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PROCEDE D'OBTENTION D'ENREGISTREMENTS SONORES A L'AIGUILLE.
L'invention a pour objet un procédé pour l'obtention d'enre- gistrements du son à l'aide d'une aiguille, grâce auquel on ob- tient une amélioration de la qualité de la reproduction d'enre- gistrements de ce groupe tout en utilisant des dispositifs de reproduction simplifiés.
Dans la technique des disques sonores, il est d'usage, lors de l'application de l'écriture de Berlin, de diriger le processus .de la gravure de telle manière que, en principe, le produit de l'amplitude des sillons et de la fréquence - ce qu'on appelle l'amplitude de vitesse - soit constant pour une tension d'entrée indépendante de la fréquence. On obtient de cette manière que les reproducteurs de son, qui réagissent à la vitesse de la dé- viation de l'aiguille, captent (tâtent) une tension indépendante de la fréquence.
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L'utilisation sans compromis de ce principe conduirait tou- tefois à ce que dans les basses fréquences de son, par exemple en-dessous de 250 c/s, l'amplitude de sillons en cas de modula- tion complète prendrait des valeurs extra-normalement grandes, c'est-à-dire donc qu'il se produirait une exagération du rainu- rage du disque et par conséquent un chevauchement de sillons voisins. Pour cette raison, on a généralement pris l'habitude de graver pour des fréquences en-dessous d'environ 250 c/s avec une amplitude indépendante de la fréquence, et on supporte alors que ces fréquences soient d'autant plus affaiblies au point de vue de la reproduction qu'elles sont plus basses.
Si l'on veut par exemple, pour de la musique de danse, obtenir une modulation particulièrement forte du disque, on place ces limites encore plus haut que 250 c/s, mais on obtient alors une reproduction basse encore plus mauvaise. En ce qui concerne la reproduction des hautes fréquences, les disques employés jusqu'à présent pré- sentent également des défauts.
Pour se rendre compte d'une manière détaillée de ces rela- tions, on peut procéder à l'aide des figures 1 et 2, à une étude détaillée de la modulation des sillons admissible au maximum.
L'amplitude des sillons est limitée dans la pratique par trois facteurs :
1 - L'amplitude maxima admissible est limitée par la dis- tance des sillons qui est fixée. Lorsqu'on travaille, comne cela est généralement d'usage, avec une distance de sillons de 0,26 mm il résulte de cette distance et de la largeur usuelle des sillons une déviation des sillons admissible au maximum d'environ 63 (droite d .... a .... a' à la fig. 1).
2 - L'inclinaison des sillons par rapport à la direction
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du mouvement ne doit pas dépasser un angle d'environ 30 , étant donné que, sinon, l'aiguille de reproduction, par suite de la pression forte que la paroi du sillon exerce sur elle, ne reste- ra plus avec certitude dans là voie du sillon, mais chevauche au-dessus de celle-ci. Cette exigence amène le rapport suivant :
A 0 .58= A .f= A .60. f h 2Ò v 2 Ò r . 78
A ¹ 3 r
4 f
A représente ici l'amplitude des sillons, f la fréquence, v la vitesse du disque et r le rayon du disque à l'endroit que l'on considère à ce moment.
Pour un disque complètement gravé de 30 cm., les valeurs limites suivantes de l'amplitude des sil- lons sont par conséquent : '.Pour le sillon intérieur A ¹4/f (cm) (droite a b dans la fig. 1)
Pour le sillon extérieur A ¹ 11 (cm)(droite a' ... b' dans f la fig. 1).
Si l'on admet, comme il est mentionné dans certaines publi- cations, un angle d'inclinaison de la rainure plus raide que 30 , la ligne limite A ;; b ou a' ... b' se déplace dans la figure 1 parallèlement à elle-même vers la droite. Les considérations qui suivent montrent toutefois que ce point de vue n'est que d'impor- tance secondaire.
