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PERFECTIONNEMENTS AUX OUTILS DE SOUDAGE.
Cette invention concerne les outils de soudage et l'un de ses buts est de procurer un outil convenant particulièrement, bien que non exclusive- ment, au soudage de pièces ayant une masse relativement lourde ou une grande surface.
L'invention a encore pour buts de procurer un outil de soudage de construction perfectionnée, dont l'emploi soit économique ; deprocurer un outil de soudage qui puisse fonctionner au moyen d'une source de courant con- tinu à basse tension, telle qu'un accumulateur ou une pile sèche, de capacité appropriée; de procurer un outil de soudage de construction compacte et robus- te et de fabrication relativement peu coûteuse.
Diverses formes d'exécution de l'invention seront décrites ci-a- près, à titre d'exemples simplement, en se référant aux dessins annexés, dans lesquels :
Fig. 1 est une coupe longitudinale généralement schématique de la première forme d'exécution;
Fig. 2 est une coupe longitudinale d'une seconde forme d'exécution, le mécanisme d'alimentation de soudure étant représenté en élévation;
Fig. 3 est une coupe transversale, suivant la ligne III-III de la fig. 2 ;
Fig. 4 est une vue en élévation de côté d'une troisième forme d'exécution;
Fig. 5 est une vue en coupe, à plus hrande échelle, du mécanisme d'alimentation de soudure de la Fig. 4,la coupe étant faite suivant la ligne V-V de la fig. 4;
Fig. 6 est' une vue partiellement en coupe de la disposition pré-
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férée à électrode externe unique et manchon isolant;
Fig. 7 est une vue semblable à la Fig. 6, où l'électrode externe est fendue;
Fig. 8 est une vue en élévation de côté d'une quatrième forme d'exécution;
Fig. 9 est une vue'fragmentaire en élévation de l'extrémité de travail d'une cinquième forme d'exécution possédant deux électrodes en outre d'une âme de soudure;
Fig. 10 est une vue en coupe suivant la ligne X-X de la Fig. 9;
Fig. 11 est une vue en coupe semblable à la Fig. 10 montrant une disposition légèrement modifiée des électrodes et de l'âme de soudure;
Fig. 12 est une vue en coupe semblable à la Fig. 10, montrant encore une autre variante où l'âme de soudure est omise;
Fig. 13 est une vue fragmentaire semblables la Fig. 9 d'une sixième forme d'exécution;
Fig. 14 est une vue en coupe suivant la ligne XIV-XIV de la Fig. 13;
Figs 15 et 16 sont des vues semblables à la fig. 14, montrant deux variantes, et
Figs. 17 à 20 sont des coupes transversales semblables à travers les électrodes d'autres formes d'exécution encore de l'invention.
Sur toutes ces figures, les mêmes pièces sont désignées par les mêmes références.
Dans la première forme d'exécution représentée sur la fig. 1 des dessins, l'outil de soudage comprend une poignée isolante 1 portant à une extrémité une électrode externe tubulaire 2 composée de charbon dur. Dans l'alésage de cette électrode est logé un manchon isolant 3 en céramique ou autre matière.. rigide et résistant à la chaleur. Dans ce manchon 3 passe une âme ou baguette de soudure 4 qui traverse la poignée 1. L'électrode de charbon tubulaire 2 est pourvue à proximité de la poignée 1 d'une borne de raccordement 5 (représentée schématiquement sur le dessin) tandis que l'âme de soudure 4 est disposée de manière à venir en contact électrique avec une autre borne 6 (montée sur la poignée).
Les bornes 5 et 6 sont destinées tou- tes deux à être raccordées aux extrémités de l'enroulement secondaire 7 d'un transformateur 8 établi dans la ligne de distribution, la tension du secon- daire étant de préférence de l'ordre de 6 volts et susceptible de fournir un courant de charge de l'ordre de 1 1/2 à 4 ampères.
