CH245928A - Procédé et dispositif de mise en tension d'armatures soumises à des frottements importants empêchant de conférer à ces armatures une tension égale de bout en bout par des vérins agissant seulement à leurs extrémités. - Google Patents

Procédé et dispositif de mise en tension d'armatures soumises à des frottements importants empêchant de conférer à ces armatures une tension égale de bout en bout par des vérins agissant seulement à leurs extrémités.

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    • B28B23/00Arrangements specially adapted for the production of shaped articles with elements wholly or partly embedded in the moulding material; Production of reinforced objects
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Description


  Procédé et dispositif de mise en tension d'armatures soumises à des frottements  importants empêchant de conférer à ces     armatures    une tension égale de bout  en bout par des vérins agissant seulement à leurs extrémités.    On a     reconnu    depuis longtemps l'intérêt  capital de la.     mise    en tension des armatures,  notamment des     frettes,    dans les corps creux  en béton armé     soumis    à une pression inté  rieure. Mais, tandis que la tension des arma  tures     sensiblement        rectilignes,    normales aux  frettes, peut s'obtenir aisément par les mé  thodes courantes du béton     précontraint,    la.

    mise en tension des     frettes    présente des dif  ficultés considérables, de même que celle  d'armatures qui, du fait<B>de</B> leur tracé sinueux,  de leur longueur ou de toute autre cause sont       exposées    à des frottements     importants    empê  chant de conférer à ces armatures une tension  égale de bout en bout, par des vérins agis  sant seulement à leurs     extrémités.     



  Les procédés     utilisés    pour la mise en  tension des frettes des tuyaux sont difficile  ment adaptables au cas des réservoirs. Pour  ceux-ci, le procédé le plus simple parmi ceux  qu'on a proposés jusqu'à ce jour consiste à    disposer les     armatuT@s    dé     frettage    sur la sur  face     extérieure    du corps à     précontraindre          construit    préalablement et à provoquer leur       mise    en tension en écartant ces     frettes    de la.

    surface du corps par un système de vérins et  de     cales.    Mais ce procédé impose aux bétons  des efforts beaucoup plus grands que ceux  qu'ils auront à supporter en service ou du  fait des précontraintes utiles, d'où     nécessité     de     surépaisseurs;    en outre, il crée entre les  armatures et la surface dont la compression  est recherchée, un vide qu'il faut pratique  ment remplir de béton et     il    se trouve que le  volume de béton ainsi gaspillé est de l'ordre  de celui     qui,    bien employé, suffirait pour la       construction.    du réservoir.  



  La présente invention a pour objet un  procédé et un dispositif de mise en tension  d'armatures     soumises    à des frottements im  portants empêchant de conférer à ces arma  tures une tension égale de bout en bout par      des vérins     agissant    seulement à leurs     extrë-          mités.     



  Ce procédé est caractérisé en ce que la  tension à appliquer à l'armature est obtenu  en exerçant     7a    efforts élémentaires en n points       successifs    d'un tronçon de l'armature, séparés  par des intervalles assez petits pour qu'entre  deux points successifs la baisse de tension  due au frottement ne soit qu'une petite frac  tion de l'effort élémentaire, puis en dépla  çant de proche en proche le long de l'arma  ture les points d'application des efforts élé  mentaires.  



  Le dispositif selon l'invention est carac  térisé par des organes capables de créer les  efforts élémentaires de traction en prenant  appui contre des points     fixes,    et des organes  d'agrafage pouvant être serrés sur l'armature  à tendre, aux     points        intermédiaires    où ladite  armature doit subir ces efforts élémentaires,  lesdits efforts étant transmis à     l'armature     par l'intermédiaire desdits organes d'agrafage.  



  Le dessin annexé illustre, à titre d'exem  ple, une     mise    en     #uvre    du procédé selon l'in  vention ainsi que plusieurs formes d'exécu  tion du     dispositif    selon l'invention.  



  Les fia. 1 à. 25 sont relatives à la mise  en tension de frettes de corps creux tels que  des réservoirs et illustrent, en outre, des pro  cédés de construction corrélatifs.  



  La fia. 1 est une vue schématique desti  née à faire comprendre les explications qui  vont être données.  



  La fia. 2 illustre le     principe    de l'inven  tion dans le cas d'une frette enroulée sur un  corps cylindrique, le pas de la frette étant  exagéré pour la clarté du dessin.  



  La     fig.    3 est un graphique représentant  les variations de la tension le long d'une       spire    de la frette.  



  Les fia. 4 et 5 sont respectivement des  vues en plan et en     élévation    d'une partie de  la paroi d'un réservoir et d'un dispositif à       vérin    servant à exercer l'un des efforts       élémentaires.     



  Les fia. 6, 7 et 7a sont des vues à     plus     grande échelle et en coupe selon les lignes    VI-VI,     VII-VII    et     VIIa-VIIa    d'une  pince de serrage de la: frette.  



  Les fi--. 8 et 9 sont des coupes agrandies  de la. fia. 5 selon     VIII-VIII    et     IX-IX.     La     fig.    10 est une vue en plan montrant,  agrandi, un détail de la fia. 5.  



  La fia. 11 montre en élévation un détail  de la fia. 9.  



  La fia. 12 montre une variante d'un dis  positif d'agrafe permettant de saisir la     frette     à tendre.  



  La. fia. 13 est un développement de la  paroi d'un réservoir     cylindrique    montrant       l'utilisation    et la. mise en tension simultané  de trois frettes hélicoïdales.  



  Les fia. 14 et 15 représentent en éléva  tion et en plan     l'organisation    du     chantier    de  construction d'un réservoir cylindrique.  



  Les fi-. 16 et 17 sont des vues en coupe  horizontale et verticale des panneaux moulés  d'avance constituant ce     réservoir.     



  La fia. 18 est une vue partielle déve  loppée de la. partie     supérieure    du réservoir.  La     fig.    19 est une vue en coupe verticale       partielle    de cette partie supérieure.  



  La fia.     19a    est une vue de détail à plus  grande échelle de     l'échafaudage.     



  La fia. 20 représente en     perspective    une  forme d'exécution d'un appareil de levage  particulièrement. approprié à. cette construc  tion.  



  Les fia. 21 et 22 sont des vues en coupe  verticale et en élévation d'un     dispositif    d'an  crage des armatures verticales.  



  La fia. 23 montre en coupe verticale par  tielle un     dispositif    d'assemblage .du fond du       réservoir    avec les parois verticales.  



  La fia. 24 est relative à, la construction  de coupoles de couverture.  



  La fia. 25 est une vue en coupe transver  sale partielle d'un réservoir et montre un  détail d'exécution.  



  La fia. 26 montre l'application de l'in  vention à. la mise en tension d'une armature  de poutre en béton après prise et durcisse  ment de ce matériau.  



  Si l'on enroule sur un cylindre une     frette     constituée par une hélice continue H (fia. 1)      et si l'on exerce une traction T en un point  A,, la traction<I>Ta</I> dans la frette en un     point     A où la tangente à la courbe formée par la  frette fait l'angle<I>a</I> avec la traction<I>T,</I> est  <I>Ta = T. e</I>     9p    étant le coefficient de  frottement.  



  Pour les armatures d'acier et le ciment,       #p    varie de<B>0,35</B> à<B>0,15</B> environ, suivant la  nature des surfaces du ciment et du métal.  



  Même avec de faibles valeurs de     p,    la ten  sion de l'armature diminue rapidement. Il  faudrait donc, pour tendre une frette conti  nue, en limitant les variations de la tension  obtenue à une fraction acceptable, 10     %    par  exemple, appliquer la tension en un point     d,     tel que l'arc A,     A1    soit défini par         e        -?A    Al -     090       ce qui correspond à un arc assez petit pour  des conditions usuelles de frottement; figer  ensuite la frette en A,; appliquer ensuite la  tension en     A2    défini comme ci-dessus par  rapport à Al, etc.

