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" Fer à. souder éleotrique "
La présente invention a pour objet un fer à souder chauffé électriquement qui se distingue par les deux particularités essentielles suivantes, prises ensemble ou séparément : 1 l'instrument peut se brancher sur deux distributions de cou- .rànt à voltage différent, par exemple sur 110 volts ou sur 220 volts. Il est muni à cet effet d'une poignée commutatrice dont la manoeuvre permet de modifier les connexions des résistances chauffantes que l'on fait ainsi passer d'un montage en parallèle à un montage en série ou inversement.
2 La panne, o'est-à-dire le fer propremeht dit est orientable à volonté par rapport à l'axe du manche de l'instrument suivant toute direction choisie dans un secteur de grande ouverture.
Outre ces deux points principaux, l'invention comporte encore d'autres perfectionnements ayant pour but de permettre une construction simple, économique et élégante et qui ressortiront de la description ci-après, en regard des figures données
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à titre d'exemple.
La fig. 1 est une vue en élévation de o8té de l'instrument reposant sur son support rabattable.
La fig. 2 est une coupe à travers la panne et les ré- sistanoes chauffantes suivant la ligne 2-2 de la fig, 1.
La fige 3 est une coupe longitudinale à travers la poignée de l'instrument suivant la ligne 3-3 de la fige 1.
Les fig. 4 et 5 sont le schéma des connexions électriques.
La fig. 6 est le développement de la pièce découpée qui sert à supporter les résistances chauffantes.
La fig. 7 est une vue en plan de la tête de l'instrument.
La fig. 8 montre un détail du montage de la tête de 1' instrument sur la fourche terminant le manche.
La fig. 9 est une vue en perspective du support rabattable .
L'instrument comprend un manche tubulaire 1 terminé à une extrémité par une fourche 2 dans laquelle tourillonnent les pivots 3 portés par les flasques latéraux 4 d'un bottier orientable. Ce dernier contient les résistances chauffantes R1 R2 logées au contact des deux faces de la partie arrière de la panne 5, elle-même fixée dans le bottier. Le bottier avec ses résistances et la panne 5 forme une tête qui peut pivoter autour de la ligne des pivots 3. On peut lui donner une orientation quelconque par rapport à l'axe du tube 1; on n'est limité à cet égard que par la butée du bottier contre le fond de la fourche 2.
A son autre extrémité le tube 1 porte la poignée com- mutatrice.
Cet organe est en deux pièces emmanchées l'une sur 1' autre ; l'une est fixe par rapport au manche 1; c'est la pièce isolante tubulaire 6 fixée sur le tube 1; la seconde pièce est formée par le bouchon isolant 7 surmonté de la douille 8 par laquelle il s'emmanche sur la pièce 6. On peut faire tourner à la main cet ensemble sur la pièce 6. Il a deux positions d' arrêt correspondant aux deux voltages sur lesquels l'appareil peut fonctionner; elles sont marquées sur la douille 8 par deux
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trous, dont un seul, le trou 9 est visible sur les figures 1 et 3; un ressort à lame 10 est fixé sur la pièce 6 ; quand, dans sa rotation, la douille présente un trou 9 en face de l'extrémité du ressort, celle-ci s'y engage et immobilise la douille. Mais une simple pression du doigt suffit pour la dégager quand on le désire.
La douille 8 peut être faite d'une matière quelconque; elle peut être en métal par exemple, aluminium ou autre. Les fils d'amenée du courant guipés dans le câble souple 11 pénètrent dans l'instrument par le bouchon 7 et se connectent à la partie mobile du dispositif de commutation, montée dans le bouchon 7.
La partie fixe de ce dispositif est montée dans la pièce 6. Les fils électriques en sortent sous câbles à travers le tube 1, d' où ils sortent sous câbles souples pour se connecter à la résistance chauffante montée dans le bottier 5. La souplesse de ces connexions permet aussi bien la rotation de la partie mobile de la poignée que le pivotement du boîtier porte-lame.
Les fig. 3 et 4 expliquent schématiquement le montage électrique de 1'instrument.
La résistance chauffante est formée de deux branches R1 R2, avec point milieu en 0. L'extrémité de la branche R1 est reliée par le fil M au plot fixe m; l'extrémité de la branche R2 est reliée par le fil N au plot fixe n, le point milieu est relié par le conducteur P au plot fixe p. Le courant est amené par les deux fils A et B; le fils A est connecté aux deux contacts mobiles a1 a2, le fil B au contact mobile b. Ces trois contacts sont montés sur un même support solidaire du bouchon 7 de la poignée et tournant avec lui. Par rotation du bouchon sur lui-même on peut amener les contacts a1 a2 b de la position de la fig. 3 celle de la fig. 4 et réciproquement.
Dans la position de la fig. 3 les contacts a., a2 b se trouvent respectivement sur les plots m, n, p et les portions de résistances R1 R2 sont alimentées en parallèle. Cette position est celle qui permet 1' alimentation à basse tension, 110 volts par exemple. Dans la position de la fig. 4, le contact a2 est sur le plot m, le contact b sur le plot n. Le plot p n'est pas en service, ni le contact a1. Les portions de résistance Rl R2 sont alimentées en série.
C'est la position qui permet l'alimentation à haute tension,
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220 volts par exemple. Ces deux positions correspondent aux positions d'arrêt de la portion mobile de la poignée de l'instrument, et sont atteintes lorsque la pointe du ressort 10 est engagée dans l'un ou l'autre des trous 9.