3 - Le rayon de courbure du sillon ne doit pas devenir plus petit que le rayon de courbure de l'aiguille de sondage ou de captation pour que cette dernière puisse encore clairement suivre le sillon. Cette exigence amène la formule : v2 P=Au2
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formule dans laquelle est le rayon de courbure admissible, v la vitesse du porteur de son, A l'amplitude maxima admissible et u la fréquence enregistrée. En première approximation, on obtient comme amplitude maxima admissible, pour le sillon intérieur : A 104/f2 (cm) (droite b c dans la. figure 1) pour le sillon extérieur :
A ¹ 8.104/2 (cm) (droite b' ... c' dans la fig. 1) . f
Ces données valent à nouveau pour les sillons extrêmes d'un disque de 30 cm. entièrement gravé avec un nombre de tours de 8 par minute.
Ces exigences signifient que dans le sillon intérieur l'am- plitude ne doit dépasser, avec aucune fréquence, la courbe limi- te représentée à la figure 1.
La technique d'enregistrement pratiquée jusqu'à présent a tenu compte de ces exigences en ce sens que la modulation a été choisie suivant la courbe d e f.., c'est-à-dire qu'on a gravé depuis les plus basses fréquences jusqu'à 250 c/s avec une amplitude de sillons constante et au-delà de 250 c/s avec une amplitude de vitesse constante. Par le fait que des fréquences supérieures à 7000 c/s ne sont pas enregistrées en règle généra- le,. un dépassement Ce la ligne limite b .. c a été automatique- ment évité. La conséquence en est que l'enregistrement sur dis- que présente à dessein des altérations par rapport à la repré- sentation originale ; car en-dessous de 250 c/s et également au- dessus de 6000 à 7000 c/s il y a une chute de l'intensité sonore.
Une autre restriction de la qualité du disque consiste dans
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la portée différentielle de l'intensité sonore (dynamique). Tan- dis que cette partéé peut s'élever dans le cas de l'orchestre original jusqu'à 70 db = (3000 : 1), elle est sur le disque li- mitée vers le bas par suite du bruit de l'aiguille et vers le haut par suite de la distance des sillons, et elle ne s'élève qu'à environ 50 db = (300 : 1) quand il s'agit d'un disque en cire et dans le cas le plus favorable à 40 db (100 : 1) quand il s'agit d'un disque noir pressé.
On a accepté ces défauts de qualité existant pour le disque sonore comme une chose inévitable au point de vue de l'enregis- trement et on a tâché d'employer du côté de la reproduction des mesures spéciales pour leur correction. Ces mesures consistent d'une part dans ce qu'on appelle un dispositif de relèvement des notes basses et éventuellement dans un dispositif de relèvement des notes élevées au dispositif de reproduction en vue de compen- ser la chute de l'intensité sonore et d'autre part en une sup- pression de la distorsion de la dynamique dans l'amplificateur de reproduction.
Toutefois, comme pour la reproduction de disques on emploie d'une manière tout-à-fait prépondérante l'amplifica- teur à basse fréquence de postes de T.S.F., on a construit cet amplificateur partiellement de manière qu'il présente un dispo- sitif de relèvement des notes basses qui n'est efficace que pour la reproduction de disques sonores.
Le placement d'un pareil dis- positif de relèvement des, notes basses et, si possible, comme complément d'un dispositif de relèvement des notes aiguës et d'une correction de la distorsion de la dynamique constitue toutefois une dépense assez considérable lors de la construction d'un poste de T.S.F., laquelle est absolument contraire à la tendance de
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créer des postes de T.S.F. bon marché et de petites dimensions.
On a donc par exemple renoncé au dispositif particulièrement im- portant de relèvement des notes basses dans ce qu'on appelle les récepteurs populaires et même dans les super-appareils petits et moyens. Avec des postes pareils, on ne peut donc pas arriver à une reproduction satisfaisante de disques. Dans les gramophones- valises, un dispositif de relèvement des notes basses et de même un dispositif de relèvement des notes aigües n'entrent pas en question. Il n'y a pas non plus moyen de penser à une correction de la distorsion de la dynamique.