   Les points A,<I>Al, A.</I> se  raient d'autant plus rapprochés que l'on con  sentirait une moindre chute de tension entre       A,,    et A,     Az    et A,, etc. et due le frottement  serait plus grand. Les points A devraient  donc être fort nombreux.

   En chacun d'eux il  faudrait saisir l'armature de manière à pou  voir exercer sur elle l'effort de traction  voulu qui peut être de l'ordre de sa limite  élastique; il faudrait, en outre, créer des  points d'appui B,,     B_,        BÎ...    nombreux et ca  pables chacun de résister à. l'effort T total  qui est de l'ordre de plusieurs tonnes pour  les     armatures    de dimensions usuelles, toutes  conditions difficiles     @à        réalier    et coûteuses.  



  Dans le procédé de la présente invention,  on obtient la mise en tension de la frette en  décomposant l'effort de tension T     @à    appli  quer, en un grand nombre d'efforts élémen  taires simultanés     f,,    répartis tout le long d'une  certaine partie de la frette et qu'il est com  mode et économique, mais non nécessaire, de  supposer égaux; ces efforts élémentaires étant  exercés, par exemple, au moyen de vérins en  des points A"     A,,    ... An de la     frette        (fig.    2),  qu'il est commode et économique, mais non    nécessaire de supposer tels que les tangentes  en<I>A, A1 ...</I> An fassent entre elles des angles  égaux.

   L'angle embrassé par<I>A, A,,<B>A,...</B></I>     A"     peut être quelconque; il est en général com  mode de le prendre égal à     tic.     



  On n'utilise que la projection des efforts  f n sur la tangente à l'axe de l'armature au       point    où ils sont appliqués et en fait,     il    sera  généralement préférable de donner à ces  efforts une direction parallèle à la tangente à  l'axe de l'armature; toutefois, ce n'est pas  une condition     indispensable    de succès.  



  Les forces     f,    ...     f,,    appliquées à A,,     A2    ...  An agissent simultanément et demeurent  constantes ou varient     suivant    une loi connue  quand les points A se     déplacent    dans l'allon  gement élastique de la frette.  



  Soit
EMI0003.0034  
   la valeur supposée pour sim  plifier constante et commune à ces forces. On  obtiendra une tension d'abord décroissante  entre     A,,    et A, de<I>f à f . e</I>     -qA,        Âi   <I>;</I> elle  augmentera en An-, de la quantité f ;     décroi-          tra    à nouveau entre An-, et augmen  tera à nouveau en     An_2    de la     quantité   <I>f,</I> etc.,  ce qui donnera le graphique de la     fig.    3.

   Ce  graphique a été tracé en prenant pour sim  plifier     n    = 6     (A"    =     A6)    et en développant  la     frette;    les longueurs sur la frette ont été  portées en abscisses et les tensions en ordon  nées. On a représenté les positions des points  A,,     AZ    ... As de la     frette    avant l'application  des efforts<I>f</I> et leurs positions<I>A',,</I>     A'z   <I>...</I>     A'8     après allongement sous l'effet de ces efforts.  



  La     frette    étant accrochée par un bout sort  en un point     g;    la. loi des     tensions    est repré  sentée par la ligne brisée:<I>b, a,</I> a',     a2    a',     a3   <I>a 3</I>       a4    a'.     a5        a'5        a.,        ci..     



  On voit que l'augmentation de la  tension est indéfinie sous réserve que  les arcs<I>A,</I>     A2,        AZ        A3   <I>... Au AB</I> soient assez  petits pour que la perte de tension       Tr        (1-e        yAr        Ar-1)     le long de l'arc     ArAr-,    soit plus petite que  la force f, condition toujours facile à réaliser.

    On voit que le rapport
EMI0003.0069  
   de la tension           maximum   <I>T</I> atteinte en<I>A,</I> à la somme  <I>F =</I>     nf    des efforts<I>f</I> n'est pas égal à l'unité,  il dépend de l'angle<I>A,</I>     A",    de     n    et du coeffi  cient de frottement acier sur béton     (p;    avec  les valeurs les plus usuelles de     9p    et     AA"   <I>=</I>     2,,-r,     on a     If:    = 2 environ et seize efforts f de  500 kg donnant T = 4000 kg permettront de  tendre une armature ronde de 8 mm à  80     kg/mm2.     



  Si, au lieu d'être constantes et égales, les  forces f varient suivant des lois connues, il  est possible de calculer en tout point de l'ar  mature la valeur de la tension obtenue; le  calcul est     seulement    moins simple que dans  le cas d'efforts égaux et constants.  



  Une fois qu'on aura mis en action simul  tanément les<I>n</I> forces appliquées en<I>A, ... An,</I>  on supprimera la force f appliquée en     A.,     (venu en A, par l'allongement de la frette)  en mettant par exemple en vidange le vérin  qui sert à obtenir cette force; puis on appli  quera cette même force en     A"+,    qui, si l'angle  embrassé par<I>A,</I>     A"+,   <I>=</I>     2jc    sera au-dessus  de A, le long d'une génératrice du cylindre.  On obtiendra ainsi en     A-,    la tension
EMI0004.0017  
    précédemment obtenue en<I>A,,</I> puisque<I>A.</I> se  substitue à A, sans autre changement.  



  Le graphique des efforts de la     fig.    3 se  modifie alors comme suit:  Avant la mise en vidange du vérin appli  qué en A, la tension diminuait à gauche de  A, jusqu'au point d'amarrage X de la frette       suivant    la loi exponentielle représentée     par     la courbe<I>a, b,.</I>  



  La suppression de la force<I>f</I> en<I>A,</I> change  le sens des frottements à partir de A, et  donne à, la loi des tensions le tracé a':, b',  symétrique de a, b,. La     réintroduction    d'une  force f en     A"_@,    détermine le tracé a "2C qui re  présente la loi de tension définitivement  réalisée dans la région du point c.  



  On transportera ensuite une force f de A=  en     An+2    puis de A, en     A"+.3    et ainsi de suite  indéfiniment. Ce faisant, on tendra progres  sivement toute la frette qui pourra être  formée d'éléments successifs reliés par des sou-    dures ou des     agrafages.    Il est parfois malaisé  d'obtenir pour ces jonctions une résistance  égale à la, résistance en plein fil.

   Il n'en ré  sultera aucune difficulté, car il sera facile,  au droit de ces jonctions, d'abaisser locale  ment la tension, en supprimant de part et  d'autre de la jonction un certain nombre de  forces f, simplement en omettant de faire  agir les vérins correspondants - ou autres  moyens de création des forces - il en résul  tera une variation progressive de la tension,  avec un minimum au droit de la. jonction  aussi réduit qu'on le voudra. On compensera  cet affaiblissement local de la tension par  une diminution locale du pas de l'hélice  formée par l'armature.  



  On voit que le procédé qui vient d'être  décrit ne donne pas une tension uniforme  
EMI0004.0026  
   mais une loi de tension représentée,  normalement par une ligne brisée     c,1        c,d,        e2dZ...     et pouvant comporter à -volonté des diminu  tions locales de la tension de l'armature héli  coïdale unique, en cas d'affaiblissement local  de. la résistance de cette armature. On voit  qu'il sera également facile de faire varier  le diamètre ou la résistance de     l'armature,    au  droit des     jonctions;    il suffira pour cela, de  changer le nombre ou la force des vérins ou  autres organes de création des forces f.  