Le raccordement électrique à la soudure 4 peut être établi de toute autre manière convenable et être constitué, par exemple, par une bague métallique logée à l'intérieur du manchon isolant 3 à proximité du bec de travail T de l'outil,et reliée par un conducteur appropriéà une borne (telle que celle représentée en 6) sur la poignée 1 de l'outil, ou à proxi- mité. Suivant une variante, le manchon isolant 3 peut être pourvu d'une mince couche conductrice sur sa surface interne, d'un bout à l'autre de sa longueur, cette couche étant reliée à son extrémité interne, du coté de la poignée, à une borne de raccordement.
Cette'variante ainsi que d'autres variantes similaires du dispositif servant à établir la liaison électrique avec l'âme de soudure 4 sera comprise par tout homme de métier sans qu'il soit nécessaire d'en donner plus ample description ni représentation.
L'âme de soudure 4 peut glisser à frottement doux dans l'alésage du tube isolant 3, de telle sorte que, à mesur ; que la soudure est consommée au bec de travail T de l'outil, l'âme peut descendre par gravité pour alimen- ter la soudure sur la pièce. En variante, il peut être fait usage d'un méca- nisme d'alimentation positif tel que celui décrit ci-après avec référence aux Figs. 2 et 3 des dessins.
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En service, on dirige l'outil vers la ou les surfaces à souder et on admet le courant dans le transformateur 8 de la ligne de distribution.
Le bec de'travail T de l'outil est alors amené en contact avec la pièce, de sorte que la soudure 4 et l'électrode tubulaire 3 se trouvent toutes deux en contact avec celle-ci. L'outil peut alors être écarté légèrement de la pièce, de manière qu'un arc soit amorcé entre la soudure 4 et l'électrode tubulaire 3. La chaleur de l'arc provoque la fusion de la soudure qui s'é- coule alors sur la surface à souder, l'opération continuant jusqu'à ce que le courant soit coupé. En variante, la soudure 4 et l'électrode 3 peuvent être maintenues en contact avec la surface de la pièce.de telle sorte que le courant qui y circule provoque un'chauffage local de'la pièce à une tempé- .rature supérieure au point de fusion de la soudure 4.
Dans chaque cas on a trouvé que les joints soudés peuvent être exécutés de manière à présenter une résistance et une durabilité égales à celles des joints exécutés par les pro- cédés usuels, suivant lesquels on frotte un fer à souder chaud garni d'étain sur les parties ou surfaces à souder, ou bien on le met en contact avec celles-ci. En outre, il n'y a pas de retard initial, comme il s'en présente dans ces outils, tandis que le bec de soudage est chauffé a la température voulue.
Sur les Figs. 2 et 3 des dessins, la poignée 1 est représentée . sous forme d'un boîtier isolant creux qui est fendu longitudinalement en deux moitiés approximativement similaires, fixées ensemble de toute manière conve- nable comme, par exemple, par des vis ou des boulons 9 passant dans des oreil- les 10 ménagées sur les bords des deux pièces. L'électrode de charbon tubu- laire 2 est montée dans le nez du boîtier 1, au moyen d'une buselure métalli- que 5'qui constitue la borne de raccordement à l'électrode. Cette buselure peut avoir un alésage légèrement conique qui permet de caler l'électrode 2 dans'la position voulue, ou bien elle peut être faite en métal flexible et fendue, ',longitudinalement à la fagon d'un collier pour serrer l'électrode.
La buselure 5 est pourvue d'une bride en 5a, qui est logée dans une rainure correspondante des deux pièces du boîtier ou poignée 1.
A l'intérieur du boîtier creux 1 est monté un bloc métallique 11 dans lequel est ménagé, d'un bout à l'autre, un alésage 12 coaxial à l'alésage de-l'électrode tubulaire 2, l'extrémité antérieure de cet alésage 12 étant de préférence élargie pour recevoir l'extrémité adjacente du manchon isolant 3 qui s'étend dans l'électrode 2 et constituer un ancrage pour cette extrémité.
