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Procédé et dispositifs de mise en tension d'arma- tures, telles que frottes, 'armatures sinueuses de potières, eto.: et produits ainsi obtenus*
On a reconnu depuis longtemps 1+intérêt capital de la mise en tension des armatures, notamment des'frettes dans les corps creux en béton armé soumis à une pression intérieure.
Mais, tandis que la tension des armatures sensiblement rectilignes, normales aux frettes, peut s'obtenir aisément par les méthodes courantes du béton précontraint, la mise en tension des frettes présente des difficultés considérables, de- même que celle d'armatures qui du fait de leur tracé sinueux, de leur longueur ou de toute autre cause sont exposées à des frottements importants empêchant de conférer à ces armatures une tension égale de bout en bout, par des vérins agissant seulement à leurs extrémités.
Les procédés utilisés pour la mise en tension des frettes des tuyaux sont difficilement adaptables au cas des réservoirs, Pour ceux-ci, le procédé le plus simple parmi ceux qu'on a proposés jusqu'à ce jour consiste à disposer les armatures de frettage sur la surface extérieure du corps à préoontraindre construit préalablement, et à-provoquer leur mise en tension en éoartant ces frettes de la surface du corps par up système de vérins et de oales.
Mais ce procédé impose aux bétons des efforts beaucoup plus grands que ceux qu'ils auront à supporter en service ou du fait des précontraintes utiles, d'opü nécessité de surépaisssurs; en outre, il crée entre les armatures et la surface dont la compression est recherchée, un vide qu'il faut pratiquement remplir en béton et il se trouve que le volume de béton ainsi gaspillé est de l'ordre.de celui qui, bien employé, suffirait pour la construction du réservoir,,
La présente invention a pour objet-un procédé général de mise en tension d'armatures sur un matériau dur, tel que du béton ayant fait prise et durci, lequel procédé n'exige qu'un matériel simple et peu important.
Dans ce \procédé, les constructions ne sont soumises au cours de la
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mise en tension de l'armature qu'à des efforts de même nature et au plus égaux à ceux résultant de l'armature mise en tension en totalité; en sorte que l'invention permet d'obtenir les constructions les plus économiques qu'il soit possible de concevoir, tant comme acier que comme béton, frais d'échaufaudage et de main d'oeuvre.
Selon l'invention, la tension à appliquer à l'armature est obtenue en exerçant n efforts élementaires en n points successifs d'un tronçon de l'armature, séparés par des intervalles rossez petits pour qu'entre deux points successifs la baisse de tension due au frottement ne soit qu'une petite fraction de l'effort élémentaire, puis en déplaçant de proche en proche le lon de l'arma- ture les points d'application des efforts élementaires.
L'invention comprend également les moyens et dispositifs destinés à la mise en oeuvre de ce procédé et elle s'étend en outre aux produits obtenus.
La description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être r0a;osée.
Les fig. 1 à 25 sont relatives à la mise en tension de frettes de corps creux tels que des réservoirs et illustrent en outre des modes de construction corrélatifs.
La fig, 1 est une vue schématique destinée à faire comprendre les explications qui vont être données.
La fig. 2 illustre le principe de l'invention dans le cas d'une frette enroulée sur un corps cylindrique, le pas de la frette étant exagéré pour la clarté du dessin.
La fig. 3 est un graphique représentant les variations de la tension le long d'une spire de la frette.
Les fige 4 et 5 sont respectivement des vues en plan et en élévation d'une partie de la paroi d'un réservoir et d'un dispositif de vérin servant à exercer l'un des efforts élémentaires.
Les fig. 6, 7 et 7a sont des vues à plus grande échelle et en ooupe selon les lignes VI-VI, VII-VII et VIIa-VII a d'une pince de serrage de la frette.
Les fig. 8 et 9 sont des coupes agrandies de la fig. 5 selon VIII-VIII et IX-IX.
La fig. 10 est une vue en plan montrant, agrandi, un détail de la fig.5.
La fig. 11 montre en élévation un détail de la fig.9.
La fig. 12 montre une variante d'un dispositif d'agrafe permettant de saisir la frette à tendre.
La fig. 13 est un développement de la paroi d'un réservoir cylindrique montrant l'utilisation et la mise en tension simultanée de trois frettes hélicoïdales.
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Les fig. 14 et 15 représentent en élévation et en plan, l'organisation du chantier de construction d'un réservoir cylindrique.
Les fig. 16 et 17 sont des vues en coupe hori- zontale et verticale des panneaux moulés d'avance consti- tuant ce réservoir.
La fig. 18 est une vue partielle développée de la partie supérieure du réservoir,
La fig. 19 est une vue en coupe verticale par- tielle de cotte partie supérieure,
La fig. 19a est une vue de détail à plus grande échelle de l'échafaudage.
La fig. 20 représente en perspective une forme de réalisation d'un appareil de levage particulièrement approprié à cette construction.
Les fige 21 et 22 sont des vues encoupe verti- cale et en élévation d'un dispositif d'ancrage des arma- tures verticales.
La fige 23 montre en coupe verticale partielle un dispositif d'assemblage-du fond du réservoir avec les parois verticales.
La tige 24 est relative à la construction de coupoles de couverture.
La fig . 25 est une vue en coppe transversale par- tielle d'un réservoir et montre un détail de réalisation
La fig. 26 montre l'application de l'invention à la mise en tension d'une armature de poutre en béton après prise et durcissement de ce matériau.
Si l'on enroule sur un cylindre une frette cons- tituée par une hélice continue h (fig,l) et si l'on exerce une traction T en un point Al, la traction TÓ dans la fret- te en un point A où. la tangente à la courbe formée par la frette fait l'angle Ó avec la traction T, est TÓ = T.e t l'angl étant le coefficient de frottement.
Faur les armatures d'acier et le ciment, Ó varie de 0,35 à 0,15 environ suivant la nature des surfaces du ciment et du métal.
Même avec de faibles valeurs de la tension de l'armature diminue rapidement,, Il faudrait donc pour ten- dre une frette continue, en limitant les variations: de la tension obtenue à Une fraction acceptable, 10 % par exem- ple, appliquer la tension en un point A1 tel que l'arc A Al soit défini par e - Ó A A1 = 0.90 ce qui correspond à un arc assez petit pour des conditions usuelles de frottement; fixer ensuite la frette en Al; appliquer ensuite la tension en a2 défini comme ci-dessus par rapport à a1; etc.... Les points A, A1, A2 seraient d'autant plus rapprochés que l'on consentirait .une moindre chute de tension entre A1 et A, A2 et A1 etc... et que le frottement serait plus grand. Les points A devraient donc être fort nombreux.