  L'écart entre les minima     c    c,     c.    et la. ten  sion
EMI0004.0034  
   est à: très peu prés égal à
EMI0004.0035  
    on pourra donc le rendre aussi faible qu'on  voudra. en multipliant les points d'attache A.  On pourra ainsi tendre le métal à un chiffre  dont l'écart par rapport à la tension maxima.  qu'il est capable de supporter - laquelle est  écale à la limite élastique naturelle ou acquise  par une mise en tension poussée largement  au delà, de la limite élastique - sera aussi ;  réduit qu'on le voudra.

   Il suffira d'augmen  ter     ra.;    la complication qui en résultera     sera     compensée par la diminution des efforts uni  taires à créer, puisque
EMI0004.0038  
    L'utilisation de la, méthode décrite     ci-          dessus    peut demander cependant quelques      précautions.     K    dépend de     cp,    coefficient de  frottement. Or,     (p    varie extrêmement suivant  l'état des surfaces et même au cours de l'opé  ration de tension par l'effet du polissage ré  ciproque des surfaces glissantes et par l'ac  tion de la vitesse qui peut .être notable si  l'on emploie par exemple des vérins à air  comprimé.  



  D'où résulte un risque d'incertitude dans  la détermination de la tension T, voire de  rupture des armatures.  



  Il est facile de remédier     ù    cet inconvé  nient, car à toutes tensions T correspond pour  un certain métal un allongement déterminé  <I>L.</I> Or, l'allongement<I>L</I> peut être     fixé    avec  une très grande     précision    par le réglage de  la course des appareils de création des ten  sions, par exemple, s'il s'agit de vérins, à  l'aide de butées réglables. Les vérins devront  avoir en ce cas une puissance calculée avec  une valeur de     cP    au moins égale au maximum  réel.  



  L'allongement de chacune des longueurs  initiales<I>A,</I>     An+,;   <I>A,</I>     An+2...,        etc,    sera alors  toujours exactement égal à la course du  vérin, déterminée indépendamment. de     (p    et  en général cela. suffira pour obtenir un ré  glage correct des allongements des divers élé  ments<I>A,</I>     A2,        A2        A3,    etc.; dans le cas de va  leurs du frottement très irrégulières, on pour  rait régler ces allongements locaux eux  mêmes au moyen de calages variables pour  chaque vérin selon sa position dans la série  des vérins.  



  La mise en     aeuvre    du procédé qui vient  d'être exposé peut se faire de bien des ma  nières différentes, selon les circonstances et  les moyens dont on disposera.  



  Les efforts<I>f</I> à appliquer aux points<I>A</I>  n'étant chacun qu'une fraction aussi petite  que l'on veut de la limite élastique des arma  tures, il est aisé de créer en tous ces points,  sans diminuer la résistance de rupture de-la  frette et sous un très faible encombrement,  des attaches provisoires     d'établissement    et de  suppression rapides, permettant de supporter  en toute sécurité les efforts f; ce faible en  combrement est important en ce qu'il permet    de réduire l'écartement des spires de la     frette     autant que besoin est et de réaliser des pas  de frettage très variables pouvant descendre  à moins de une fois et demie le diamètre du  fil employé.  



  Un autre avantage du procédé est que les  allongements qui peuvent être imposés à l'ar  mature ne sont pas limités, ce qui permet  d'employer du fil machine en acier dur     sous     forme de couronnes brutes venant directement  du     laminage    et de lui faire subir un allon  gement suffisant pour relever sa limite élasti  que au voisinage de sa limite de rupture. Le  prix de ces aciers est très bas et peu supé  rieur     û    celui des ronds ordinaires pour béton  armé. Grâce à l'invention, on peut porter  leur     contrainte    de service à plus de 80 kg par  mm', alors que pour les aciers doux tendus  on limite ordinairement les contraintes dans  les réservoirs à 10     kg/mm'    et souvent moins.

    Quand l'armature formée par les spires les  plus fortes et les plus serrées qui auront pu  être réalisées, se trouvera être insuffisante   et cela pourra arriver     féquemment    dans les       ceintures,    au niveau des coupoles de plancher  ou de couverture ou dans le cas de réservoirs  complètement fermés soumis à des pressions  élevées - on aura recours à des couches suc  cessives de     frettes    qu'on obtiendra par le  même moyen soit après avoir noyé les frettes  déjà tendues dans un enduit, soit après avoir  recouvert la dernière de ces frettes d'un ré  seau de barres normales aux frettes, sur le  quel on fera l'enroulement et la tension de la  frette suivante.  



  Dans la pratique la plus courante, il suf  fira d'utiliser des efforts unitaires de l'ordre  de quelques centaines de     kilogrammes.    Quelles  que soient la grosseur et la puissance des  armatures, le nombre des points A augmente  seul avec     cette    puissance, ce qui permettra  l'utilisation d'un même matériel pour des  applications très variées.  



  Pour appliquer les forces f à la frette, on  utilisera, d'une part, des attaches pouvant       etre    serrées sur la frette au point voulu et,  d'autre part, des organes, tels que par exem  ple des vérins hydrauliques ou pneumatiques.,      Permettant d'exercer les efforts de traction  sur ces attaches, efforts dirigés de préférence  tangentiellement à la frette. Ces organes  prendront appui sur des supports capables  d'absorber leur réaction.  



  On va décrire dans ce     qui    suit, en regard  des     fig.    5 à 10, une forme d'exécution parti  culièrement avantageuse, dans laquelle l'ap  pui desdits organes est pris sur le béton même  de la construction à fretter, dans l'exemple  choisi: un réservoir.  



  Les attaches sont constituées par des  griffes 1 que l'on voit sur les     fig.    4 et 5 et  dont le détail est donné sur les     fig.    6, 7 et 7a..  Chacune de ces griffes se compose de deux  plaques en acier dur 2 et 3 formant à une de  leurs extrémités en     2a    et     3a        (fig.    6) une  pince capable de saisir et serrer fortement la  frette F placée sur le béton du réservoir     1?.     Ces plaques 2 et 3 s'articulent .à cet effet par  des rouleaux 5 en acier dur, dans une lumière  6 d'une plaque parallèle à la paroi du réser  voir et elles peuvent être serrées sur la frette  F au moyen de vis 8.

   A leur extrémité oppo  sée à celle qui forme la griffe     2a    3u, les pla  ques 2 et 3 sont     réunies    entre elles par des  boulons 9. Ces boulons qui sont fixés, par  exemple rivés, sur l'une des plaque, de ma  nière à ne pouvoir tourner, sont munis de  lumières allongées 10 permettant de passer  la tige 11 du piston 12 d'un vérin 13, de     sort^     que cette tige 11 se trouve solidarisée avec  la pince, par serrage entre les plaques 2 et 3,  quand on visse à fond les écrous 14.

   Près des  boulons 9, les plaques 2 et 3 comportent sur  leur tranche des surfaces inclinées     -')b        3b    qui  viennent prendre appui sur la     frette    F et  servent au guidage de la pince le long de  cette frette, quand la pince est tirée par le  piston du vérin pour tendre la frette.  



  Le piston 12 mobile dans le     cylindre    13  du vérin est rappelé par un ressort. 15,     qua-id     la pression motrice cesse d'agir entre ledit  piston et un presse-étoupe 16 traversé par la  tige 11. Entre ce presse-étoupe et la pince 1,  la tige 11 du piston traverse une barre mé  tallique creuse 17 qui sert à l'appui du vérin  sur le béton du réservoir R pour la prie de    la réaction. Cette barre 17 est, à cet effet.  munie, à. son extrémité opposée au vérin, d'un  pied-de-biche 18 que l'on engage dans une  rainure 19 pratiquée dans le béton le long  d'une génératrice du réservoir.

   Ce     pied-de-          biche    est. muni, horizontalement à sa partie  inférieure, d'une rainure 18a dans laquelle  passe la frette     (fig.    8).  