Toutefois, une importance du disque doit être vue précisément dans le fait que, avec des moyens simples, on parvient à obtenir une qualité sonore rela- tivement bonne quand il s'agit de la reproduction, tandis que pour l'enregistrement une dépense plus élevée en appareils peut être justifiée, toutes choses restant égales.
Contrairement aux efforts déployés jusqu'à présent pour éli- miner les défauts du disque par des mesures en ce qui concerne l'enregistrement, on obtient suivant l'invention une amélioration considérable de la qualité sonore du disque par le fait que lors de l'enregistrement des disques dans la gamme des basses fréquen- ces (environ en-dessous de 250 c/s) les amplitudes des sillons sont relevées en ce sens qu'elles croissent dans la gamme essen- tiellement en proportion inverse avec la fréquence (voir droite g .. e dans la fig. 1) et qu'on emploie en même temps une com- pression de la dynamique dont la courbe de fréquence dans les basses fréquences est relevée environ en proportion inverse avec la fréquence.
Une amélioration de la qualité du disque peut en outre être réalisée par le fait qu'éventuellement, indépendamment du relè-,
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vement des amplitudes des sillons dans la gamme des basses fré- quences, on procède également dans la gamme des hautes fréquences environ au-dessus de 1000 c/s à un relèvement des amplitudes des sillons en ce sens que dans cette gamme l'amplitude des sillons est essentiellement indépendante de la fréquence ou qu'elle croit même avec la fréquence et qu'on procède en même temps aussi à une compression de la dynamique, dont la courbe de fréquence dans les notes aigües est relevée environ dans la mesure dans laquelle l'amplitude des sillons dépasse la limite des amplitudes admis- sible par rapport à la montée (pente) du sillon et à son rayon de courbure.
On a déjà proposé de procéder à des distorsions linéaires lors de l'enregistrement du son ; par exemple, on a jugé utile lors de l'enregistrement à la lumière électrique de procéder du côté de la réception à un tel amortissement des fluctuations de courant de fréquences en-dessous d'environ 300 périodes, de telle sorte que les oscillations sonores, qui ont pour l'oreille humai- ne une seule et même intensité sonore, engendrent, indépendamment de leur fréquence, des fluctuations de courant de pratiquement une seule et même grandeur dans le circuit d'enregistrement, et que.les fluctuations de courant sui sont engendrées d'après ces enregistrements sonores dans le dispositif de reproduction du son, soient transformées par une distorsion renversée d'une telle manière que pour toutes les fréquences qui se présentent dans la pratique,
des fluctuations de courant d'une seule et même gran- deur produisent des sons qui ont une seule et même intensité pour l'oreille hunaine. Dans un tel procédé, il est nécessaire de cor- riger la distorsion aussi bien dans les notes basses que dans les notes aiguës pour réaliser une reproduction fidèle à la nature
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En outre, on a proposé d'enregistrer les différentes gammes de fréquence d'un morceau de musique à enregistrer avec des am- plitudes distordues linéairement dans un degré différent et de changer les degrés de distorsion choisis pour les différentes gammes de fréquence, lorsque dans la section du morceau de musi- que à enregistrer la situation des amplitudes maxima se déplace à l' intérieur de l'échelle de fréquence.