En chacun d'eux il faudrait saisir l'armature de manière
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à pouvoir exercer sur elle l'effort de traction voulu qui peut être de l'ordre de sa limite élastique; il faudrait en outre créer des points d'appui Bl, B2, B3 nombreux et capables chacun de résister à l'effort T total qui est de l'ordre de plusieurs tonnes pour les armatures de dimensions usuelles, toutes conditions difficiles à réaliser et coûteuses.
Dans le procédé de la présente invention, on obtient la mise en tension de la frette en décomposant l'effort de tension T à appliquer, en un grand nombre d'efforts élémentaires simultanés fn répartis tout le long d'une certaine partie de la frette et qu'il est commode et économique, mais non nécessaire, de supposer égaux; ces efforts élémentaires étant exercés, par exemple, au
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moyen de vérins en des points Al A2.....Ar de la frette (fig.2), qu'il est commode et économique, mais non néces-
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saire, de supposer tels que les tangentes en A A1,....An fassent entre elles des angles égaux. L'angle embrassé par A ""'1 Ag....
An peut être quelconque; il est en glénéral commode de le prendre égal à 2Z?7
On n'utilise que la projection des efforts fn sur la tangente à l'axe de l'armature au point où ils sont appliqués et en fait, il sera généralement préférable de donner à ces efforts une direction parallèle à la tangenteà. l'axe de l'armature; toutefois, ce n'est pas une condition indispensable de succès.
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Les forces fl ....... fn appliquées à AI A2....
An agissent simultanémentet demeurent constantes ou varient suivant une loi connue quand les points A se déplacent dans l'allongement élastique de la frette.
Soit f = F/h la valeur supposée,pour simplifier,
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constante et commune à ces forces, .on obtiendra une .ta-nsion décroissante entre An et An-i de 1 à f ., e - 1 , elle augmentera en A¯1 de la quantité f; décroîtra à nouveau entre An¯1 et An-2; augmentera à nouveau en An-2 de la quantité f, etc... ce qui donnera le graphique de la fig.3. Ce graphique a été tracé en prenant pour simplifier n = 6 (An = A6) et en développant la frette; les longueurs sur la frette ont été portées en abscisses et les tensions en ordonnées. On a représenté les positions des points A1 A2......Ag de la frette avant l'application des efforts f
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et leurs positions Ail Alz .... AIE5 après allongement sous l'effet de ces efforts.
La frette étant accrochée par un bout,sort en un point X, la loi des tensions est représentée par la li-
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gne brisée : b 1 &1 a'l az a'2 a3 a'3 a4 et4 a5 a'5 ag a'6.
On voit que l'augmentation de la tension est indéfinie sous réserve que les arcs Al A2' AZ A3....A5 A6 soient 8spetits pour que la perte de,tension Tr (1-6 '-P Ac .:. A -1 -) la long 'de l'arc Ar Ar-1 soit plus petite que la force condition toujours facile à réaliser. On voit que le rapport -=- de la tension maxium T atteinte en
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Àj à la somma F = des efforts f n'est pas égal. à l'unité, il dépend de l'angle A1 An, de n et du coefficient de
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frottement acier sur béton avec les valeurs les plus
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usuelles de et A An = 2 7 , ôn a Il = 2 environ, et 16 efforts f de 500 kg. àonnant T y4000 kg.
permettront de tendre une armature ronde de 8 mm,.à 80 kg/Nm3
Siau lieu d'être constantes et égales, les forces f varient suivant des lois connues, il est possible de calculer en tout point de l'armature la valeur de la tension obtenue; le calcul est seulement moins simple que dans le cas d'efforts égaux et constants.
Une fois qu'on aura mis en action simultanément
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les n forces appliquées en Ai....An, on supprimera la force f appliquée en Aj (venu en Ai par rallongement de la frette) en mettant par exemple en vidange le vérin qui
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sert à obtenir cette ior'ae; puis on. appliquera cette même force en An+l; qui, si l'angle embrassé par Al An+l = 2IT sera au-dessus de AI le long d'une génératr16e ±±jÀindre. On obtiendra ainsi en A2 la tension T précédemment obtenue en A, puisque AZ se substitue à A, sans autre changement.
Le graphique des efforts de la fig.3 se modifie alors comme suit ; - avant la mise en vidange du vérin appliqué en Al la tension diminuait à gauche de A1 jusqu'au point d'amarrage X de la frette suivant la loi exponentielle représentée par la courbe al bl.
La suppression de la force f en A1 change le sens des frottements à partir de A1 et donne à la loi des
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tensions le tracé all b'l symétrique de al bl. La réintroduction d'une force f en An+1 détermine le tracé a"2 qui représente la loi de tension définitivement réalisée dans la région du point o.
On transportera ensuite une force f de A2 en
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An+2 puis de A3 en An+3 et ainsi de suite indéfiniment.
0Q aisant, on tendra progressivement toute la frette qui pourra 8tre formée d'éléments successifs reliés par des soudures ou des agrafages Il est parfois malaisé d'obte- nir pour ces jonctions une résistance égale à la résistance en plein fil.
Il n'en résultera aucune difficulté, car il sera facile, au droit de ces jonctions, dabaisser localement la tension, en supprimant de part et d'autre de la jonction un certain nombre de forces f, simplement en omettant de faire agir les vérins correspondants - ou autres moyens de création des forces - il en résultera une variation progressive dela tension, avec un minimum au droit de la jonction, aussi réduit qu'on le voudrai On compensera cet affaiblissement local de la tension par une diminution locale du pas de 1*hélice formée par l'armature.
On voit,que le procédé qui vient dtgtre décrit
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ne donne pas une tension uniforme T = nif mais une loi de tension représentée normalement par une ligne brisée cd oldj oZdZ,.i et pouvant comporter à volonté des diminu- tions locales de la tension de l'armature hélicoïdale unique, en cas d'affaiblissement local de la résistance de
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cette armature. On voit qu'il sera également facile de faire varier le diamètre ou la résistance de l'armature, au droit des jonctions; il suffira pour cela de changer le nombre ou la force des vérins ou autres organes de création des forces f.