  L'excentricité de l'appui du pied-de-biche  18 sur la rainure 19 tend à     écarter    du réser  voir l'arrière du vérin, mais la force néces  saire pour le maintenir étant assez faible, on  peut retenir le vérin au moyen d'une lame  telle que 20     (fig.    9), que l'on passe dans une  rainure pratiquée sur le béton du réservoir,  sous des spires de la frette déjà tendues, le  réglage en hauteur de cette lame 20 se fai  sant par une languette élastique 21 venant  buter sur l'une des spires. La lame 20 est  solidarisée avec le vérin par un collier 22 que  l'on passe autour du corps du vérin.  



  Le fonctionnement du dispositif qui vient  d'être décrit se conçoit aisément:  La frette est tendue en allant du bas du  réservoir vers le haut, au fur et à mesure de  l'enroulement de chacune des spires.  



  Sur la.     fig.    .5, les spires F,,     F.,        F3    sont.  déjà tendue à la pleine tension T et l'on a       représenté:    en 11 la pince serrant le fil au  point     A1    à l'origine de la spire     F.,,    en 13n le  vérin de la pince     1"    serrant la frette au point       A"    (la pince 1" se trouverait à gauche en  dehors des     limites    du dessin).

   La. pince 11 et  les pinces suivantes 12,     1#,    ...     1,t_1    que l'on  trouve à. la suite les unes des autres sur la  spire     F,,    quand on la parcourt dans le sens  de la flèche p, sont en travail: ces pinces  étant tirées     par    leurs divers vérins prenant  appui par des rainures du béton, comme on  vient de le décrire.

   La pince     1",    qui a été re  tirée du point de la spire     F3    où elle se trou  vait en amont de la pince 11, vient d'être       mise    en place sur la frette en aval de la  pince     1"_,.    Ayant déterminé son point d'ap  plication et posé le brin libre de la frette  venant du dévidoir 23, on serre cette pince  sur la frette, puis on     inet    son vérin en place  en engageant le pied-de-biche 18 dans une      rainure du béton et la lame 20 dans une  autre rainure (ce qui sera toujours possible  si l'on ménage à l'avance, sur le béton du ré  servoir, un réseau de rainures parallèles aux  génératrices,

   un réglage de la position rela  tive de la pince et du vérin étant d'ailleurs  permis par desserrage des écrous 14 et dépla  cement de la tige 11 du piston par rapport  à la pince). On règle la position de la pince  en hauteur, de manière que le     brin    de la  frette qu'elle serre se trouve écarté du brin  précédent d'une distance égale au pas. Pour  cela, on peut     disposer    dans le pied-de-biche  18 une tige 24     (fig.    8), courbée à son extré  mité     inférieure,    de manière à venir s'appuyer  sur le brin     inférieur    de la frette déjà tendu.

    (La position de la tige 24 peut être modifiée  selon le pas     choisi,    par desserrage d'une vis  pointeau 25 qui la     maintient    dans le     pied-de-          biche.)    Ceci fait, il n'y a plus qu'à introduire  la pression dans le vérin, de     manière,à    exer  cer l'effort f sur le brin de la frette compris  entre les pinces     l,,    et     1"_i.    Ce vérin étant       maintenu    en pression ainsi que les vérins  d'amont jusqu'au vérin de la pince 1. inclu  sivement.

   On met en vidange le vérin de la  pince     1i,    on desserre cette     pince    et on l'en  lève ainsi que son vérin. On déroule la frette  du dévidoir sur une longueur un peu plus  grande que l'intervalle entre deux pinces suc  cessives, puis on place la     pince    11 libérée en  1n+1 sur le brin déroulé; on dispose le vérin,  on le met en pression et ainsi de suite.  



  Il va     d'ailleurs    de soi que des modifica  tions pourraient être apportées aux formes  d'exécution dont on vient de donner le détail;  par exemple, les pinces pourront être rem  placées par des attaches telles que 26     (fig.12)     munies d'une rainure 27 pour le passage de  la     frette    à tendre et d'un canal 28     disposé     obliquement et contenant une bille 29 poussée  par un ressort 30. -Une traction exercée sur  l'organe 26, dans le sens de la flèche, a pour  effet de solidariser ledit organe de la frette  par coinçage de la bille 29 entre la     frette    et  la paroi. oblique du canal 28.

   La difficulté  de réalisation de telles pinces ou attaches est  d'ailleurs faible, du fait que les efforts élé-         mentaires    f, mis en     #uvrë    pour obtenir la  tension finale T, ne sont     qu'une    fraction       aussi    petite que l'on veut de cette tension.  



  On pourra remplacer les     vérins    tirant sur  les pinces ou organes d'attache par l'action  de poids.     figés    à des     eablots    amarrés aux  pinces et guidés par des poulies de renvoi qui  pourront être montées par exemple sur un  échafaudage, sur une construction extérieure  ou encore sur le corps à fretter lui-même.  



  On     pourra        aussi,    utiliser des ressorts de  course et de puissance     suffisantes,    -à condi  tion de tenir compte de leurs lois de varia  tion de charge avec leur déformation.  



  D'une manière générale, tout moyen  d'exercer simultanément n tractions constan  tes ou à loi variable connue, de préférence  avec une course réglable, pourra être employé.  



  Dans le     cas    de vérins, la petitesse des  efforts élémentaires f     permettra    de les action  ner par de simples bouteilles d'air     comprimé     du commerce, reliées aux divers vérins par  des ajutages appropriés     munis    de robinets.  



  Au lieu de tendre les     armatures    une par  une,     comme    on vient de le décrire, on peut  aussi tendre à la fois p armatures parallèles  formant des hélices à pas égal<I>p. e, e</I> étant  l'espacement de deux armatures d'axe en axe;  il faut employer en     ce    cas<I>n . p</I>     vérins    et  
EMI0007.0040  
    La     fig.    13 est un développement de la  paroi cylindrique du réservoir. Cette figure  correspond<I>à</I>     n   <I>=</I> 5 et<I>p = 3.</I>  



  On voit les trois frettes en F, F', F". Les  vérins     agissent    d'abord en Ai,     A.,    ... A, sur  la     frette    F,<I>en</I>     B,,        BZ   <I>...</I>     B.,    sur la     frette    F',  en Cl,     CZ    ...     C,    sur la frette F".

   On met en  suite en vidange le vérin Ai de la     frette    F  pour le placer en     Ae    sur la frette F";     puis    le  vérin     Bi    de la frette F' pour le placer en     Ba     sur la frette F; puis le vérin Cl de la frette  F" pour le placer en     Cs    sur la frette F; en  suite le vérin     AZ    viendra en     A7;    le     vérin        Bz     en     B.,;    le vérin     C2    en     C7    et     ainsi    de suite.  



  Ce procédé augmente le nombre des     ma-          nouvres,    mais il réduit à la fois le facteur     K     et la course des vérins. Peu avantageux pour      les petits réservoirs, il présente de l'intérêt  dans le cas de très grands réservoirs, pour  lesquels il faudrait employer des vérins spé  ciaux à grande course. Il permet de faire les  grands réservoirs avec le même matériel que  les petits. Il peut arriver que l'on possède  des vérins de course trop petite pour     réaliser     les allongements voulus et qu'on ne puisse  s'en procurer d'autres.

   En ce cas, une fois  les n vérins de A, à An+, mis en tension, au  lieu de raccrocher le vérin Al une fois vi  dangé, en     An.,-1,    on le raccrochera à sa posi  tion initiale Al, devenue     A'1,    puis ainsi de  chacun des     -fa    autres.  