Un tel procédé exige au point de vue de la reproduction, un contrôle automatique' compli- qué de moyens de correction de la distorsion dont la réalisation ne peut être accomplie qu'avec des difficultés et, si elle devait être appliquée au disque, elle réduiraitconsidérablement la va- leur d'usage que celle-ci a jusqu'à présent.
outre, on a proposé pour les cisques, dans lesquels les basses fréquences sont gravées avec une amplitude de sillon qui reste constante, et les hautes fréquences avec une amplitude d'accélération qui reste constante, pour mieux utiliser la gamme des fréquences moyennes, d'exécuter la transition d'une mesure d'enregistrement à l'autre à une fréquence qui est detcrninée par le rayon de courbure de la pointe de l'aiguille, l'amplitude des sillons et la vitesse de captation (sondage). Ceci ne conduit qu'à une augmentation de l'intensité sonore du disque dans la gamme des fréquences moyennes et fait ressortir d'autant plus fort le défaut d'intensité sonore dans les basses fréquences.
Ici également il y aurait lieu de prévoir des moyens de correction de la distorsion particuliers pour la reproduction.
En outre, il a été proposé de procéder, lors de la transmis- sion du signal du côté ce l'émission, à une distorsion préalable de l'onde de signalisation d'une manière telle qu'on obtienne une amplitude constante pour toutes les fréquences de l'onde de si- /
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gnalisation et d'employer du côté de la réception une correction de la distorsion complémentaire pour rétablir les conditions exactes de l'amplitude. Un procédé de ce genre.n'est pas direc- tement applicable à l'enregistrement sur disque, car sans em- ployer des mesures complémentaires, il se produirait une exagé- ration de rainurage et par conséquent un chevauchement des sil- lons voisins. Du reste, même dans ce procédé, on a besoin de moyens de correction de la distorsion complémentaires lors de la reproduction.
La compression de la dynamique lors de l'enregistrement du son est également connue en soi ;par exemple, on a proposé lors de l'enregistrement d'un film sonore, dans le but de bien utili- ser la largeur du film, de transmettre sur le film dans l'agen- cement employé pour l'enregistrement, les grandes amplitudes des oscillations sonores, avec un degré de transmission plus faible que les petites amplitudes, tandis que lors de la reproduction on donne la préférence aux grandes amplitudes dans une mesure correspondante par rapport aux petites. Il s'agit donc ici d'une compression lors de l'enregistrement en liaison avec une expan- sion correspondante Mars de la reproduction.
Suivant l'invention, on emploie une compression de la dyna- mique indépendante des fréquences lors de l'enregistrement sur disques en combinaison avec un relèvement des basses et éventuel- lement des hautes fréquences. On atteint ainsi une amélioration considérable de la qualité de reproduction en même temps qu'une simplification des dispositifs de reproduction.
L'invention fait usage ici du fait d'expérience que ce n'est pas dans toutes les fréquences à l'intérieur du domaine de fré- quence sonore qu'on rencontre les mêmes amplitudes maxima, mais
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qu'aussi bien vers les basses fréquences que vers les hautes fréquences il se produit une chute des amplitudes de pression du son.
Ces relations sont expliquées plus cn detail à la figure 2 par la courbe I. Cette courbe représente la valeur moyenne obte- nue grâce à des analyses approfondies de fréquences de la pres- sion du son pour la musique d'orchestre en fonction de la fré- quence. On constate que des fréquences en-dessous et au-dessus d'environ 1000 c/s se présentent dans la nature avec des ampli- tudes considérablement plus faibles que celles qu'on rencontre dans le domaine de 1000 c/s.
Mais cela signifie qu'en se basant par exemple sur l'allure de la courbe DEBC dans la figure 2, on peut réaliser une modulation considérablement plus forte des basses fréquences et aussi des ±hautes fréquences qu'on ne l'a considéré comme admissible jusqu'à présent dans la technique des disques, c'est-à-dire qu'on peut procéder à un relèvement des amplitudes des sillons conformément aux parties hachurées de la figure 1, pourvu que lorde l'enregistrement on aitsoin d'éliminer des pointes d'amplitudes qui se présentent occasion- nellement.