L'écart entre les minima c c1 c2 et la tension n.f est à très peu près égal à f pourra donc T= n.f est à très peu. près égal à f/s; on pourra donc K le rendre aussi faible qu'on voudra en multipliant les points d'attache A. On pourra ainsi tendre le métal à un chiffre, dont l'écart par rapport à la tension maxima qu'il est capable de supporter - laquelle est égale à la limite élastique naturelle ou acquise par une mise en ten- sion poussée largement au-delà de la limite élastique - sera aussi réduit qu'on le voudra. Il suffira d'augnenter n ; la complication qui en résultera sera compensée par la diminution des efforts unitaires à créer puisque T =n.f/k.
L'utilisation de la méthode décrite ci-dessus peut demander cependant quelques précautions. K dépend deÓ coefficcient de frottement. Or, avarie extrêmement suivant l'état des surfaces et même au cours de l'opéra- tion de tension par l'effet du polissage réciproque des surfaces glissantes et par l'action de la vitesse qui peut être notable si l'on emploie par exemple des vérins à air comprimé.
D'où résulte un risque d'incertitude dans la détermination de-la tension T, voire de rupture des arma- tures.
II est facile de remédier à cet inconvénient car à toute tension T correspond pour un certain métal un allongement déterminé L. Or l'allongement L peut être fixé avec une très grande précision par le réglage de la course des appareils de création des tensions, par exem- ple, s'il s'agit de vérins, à l'aide de butées réglables.
Les vérins devront avoir en ce cas une puissance calculée avec une valeur de Ó au moins égale au maximum réel.
L'allongement de chacune des longueurs initiales Al An=1 A2 An+2 ... etc... sera alors toujours exacte- ment égal à la course du vérin, déterminée indépendamment de Ó et en général cela suffira pour obtenir un réglage correct des allongements des divers éléments A1 A2, a2 A3 etx.; dans le cas de valeurs du frottement tres irré- géliéres, on pourrait régler ces allongements locaux eux- mêmes au moyen de calages variables pour chaque vérin se- lon sa position dans la série des vérins.
La mise en oeuvre du procédé qui vient d'être exposé peut se faire de bien des manières différentes, selon les circonstances et les moyens dont on disposera.
Les efforts f à appliquer aux points A n'étant chacun qu'une fraction aussi petite que l'on veut de la limite élastique des armatures, il est aisé de créer en tous ces points, sans diminuer la résistance de rupture de la frette et sous un très faible encombrement, des atta- ches provisoires d'établissement et de suppression rapides,
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permettant de supporter en toute sécurité les efforts f ; ce faible encombrement est important en ce qu'il permet de réduire l'écartement des apires de la frette autant que besoin est et de réaliser des pas de frettage très va- riables pouvant descendre à moins de une fois et demie le diamètre du fil employé.
Un autre avantage du procédé est que les allon- gements qui peuvent être imposés à l'armature ne sont pas limités ce qui permet d'employer du fil machine en acier dur sous forme de couronnes brutes venant directement du laminage et de lui faire subir un allongement suffisant pour relever sa limite élastique au,voisinage de sa limite de rupture, Le prix de ces aoiers est très bas et peu supérieur à celui des ronds ordinaires pour béton armé.
Grace à l'invention on peut porter leur contrainte de service à plus de 80 par mm2 alors que pour les aciers doux tendus on limite ordinairement les contraintes dans les réservoirs à 10 kamm2 et souvent moins. Quand 1!armature, formée par les spires les plus fortes et les plus serrées qui auront pu être réalisées, se trouvera être insuffisan- te - et cela pourra arriver fréquemment dans les ceintures, au niveau des coupoles de plancher eu de couverture ou dans le cas de réservoirs complètement fermés soumis à des pressions élevées - on aura recours à des couches succes- sives de frettes qu'on obtiendra par le morne moyen, soit après avoir noyé les frettes déjà tendues dans un enduit, soit après avoir recouvert la dernière de ces frettes d'un réseau de barres normales aux frettes,
sur lequel on fera l'anroulement et la tension de la frette suivante.
Dans la pratique la plus courante, il suffira d'utiliser des efforts unitaires de l'ordre de quelques centaines de kilogs. 'Quelles que soient la grosseur et la puissance des armatures, le¯nombre des points A augmente ; seul avec cette puissance, ce qui permettra l'utilisation d'un même matériel pour des applications très variées-.
Pour appliquer les forces f à la frette, on utilisera, d'une part, des attaches pouvant être serrées sur la frette au point voulu et,' d'autre part, des organes, tels que par exemple des vérins hydrauliques ou pneumati- ques, permettant d'exercer les efforts de traction sur ces , attaches, efforts dirigés de préférence tangentiellement à la gratte Ces organes prendront appui sur des supports ca- pables d'absorber leur réaction.
On va décrite dans ce qui suit, en regard des fig. 5 à 10, un mode de réalisation particulièrement avan- tageux dans lequel l'appui desdits organes est pris sur le béton même de la construction à fretter, dans l'exem- ple choisi : un réservoir.
Les attaches sont constituées par des griffes l/que l'on voit sur les fige 4 et 5 et dont le détail est donné sur les fig, 6, 7 et 7a. Chacune de ces griffes se compose de deux plaques en acier dur 2 et 3 formant à une de leurs extrémités en Sa et 3a (fig.6) une pince capa- ble de saisir et serrer fortement la frette F placée sur le béton du réservoir R. Ces plaques 2 et 3 s'artioulent, à cet effet, par des rouleaux 5 en acier dur, dans une lu- mière 6 d'une plaque 7 parallèle à la paroi du réservoir et elles peuvent être.serrées sur la f'rette F au moyen de vis 8. A leur extrémité opposée à celle qui¯forme la griffe
2a 3a, les plaques 2 et 3 sont réunies entre elles par des boulons 9.
Ces boulons qui sont fixés, par exemple rivés, sur l'une des plaques, de manière à ne pouvoir tourner,
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sont munis de lumières allongées 10 permettant de passer la tige 11 du piston 12 d'un vérin 13, de sorte que cette tige 11 se trouve solidarisée de la pinee par serrage entre les plaques 2 et 3, quand on visse à fond les écrous 14. Près des boulons 9, les plaques 2 et 3 comportent sur leur tranche des surfaces inclinées 2b 3b qui viennent pren- dre appui sur la frette F et servent au guidage de la pince le long de cette frotte, quand la pince est tirée par le piston du vérin pour tendre la frette,
Le piston 12 mobile dans le cylindre 13 du vérin est rappelé par un ressort 15, quand la pression motrice cesse d'agir entre ledit piston et un presse-étoupe 16 tra- versé par la tige 11.