  On doublera.     ainsi    l'allongement obtenu  pour l'armature lors de la première opéra  tion. On pourra recommencer autant de fois  que nécessaire, soit<B>in</B> fois; en donnant aux  vérins une course égale au quotient par     m    de  l'allongement total à réaliser par spire. Les  aciers utilisés pour les frettes seront     appro-          visionnés    en couronnes de longueur     limitée     qu'on pourra dévider avec un touret porté,  par exemple, par un lorry monté sur une voie  circulaire concentrique au réservoir établie  sur le sol ou un plancher quelconque.  



  Quand le touret sera vide, on le chargera  d'une nouvelle couronne, dont on soudera. ou  agrafera le fil à la suite du précédent; comme  expliqué plus haut, on pourra réduire la ten  sion au niveau de l'agrafage en laissant de  part et d'autre de celui-ci un certain inter  valle dans lequel on     omettra    de faire agir  les vérins qui normalement s'y trouveraient.  



  Les indications sus-données sont d'appli  cation très générale et peuvent être utilisées  non seulement pour     précontraindre    des cy  lindres, mais pour     toutes    formes convexes,  même non de révolution, sous la réserve qu'on  puisse aménager en gradins normaux à leur  plan de courbure, les surfaces d'appui des       armatures.     



  Par exemple, pour un cône de     silo    sup  porté par des piliers, on aménagera la sur  face extérieure en     gradins    hélicoïdaux à gé  nératrices verticales et à pas égal à celui des  armatures, ou en gradins cylindriques rac  cordés par des rampes de passage de l'arma-    turc et on fera, la, tension soit en attachant les  vérins après les piliers, soit comme expliqué       ci-dessus.    Il n'est pas indispensable que le  cône soit de     révolution;    sa section pourrait  être un ovale ou une combinaison quelcon  que de cercles et de droites;

   à condition que  les épaisseurs et contraintes soient prévues  en conséquence et que la paroi ne comporte  pas de parties concaves, à. moins     d'accepter     que les armatures ne soient pas en contact  avec la paroi.  



  On pourra., dans le même esprit, compri  mer des calottes sphériques, des tores, voire  des surfaces non de révolution, après     un    amé  nagement des surfaces permettant, d'une  part, l'appui normal des armatures et, d'au  tre part.     leur    enroulement continu. Toute sur  face convexe peut être frettée par le procédé  qui vient d'être décrit. En particulier, le pro  cédé permet d'exécuter des réservoirs cylin  driques, des fonds, des éléments     sphéro-          coniques    ou analogues.  



  Quoique très simple, l'idée de l'invention  a une grande importance pratique qui réside  en ce que, contrairement à toutes les métho  des de frettage de réservoirs envisagées jus  qu'ici, elle permet     d'atteindre    le maximum  d'économie dans la construction des réservoirs,       Pion    seulement au point de vue des aciers,  mais aussi et surtout à. celui du béton, des  échafaudages et de la     main-d'oeuvre;

      et cela,  quelles que soient les dimensions des réser  voirs et les pressions     internes    qu'ils auront à  supporter (on peut     construire    notamment des       tubes-laboratoires    de dimensions énormes et  pour des pression., non limitées pouvant aller  jusqu'à des milliers de kilogrammes par cm     =).     La     construction    des réservoirs est très loin  actuellement de cette économie maxima, dans  les réservoirs en     béton    armé, on     accepte    cou  ramment pour les bétons des taux de traction  très bas,

   de l'ordre de 10 à     \?0    kg "cm\ et pour  les aciers de l'ordre de 8 à 10     kg'mm\.    Or.,  on peut faire notamment: sur table vibrante  des bétons donnant 1000     lig    par     emû    pouvant.  sans risques, être précontraints à. 300 kg et  plus, ce qui conduit, pour la paroi d'un ré  servoir de 30 m de diamètre et     \?0        ni    de han-      Leur, à. 10 cm d'épaisseur ù la base, alors que  dans les     techniques    actuelles on mettrait des  épaisseurs de l'ordre du mètre au moins.  



  Le procédé de l'invention permet de cons  truire pratiquement des réservoirs avec leurs  épaisseurs théoriques si     réduites    soient-elles.  Or, à tous les points de vue, économie, en  combrement, étanchéité,     stabilité    chimique de  la construction, il est préférable d'avoir une  faible couche de béton, rigoureusement im  perméable, non poreux et sans défaut, plutôt  que de grandes épaisseurs d'un béton mé  diocre. Mais pour qu'un grand réservoir  puisse     recevoir    de faibles épaisseurs, il ne  suffit pas qu'elles assurent sa stabilité une       fois    achevé, il faut qu'elles permettent de le  construire.

   Cette possibilité de construction  suppose:  <B>10</B> que le procédé de mise en tension des  armatures ne soumette la construction qu'à  des     efforts    au     plus,égauxà        ceux    que supporte  la construction achevée;  20 que la construction soit stable vis-à-vis  des efforts accidentels, notamment â ceux dus  au vent, et cela à tout état d'exécution par  tielle.  



  Le procédé de mise en tension des frettes  qui fait l'objet de l'invention satisfait d'une  manière générale, et notamment pour la  forme de     réalisation        sus-décrite,    à la pre  mière condition, car il n'impose à la construc  tion que des efforts tangentiels régulièrement  répartis ou au plus égaux aux efforts tan  gentiels maxima.  



  On va maintenant décrire, en regard des       fig.    14 à 22, un procédé     de@    construction par  panneaux moulés d'avance, combiné avec la  mise en tension des frettes par éléments suc  cessifs, et qui permet de satisfaire à la     se-          cônde    condition. Dans ce procédé de     cons-          truction,    qui est applicable aux réservoirs cy  lindriques verticaux, on exécutera la base par  tout moyen approprié (l'un de ces moyens  sera décrit ci-dessous).

   La paroi, au-dessus  de la base que l'on supposera d'abord cylin  drique, sera constituée par des panneaux P,  limités par deux surfaces cylindriques for  mant les surfaces interne et     externe    du réser-    voir, par     des    plans passant par l'axe de  celui-ci et par des     sections    droites. On     pourra     faire     varier        l'épaisseur    des panneaux en don  nant à l'une des surfaces     interne    ou     externe     une légère conicité. Pour délimiter les pan  neaux, il sera, en général, préférable de  substituer aux plans passant par l'axe, des .

    plans tangents     jà    un cylindre de petit diamè  tre, concentrique au réservoir     (fig.    16) et,  aux plans de section droite, des cônes     ù        demi-          angle    au sommet très     voisin    de 90      (fig.    17)  de façon à. obtenir des joints plus     épais    du  côté extérieur.

   Les panneaux seront munis,  lors de leur exécution, de rainures extérieures  à arêtes parallèles aux génératrices, de pro  fondeur un peu supérieure au diamètre des  armatures verticales rectilignes et de largeur  environ double (les mêmes rainures pouvant  servir -à l'appui     des    vérins de mise en tension,  comme il a été dit ci-dessus, ou d'autres rai  nures pour ces vérins étant spécialement amé  nagées). La dimension des panneaux sera  telle qu'on puisse les     manoeuvrer        sans    diffi  culté, tout en     réduisant    le nombre des joints  au     minimum.     



  Les panneaux constituant la construction  seront généralement en béton de la     meilleure     qualité possible, coulé sur table vibrante ou  traité par tout autre moyen     lui    donnant une  compacité très élevée: Les panneaux pourront  aussi être en pierre de taille, en matériaux  moulés quelconques, résine synthétique, en  verre, métal,     matériaux        mixtes,    béton revêtu  d'enduits     spéciaux    ou de métal, etc.  



       Il    va de soi qu'une telle construction  peut, dans ses     détails    de réalisation, être  conçue de beaucoup de manières différentes,  et ce qui     suit    n'est donné qu'à     titre    d'exemple  et pour bien faire comprendre les     principes     appliqués.  