Suivant les recherches qui ont été faites, on peut admettre avec certitude que pendant plus de 90 µ1 i-e la durée de l'enregistrement, la pression sonore ne dépasse pas la ligne li- mite DEBC de la figure 2 et que le danger d'un dépassement ne se présente que lors d'amplitudes de pointes qui ne se produisent qu'occasionnellement.
Comme lors de la gravure d'un disque, même un dépassement rare ou ne se produisant qu'une fois, de la limi- te aurait pour conséquence une réunion de sillons etque par conséquent tout le disque deviendrait inutilisable, on n'a évi- demment pas envisagé la possibilité, donnée par l'allure de la 4
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courbe 1 dans la figure 2, de l'augmentation de la modulation, indépendamment des fréquences, mais on s'en est tenu à la limite fixée par la droite GEBB'.
Toutefois, si on emploie suivant l'invention, en liaison avec un relèvement de l'amplitude, des sillons conformément aux parties hachurées des figures 1 et 2, une compression de la dy- namique indépendante de la fréquence, on peut éviter ces dangers qu'on craint toujours. On obtient par là d'une part avec certi- tude que les amplitudes maxima ne dépassent pas la mesure déter- minée par la distance des sillons, même pour les plus basses fréquences, et que même pour les hautes fréquences la limite fixée par l'augmentation admissible et le rayon de courbure du sillon d'autre part, par contre, un gain de qualité considé- rable est réalisé en reproduisant les amplitudes de grandeur moyenne fidèlement à la nature sans qu'il soit nécessaire de prendre des mesures spéciales pour la reproduction.
Un amortis- sement des basses et des hautes fréquences n'a lieu, contraire- ment à la pratique suivie actuellement, que s'il y a une pointe d'amplitude prononcée. Toutefois, ces cas sont très rares, comme il a déjà été dit, et n'ont donc aucune valeur pratique.
La grandeur du gain en qualité réalisable, résulte du fait que par exemple avec de la musique de symphonie,'pendant 50 % de la durée de l'enregistrement, la pression sonore est irifé- rieure à 6 % de-la valeur' maxima ; pendant 90 % du temps elle est inférieure à 1/3 de l'amplitude maxima ; les amplitudes de pointes qui se produisent pendant les 10 % de la durée d'enre- gistrement qui restent se trouvent de préférence dans la gamme des fréquences moyennes de 500 à 2000 c/s.
Comme par conséquent le compresseur de dynamique, par suite d'une trop grande ampli-
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tude de basses fréquences ou de hautes fréquences ne doit entrer en action que très rarement, cette mesure n'a pratiquement guère comme conséquence une altération des basses ou des hautes fréquen- ces. L'avantage essentiel de l'invention doit être trouvé dans le fait que l'on supprime la nécessité de prendre des mesures spé- ciales, lors de la reproduction, pour la correction de la distor- sion des notes basses ou des notes aiguës, même si l'on attache de la. valeur à une reproduction fidèle à la nature. Pour compen- ser l'augmentation des amplitudes qui existent dans les hautes fréquences, il suffit de mettre en bonne position le régulateur de tonalité qui existe dans les appareils de T.S.F. utilisés pour la reproduction.
Les régulateurs usuels de tonalité ont en effet cette qualité qu'ils pompensent précisément pendant l'en- registrement l'augmentation proposée selon l'invention des hautes fréquences sonores.
De cette considération, il résulte également très clairement un des progrès de l'invention par rapport à l'état actuel de la technique. Par les mesures proposées, le bruissement perturbateur de l'aiguille n'est en lui-même ni augmenté ni diminué. Toutefois pour réaliser une reproduction naturelle des notes aiguës, il est nécessaire que pour les plaques préparées selon l'invention, l'on continue assez loin la rotation du régulateur de tonalité de l'ap- pareil de reproduction.
Le ce fait, le bruit perturbateur est diminué considérablement.