Dans le bloc 11 est tourillonné un court manchon transversal 13 dont la sur- face externe est moletée ou cannelée et ce manchon est disposé de manière à passer à travers une paroi de l'alésage 12 pour venir en prise avec l'âme ou fil de soudure 4. Cette dernière est maintenue en contact avec le manchon 13 au moyen d'une bille 15 (Fig. 3) montée dansune emboiture partiellement sphérique formée à l'extrémité interne d'une vis à tête noyée 16 vissée dans 'le bloc 11. Cette vis 16 peut être réglée pour s'adapter à des âmes de sou- 'dure 4 de différents diamètres.
Au manchon 13 est fixée une roue moletée 17 qui dépasse suffisam- ment la surface du boîtier pour qu'on puisse la saisir et la faire tourner à l'aide du pouce de la main qui tient l'outil. Une courte vis 18 avec tenon à son extrémité est montée dans l'une des pièces du boîtier coaxialement à la roue: moletée et du côté de celle-ci opposé à celui où se trouve le manchon moleté 13, de telle sorte que le tenon 19 pénètre dans un évidement, de la face de la roue 17, et constitue un support pour celle-ci, comme c'est repré- senté sur la Fig. 3. On comprendra que le dispositif formé par le manchon moleté 13 et la roue 17 qu'onmanoeuvre à l'aide du pouce, constitue un méca- nisme d'avancement à main pour faire avancer ou reculer l'âme de soudure 4 dans l'électrode tubulaire 2.
L'extrémité avant-du bloc 11 porte une borne isolée 20 pour relier un conducteur 21 d'une source de.courant extérieure à un conducteur 22 desti- né à envoyer le courant à la borne-buselure 5 et de là à l'électrode 2. L'au- tre extrémité du bloc 11 est pourvue d'une vis de serrage 23 pour ancrer l'ex- trémité de l'autre conducteur 24 de là source de courant extérieure (qui peut être l'enroulement secondaire 7 du transformateur 8 représenté sur la Fig.l),
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les deux conducteurs 21, 24 étant convenablement loges dans un conduit ou un tube de guidage 25 fixé à l'une des pièces du boîtier.
Le bloc 11 et le mé- canisme d'avancement 13', 15 constituent donc 1?. équivalent de la..borne de rac- cordement 6 de-la-forme d'exécution représentée'sur. la Fig. 1 pourraccorder un pelé de la sourcé de courant au noyau de soudure 4.
L'extrémité arrière du boîtier creux 1 constitue un magasin pour un rouleau ou une bobine de fil de soudure indiquée en traits de chaînette
26. Toutefois, dans certains cas, il se peut'que l'outil'soit toujours employé au même endroit, tel qu'un établi ou un banc d'atelier, .et dans ce cas ,le fil de soudure peut être enroulé sur.une bobine supportée par une console fixe' et tiré.par un trou ménagé dans un couvercle 27 à l'extrémité du boîtier 1, comme c'est indiqué par les traits'de chaînette 4a. -Dans chacune de ces dis- positions,'l'outil est employé de la même manière que celui de la Fig. 1.
Comme l'outil ne consomme de l'énergie électrique que pendant les périodes réelles de soudage, qui ne durent normalement que quelques secondes, et que le courant absorbé pendant ces périodes ne dépasse fréquemment pas quelques ampères par'exemple, on peut souvent faire travailler l'outil sur une pile sèche.
Figs. 4 et 5 montrent une forme de construction d'un outil de soudage suivant-l'invention où l'outil peut être très petit et avoir par exem- ple approximativement les dimensions d'un porte-plume réservoir. Dans cette forme de construction, la poignée, indiquée d'une façon générale en 1, est formée de trois sections coaxiales 1a, 11, 1b. La section postérieure la est un tube dont l'extrémité interne estpourvued'un taraudage pour venir en prise avec un filetage correspondant formé sur un tenon 11a ménagé à une extrémité de la section médiane d'alimentation ou bloc 11. La troisième section 1b de la poignée 1''présente aussi une forme tubulaire et est vissée sur un tenon llb formé à l'autre extrémité du bloc d'alimentation 11.