Entre ce presse-étoupe et la pince 1 la tige 11 du piston traverse une barre métallique creuse 17 qui sert à l'appui du vérin sur le béton du réservoir R pour la prise de la réaction. Cette barre 17 est, à cet effet, munie, à son extrémité opposée au vérin, d'un pied de biche 18 que l'on engage dans une rainure 19 pratiquée dans le béton le long d'une génératrice du réservoir. Ce pied de biche est muni horizontalement à sa partie inférieu- re, d'une rainure 18a dans laquelle passe la frette (fig.8).
Ltexcentricité de l'appui du pied de biche 18 sur la rainure 19 tend à écarter du réservoir l'arrière du vérin, mais la force nécessaire pour le maintenir étant assez faible, on peut retenir le vérin au moyen d'une lame telle que 20 (fig.9) que l'on passe dans une rainure prati- quée sur le béton du réservoir, sous des spires de la frette déjà tendues, le réglage en hauteur de cette lame 20 se faisant par une languette élastique 21/venant buter sur l'une des spires. La lame 20 est solidarisée du vérin par un col- lier 22 que l'on passe autour du corps du vérin.
Le fonctionnement du dispositif qui vient d'être décrit se conçoit aisément : la frotte est tendue en allant du bas du réservoir vers le haut, au fur et à mesure de l'enroulement de chacune des spires.
Sur la fig. 5, les spires Fl F2 F3 sont déjà rendues à la pleine tension T et l'on a représenté : en 11 la pince serrant le fil au point Al à l'origine de la spire F4. en 13n le vérin de la pince ln serrant le frette au point An (la pince ln se trouverait à gauche en dehors des limites du dessin). La pince 11 et les pinces suivantes 12 13... ln-1 que l'on trouve a la suite les unes des au- tres sur la spire F4, quand on la parcourt dans- le sens de la flèche p, sont en travail; ces pinces étant tirées par leurs divers vérins prenant appui par des rainures du béton, comme on vient de le décrire.
La pince In qui a été retirée du point de la spire F3 où elle se trouvait en amont de la pince 11, vient d'être mise en place sur la frette en aval de la pince in li Ayant déterminé son point d'appli- cation et posé le brin libre de la frette venant du dévi- doir 23, on serre cette pince sur la frette, puis on met son vérin en place en engageant le pied de biche 18 dans une rainure du béton et la lame 20 dans une autre rainure (ce qui sera toujours possible si l'on ménage à l'avance, sur le béton du réservoir, un réseau de rainures parallèles aux génératrices,
un réglage de la position relative de la pince et du vérin étant d'ailleurs permis par desserrage des écrous
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14 et déplacement de la tige 11 du piston par rapport à la pince}* On règle la position-de la pince en hauteur, de manière que le brin de la frette qu'elle serre se trou- ve écarté du brin précédent d'une distance égale au pas.
Pour cela, on peut disposer dans le pied de biche-18 une tige 24 (fig.8) courbée à son extrémité inférieure, de , manière à venir s'appuyer sur le brin inférieur de la frette déjà tendu. (La position de la tige 34 peut être modifiée selon le pas choisi, par desserrage d'une vis pointeau 25 qui la maintient dans le pied de biche), ceci fait, il n'y a plus qu'à introduire la pression dans le vérin, de manière à exercer l'effort f sur le brin de la frette compris entre les pinces ln et 1n-1. Ce vérin étant maintenu en pression ainsi que les vérins d'amont jusqu'au vérin de la pince 12 inclusivement.
On met en-vidange le vérin de la pince 11, on desserre, cette pince et on l'en- lève ainsi que son vérin. On déroule la frette du dévidoir ! sur une longueur. un peu plus grande que l'intervalle entre deux pinces successives, puis on place la pince 11 libérée,' en 1n+1 sur le brin déroulé; on dispose le vérin on le met en pression et ainsi de suite,
Il va d'aillaurs de soi que des modifications -pourraient.être apportées aux modes de réalisation dont on. vient de donner le détail;
par exemple, les pinces pourront etre remplacées par des attaches telles que 26 (fig.12) munies d'une rainure 37 pour le passage de la frette à tendre et d'un canal 28 disposé obliquement et contenant une bille 29 poussée par 'un ressort 30. Une traction exer- cée sur l'organe 26 dans le sens de la flèche* a pour effet de solidariser ledit organe de-la frette, par coinçage de la bille 29 entre la frette et la paroi oblique du canal 28. La difficulté de réalisation de telles pinees ou atta- ohes, est d'ailleurs faible, du fait que les efforts élé- mentaires f mis en oeuvre pour obtenir la tension finale T, ne sont qutune fraction aussi petite que l'on veut de cette tension.
On pourra remplaoer les.vérins tirant sur les pinces ou organes d'attache par Inaction de poids fixés à des oablots amarrés aux pinces et guidés par des poulies de renvoi qui pourront être montées par exemple sur un échefeudage, sur une construction extérieure ou encore sur le corps à fretter lui-même. ' '
On pourra aussi utiliser des ressorts de ooucse et de puissance suffisante à condition de tenir compte de leurs lois de variation de charge avec leur déformation. d'une manière générale tout moyen d'exercer simultanément n tractions constantes ouà loi variable connue, de préférence avec une course réglable, pourra être employé.
Dans le cas de vérins, la petitesse des efforts élémentaires f permettra de les actionner par de simples bouteilles d'air comprimé du commerce, reliées aux divers vérins par des ajutages appropriés munis de robinets,
Au lieu de tendre les armatures une par une, comme on vient de le décrire, on peut aussi tendre a la fois, p armatures parallèles formant des hélices à pas égal à p . e; '
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e étant l'espacement de deux armatures d'axe en axe; il faut employer en ce cas n.p vérins et A1 An+1 = 2/p.
La fig. 13 est un développement de la paroi cylindrique du réservoir. Cette figure correspond àn= 5 et -3.