  Dans l'exemple décrit, on monte les pan  neaux en disposant en découpe les joints hori  zontaux     (fig.    14 et 18). Les joints verticaux  sont droits, en sorte que toutes les     rainures     se prolongent du bas en haut du réservoir. Le  premier rang comportera     moitié    de demi  panneaux ou de panneaux engagés sur moitié  de leur hauteur dans l'embase.      Les principes de cette réalisation sont les  suivants  <B>10</B> le frettage sous     tension    suit la mise  en place des panneaux à une petite fraction  près de la hauteur d'un panneau;  20 il est précédé par la mise en place et  souvent par la mise en tension de tout ou  partie des armatures verticales.  



  Les     joints    horizontaux, généralement en  mortier, seront exécutés après la pose     desdits          panneaux    sur des cales en forme de coins  faciles à. enlever; les     joints    verticaux entre  deux coffrages fortement tenus par des  presses soit par matage, soit par une vibra  tion énergique exercée, par exemple, par l'in  termédiaire d'une lame de tôle occupant toute  la hauteur du joint et qui pourra même y  être laissée à demeure pour fretter le mortier  du joint et accroître ainsi sa résistance. Les  joints horizontaux seront de préférence ma  tés, de l'intérieur vers l'extérieur.  



  Mais tout autre système de joints pourra  être envisagé: joints plastiques, métallo  plastiques, etc. En cas d'exécution parfaite  des panneaux dans des moules très précis ou  de rectification des faces de     joint,    on pourra  même envisager la suppression des joints. Les  joints horizontaux pourront n'être exécutés  qu'après le frettage, le serrage des joints ver  ticaux par     celui-ci    assurant une continuité       suffisante    de la     construction;    on aura ainsi la       certitude    que les     déformations    dues au     fret-          tage    ne     disloqueront    pas les joints horizontaux.  



  Les joints verticaux devront satisfaire à  la condition que leur     déformabilité    lors de la  mise en tension des aciers soit très petite, en  tout cas compatible avec les déformations de  l'ensemble. La     déformabilité    des     joints    en       mortier,    matés ou vibrés, comme     ci-dessus,    est  d'ailleurs, dès exécution, pratiquement négli  geable, et leur résistance est supérieure à  tous les besoins de la pratique, surtout si l'on  met une tôle mince, comme dit ci-dessus.  



  Pour les armatures verticales, on mettra  en place dès le début de la construction toutes  celles qui partent du bas de celle-ci, étant  entendu qu'à tout niveaux on pourra en aug  menter ou en diminuer le nombre. Si elles ne    sont pas ancrées dan. l'embase exécutée à  l'avance, on les ancrera sur les panneaux  comme suit: on les logera par paires dans une  partie des rainures ménagées dans les pan  neaux. A l'extrémité inférieure des arma  ture 31     (fig.    21 et<I>'22),</I> ces rainures se termi  neront par des encoches 32, dans lesquelles .

    on disposera des plaques d'ancrage 33 en       aeier.    munies d'un évidement tronconique 34  traversé par les     armatures.    En enfonçant à  force un coin 35 dans cet évidement, entre les       ai-natures,    on les y bloquera. Elles pourront  alors être tendues, en les tirant par leur  extrémité supérieure, quand la construction  sera. arrivée au niveau desdites extrémités.  Jusque là, la partie supérieure des armatures  sera enroulée en couronne ou recourbée en  attente comme en 31a (fi--. 14 et 19).  



  Aussitôt posées, les deux premières     demi-          assises    de panneaux: la. première formée de  panneaux impairs     demi-encastrés    dans la  base ou réduits à des demi-panneaux; la  deuxième, formée de panneaux pairs entiers,  on commencera le frettage, comme expliqué  plus haut. Ce     frettage    se faisant par-dessus  les armatures verticales ancrées à leur extré  mité inférieure, comme il vient d'être dit, on  le poursuivra sur une fraction de l'ordre des  ou des     3/,    de la. hauteur libre des pan  neaux impairs. On posera, ensuite les pan  neaux impairs du rang supérieur en dérou  lant dans leurs rainures une partie des arma  tures verticales; puis on continuera le fret  tage et ainsi de suite.  



  On exécutera la mise en tension des arma  tures verticales au moment où la construction  arrivera. au niveau de leur extrémité supé  rieure. On les tend alors par exemple en  agissant sur cette extrémité avec des vérins  prenant appui, d'une part, sur les panneaux,  d'autre part, sur une plaque bloquée sur les  armatures par un coin: on les ancrera ensuite  définitivement avec une deuxième plaque à  coin, symétrique de celle représentée     fig.    21  et 22, puis on sectionnera au delà de cet  ancrage.  



  De même qu'on peut arrêter     certaines     armatures verticales à un niveau quelcon-      que, on pourra en introduire de nouvelles dès  mise en place des panneaux auxquels elles  doivent être ancrées par leur extrémité infé  rieure et avant que le frettage atteigne le  niveau de cet ancrage.  



  On pourra     enfin    réaliser des ancrages in  termédiaires provisoires     d'armaturés    verti  cales soit à l'aide des plaquettes (à coins déjà  décrites, soit à l'aide de griffes spéciales étu  diées pour     rendre    plus rapides les démontages  de ces ancrages provisoires. Cela pourra être  utile, notamment dans le cas de réservoirs  très hauts à densité d'armatures verticales  constante ou peu variable. On éprouvera  alors, en raison des efforts accidentels tels  que ceux du vent, le besoin de créer des pré  contraintes verticales avant achèvement de la  construction.

   On pourra alors tendre un     nme     des armatures à un certain niveau a; un se  cond     nme    au niveau     2a...,    toutes se trouvant  tendues au niveau na; puis détendre le pre  mier     nme    pour le retendre au niveau     2na,    etc.  



  Pour exécuter la partie haute du réser  voir, un échafaudage et des moyens de levage  sont nécessaires.  



  A titre d'exemple non     limitatif,    on pourra  utiliser un échafaudage du     type    représenté  sur les     fig.    14, 15, 18 et 19. Il comporte deux  planchers 36, 37 disposés: le premier à l'ex  térieur et le deuxième à l'intérieur de la  construction. Chacun de ces planchers est  formé d'éléments 38, dont la longueur est  égale .à la largeur d'un panneau,     lesdits    élé  ments     (fig.    19a) étant articulés à leurs extré  mités en     38a    sur des tubes horizontaux 39,  fixés sur des tiges ou des tubes verticaux 40,  4.0a et formant avec leurs étais des consoles  41.

   Les tubes 40, 40a forment des châssis en  <B>U</B> renversé, de manière à pouvoir reposer sur  l'arête supérieure des derniers panneaux posés       (fig.    19). Cet échafaudage s'étend sur toute  la périphérie de la construction, pour permet  tre la     mise    en place de la frette et sa. mise en  tension progressive ainsi que la pose des pan  neaux.

   Il permettra     ensuite    l'exécution des  enduits de protection nécessaires pour empê  cher la corrosion des ai-matures, il faut noter       toutefois    que ces     enduits    ne peuvent être exé-         cutés    qu'après achèvement de la mise en ten  sion, tant pour les armatures     verticales    que  pour les armatures horizontales.  



  Le plancher intérieur 37 est un peu plus  haut que le plancher extérieur pour permet  tre la     manoeuvre        d'une    grue qui sera décrite  plus loin. Des contrepoids 42, fixés de place  en place sur les châssis à l'intérieur de la  construction, assurent l'appui de l'extrémité  inférieure des tubes 40a sur la paroi inté  rieure de la construction, tandis qu'au con  traire, les tubes extérieurs 40 tendent à  s'écarter de celle-ci en ménageant entre elle  et le plancher extérieur 36 un intervalle 43,  par lequel passent le brin libre de la frette,  ainsi que les armatures verticales en     attente    31.  