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même lors de la. reproduction avec des i-?-ra-.ioohoncs -valises une augmentation des hautes fréquences ne se produit généralement pas, parce que - comme on le voit par la figure 3 - la courbe de fréquence des reproducteurs mécaniques de son présente une chute raide au-dessus d'environ 1000 c/s ; cette chute est en tout cas
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à peu près compensée par l'augmentation pendant l'enregistrement.
On voit aussi par la figure 3 que précisément en cas d'emploi de gramophones-valises, l'enregistrement (gravure) avec une am- plitude de vitesse en-dessous de 250 c/s doit avoir un effet particulièrement favorable, étant donné qu'avec leurs reproduc- teurs de son, il se produit une chute raide de sensibilité même en-dessous de 250 c/s, chute qui a été soulignée dans la techni- que actuelle de l'enregistrement des disques par le fait que du côté des disq,ues la tension fournie a donné une chute en-dessous de 250 c/s.
La courbe de fréquence de la modulation des sillons repré- sentée dans la figure 1 par la ligne g .. e .. b .. b' doit être considérée comme une explication de l'idée de principe de l'aug- mentation suivant l'invention dans les notes basses et les notes aiguës ; toutefois, dans le cadre de l'invention, des écarts sont possibles à l'intérieur de certaines limites ; pour autant que le but ne vaille pas la dépense, on peut par exemple réaliser un enregistrement des notes basses amélioré même au cas où l'on n'enregistre pas avec une amplitude de vitesse constante jusqu' aux fréquences sonores les plus basses, mais par exemple seule- ment jusqu'à 80 ou 50 c/s, et cela par exemple quand des fréquen- ces plus basses ne sont pratiquement pas reproduites.
Mêmedans les notes aiguës, on peut encore atteindre une amélioration de la modulation si l'enregistrement avec une amplitude de sillons constante n'a pas lieu à partir de 1000 c/s, mais par exemple seulement à partir d'environ 2000 c/s ou de fréquences encore plus élevées. En cas de hautes fréquences, l'amplitude de sil- lons peut aussi être choisie de telle manière que, au lieu d'être constante, elle augmente avec la fréquence, au cas où ceci est
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désirable par suite du bruit de l'aiguille ou pour (l'autres rai- sons. Même dans ces cas, il est possible, sans autre interven- tion, d'arriver à une compensation pendant la reproduction par le moyen du régulateur de tonalité de l'appareil de reproduction.
Si pour la modulation des sillons on choisit une courbe de fréquence qui s'écarte de l'allure représentée par le trait de sillons g e b b' de la figure 1, il faut également mo- difier en conséquence la courbe de fréquence du compresseur.
L'idée fondamentale de la présente invention consiste suivant les explications précédentes dans le fait que l'enregistrement des basses fréquences et éventuellement aussi des hautes fréquen- ces a lieu avec une courbe de fréquences relevée, tant donné le fait que suivant la îig.u1%e 2 (courbe 1) les oscillations se pro- duisent de par la nature en-dessous et au-dessus de 1000 c/s avec une amplitude décroissante, on veut, en d'autres mots, arriver à ce que par suite des pointes d'amplitudes qui se présentent ef- fectivement, le porteur de son soit pleinement modulé dans toute la gamme de la fréquence sonore, et que des exagérations du rai- nurage soient évitées par un compresseur de dynamique dont les dimensions conviennent au point de vue de la courbe de fréquence,
du degré de' réglage et Ce la. constante du temps de réglage.
La réalisation (le l'idée d'invention peut par exemple avoir lieu par le fait que l'enregistrement sur disque s'opère par une transposition effectuée à partir d'un magnétogramme de haute fré- quence. Par la transposition, on peut réaliser certains avantages lors de l'utilisation de la compression de la dynamique suivant l'invention.
Une disposition de principe pour la transposition est repré- sentée à la figure 4. M représente un porteur de magnétogrammes
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à haute fréquence qu'on fait passer dans la direction de la flè- che devant les têtes de sondage H2 et H1. Le ma'gnétogramme à haute fréquence qui remplace la source sonore naturelle représen- te un enregistrement sonore au moyen de la haute fréquence, pour lequel on emploie un porteur de magnétogramme pulvérisé.