On voit les trois frettes en F, F'. F", Les vérins agissent d'abord en A1 A2...A5 sur la frette F, en b1 B2....B5 sur la frette F', en C1 C2...C5 sur la frette 2f". On met ensuite en vidange le vérin A1 de la frette F pour le placer en A6 sur la frette F"; puis le vérin B1 de la frette F' pour le placer en B6 sur la frette F; puis le vérin C1 de la frette F" pour le placer en C6 sur la frotte Fr; ensuite le vérin A2 vien- dra en A7; 10 vérin B2 en B7; le vérin C2 en C7 et ainsi de suite.
Ce procédé augmente le nombre des manoeuvres mais il réduit à la fois le facteur K et la course des vérins. Peu avantageux pour les petits réservoirs, il présente de l'intérêt dans le cas des très grands réser- vairs, pour lesquels il faudrait employer desvérins spé- ciaux à. grande course, Il permet de faire les grands ré- servoirs avec le même matériel que les petits. Il peut arriver, que l'on possède des vérins de course trop petite pour réaliser les allongements voulus et qu'on ne PUISSE s'en procurer d'autres. En ce cas, une fois les H vérins de A1 à An=1 mis en tension, au lieu de raccrocher le vérin A1 une fois vidangé, en An-1 on le raccrochera à sa position initiale A1 devenue A'1 puis ainsi de cha- oun des n autres.
On doublera ainsi l'allongement obtenupour l'ar mature lors de la première opération. On pourra recommen- oar autant de fois que nécessaire, soit m fois ; en donnant aux vérins une course égale au quotient par de l'allon- gement,total à réaliser par spire. Les aciers utilisés pour les frettes seront approvisionnés en couronnes de longueur limitée qu'on pourra dévider avec un touret porté par exemple par un lorry monté sur une voie circulaire con- centrique au réservoir établie sur la sol ou un plancher quelconque.
Quand le touret sera vide, on le chargera d'une nouvelle couronne dont on soudera ou agrafera le fil à la suite du précédent ; comme expliqué plus haut, on pourra réduire la tension au niveau de l'agrafage en lais- sant de part et dtautre de celui-ci un certain intervalle dans lequel on omettra de faire agir les vérins qui nor- malement sty trouveraient.
Les méthodes et indications sus-données sont d'application très générale et peuvent gtre utilisées non seulement pour précontraindre des cylindres, mais pour toutes formes convexes, même non de révolution, sous la réserve qu'on puisseaméagar,en gradins noruaux à leur plan de courbure, les surfaces d'appui des armatures.
Par exemple, pour un cône de silo supporté par des piliers, on aménagera la surface extérieure en gradins hélicoïdaux à génératrices verticales et à pas égal à celui des armatures, ou en gradins cylindriques raccordés par des rampes de passade de l'armature et on
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fera la tension soit en attachant les vérins après les piliers, soit comme expliqué ci-dessus. Il n'est pas indispensable que le cane soit de révolution; sa section pourrait être un ovale ou une combinaison quelconque de cerclas et de droites, à condition que les épaisseurs et contraintes soient prevues en conséquence et que la paroi ne comporte pas de parties concaves, à moins d'accepter que les armatures ne soient pas en contact avec la paroi.
On pourra dans le môme esprit, comprimer des oalottes sphériques,des tores, voire des surfaces non de révolution, après un aménagement des surfaces permet- tant, d'une part, l'appui normal des armatures et, d'autre part, leur enroulement continu. Toute surface convexe peut être frettée par les méthodes qui viennent d'être dé- crites, En particulier le procédé permet d'exécuter des réservoirs dylindriques. des fonds, des éléments sphéro- coniques ou analogues.
Quoique très simple, 'l'invention a une très grande importance pratique qui réside en ce que contrai- rement à toutes les méthodes de frettage de réservoirs envisagés jusqu'ici, elle permet d'atteindre le maximum d'économie dans la construction des réservoirs, non seu- lement au point de vue des aciers mais aussi et surtout à celui du béton,des échafaudages et de la main-d'oeuvre; et cela quelles que soient les dimensions des réservoirs et les pressions internes qu'ils auront à supporter (on peut construire notamment des tubes -laboratoires de di- mensions énormes et pour des pressions non limitées pou- vant aller jusqu'à des milliers de kilogs par cm2).
La construction des réservoirs est très loin actuellement de cette économie maxima; dans les réservoirs an béton armé, on accepte couramment pour les bétons des taux de traction très bas, de l'ordre de 10 à 20 kg/cm2 et pour les aciers de l'ordre de 8 à 10 kg/mm2. Or on peut faire notamment sur table vibrante, des bétons donnant 1000 kg par cm2 pouvant, sans risques, être précontraints à 300 kg et plus ; ce qui conduit, pour la paroi d'un réservoir de 30 m de diamètre et 20 m de hauteur, à 10 cm d'épaisseur a la base; alors que.dans les techniques actuelles on met- trait des épaisseurs de l'ordre du mètre au moins.
Le procédé de l'invention permet de-construire pratiquement des réservoirs avec leurs épaisseurs théori- ques si réduites soient-elles. Or, à tous les points de vue, économie, encombrement, étanchéité, stabilité chimique de la construction, il est préférable d'avoir une faible couche de béton, rigoureusement imperméable, non poreux et sans défaut, plutôt que de grandes épaisseurs d'un béton médiocre. Mais pour qu'un grand réservoir puisse recevoir de faibles épaisseurs, il ne suffit pas qu'elles assurent sa stabilité une fois achevé, il faut qu'elles permettent de le construire.
Cette possibilité de construction suppose:
1 que le procédé de mise en tension des armatu- res ne, soumette la construction qu'à des efforts au plus égaux à ceux que supporte la construction achevée;
2 que la construction soit stable vis à vis des efforts-accidentels notamment à ceux dus au vent et cala à tout état d'exécution partielle.
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Le procédé de mise en tension des frottes qui fait l'objet de l'invention satisfait d'une manière générale et notamment pour la forme de réalisation sus-décrite à la première condition car il n'impose à la construction que des efforts tangentiels régulièrement répartis ou au plus égaux aux efforts tangentiels maxima;
On va maintenant décrire, en regard des fige 14 à 22, un mode de construction par panneaux moulés d'avance combiné avec la mise en tension des frettes par éléments successifs et qui permet de satisfaire à la seconde condition.
Dans ce mode de construction, qui est applicable aux réservoir cylindriques verticaux, on exécutera la base par tout moyen approprié ( l'un de ces moyens sera décrit ci-dessous). La paroi, au-dessus de la base que l'on supposera d'abord cylindrique, sera constituée par des panneaux P limités par deux surfaces cylindriques formant les surfaces interne et externe du réservoir, par des plans passant par l'axe de celui-ci et par des sections droites.
