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Installation de broyage consistant en un broyeur et un tamis.
La présente invention concerne une installation de broyage consistant en un broyeur et un tamis et à travers laquelle on fait passer un courant d'air. Les fines, venant du tamis, sont ramenées au broyeur pour être soumises à un broyage additionnel. L'invention se rapporte en particulier au broyage de genres de matières présentant des duretés et des poids spécifiques différents, telles que des charbons et lignites contenant des pyrites, dans une telle instal- lation de broyage. Dans le cas du broyage de telles matières , de duretés différentes, le genre de matière (pyrite) présen- tant la plus grande résistance au broyage s'enrichit notable- ment dans le broyeur et par conséquent aussi dans la condui- te de retour des fines. Mais le broyeur est ainsi soumis inutilement à une charge et sa production est diminuée.
La présence de pyrite dans le charbon pulvérisé est également indésirable, par exemple dans le cas du broyage de charbons et lignites contenant de la pyrite, car la qualité du char- bon est ainsi abaissée,.
Conformément à l'invention, on évitera les in- convénients mentionnés ci-dessus par le fait que, dans la conduite de retour des fines, il est intercalé un appareil de classement, par exemple un appareil de classement sous
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l'action de l'air, de préférence un tel appareil travaillant sous une dépression constante. Au moyen de l'appareil de classement, les fines sont séparées en un constituant plus tendre (charbon) et un constituant présentant une plus grande résistance au broyage (pyrite). Les charbons sont alors ramenés au broyeur pour être soumis à un broyage additionnel, tandis que la pyrite est évacuée. De cette manière, le broyeur est déchargé, car les constituants se laissant plus difficilement broyer ne lui sont ainsi plus ramenés. La pro- duction du broyeur est ainsi notablement accrue.
En outre, on obtient d'une manière simple encore un sous-produit pouvant être utilisé dans la technique, la pyrite.
L'utilisation d'un appareil de classement sous l'action de l'air, travaillant sous dépression, permet de raccorder cet appareil au circuit du courant d'air du broyeur. Ceci présente l'avantage que l'on peut, au moyen de la soufflerie aspirant le courant d'air pour le broyeur, également aspirer en même temps le courant d'air qu'on fait passer à travers l'appareil de classement. Dans certaines circonstances, on peut également faire passer une partie du courant d'air de tamisage à travers l'appareil de classement sous l'action de l'air, après que cet air a, en cas de besoin, été préalablement débarrassé de particules de poussié- res entraînées.
Une caractéristique additionnelle de l'invention consiste en ce que le courant d'air, aspiré à travers la surface de support de la matière à classer dans l'appareil de classement, est interrompu de temps en temps pendant un court espace de temps, sur son trajet vers l'appareil de classement. Il est ainsi produit un courant d'air pulsatoire, par lequel on obtient un ameublissement continuel du lit de matière à classer. Par conséquent, il se produit, également dans le cas d'un lit relativement haut de matière à classer, encore une séparation nette des particules de matière d'après leur poids spécifique.
On obtient également, en raison de l'ameublissement du lit de matière, un entrai-
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nement uniforme de la matière, située sur la surface de support de la matière à classer, sous l'action du tirage aspirant, étant donné que l'inclinaison de cette surface de support de la matière à classer peut être réglée de façon correspondant à la nature de la matière.
Les dessins ci-joints représentent un exemple de réalisation de l'objet de l'invention:
La fig. 1 est une vue schématique en élévation d'une installation de broyage universelle; et
La fig. 2 représente l'appareil de classement en coupe à échelle agrandie.
La matière à broyer, par exemple du charbon contenant de la pyrite,parvient, à partir de la trémie 1, en passant par le tube 2, dans le broyeur à tambour 3, dans lequel elle est broyée. Au'tourillon creux 4 d'entrée du broyeur est raccordée la conduite 5, par laquelle de l'air ou des gaz chauds entrent dans le broyeur. La matière, divisée à un degré suffisant dans le broyeur, parvient, par le tourillon de sortie 6. dans la conduite montante 8, allant au tamis 7 et raccordée à la soufflerie 9. Les fines recueillies dans le tamis 7 parviennent par le tube 10 sur le fond perforé de classement 11 d'un appareil de classement sous l'action de l'air, travaillant sous une dépression constante et dont la chambre 12, située sous le fond 11, est raccordée à la conduite 13 d'amenée d'air frais.
La chambre 14, située au-dessus de la surface de classement 11, est raccordée par la conduite 15 à la conduite 17, allant du tamis 7 au séparateur cyclone 16, conduite qui est reliée par la conduite 18 au dispositif de filtration 19. Celui-ci est raccordé par le tube 20 à la soufflerie 9.
Dans l'appareil de classement sous l'action de l'air, les constituants de poids spécifique plus élevé (pyrite-) s'accumulent sur le fond de classement oblique 11 et cheminent progressivement dans le tube d'évacua- tion 21, tandis que les constituants de poids spécifique plus faible (charbon) parviennent, en passànt par le trop-plein 22, de préférence de position réglable en hauteur, dans la conduite 23 retournant au broyeur, 3.
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A l'extrémité d'entrée de la conduite 13 d'amenée d'air frais de l'appareil de classement sous l'action de l'air tourne un disque 25, comportant une ou plusieurs ouvertures 24. L'entrée d'air dans la conduite 13 a lieu chaque fois qu'une des ouvertures 24 du disque dégage la conduite 13. Il est ainsi produit, dans l'appareil de classement sous l'action de l'air, un courant d'air aspirant pulsatoire ou travaillant de façon intermittente, tandis qu'on obtient continuellement un ameublissement, activant l'opération de classement, du lit de matière à classer se formant sur le support de la matière à classer. Même dans le cas d'un lit de classement relativement haut, il se produit encore une séparation nette des particules de matière d'après leur poids spécifique.
Dans la forme de réalisation, représentée à la fig. 2 en coupe et à échelle agrandie, de l'appareil de classement sous l'action de l'air, les particules de matière de poids spécifique plus élevé parviennent du fond de classement 11 dans le tube descendant 21, dans lequel est intercalée une roue à pales 26 agissant comme sas. La vitesse de rotation de la roue à pales peut être adaptée à l'obtention de matière de poids spécifique élevé dans chaque cas par un mécanisme de commande à cliquet réglable entre de larges limites, ce qui garantit une évacuation de matière de poids spécifique élevé aussi pure que possible.
Les particules di matière de poids spécifique plus faible parviennent, en passant par dessus la cloison 22, de position réglable, disposée à l'extrémité d'évacuation du support 11 de matière à classer, dans le tube descendant 23, qui comporte également un ou plusieurs sas à air. La hauteur du lit se formant sur le support de matière, à classer est réglée par la cloison 22 de position réglable. Dans l'exemple de réalisation représenté, le support pour la matière à classer peut pivoter autour de l'axe 27 à l'extrémité d'évacuation. Au moyen du dispositif régulateur 28, on peut faire varier l'inclinaison de ce support 11 pour la matière à classer. Comme support pour la matière à classer on peut utiliser des @ plaques filtrantes perméables.
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Au lieu d'un appareil de classement sous l'action de l'air, travaillant sous dépression, on peut également utiliser un appareil de classement sous l'action de l'air, travaillant sous pression et, au lieu d'un broyeur à tambour, un autre appareil de division de la matière, par exemple un broyeur à pilons.