  La frette provient d'une couronne 44 dis  posée sur     im    lorry 45 qui se déplace sur une  voie circulaire 46 aménagée sur le sol autour  de la construction. Ce lorry peut en même  temps porter une machine à souder 45a ser  vant à faire les soudures nécessaires quand  une couronne est     épuisée    et doit être rem  placée par une nouvelle couronne.  



  Sur la gauche de la     fig.    18, les châssis de  suspension 40, 40a reposent sur les arêtes  supérieures<I>a, b, c, d</I> du demi-rang de -pan  neaux pairs     P2,        P4.    Sur la droite de la figure,  on vient de poser les panneaux pairs P'',, P'.  du demi-rang supérieur et on a., au préalable,  remonté les châssis 40 sur les arêtes<I>e, f, g,</I>     1a     des panneaux impairs     P,,        P7,    ce qui est rendu  possible par l'articulation des éléments du  plancher.  



       Une    grue sert à monter et à poser les  panneaux. Cette grue très légère se compose  d'un châssis en tubes ou autres éléments     dis-          posés    et assemblés selon les arêtes d'un  tétraèdre. L'un des côtés 47 porte à ses extré  mités des pattes 48 articulées, par exemple,  par des rotules pour l'appui de la grue sur  les arêtes des panneaux posés.     Au-dessus    de  ce côté, l'un des sommets 49     surplombe        l'in-          térieur    de la construction, tandis que l'autre  sommet 50 est en surplomb à l'extérieur de  la construction et de l'encombrement hori  zontal du plancher 36.

   Le côté reliant les  sommets 49, 50 forme rail de roulement pour      un chariot 51 portant les poulies 52 d'un  palan. Le fil de levage 53, qui passe sur ce  palan, est accroché en 50 -à une extrémité et  s'enroule à son autre extrémité sur un treuil  54. La grue est     haubannée    par un câble 55,  attaché sur le sol à l'intérieur de la, construc  tion et passant dans un tube 56 fixé sur le  châssis de la grue, avant d'être amarré par  son extrémité libre sur ledit châssis. En  tirant sur     cette    extrémité ou, au contraire, en  la lâchant, le préposé à la     manoeuvre    de la  grue peut lever ou abaisser le sommet 50.  Cette grue sert à lever les panneaux et  l'échafaudage; on la déplace au fur et à me  sure de la pose des panneaux.  



  Au sommet de la construction, on termi  nera par une demi-rangée de demi-panneaux.  Il est bien clair qu'un réservoir exécuté  par les moyens qui viennent d'être décrits  ou tous moyens     équivalents    n'est soumis pen  dant son exécution qu'à. des efforts inférieurs  aux efforts permanents qu'il aura à subir;  ses épaisseurs peuvent donc être calculées,  comme s'il était formé d'un corps homogène  ayant les résistances du béton précontraint et  réduites au minimum théorique.  



  La     fig.    23 montre en coupe verticale une  forme d'exécution dans laquelle le fond 57  du réservoir réalisé séparément est solidarisé  avec les panneaux inférieurs P par serrage  de frettes     F3,,    en une ou plusieurs couches  successives; le fond se trouvant ainsi pré  contraint n'a pas besoin d'être armé.  



  Avant de placer les frettes, on aura eu  soin de     disposer,    entre les panneaux P et la  base, un joint 58.  



  Au lieu d'être plane, comme représenté,  la base pourrait être en     forme    de     calotte    sphé  rique, convexe ou     concave.     



  Ce moyen permet de     réaliser    d'une ma  nière très simple des fonds résistant à de  fortes pressions, et il est évident qu'il peut  être appliqué à des fonds de toute forme, po  sition et orientation.  



  La     fig.    24 montre en coupe verticale par  tielle l'application des moyens qui viennent  d'être décrits à l'exécution de corps non cy-         lindriques,    tels que des coupoles de fond ou  de couverture de réservoir.  



  La figure concerne plus particulièrement  le cas de coupoles de fond ou de couverture.  La partie de gauche de la figure montre une  coupole surplombant l'intérieur d'une tour  portant le réservoir. La coupole est formée  par panneaux successifs P qui prennent  appui sur la, paroi verticale     V    terminée et  qui sont munis, sur leur face supérieure, de  redans 59 formant par leur assemblage une  rampe hélicoïdale, sur laquelle on dispose et  tend une frette après avoir mis en place, au  préalable, des armatures 60 disposées dans  des rainures des panneaux selon des méri  diennes de la sphère.  



  La partie de droite concerne la réalisation  d'un élément du fond de forme conique ou  torique, extérieur à la. tour cylindrique     V.     



  Le frettage permet de conférer au béton,  entre autres qualités, une excellente compa  cité, de sorte que des réservoirs et capacités  en béton fretté acquièrent une bonne étan  chéité, même     vis-à.-vis    des hydrocarbures.  



  Dans un tel corps creux fretté, où le béton  est exposé au fluage, ce phénomène provoque  une diminution de diamètre du     réservoir    et,  par     suite,    des forces centrifuges prennent  naissance et tendent à décoller l'enduit dont  on a recouvert les armatures. Ces forces sons,  d'autant plus importantes que l'enduit sera  plus rigide, c'est-à-dire plus épais. Pour em  pêcher ce décollement, on pourra. munir la  surface externe de la paroi en béton 70 de  saillies 71 et de creux 72 (fi,-. 25), de préfé  rence cylindriques. Les fils de la frette 73,  prenant appui sur les saillies, le mortier  d'enduit 74 peut ainsi entourer les fils de  l'armature dans les creux, d'où un double  avantage.  



  10 L'enduit 74 est maintenu par les fils  contre le béton 70 de la paroi.  



  20 Les fils de frette 74 et les armatures  rectilignes 75, que l'on peut placer dans les  creux, restent protégés, même en cas de dé  collement partiel de l'enduit.  



  Bien que décrite par ce qui précède, dans  son application à la mise en tension de           frettes,    la portée de     l'invention    est très géné  rale. Elle peut s'appliquer à la     mise    en ten  sion d'armatures de     tous    genres qui, du fait  de leur tracé     sinueux,    de leur longueur ou de  toute autre cause, ne peuvent recevoir une  tension égale de bout en bout par des     vérins     agissant seulement     ià    leurs extrémités.  



  A titre d'exemple complémentaire d'ap  plications, la     fig.    26 montre une poutre pré  sentant cinq     appuis        Ul,        U2,        U3,        Ug,   <I>U,.</I>  



  L'armature     mise    en     tension    après     prise     du béton présente la forme figurée par la  ligne     sinueuse        Xo        Xl        XZ        X3        X.,        X,        XB        X7    X8.  



  Cette ligne comporte seize éléments cour  bes 81-8l', 82-82', 83-83' ... 96-96',  séparés par des parties droites inaccessibles  81'-82, 83'-84 ... 95'-96 et des parties       accessibles    82'-83, 84'-85 ... 96-96'.  



  En supposant l'ancrage réalisé en     Xo    au  moyen d'un procédé quelconque, on dispose,  par exemple, en chacun des quatre points  accessibles     X,,        X2,        X3,        X,    un vérin, soit au  total     quatre    vérins,     exerçant    chacun la même  action f. La somme de ces actions a pour  effet de créer en     Xo    une certaine traction T  par le processus décrit ci-dessus.  



  On supprime alors l'action du     vérin        vl,     situé en     X,,    et on le déplace en X,, où on lui  fait exercer la même action f. On obtiendra  ainsi en     X,.    la même traction qu'en     Xo.     



  On déplacera successivement tous les       vérins    de la même manière, jusqu'au moment  où on devra placer un vérin au dernier point  accessible     X8.     