On pourra faire varier l'épaisseur des panneaux en donnant à l'une des surfaces interne ou externe une légère conicité. tour délimiter les panneaux, il sera, en général, préférable de substituer, aux plans passant par l'axe, des plans tangents à un cylindre de petit diamètre, concentrique au réservoir (fig.16) et, aux plans de section droite, des c8nes à demi-angle au sommet très voisin de 90 (fig.17), de façon à obtenir des joints plus épais du coté intérieur que du coté extérieur.
Les panneaux seront munis, lors de leur exécution, de rainures extérieures à arêtes parallèles aux génératrices, de profondeur un peu supérieure au diamètre des armatures verticales rectilignes et de largeur environ double (les mêmes rainures pouvant servir à l'appui des vérins de mise en tension comme il a été dit ci-dessus ou d'autres rainures pour ces vérins étant spécialement aménagées). La dimension des panneaux sera telle qu'on puisse les manoeuvrer sans difficulté, tout en rédui- sant le nombre des joints au minimum.
Les panneaux constituant la construction seront généralement en béton de la meilleure qualité possible coulé sur table vibrante ou traité par tout autre moyen lui donnant une compacité très élevée. Les panneaux pourront aussi être en pierre de taille, en matériaux moulés quelconques, résine synthétique, en verre, métal, matériaux mixtes, béton revêtu d'enduits spéciaux ou de métal, etc..
Il va de soi qu'une telle construction peut dans ses détails de réalisation être conçue de beaucoup de ma- nieras différentes, et ce qui suit n'est donné qu'à titre d'exemple et pour bien faire comprendre les principes appliqués.
Dans l'exemple décrit, on monte les panneaux en disposant en découpe les joints horizontaux (fig. 14 et 18). Les joints verticaux sont droits en sorte que toutes les rainures se prolongent du bas en haut du réservoir. Le premier rang comportera moitié de demi-panneaux ou de panneaux engagés sur moitié de leur hauteur dans l'embase. vantes : Les principes de cette réalisation sont les suivants :
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1 - le frettage sous tension suit la mise en place des panneaux à une petite fraction près de la hauteur d'un panneau;
2 - il est précédé par la mise en place et souvent par la:mise en tension de tout ou partie des armatures verticales.
Les joints horizontaux, généralement en mortier, seront exécutés après la pose desdits panneaux sur des cales en forme de coins faciles à enlever ; joints verticaux entre deux coffrages fortement tenus par des presses, soit par matage, soit par une vibration énergique exercée par exemple par l'intermédiaire d'une lame de tole occupant toute la hauteur du joint et qui pourra même y être laissée à demeure pour fretter le mortier du joint et accroître ainsi sa résistance. Les joints horizontaux seront de préférence matés, de l'intérieur vers l'extérieur.
Mais tout autre système de joints pourra être envisagé ; joints plastiques, métallo-plastiques, etc...
En cas d'exécution parfaite des panneaux dans des moules très précis ou de rectification des faces de joint, on pourra même envisager la suppression des joints. Les joints horizontaux pourront n'être exécutés qu'après le frettage, le serrage des joints verticaux par celui-ci assurant une continuité suffisante de la construction, on aura ainsi la certitude que les déformations dues au frettage ne disloqueront pas les joints horizontaux.
Les joints verticaux devront satisfaire à la condition que leur déformabilité lors de la mise en tension des aciers soit très petite, en tout cas compatible avec les déformations de l'ensemble. La déformabilité des joints en mortier, matés ou vibrés comme ci-dessus est d'ailleurs, dès exécution, pratiquement négligeable et leur résistance. est supérieure à tous les besoins de la pratiqua, surtout si l'on met une tôle mince comme dit ci-dessus.
Pour les armatures verticales, on mettra en place dès le début de la construction toutes celles qui partent du bas de celle-ci, étant entendu qu'à tout niveau on pourra en augmenter ou en diminuer le nomhre. Si elles ne sont pas ancrées dans l'embase exécutée à l'avance, on les ancrera sur les panneaux comme suit : - on les logera par paires dans une partie des rainures ménagées dans les panneaux. A l'extrémité inférieure des armatures 31 (fig. 21 et 22), ces .rainures sa,termineront par des encoches 32 dans.lesquelles on disposera des plaques d'anorage 33 en acier, munies d'un évidement tronconique 34 traversé par les armatures. En enfonçant à force un coin 35 dans cet évidement, entre les armatures, on les y bloquera.
Elles pourront alors être tendues, en les 'tirant par leur extrémité supérieure, quand la construction sera arrivée au niveau desdites extrémités. jusque là, la partie supérieure des armatures sera enroulée en cou- ronne ou recourbée en attente comme en 31a (fig.14 et 19).
Aussitôt posées, les deux premières demi-assises de panneaux; la première formée de panneaux impairs demi-* encastrés dans la.base ou réduits à des demi-panneaux; la deuxième, formée de panneaux pairs entiers on commencera
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le frettage comme expliqué plus haut. Ce frettage sa faisant par dessus les armatures verticales ancrées à leur extrémité inférieure comme il vient d'être dit. on le poursuivra sur une fraction de l'ordre des 2/5 ou des
3/4 de la hauteur libre des panneaux impairs. On posera ensuite les panneaux impairs du rang supérieur en dérou- lant dans leurs rainures une partie des armatures verti- cales ; puis on continuera le frettage et ainsi de suite.
On exécutera la mise en tension des armatures . verticales au moment où la construction arrivera au ni- veau de leur extrémité supérieure. On les tend alors par exemple en agissant sur cette extrémité avec des vé- rins prenant appui, dtune part, sur les panneaux, d'au- tre part, sur une plaque bloquée sur les armatures par un coin; on les ancrera ensuite définitivement avec une
2éme plaque à coin, symétrique de celle représentée fig.
21 et 22, puis on sectionnera au-delà de cet ancrage.
De même qu'on peut arrêter certaines armatures verticales à un niveau quelconque, on pourra en introduire de nouvelles dès mise en place des panneaux auxquels elles doivent être ancrées par leur extrémité inférieure et avant que le frettage atteigne le niveau de cet ancrage.
