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Walter G L A DIT Z Procédé et dispositif pour la soudure par résistance.
Demande déposée sous le bénéfice de la Convention Internationale de 1883.
Date de dépôt de la demande de brevet d'invention en Allemagne : 1er Mars 1943.
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Dans le procédé de soudure par résistance, les électrodes sont jusqu'à présent toujours appliquées au moyen d'une pression relativement forte sur les pièces à souder, parce qu'on a toujours été d'avis qu'une soudure parfaite ne peut être exécutée que si les électrodes avant et pendant le procédé de soudage sont en contact sous pression avec les pièces à souder. Dans l'utilisation de ce procédé, on rencontre surtout des difficultés s'il s'agit de souder ensemble des pièces très minces (des tôles ou des fils) et si, en outre, ces pièces minces sont en une matière à résistance électrique réduite (cuivre, aluminium).
Car, dans ces cas, il est à peu près inévitable que les électrodes, auxquelles il faut amener une forte intensité de courant, par suite de la résistance réduite de la pièce due à la température de soudage obtenue subitement, percent la couche de la matière devenue pâteuse ou même fluide et que, de cette manière, on obtienne un trou au lieu d'une soudure.
La présente invention se rapporte à un procédé pour la soudure par résistance, ainsi qu'à un dispositif pour sa réalisation, se basant sur le fait reconnu qu'il est avantageux spécialement pour des pièces très minces, d'appliquer les électrodes sans pression contre les pièces à souder, c'est-à-dire de ne prévoir que le
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contact indispensable à la fermeture du circuit et d'exercer une pression au moyen de douilles enveloppant les électrodes en dehors de la zône de soudage proprement dite.
En effet, il en résulte que les électrodes ne s'appliquent pas pleinement sur les pièces à souder, mais n'ont avec elles qu'une surface réduite de contact et que, de même, les pièces à souder, au moins dans l'axe des électrodes, ne se touchent pour la plupart du temps que d'une manière imparf aite. Pour le passage du courant, on ne dispose dans ce cas que d'une petite section d'une résistance élevée correspondante, de sorte qu'une faible intensité de courant suffit pour amener en fusion la matière à l'intérieur de la zône de soudure limitée par la circonférence des électrodes.
La chaleur de fusion chauffe alors encore suffisamment la matière également en dehors de la zône de soudure proprement dite pour que la modification de l'état d'agrégation, nécessaire au procédé de soudure soit atteinte. Mais, il n'existe aucune possibilité que les électrodes appliquées légèrement percent la matière à l'intérieur de la zône de soudure, de sorte qu'une soudure absolument parfaite est obtenue.
Il est recommandé d'une manière connue en soi d'amener des gaz réducteurs ou inertes à la zône de soudure, afin d'empêcher la formation d'écailles ou d'oxydation à l'intérieur de ladite zône.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif nécessaire à la réalisation du procédé.
Au bâti de l'appareil à souder, non représenté ici, est fixé à demeure le corps a de forme avantageusement cylindrique. Un second corps b identique par sa forme au corps a, est relié à l'élément constituant normalement le porte-électrode mobile dans les appareils à souder. En vue d'introduire les pièces à souder c, il peut donc être levé pour être ensuite appliqué avec une pression convenable sur lesdites pièces à souder c, de sorte qu'elles se touchent intimement sur une surface en forme de cercle.
A l'intérieur des alésages centraux des corps a et b peuvent être déplacées axialement les deux électrodes d, auxquelles le courant électrique est amené à travers les bornes e et qui sont reliées de telle manière à un dispositif de réglage, non représenté au dessin,
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qu'elles peuvent être mises en contact faible avec les pièces à souder, c'est-à-dire de manière à les toucher, sans cependant exercer une pression sur ces pièces. Ensuite, le circuit est fermé d'une manière connue.
Dans la zone de soudure proprement dite, limitée par la section des électrodes, la matière des pièces à souder est amenée en fusion et la chaleur de fusion est transmise assez loin sur les parties voisines, situées entre les corps a et b, des pièces c, pour qu'une soudure parfaite puisse y avoir lieu, sans que cependant la matière soit comprimée par les corps a et b.
Dans les corps a et b on a prévu en outre des alésages f, aboutissant à la zône de soudure et permettant d'amener des gaz réducteurs ou inertes à ladite zône.
REVENDICATIONS.
1.- Procédé pour la soudure par résistance, caractérisé en ce que la pression nécessaire à la soudure est exercée à l'extérieur de la zône de soudure proprement dite et en ce qu'il est effectué à l'intérieur de la zône de soudure seulement une application sans pression des électrodes sur les pièces à souder, assurant le contact électrique entre les électrodes et lesdites pièces.
2..- Dispositif pour l'exécution du procédé suivant revendication 1, caractérisé en ce qu'il est relié aux deux bras de l'appareil à souder coopérant en forme de tenailles, des corps (a, b), de forme avantageusement cylindrique, en vue d'exercer une pression sur les pièces à souder, ces corps portant chacun dans un alésage central une électrode (d), y déplaçable axialement, de telle manière que les électrodes pendant l'application des corps (a, b) sur les pièces à souder s'appliquent sans pression sur ces dernières.