Connue porteur de magnétogramme pulvérisé, on en prend de préférence un dont la couche aimantable se compose d'une manière connue de particules magnétiques les plus fines réparties dans un liant. La haute fréquence peut être simplement superposée à la fréquence musicale par le fait que toutes deux, elles sont amenées en même temps à la tête parlante du dispositif d'enregis- trement magnétique. Un magnétogramme à haute fréquence de ce genre possède une dynamique qui est de beaucoup supérieure à deux fois la dynamique des meilleurs disques en cire servant de por- teurs de son original pour disques sonores. Tandis que la dyna- mique d'un disque en cire est d'environ 50 db, le procédé d'en- registrement magnétique caractérisé ci-dessus fournit des enre- gistrements d'une dynamique d'environ 60 à 70 db.
En donnant des dimansions convenables à la largeur de l'intervalle de la tête parlante et d'écoute par rapport à la vitesse du porteur de son lors de.. l'enregistrement magnétique, on peut donner au magnéto- gramme une étendue de fréquence qui s'étend depuis les plus bas- ses fréquences entrant en considération pour un enregistrement sur disques jusqu'au delà de 10.000 c/s, qui dépasse donc le do- maine que domine le disque sonore ou même le disque en cire,-dont les limites sont environ à 6000 ou 7000 c/s.
Et avec cela, le coefficient de distorsion linéaire de l'enregistrement magnétique peut encore être tenu essentiellement en-dessous de 5 % même dans le cas le plus défavorable, de sorte que par rapport au coeffi- cient de distorsion linéaire de l'enregistrement sur disques, qui
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est près de 10 %, il n'entre pas en question. Le magnétogramme à haute fréquence remplace donc d'une manière idéale la source sonore naturelle.
En effectuant la transposition, on agit avantageusement de la manière suivante . on munit l'appareillage (Le magnétophone de deux têtes d'écoute H2 et H1 qui explorent (touchent) l'une
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par rapport à l'autre le 'magnétogr3li1ffiE; à une aistart-cc temporai- re appropriée. La tête d'écoute Il 2 devant laquelle l'enregistre- ment original passe d'abord en dérive la tension de réglage pour le compresseur qui se compose, d'une manière connue de l'organe de tension de réglage R et de l'étage réglé V. La tension tou- chée (captée) par la seconde tête d'écoute est employée pour la transposition proprement dite, par le fait qu'elle est amenée par un amplificateur final usuel V2 à l'organe inscripteur S de construction connue.
Lorsqu'on emploie ce procédé, on peut éviter des distorsions d'amplitudes désagréables qui se produisent dans la méthode de compression usuelle, déterminée par le temps de régime transitoire. On peut au contraire choisir la. constante du temps régime transitoire du compressour assez grande pour ramener les distorsions de ce genre à une mesure qui ne dérange plus.
Pour assurer la courbe de fréquence (les amplitudes suivant l'invention en liaison avec une compression de la dynamique et avec une courbe de fréquence en conséquence, on prévoit deux correcteurs de distorsion semblables E1 et E2 de construction ha- bituelle. La caractéristique de ces correcteurs est montrée par la figure 5. Cormne on le voit, pourvu que l'on amené une tension d'entrée indépendante de fréquence au correcteur de distorsion, la tension UE qui se produit à la sortie du correcteur de distor-
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sion monte à partir de 250 c/s vers de basses fréquences pour devenir linéaire et éventuellement aussi au-delà d'environ 1000 c/s vers de hautes fréquences pour devenir linéaire ou plus éle- vée que linéaire.