L'extrémité anté- rieure de la section 1b qui constitue le nez est conformée de manière à en- serrer l'électrode tubulaire 2, et à l'intérieur de cette extrémité est fixée une buselure métallique 5 qui forme l'ancrage de cette électrode. Une pièce d'écartement isolante 5b peut être montée entre la buselure 5 et la section d'alimentation ou bloc 11. Les sections la, 1b de la poignée 1 sont en ma- tière isolante, tandis que la section médiane d'alimentation 11 peut être en métal.
Le bloc d'alimentation 11, qui est de préférence métallique, est pourvu d'un alésage axial 12 de diamètre convenable pour recevoir l'âme de soudure 4 (Fig. 5). Une tige moletée 13 est placée dans un trou transversal du bloc de manière que la surface moletée de la tige 13 occupe une partie de la paroi de l'alésage axial 12 pour attaquer l'âme de soudure 4. Les extré- mités de cette tige sont rivetées ou autrement calées dans une paire de roues
17 susceptibles d'être manoeuvrées à l'aide du pouce et logées dans des enco- ches 17a usinées dans la surface externe du bloc 11.
Le bloc d'alimentation (ou bien, si ce dernier est en matière isolante, la tige moletée 13) consti- tue .une borne pour le raccordement à la source de courant, tandis que la bu- selure 5 qui forme l'ancrage de l'électrode tubulàire 2 constitue l'autre bor- ne. Le fonctionnement de cet outil est le même que celui décrit avec référen- ce aux figs. 1 à 3.
Les Figs. 6 et 7 montrent une forme de construction préférée de l'électrode tubulaire 2. On a constaté en pratique que la chaleur engendrée dans la décharge au bec T de l'outil pendant le soudage peut occasionner une élévation suffisante de la température à l'extrémité extérieure de l'électrode
2 pour provoquer le chauffage du manchon Isolant 3 à travers lequel la soudu- re passe au bec T et le porter à une température qui dépasse le point de fu- sion de la soudure. Lorsque ceci se produit, l'action de l'outil est moins efficace.
En vue de'réduire le risque d'une fusion prématurée de la soudure à l'intérieur du manchon, il est préférable d'élargir l'alésage dans l'élec- trode tubulaire 2 sur une certaine distance à l'arrière du bec T comme c'est indiqué en 2a sur les, dessins, Fig. 6 montre une disposition où l'électrode tubulaire 2 est d'une pièce, tandis que la Fig. 7 montre une disposition si- milaire où l'électrode 2 est rendue longitudinalement, un intervalle isolant
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ou une couche isolante 30 étant ménagé entre les deux sections de l'électrode
2. Cette'couche 30 peut-si on le désire faire corps¯avec le manchon isolant
3.
On a trouvé en pratique qu'une pareille forme de construction, réduit ou élimine la tendance de la soudure % entrer en fusion avant d'attein- dre le bec T par suite de la diminution de là surface de contact entre l'élec- trode 2 et le manchon 3.
La Fig. 8 montre une autre forme d'exécution de l'invention, où la poignée 1 est pourvue d'une crosse de pistolet 1c qui peut ainsi servir à recevoir une bobine de fil de soudure. La figure montre également une gachette 28 qui peut remplacer la roue 17 pour faire avancer la soudure dans l'électrode 2 à l'aide d'un mécanisme d'alimentation pas-à-pas, approprié ( (non représenté) .
Fig. 9 est une vue fragmentaire en plan d'une variante du dispo- sitif porte-électrode. Dans cette forme d'exécution de l'invention, deux é- lectrodes de charbon massives 2a, 2b sont placées côte-à-côte sur des axes parallèles, et sont maintenues dans un bloc isolant 29 en matière réfractaire, céramique ou autre matière résistant à l'action de la chaleur. L'extrémité interne de ce bloc 29 est serrée dans l'extrémité antérieure du boîtier 1, des dispositions appropriées étant prises en cette extrémité, pour raccorder les deux électrodes 2a, 2b à un pôle de la source de courant.
