi, sur les pièces de doublage.
En ce qui concerne les parties horizontales, il en va de même. On a, pour le plancher bas : le plafond S, le vide d'air V, le dallage de sol proprement dit X ; ence qui concerne le plancher haut, on a : sol de la terrasse Z, le vide d'air U, le plafond S1, et, dans les deux cas, le matelas isolant N.
Dans l'un et l'autre cas, l'isolement est total entre plafond et dallage, aussi bien qu'entre sol de terrasse et plafond.
L'isolement thermique tant des parois verticales que des parois horizontales est toujours triple et comprend : a) le matelas de matière isolante au contact de la paroi exter- ne, b) un vide d'air qui sera employé pour faire passer les canalisations; c) un second matelas de matière isolante au con- tact de la paroi interne, suivant l'exemple illustré par la ' fig. 9.
Cet isolement thermique, déjà très complet, est assu- ré encore par l'adjonction de châssis ouvrants à double vitrage, avec volet. L'isolement phonique, que ce dispositif permet d'ob- tenir, sera également très satisfaisant.
L'ensemble de la maison repose en tout sur quatre points d'appui, eux-mêmes reçus par quatre dés calculés pour recevoir la charge verticale des piliers. Ceux-ci assurent la répartition sur le sol. Leur dimension sera inversement propor- tionnelle à la qualité dudit sol. Un dispositif d'anorage avec boulons fixe la maison sur les dés.
Il y a lieu de remarquer que les poids appliqués sur les points d'appui vont être d'un ordre de grandeur absolu- ment différent de ceux qui sont habituellement pratiquésavec les constructions courantes, du fait que l'allègement obtenu par le système de construction décrit peut atteindre la moitié ou les trois quarts des chiffres courants.
La partie construite demeure indépendante du sol existant ; même dans le cas du sous-sol partiel, il n'y a pas de raccordement avec le sol lui-même, lequel peut demeurer dénivelé.
Certains dispositifs de détail valent d'être men- tionnés : volets et doubles fenêtres en un bloc amené fini d'usi- ne, cloisons éclipsables permettant la transformation des trois pièces du devant en une seule pièce, serrage des panneaux par compression extérieure contre un joint plastique, appuyé lui- même sur un montant indépendant du panneau, ce qui permet les jeux et dilatations de la maison sans affecter la valeur du joint.
De même, au montage, le serrage par l'extérieur et à plat sur cet élément indépendant permet de rattraper une légère différence de cotes et de ne pas prévoir un ajustage plus rigoureux que celui d'un usinage normal. Les opérations de montage seront simples et pour-
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ront 6tre faites par des équipes ayant un minimum d'entraîne- ment. Il sera grandement facilité par le transport en camions spécialement aménagés, desquels les pièces sortiront dans 1 ordre où elles doivent être utilisées. Elles auront subi le transport sans emballage, parce qu'elles seront demeurées fixées dans des alvéoles prévues spécialement.
REVENDICATIONS-:-
Maison.usinée caractérisée en ce que son ossature générale est constituée par deux pièces en forme d'H placées sur deux cotés opposés de la maison @ de préférence les petits cotés @ tandis qu un longeron horizontal réunit les traverses de ces pièces en H, préférablement dans le plan médian de la maison.