  Ce dernier vérin     v4    mis en place, on sup  primera l'action du vérin     v1,    situé en X" et  on viendra le fixer derrière le vérin     v4,    placé  en X8, après quoi on lui fera développer     un     effort calculé à l'avance, de manière à obte  nir en X, la même traction qu'en     Xo.     



  De la même façon, on déplacera     les    vérins       v2    et     v3    derrière     v,    et     v1,    et on leur fera  exercer successivement des actions détermi  nées à l'avance, qui auront pour effet de créer  aux points     Xs,        X7,    X8 les mêmes tractions  qu'en     Xo.     



  Afin de     simplifier    les     opérations,    on  pourra     sé    dispenser de     venir    placer les     vérins            vl,        v2,        v3    à la     suite    du     vérin        v4    en     faisant     exercer à ce dernier des actions successives  égales à celles obtenues en     plaçant    successi  vement les     vérins        v,.,        v2,   <I>v3.</I>  



  Naturellement, on pourra prévoir des  moyens pour     diminuer    les frottements, tels  que disposition de corps     gras    dans les canaux  du béton traversés par     l'armature    à tendre.  



  Chaque vérin     pourra    prendre appui sur  le béton.  



  On     pourra    tendre ainsi des     armatures    en       forme    de ligne     brisée,    ces     armatures    pouvant  être constituées par un fil, un groupe de fils  ou un câble.  



  Ce système est valable pour toute pièce  comportant une ou plusieurs armatures affec  tant des formes     sinueuses.    En tout     point    où  il sera possible de saisir l'armature, on pourra  exercer, par un vérin intermédiaire ou de  toute autre façon,     une        sollicitation        équili-          brant    les chutes de     tension    éprouvées entre  ce point et le précédent.     Les    chutes de tension  seront ainsi réduites au<U>minimum</U>.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I. Procédé de mise en tension d'armatures soumises à des frottements importants empê chant de conférer à ces armatures une tension égale de bout en bout par des vérins agissant seulement à leurs extrémités, caractérisé en ce que la tension à appliquer à l'armature est obtenue en exerçant n efforts élémen taires qui sont appliqués en n points succes sifs de l'armature séparés par des intervalles assez petits pour qu'entre deux points succes sifs,
    la baisse de tension due au frottement ne soit qu'une petite fraction d'un effort élémen taire, puis en déplaçant de proche en proche le long de l'armature les points d'application des efforts élémentaires. II. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la.
    revendication I-, caractérisé par des organes capables de créer les efforts élémentaires de traction en prenant appui contre des points fixes, et des organes d'agrafage pouvant être serrés sur l'arma ture à tendre, aux points intermédiaires où ladite armature doit subir ces efforts élémen- taires, lesdits efforts étant transmis à l'arma ture par l'intermédiaire desdits organes d'agrafage. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Procédé selon la revendication 1, appli qué à des frettes, caractérisé en ce que les points d'application des n efforts élémen taires sont séparés par des angles égaux avec un angle total égal à 2n, de sorte que le dé placement des points d'application s'effectue sensiblement selon des lignes transversales à la frette, dans le cas d'un cylindre selon des génératrices. 2. Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce que les efforts élémentaires sont exercés sur l'armature au moyen d'organes d'agrafage se fixant de façon amovible aux points successifs de l'armature et d'organes de tension que l'on relie aux premiers. 3.
    Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 2, caractérisé en ce que les organes d'agrafage sont constitués par des pinces. 4. Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 2, caractérisé en ce que les organes de tension sont constitués par des vérins. 5. Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 2, caractérisé en ce que les organes de tension sont constitués par des câbles munis de poids et passant sur des poulies de renvoi. 6.
    Procédé selon la revendication 1 et la sous-revendication 2, caractérisé en ce que les organes de tension sont constitués par des ressorts. 7. Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce que les points d'appui des organes de création des efforts élémentaires sont pris sur des parties extérieures à la construction à armer. 8. Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 7, caractérisé en ce que les points d'appui des organes de création des efforts élémentaires sont pris sur un écha- f audage. 9.
    Procédé selon la revendication 1, ca ractérisé en ce que les points d'appui des organes de création des efforts élémentaires sont pris sur la construction elle-même. 10. Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 9, caractérisé en ce que les points d'appui sont pris sur des rainures mé nagées dans la construction. 11. Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 9 et 10, caractérisé en ce que les rainures servant de points d'appui sont formées selon des lignes transversales à l'armature à tendre sur la paroi même de la construction. 12. Procédé selon la revendication I, ca ractérisé en ce que le montage et la mise en tension d'armatures par tronçons successifs sont exécutés en même temps que la. construc tion. 18.
    Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 12,. caractérisé en ce que la construction se fait par panneaux succes sifs préparés à l'avance. 14. Procédé selon la revendication I, appliqué au frettage de corps cylindriques, caractérisé en ce que les armatures rectilignes transversales à la frette à tendre sont placées sur la construction sous la frette, ces arma tures rectilignes étant d'abord ancrées à une extrémité puis tendues et ancrées par leur autre extrémité quand le frettage arrive au niveau de celle-ci. 15. Procédé selon la revendication I, appliqué au frettage de corps creux, caracté risé en ce que n frettes sont tendues simul tanément. 16.
    Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 15, caractérisé en ce que la longueur de mis en tension sur chaque frette correspond à un angle égal à EMI0014.0032 , les points d'application des efforts étant dépla cés d'une frette,à l'autre, selon une permuta tion circulaire. 17. Procédé selon la revendication I, appliqué au frettage de corps creux, carac térisé en ce que plusieurs couches de frettes successives sont tendues les unes sur les autres en disposant entre elles un enduit. 18.
    Procédé selon la revendication I, appliqué au frettage de corps creux, carac térisé en ce que plusieurs couches de frettes successives sont tendues les unes sur les autres en disposant entre elles des armatures transversales. 19. Procédé selon la revendication I, appliqué à la mise en tension de l'armature d'une poutre, ladite armature passant au sein du béton et étant tendue après la prise et le durcissement de celui-ci, caractérisé en ce que l'amature est disposée de manière qu'elle sorte du béton en des points intermédiaires où l'on puisse la saisir par les vérins de mise en ten sion servant à la création des efforts élémen taires.
    20. Dispositif selon la revendication II, caractérisé en ce que les organes d'agrafage servant à saisir l'armature aux points d'ap plication des efforts élémentaires sont consti tués par des pinces munies de moyens de fixation, d'une part, sur l'armature, d'autre part, sur les organes de création des efforts. 21. Dispositif selon la revendication <B>il</B> et la sous-revendication 20, caractérisé en ce que la liaison entre les organes de création des efforts élémentaires et les organes d'agra fage est réglable. 22.
    Dispositif selon la revendication II et la sous-revendication 20, caractérisé par des vérins de création des efforts élémentaires, dont la partie mobile est destinée à être figée sur les organes d'agrafage. 23. Dispositif selon la revendication II et les sous-revendications 20 et 22, caracuérisé en ce que la partie mobile des vérins se fixe de façon réglable sur les organes d'agrafage. 24.
    Dispositif selon la revendication II et les sous-revendications 20 et 22, caractérisé en ce que les vérins sont munis d'un organe d'appui propre à reporter sur la construction la réaction de mise en tension. 25. Dispositif selon la revendication II et les sous-revendications 20, 22 et 24, caracté risé en ce que l'organe d'appui est constitué par un pied-de-biche destiné à s'engager dans une rainure ménagée dans la construction.
CH245928D 1943-06-29 1944-07-15 Procédé et dispositif de mise en tension d'armatures soumises à des frottements importants empêchant de conférer à ces armatures une tension égale de bout en bout par des vérins agissant seulement à leurs extrémités. CH245928A (fr)

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