Les électrodes sont espacées l'une par rapport à l'autre d'une quantité suffisante pour per- mettre de placer une âme de soudure 4 entre elles en laissant un intervalle isolant.' Fig. 10 montre comment on peut disposer les électrodes 2a, 2b et l'âme de soudure 4 en plaçant leurs axes dans un même plan, tandis que la
Fig.'11 montre une disposition où l'axe de l'âme de soudure 4 est déporté par rapport au plan contenant les axes des électrodes.
Les électrodes 2a, 2b d'un outil construit de cette manière peu- vent être raccordées aux deux pôles de la source de courant, aucune connexion n'étant établie avec l'âme de soudure 4. Dans une télle disposition, les ex- trémités de travail des électrodes sont amenées en contact avec la pièce de telle manière qu'un courant de chauffage circule à travers la surface de cette dernière entre les points des électrodes. Aussitôt que la pièce a-atteint une température dépassant le point de fusion de la soudure, l'âme est mise en contact avec elle et entre en fusion. De cette manière, une surface peut être étamée pour pouvoir être soumise à un soudage à l'étain.
Lorsque l'éta- mage de la surface a été achévé, les deux pièces à souder à l'étain peuvent être placées en contact et la chaleur nécessaire à cette opération peut être produite en maintenant les électrodes seules en contact avec la pièce.
Fig. 12 montre une variante de la disposition suivant les Figs.
5 à 7, où l'outil comporte seulement deux électrodes de charbon 2a, 2b qui sont maintenues, de façon que leurs axes soient parallèles, dans un bloc isolant 29. L'outil est employé pour chauffer la surface de la pièce à la température voulue, la soudure y étant appliquée séparément. Cette disposition de l'outil convient particulièrement à l'étamage de surfaces relativement grandes et au soudage à l'étain de pièces présentant une masse ou,une surface relativement grande et d'où la chaleur est dissipée rapidement par rayonne- ment ou, par conduction. Par suite de la nature très locale du chauffage, toute la masse ne doit pas nécessairement être portée approximativement à la température de fusion de la soudure avant que sa fusion ne puisse être effectuée sur la zone désirée.
On réalise ainsi une économie considérable d'énergie en comparaison de l'énergie absorbée par les fers à souder du type le plus usuel.
Fig. 13 est une vue fragmentaire en plan d'encore une autre forme d'exécution où les électrodes 2a, 2b ont la forme de demi-tubes. Les électro- des sont montées sur un manchon central isolant et résistant à la chaleur 3, dans l'alésage central,'duquel-passe Pâmé de soudure 4, les bords longitudi- naux en regard des électrodes étant séparés par des entrefers indiqués en 30 (voir aussi Fig. 14). Les couches conductrices sont déposées ou montées d'une
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autre manière sur les extrémités interne des électrodes 2a, 2b dans des con- ditions assurant la conductibilité électrique, de façon à constituer des bornes de raccordement pour les conducteurs 21, 24 venant de la source de courant.
Le dispositif entier est serré convenablement dans une buselure isolante à l'extrémité avant de la poignée ou du boîtier 1, ainsi qu'on le comprendra sans qu'il soit nécessaire de le montrer plus amplement sur le dessin.
Dans la disposition représentée sur la Fig. 15, le manchon cen- tral 3 est pourvu de nervures longitudinales 3a, 3b qui servent à espacer po- sitivement les bords adjacents des électrodes en pénétrant dans les interval- les ou entrefers 30 représentés sur les Figs. 13 et 14. Dans la variante re- présentée sur la Fig. 16, le manchon 3 comporte une partie extérieure tubulai- re 3c faisant corps avec lui, qui encercle les électrodes 2a, 2b et sert à les protéger tant mécaniquement qu'électriquement sur la plus grande partie de leurs longueurs dépassantes. Cette disposition présente l'avantage supplé- mentaire de permettre l'introduction de l'outil dans des espaces relativement étroits entre des pièces métalliques sans risque de court-circuiter les élec- trodes avant qu'elles n'atteignent la pièce à souder.