On pourra enfin réaliser des ancrages intermé- diaires provisoires d'armatures verticales, soit à l'aide des plaquettes à coins déjà décrites, soit à l'aide de griffes spéciales étudiées pour rendre plus rapides les démontages de ces ancrages provisoires. Cela pourra être utile, notamment dans le cas de réservoirs très hauts à densité d'armatures verticales constante ou peu varia- ble. On éprouvera alors en raison des efforts accidentels tels que ceux du vent le besoin de créer des précontrain- tes verticales avant achèvement de la construction. On pourra alors tendre 1/néme des armatures à un certain niveau a ; second néme au niveau 2a... toutes se trguvant tendues au niveau n a ; détendre le premier eme pour le retendre au niveau 2 na etc..
Pour exécuter la partie haute du réservoir, un échafaudage et des moyens de levage sont nécessaires .
A titre d'exemple non limitatif, on pourra uti- liser un échafaudage du type représenté sur les fig. 14,
15,18 et 19. Il comporte deux planchers 36, 37 disposés: le premier à l'extérieur et le deuxième à l'intérieur de la constr uction. Chacun de ces planchers est formé d'élé- ments 38 dont la longueur est égale à la largeur d'un panneau, lesdits éléments (fig. 19a) étant articulés à leurs extrémités en 38a sur des tubes horizontaux 39, fixés sur des tiges ou des tubes verticaux 40,40a et formant avec leurs étais des consoles 41. Les tubes 40,
40a forment des châssis en U renversé, de manière à pou- voir reposer sur l'arête supérieure des derniers panneaux posés (fig.19).
Cet échafaudage s'étend sur toute la péri- phérie de la construction, pour permettre la mise en place de la frette et sa mise en tension progressive ainsi que la pose des panneaux. Il permettra ensuite l'exécution des enduits de protection nécessaires pour empêcher la corrosion des armatures, il faut noter toutefois que ces enduits ne peuvent être exécutés qu'après achèvement de la mise en tension tant pour les armatures verticales que pour les armatures horizontales.
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Le plancher intérieur 37 est un peu plus haut que le plancher extérieur pour permettre la manoeuvre d'une grue qui sera décrite plus loin. Des contrepoids 42 fixés de place en place sur les châssis à l'inéérisur de la construction, assurent l'appui de l'extrémité inférieure des tubes 40a sur la paroi intérieure de la construction, tandis qu'au contraire les tubes extérieurs 40 tendent à s'écarter de celle-ci en ménageant entre elle et le plancher extérieur 36, un intervalle 43 par lequel passent le brin libre de la frette, ainsi que les armatures verticales en attente 31.
La frette provient d'une couronne 44 disposée sur un lorry 45 qui se déplace sur une voie circulaire 46 aménagée sur le sol autour de la construction. Ce lorry peut en même temps porter une machine à souder 45a servant à faire les soudures nécessaires quand une couronne est épuisée et doit être remplacée par une nouvelle couronne,
Sur la gauche de la fig. 18, les châssis de sus- pension 40,40a reposent sur les arêtes supérieures a, b, c, d, du demi-rang de panneaux pairs P2 P4. Sur la droite de la figure on vient de poser les panneaux pairs P'6 P'8 du demi-rang supérieur et on a, au préalable, remonté les châssis 40 sur les arêtes e; f, g, h, des panneaux impairs P5 P7, ce qui est rendu possible par l'articulation des éléments du plancher.
Une grue sert à monter et à poser les panneaux.
Cette grue très légère se compose d'un châssis en tubes ou autres éléments disposés et assemblés selon les arêtes d'un tétraèdre. L'u des cotés 47 porte à ses extrémités des pattes 48 articulées par exemple par des rotules pour l'ap- pui de la grue sur les arêtes des panneaux posés. Au-dessas de ce coté, l'un des sommets 49 surplombe l'intérieur de la construction, tandis que l'autre sommet 50 est en sur- plomb à l'extérieur de la construction et de l'encombre- ment horizontal du plancher 36. Le côté reliant les sommas 49, 50 forme rail de roulement pour un chariot 51 portant les poulies 52 d'un palan. Le fil de levage 53 qui passe sur ce palan.est accroché en 50 à une extrémité et s'enro u- le à son autre extrémité sur un treuil 54.
La grue est hau- bannée par un câble 55 attaché sur le sol à l'intérieur de la construction et .passant dans un tube 56 fixé sur le châssis de la grue, avant d'être amarré par . son extrémité libre sur ledit châssis. En tirant sur cette extrémité ou, au contraire, en la lâchant, le préposé à la manoeuvre de la grue peut lever ou abaisser le sommet 50. Cette grue sert à lever les panneaux et l'échafaudage; on la déplace au fur et à mesure de la pose des panneaux.
Au sommet de la construction, on terminera par une demi-rangée de demi-panneaux.
Il est bien clair qu'un réservoir exécuté par les moyens qui viennent d'être décrits ou tous moyens équiva- lents n'est soumis pendant son exécution qu'à des efforts inférieurs aux efforts permanents quil aura à subir; ses épaisseurs peuvent donc 9tre calculées, comme s'il était formé d'un corps homogène ayant les résistances du béton précontraint,,et réduites au minimum théorique.
La fig. 23 montre en coupe verticale une forme de réalisation dans laquelle le fond 57 du réservoir réali- sé séparément est solidarisé des panneaux inférieurs P par serrage de frottes Fa, en une ou plusieurs couches
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successives; le fond se trouvant ainsi précontraint n'a pas besoin d'être armé.
Avant de placer les frettes, on aura au soin de disposer entre les panneaux P et la base, unjoint 58.
Au lieu d'être plane, comma représenté, la base pourrait être en forme de calotte sphérique, convexe ou concave.
Ce moyen permet de réaliser d'une manière très simple des fonds résistant à de fortes pressions et il est évident qu'il peut être appliqué à des fonds de toute forme, position et orientation.
La fig. 24 montre en coupe verticale partielle l'application des moyens qui viennent d'être décrits à l'exécution de corps non cylindriques, tels que des coupo- les de fond ou de couverture de réservoir.
La figure concerne plus particulièrement le cas de coupoles de fond ou de couverture. La partie de gauche de la figure montre une coupole surplombant l'intérieur d'une tour portant le réservoir. La coupole est formée par panneaux successifs P qui prennent appui sur la paroi ver- ticale V terminée et qui sont munis, sur leur face supé- rieure, de redans 59 formant par leur assemblage une rampe hélicoïdale sur laquelle on dispose et tend une frette après avoir mis en place, au préalable, des armatures 60 disposées dans des rainures des panneaux selon des méri- diennes de la sphère.