On obtient ainsi que l'amplitude des sillons prenne l'allure représentée à la figure 1 par la ligne g .. e .. b b' et que la compression de la dynamique qui est efficace en même temps présente une courbe de fréquence correspondante et que de cette manière un dépassement de la limite d'amplitudes admissibles par des pointes d'amplitudes exagérées qui se pro- duisent par-ci par-là, soit empêché.
Au lieu de travailler avec deux correcteurs de distorsion, on peut au besoin ne travailler qu'avec un seul correcteur. La tête d'écoute H2 et le correcteur de distorsion E2 sont alors supprimés dans la figure 4, et l'organe de tension de réglage R doit alors être monté directement derrière le correcteur de distorsion E1 en passant par les connexions additionnelles 1 et 2.
En considérant la figure 1, on constate qu'entre les cour- besd .. e .. a .. b .. C, d'une part, etg e .. b, d'autre part, il y a encore entre les points de fréquence e et b une réserve de modulation non utilisée, qui admet une modulation d'environ 8 db plus forte à 1000 c/s. Comme c'est précisément dans la portée de fréquences moyennes, que les amplitudes les plus grandes de pointes se produisent, on effectuerait donc une réduction de dynamique inutile en observant strictement les courbes de modulation proposées dans les fréquences moyennes ;
on peut donc encore, suivant l'invention, utiliser cette réserve soit par un choix approprié de la caractéristique de la dynami- que, soit en amortissant en conséquence dans cette portée de
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fréquence la sensibilité du mesureur de modulation employé lors de l' enregistrement.
Le réglage ce la modulation usuel dans la. technique de l' en- registrement du son équivaut à une compression de la dynamique, sauf qu'il n'a pas lieu automatiquement, mais manuellement. Sui- vant une autre idée inventive, on peut, en renonçant à un com- presseur de la dynamique automatique, donner au mesureur de la modulation employé lors de l'enregistrement, une courbe de fré- quence de la sensibilité telle que celle-ci soit dans les basses fréquences (en-dessous du point de fréquence e ) etdans les hau- tes fréquences (au-dessus du point de fréquence b) relevée du même facteur que la modulation proposée suivant l'invention dé- passe les limites d .. e et b ..
c théoriquement admissibles, tandis que dans la portée des fréquences moyennes (entre e et b), la sensibilité de ce mesureur de modulation soit amortie du même facteur que la modulation proposée est située en-dessous de la limite admissible.
La figure 6 montre tout-à-fait schematiquement une forme de réalisation d'un mesureur de modulation, dont la sensibilité pré- sente une telle courbe de fréquence. De la lampe finale RE située devant l'organe inscripteur S est dérivée une tension qui est amenée par la résistance W1 à une combinaison de résistance se composant d'une capacité C, .' une résistance @2 et d'une induc- tance L, et parallèlement à laquelle se trouve'un démodulateur D sur lequel est branché l'instrument d'indication A de conetrue- tion connue.
En choisissant des dimensions convenables pour les valeurs de C, W2 et L, on peut donner la courbe de fréquence dé- sirée à, la sensibilité.
Le procédé suivant l'invention peut être appliqué avec suc-
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cès également à d'autres opérations d'enregistrement par aiguil- le, comme par exemple au ruban sonore, etc. A la place du magné- tophone, on peut insérer Lui autre porteur de son original pour la transposition du jeu, pourvu que celle-ci n'ait qu'une avance de qualité suffisante sur le porteur de son à l'aiguille.
Pour le cas où pour la reproduction des disques, au lieu de pick-aps magnétiques usuels, dont la tension de sortie est proportionnelle à l'auplitude de vitesse, on ferait usage d'un pick-up à cristal qui. produit une tension proportionnelle à l'amplitude des sillons, on peut, pour créer les mêmes condi- tions quant au voltage utile que pour le pick-up magnétique, charger l'organe de captation d'un montage en série de capacité et de résistance dimensionnées d'une manière appropriée et pren- dre le voltage utile à la résistance. Le voltage utile présente alors la même courbe de fréquence qu'un pick-up magnétique.