La fig. 17 montre encore une autre forme d'exécution de l'inven- tion, où les électrodes 2a, 2b ont une section transversale rectangulaire, tandis que leurs faces tournées vers l'intérieur et leurs bords latéraux sont enfermés dans une matière isolante 29a. Un espace est ménagé entre les électrodes pour permettre de faire avancer un mince ruban de soudure 4 entre celles-ci. En variante, une série de rubans ou de fils de soudure peuvent être amenés côte-à-côte entre les électrodes. Cette construction aussi est particulièrement propre à l'étamage ou au soudage à l'étain de pièces présen- tant une surface relativement grande.
Fig. 18 montre une disposition où quatre électrodes 2a ... 2d sont montées dans un support isolant commun 29b et disposées symétriquement par rapport à l'alésage 12 destiné à recevoir une âme de soudure 4. Les électro- des 2a ... 2d peuvent être raccordées à un pôle commun de la source de courant, tandis que l'âme de soudure 4 est raccordée à l'autre pôle; ou bien les élec- trodes peuvent être raccordées par paires aux pôles de la source de courant, tandis que l'âme de soudure 4 en est isolée. Ou encore, les électrodes 2a...
2d peuvent être raccordées chacune à un pôle correspondant, et la dernière au neutre d'une source de courant triphasé.
Dans la forme de construction de l'outil représentée sur la Fig.
18, les électrodes 2a, 2b sont disposées concentriquement et isolées l'une de l'autre par un manchon tubulaire 3. Cette forme d'outil est employée d'une manière similaire à celle représentée sur la fige 12, la soudure étant présen- tée indépendamment à la pièce à traiter. Toutefois, dans la forme d'exécution représentée sur la Fig. 20, les deux électrodes 2a, 2h ont une forme tubulaire et sont disposées concentriquement, une âme de soudure 4 étant amenée dans le tube intérieur 2b. Dans une variante, les positions de l'âme de soudure centrale 4 et de,l'électrode intérieure 2b sont permutées, celle-ci étant cons- tituée par une tige massive tandis que la soudure est introduite dans l'espace annulaire entre cette tige et l'alésage du manchon 3.
Dans ce dispositif, la soudure peut se présenter sous forme.d'un ruban recourbé sous une forme cylindrique, ou d'un certain nombre de fils ou de rubans étroits séparés.
Bien que dans la description qui précède, l'électrode non fusible 2 ou les électrodes non fusibles 2a, 2b ... soient en charbon, il est bien entendu que toute autre matière conductrice qui n'est pas fusible à la tempé- rature de travail peut être employée si on le préfère. Suivant une variante, les électrodes non fusibles peuvent être en métal et pourvues de pointes en charbon ou en métal fritté, au bec T de l'outil. Dans une autre variante encore , la,plus grande partie de l'électrode non-fusible peut être en matière isolante et la pointe seulement en matière conductrice.
L'emploi, de charbon comme électrode non fusible ou comme matière pour la pointe de l'électrode est préféré pour des raisons de non oxydation dans les conditions de formation de l'arc et d'économie de fabrication. Une tige de charbon garnie de métal peut être employée comme électrode si on le
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désire pour faciliter le raccordement à la source de courant et peur assurer une protection mécanique. Diverses autres conceptions d'électrodes 2 peuvent incontestablement se présenter à l'esprit des hommes de métier.
Un outil suivant l'invention peut être pourvu d'une ou de plusieurs électrodes rétractiles ou extensibles 2, 2a, 2b ... si on le désire, de maniè- re que l'outil puisse être règle-pour pouvoir travailler dans un endroit exigu ou relativement inaccessible. Suivant une variante, l'électrode ou les élec- trodes 2, 2a,2b... peuvent être établies de manière à pouvoir être enlevées facilement pour être remplacées par d'autres, de longueur différente.- Les détails du mode de fixation d'une électrode à une poignée 1 pour l'une ou l'au- tre des différentes formes d'exécution ci-dessus décrites sont certainement à la portée de tout professionnel et ne constituent que des dispositifs pure- ment mécaniques qui entrent dans le cadre de l'invention.