La partie de droite concerne la réalisation d'un élément du fond de forme conique ou torique, extérieur à la tour cylindrique V.
Le frettage permet de conférer au béton, entre autres qualités, une excellente compacité, de sorte que des réservoirs et capacités en béton fretté acquièrent une bonne étanchéité, même vis à vis des hydrocarbures.
Dans un tel corps creux fretté où le béton est exposé au fluage, ce phénomène provoque une diminution de diamètre du réservoir et par suite des forces centrif uges prennent naissance et tendent à décoller l'enduit dont on a recouvert les armatures. Ces forces sont d'autant plus importantes que l'enduit sera plus rigide, c'est-à-dire plus épais. Pour empêcher ce décollement, on pourra munir la surface externe de la paroi en bétpm 70 de saillies 71 et.de creux 72 (fig.25) de préférence cylindriques. Les fils de la frette 73 prenant appui sur les saillies, le mortier d'enduit 74 peut ainsi entourer les fils de l'ar- mature dans les creux, d'où un double avantage.
1) l'enduit 74 est maintenu par les fils contre le béton 70 de la paroi;
2) les fils de fretté 75 et les armatures recti- lignes 75 que l'on peut placer dans les creux restent pro- tégés, môme en cas de décollement partiel de l'enduit.
Bien que décrite par ce qui précède, dans son application à la mise en tension de frettes, la portée de l'invention .est très générale. Elle peut s'appliquer à la mise en tension d'armatures de tous genres qui, du fait de leur tracé sinueux, de leur longueur ou de toute autre cause, ne peuvent recevoir une tension égale de bout en bout par des vérins agissant seulement à leurs extrémités.
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A titre d'exemple complémentaire d'applications la fige 26 montre une poutre présentant cinq appuis Ul U2 U3 U4 U5..
L'ammature mise en tension après prise du béton présente la forme figurée par la ligne sinueuse Xo Xl X2 X3 X4 X5 X6 X7 X8.
Cette ligne comporte 16 éléments courbes 81-81', 82-82', 83-83... 96-96', séparés par des parties droites inaccessibles 81'-82, 83'-84... 95'-96 et des parties accessibles 82'-83, 84'-85... 96'-97.
En supposant l'ancrage réalisé en Xo au moyen d'un procédé quelconque, on dispose par exemple en chacun des quatre points accessibles X1 X2 X3 X4 un vérin) soit au total quatre vérins, exerçant chacun la meme action f.
La somme de ces actions a pour effet de créer en Xo une certaine traction T par le processus décrit ci-dessus.
On supprime alors l'action du vérin V1 situé en Xl et on le déplace en X5 où on lui fait exercer la Méme action f. On obtiendra ainsi en X1 la même traction qu'en Xo.
On déplacera successivement tous les vérins de la même manière jusqu'au moment où on devra placer un vé- rin au dernier point accessible X6.
Ce dernier vérin v4 mis en place, on supprimera l'action du vérin V1 situé en X5 et on viendra le fixer derrière le vérin v4 placé en V8, après quoi on lui fera -développer un effort calculé à l'avance de manière à obte- nir en X5 la même traotion qu'en Xo.
De la même façon on déplaoera les vérins V2 et V 3 derrière V4 et vl et on leur fera exercer successive- ment des actions déterminées à l'avance qui auront pour effet de créer aux points x6 X7 x8 la même traction qu'en Xo. afin de simplifier les opérations, on pourra se dispenser de venir placer les vérins v1' v, v3 à la suite du vérin v4 en faisant exercer à ce dernier des ac- tions successives égales à celles obtenues en plaçant suc- cessivement les vérins V1 V2 V5.
Naturellement, on pourra prévoir des moyens pour diminuer les frottements, tels que disposition de corps gras dans les canaux du béton traversés par larmature à tendre.
Chaque vérin pourra prendre appui sur le béton;
On pourra tendre ainsi des armatures en forme de ligne brisée, des armatures pouvant être constituées par un fil, un groupe de fils ou un câble, tant Une Ce système est valable pour toute pièce compor- tant Une ou plusieurs armatures affectant des formes si- nueuses En tout point où il sera possible de saisir l'ar- mature,, on pourra exercer par un vérin intermédiaire ou de toute autre façon une sollicitation équilibrant les chu- tes de tension éprouvées entre ce point et le précédent.
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Les chutes de tension seront ainsi réduites au minimum,
Il va d'ailleurs de soi que les modes de réa- lisation qui Tiennent d'être décrits n'ont été donnés qu'à titre d'exemples et qu'on pourrait s'en écarter sans sor- tir du cadre de l'invention.
REVENDICATIONS
1- Un procédé de mise en tension d'armatures, caractérisé en ce que la tension à appliquer à l'armature est obtenue en exerçant n efforts élémentaires qui sont appliqués en n points successifs de l'armature séparés par des intervalles assez petits, pour qu'entre deux points successifs, la baisse de tension due au frottement ne soit qu'une petite fraction d'un effort élémentaire; puis en déplaçant de proche en proche le long de l'arma- ture les points d'application des efforts élémentaires.
2- Procédé comme spécifié en 1) appliqué à des frettes, caractérisé en ce que les points d'application des efforts élémentaires sont séparés par des angles égaux avec un angle total égal à 2Ò, de sorte que le déplacement des points d'application s'effectue sensible- ment selon des lignes transversales à la frette, dans le cas d'un cylindre selon des génératrices.
3- Procédé comme spécifié en 1) caractérisé en ce que les efforts élémentaires sont exercés sur l'arma- ture au moyen d'organes d'agrafages tels que des pinces par exemple se fixant de façon amovible aux points succes- sifs de l'armature et d'organes de tension que l'on relie aux premiers, tels que des vérins, des câbles munis de poids et passant sur des poulies de renvoi, des ressorts, etc...
4- Procédé comme spécifié en 1) caractérisé en ce que les points d'appui des :organes de création des efforts élémentaires sont pris sur des parties extérieures à la construction à armer, par exemple sur un échafaudage ou encore sur la construction elle-même.
. 5- procédé comme spécifié en 1) et 4) caracté- risé en ce que les points d'appui sont pris sur des rainu- res ménagées, par exemple selon des lignes transversales à l'armature à tendre sur la paroi même de la construc- tion, dans le cas d'un cylindre selon des génératrices.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.