La fig. 2 montre comment ces différentes pièces sont montées à l'intérieur de la poignée. Les plots m, n, p sont des vis à tête plate traversant la rondelle isolante 12 qui ferme la partie inférieure de la pièce fixe 6 de la poignée. Les contacts a1 a2 b sont des tiges conductrices terminées à leur partie supérieure par des têtes arrondies destinées à former contact avec les têtes des vis m, n, p. Elles sont logées avec facil-té de coulissement dans des canaux percés à travers la rondelle isolante 13 solidaire du bouchon 7. De petits ressorts à boudin 14 prenant appui sur la face supérieure de la rondelle 13 et sous les têtes des tiges des contacts a1 a2 b poussent et maintiennent ces derniers au contact de la face inférieure de la rondelle 12.
Les fig. 2,6 et 7 montrent la construction de la tête orientable. C'est un bottier démontable enserrant la panne et un bloc porteur des résistances, deux vis suffisent à assurer l'assemblage et la fixation des diverses pièces qui constituent cet ensemble, de sorte que le montage ou le démontage en sont extrêmement simples.
Le boitier proprement dit est formé de trois pièces: les deux flasques latéraux rigides 4 qui forment couvercles et une lame élastique convenablement cambrée 15 qui forme le corps du bottier; elle est enserrée par les deux flasques et le tout est maintenu par les deux vis de fixation 16, 17 qui traversent le bottier de part en part. Ces deux vis servent en même temps à assurer la fixation du bloc des résistances et de la panne. La lame 15 est percée des ouvertures nécessaires pour le passage des câbles de connexion M, N, P et de la panne 5
A l'intérieur du boîtier se trouve le bloc des résistances ; celles-ci sont montées à l'intérieur de tubes longitudinaux en stéatite 18 fixés sur les faces planes d'un support métallique 19 en tôle mince pliée qui enserre en même temps les deux faces de la panne 5.
Des langaettes découpées dans cette
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t8le et convenablement repliées maintiennent des plaquettes iso- lantes 20 en amiante par exemple qui empêchent les déperditions de chaleur par les parois extérieures du bottier. Cette isolation est comptée par des plaques isolantes 21 collées à l'in- térieur des flasques 4. Le support 19 est percé de trous oonve- nablement placés pour'le passage des vis de fixation 16,17. La panne 5 elle-même est percée d'un trou destiné au passage de la vis 16. Les différentes pièces composant la tête, c'est-à-dire les trois pièces du bottier, le bloc 19 porteur des résistances et de leurs isolants et la panne 5 s'assemblent ainsi à l'aide des seules vis 16, 17.
La fig. 6 montre comment le support 19 des résistances peut être confectionné à partir d'une tôle plane découpée. La figure montre cette t8le développée, les lignes de pliage sont représentées en trait interrompu. La tôle est repliée suivant les droites 22, 22' de façon à placer les deux portions 19a, 19b perpendiculairement au plan de la figure, de part et d'autre du dos plan formé par le rectangle compris entre les deux droites 22, 22'. L'objet ainsi formé se présente comme une couverture dé livre ; la panne s'insère à plat entre les deux feuillets de cette couverture et s'appuie par une de ses tranches contre le dos.
Les languettes 23a, 23b, 24a, 24b convenablement repliées sur les faces externes des feuillets 19a, 19b, ainsi que les languettes 25 repliées le long de la face externe du dos for- ment crochets pour saisir et maintenir les plaquettes d'amiante.
Les languettes 26a, 26b restent dans le prolongement des feuillet 19a, 19b et sont simplement repliées à angle droit à leur extré- mité. Elles sont percées de trous 16a, 16b servant au passage de la vis 16 et de trous 17a, 17b servant au passage de la vis 17.
Le blocage de la tête orientable dans la position de travail choisie peut être assurée simplement par le frottement qui s'exerce entre les branches de la fourche 2 formant ressort et les bossages tronc-coniques 4a emboutis sur les flasques 4 pour porter les pivots 3 (fig. 7). Pour renforcer ce frottement il est avantageux de donner à l'extrémité des branches de la far- che la forme d'une cuvette 2a embrassant toute la surface du bos- sage, comme représenté sur la fig. 8.
La fourche est de préférence fixée par soudure sur le
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tube 1. Il est avantageux de la construire én deux branches indépendantes, terminées par deux extrémités demi-cylindriques 2a; (fig. 7) soudées par joints sur le tube 1.
Pour permettre au soudeur de poser son fer chaud pendant le travail, l'instrument peut être muni du pied support 28 représenté sur la fig. 1 et en perspective sur la fig. 9. C'est une fourche en fil de fer replié. Les extrémités pointues 28a des branches de la fourche 28 s'engagent et forment pivots dans des trous percés dans les branches de la fourche 2 qui supporte la tête mobile de l'instrument. Un arrondi circulaire 28b est ménagé dans le pied du support. Ce support pivotant se rabat en service contre le manche tubulaire 1 et se maintient appliqué contre lui par l'arrondi circulaire qui embrasse le corps du tube 1. Pour poser le fer, l'oeprateur n'a qu'à relever le support à la main pour lui donner la position représentée sur la fig. 1. Ce relevage pourrait du reste se faire automatiquement à l'aide d'un ressort commandé par un bouton pressoir.
On peut de plus creuser dans l'un au moins des flasques latéraux 4 du bouton, une rainure en arc de cercle en regard de la pointe 28a. On limite ainsi le déplacement angulaire que l'on peut donner à la tête orientable de l'instrument; la butée de la pointe 28a contre les extrémités de la rainure en arc de cercle marque les limites du pivotement de la tête orientable.
On peut, bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention substituer aux modes de réalisation qui ont été plus particulièrement décrits tous moyens techniques équivalents.
REVENDICATIONS L'invention a pour objet : 1 Un fer à souder à chauffage électrique caractérisé par le fait qu'il est muni d'une tête orientable par rapport au corps de l'instrument, et contenant les résistances chauffantes en contact étroit avec la panne de travail.