Un fer à souder suivant l'invention peut être exécuté dans des dimensions à peu près semblables à celles d'un portemines ordinaire, ce qui rend l'outil particulièrement propre à de petits travaux, comme ceux de la bijouterie. En outre, la tension appliquée aux éléments de travail du fer à souder peut être relativement basée, de telle sorte que l'épaisseur du manchon isolant peut être réduite à un minimum. En outre, les risques de . chocs dûs à la formation d'un défaut dans l'isolement sont éliminés.
Comme la chaleur nécessaire à la fusion de la soudure est engendrée par l'arc élec- trique ou dans la couche superficielle de la pièce au travers de laquelle le courant circule entre les électrodes, elle est très localisée et les pertes dues à la conduction et au rayonnement sont maintenues très faibles, de telle sorte que.le rendement de l'outil est très élevé.
Le transformateur d"alimentation 8 (Fig. 1) est normalement monté à l'extérieur du manche 1, qui est alors raccordé à son enroulement secondaire 7 par l'intermédiaire d'un conducteur flexible. Toutefois, on peut trouver avantageux de- monter le transformateur 8 à l'intérieur de la poignée 1.
Celle-ci peut aussi être pourvue d'un adaptateur universel pour recevoir une âme de soudure 4 et des électrodes 2, 2a ... de différentes dimensions, si on -le désire.
' On a trouvé possible de souder à l'aide d'un outil suivant l'in- ventiori dans n'importe quelle attitude, y compris celle où les électrodes sont pointées- vers le haut sur la face inférieure de la pièce. Toutefois, pour permettre à l'outil de reposer sur une surface métallique sans risque de courts circuiter les électrodes, il peut être désirable d'incorporer dans la poignée un interrupteur agissant par gravité, tel qu'un interrupteur à mercure. Pour déconnecter les électrodes de la source de courant. Un tel interrupteur à gravité peut être dérivé sur un interrupteur opérable à la main qui est nor- malement sollicité dans la position d'ouverture.
Un autre avantage de l'outil est que les électrodes proprement dites ne doivent pas nécessairement être amenées à la température de soudage et qu'elles restent normalement froides pendant l'opération de soudage. La consommation d'énergie de l'outil est ainsi limitée à celle nécessaire pour assurer la fusion satisfaisante de la quantité de soudure indispensable sur la pièce. L'outil peut être laissé sous tension pendant certaines périodes de temps, lorsqu'il n'est pas effectivement en service, mais la consommation . de courant n'a lieu que lorsque les électrodes sont réellement amenées en con- tact avec la pièce.
L'outil possède donc un rendement très élevé en comparai- son des outils de soudage des types les plus usuels, employapt des bouts chauf- fées dont la température est fréquemment maintenue à celle du fonctionnement pendant de longues périodes d'arrêt.
On a trouvé en pratique qu'il existe une grande gamme d'alliages à faible point de fusion que l'outil peut utiliser comme soudure ou électrode fusible, et ceci est une nouvelle raison d'économie en permettant la réduction ou même l'élimination, de l'étain de l'alliage. On envisage même dans certai- nes applications l'emploi comme soudures, d'alliages n'appartenant pas au groupe plomb-étain. Par conséquent, le terme "soudure" employé dans la pré- sente description est censé comprendre tout métal ou alliage à point de fusion
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relativement bas, tels que le plomb pur ou l'alliage plomb-étain à faible te- neur en étain.
REVENDICATIONS.
1.- Outil de soudage comportant au moins deux électrodes espacées isolées l'une de l'autre et susceptibles d'être amenées en contact avec,la pièce à souder, et un dispositif pour appliquer aux électrodes un courant d'in- tensité suffisante pour provoquer au point où la soudure doit se faire une élévation de température de la pièce dépassant le point de fusion de la soudure.