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La Société dite : BLAUPUNKT-WERKE G.m.b.H., à Berlin-Wilmersdorf (Allemagne). EMETTEUR A TUBE, A CHAMP MAGNETIQUE, A OSCILLATIONS S'AMORCANT AUTOMATIQUEMENT. Convention Internationale : Demande de brevet allemand B.201.479 VIII a/2.1 a 4 déposée le 18 février 1943.
Dans beaucoup d'émetteurs à tubes à champ magnétique, les oscillations s'amorcent seulement lorsque les données de fonctionnement telles que la tension d'anode, le champ magnétique, etc. sont amenées par réglage de valeurs plus petites ou plus grandes vers les valeurs de fonctionnement optima nécessaires pour chaque fréquence. Dans d'autres cas, par exemple en cas de mise en circuit brusque de la tension d'anode, il peut se faire que bien que la tension d'anode ait la valeur nécessaire pour l'état d'oscillation et correcte, l'émetteur n'oscille pourtant pas ou oscille d'une manière non désirée. Ceci provient de ce que des mouvements d'électrons ont lieu dans.le magnétron et em- pêchent l'amorçage de l'oscillation désirée.
C'est seulement
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lorsque la tension d'anode est réglée en s'élevant, lentement, par exemple à partir de petites valeurs, que l'on peut produire l'amorçage de l'oscillation désirée, car alors les mouvements 6'électrons sont entraînés vers l'état d'oscillation désiré.
Ces phénomènes d'entrainement dérangent fortement le fonctionnement d'un émetteur. Si en effet, d.ans un émetteur, la tension d'anode disparaît pendant un court instant, les oscillations cessent. Lors du retour de la tension d'anode, les oscillations ne recommencent pas toutefois mais la tension d'anode doit d'abord être réglée à partir de petites'tensions de nouveau à la valeur de fonctionnement désirée. La tension d'anode peut toutefois facilement disparaître, par exemple dans les émetteurs dont les éléments d'accord tels qu'une ligne de Lecher sont établis pour la production d'une grande variation de fréquence de façon réglable.
D'autre part des oscillations peuvent également dispa- raître par le fait que le couplage d'autres circuits au circuit oscillant est rendu trop fixe ou que le circuit oscillant est trop fortement amorti, par exemple par contact involontaire.
Normalement, le magnétron n'oscille plus de nouveau après que le dérangement a été éliminé, mais il faut de la manière décrite plus haut l'amener de nouveau à osciller.
Malgré l'application de tension d'anode et de chauffage re- glementaire, le magnétron n'oscille donc pas immédiatement, ce qui ne peut ne pas être observé faute de surveillance continuelle du fonctionnement.
L'invention procure un dispositif qui permet une remise en oscillation automatique de montage à tube à champ magnétique.
Dans ce but, dans des émetteurs à tube à champ magnétique pour la-production d'ondes dans la gamme décimétrique ou centimétri-
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que, suivant la présente invention au moyen des courants ou des tensions de haute fréquence résultant des oscillations, ou des variations produites par ceux-ci en particulier des fluctuations des valeurs de fonctionnement (tension d'anode, etc.), un dispo- sitif est commandé de telle manière que lors de la disparition des oscillations il fait fluctuer périodiquement les valeurs de fonctionnement du magnétron et excite ainsi de nouveau les oscil- lations. On utilise alors par exemple le phénomène consistant en ce que dans l'état d'oscillation du magnétron son courant d'anode a d'abord une autre valeur que dans l'état de non oscil- lation.
En conséquence cette variation de courant peut être uti- lisée pour des opérations de commande qui sont déclenchées au moyen de relais électromagnétiques ou électroniques et qui con- sistent en ce que d'une manière quelconque'un défaut de constance est provoqué dans un des circuits d'un magnétron qui a pour effet une augmentation ou une diminution de sa tension ou du courant d'alimentation et produit ainsi une incitation à l'oscillation.
Les figures l à 4-montrent des réalisations de l'invention en principe.
A la figure 1 on a placé dans le circuit d'anode du magné- tron M un enroulement de relais A qui est dimensionné de telle manière que lors de l'oscillation du magnétron, l'armature du re- lais est attirée mais retombe en cas d'absence de l'oscillation du magnétron.'
Lorsque l'armature du relais est retombée, c'est-à-dire que le magnétron n'oscille pas, au moyen du contact K se trouve rac- cordée au circuit d'anode du magnétron par l'intermédiaire de la résistance W, supplémentairement, une source U de tension alter- native. Cet état est représenté.
La tension alternative qui est
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superposée supplémentairement à la tension d'anode fait en sorte après la mise en circuit de la tension d'anode ou la. suppression d'un autre dérangement, automatiquement, que la tension d'anode ne commence pas brusquement et s'approche de la valeur correcte de fonctionnement en partant de plus petites valeurs. Lorsque ceci est réalisé et que par conséquent le commencement de l'oscillation a été produit, l'armature du relais est attirée et la source U de tension alternative est de nouveau détachée.
Il est possible en principe de faire varier périodiquement la tension d'anode ou le champ magnétique, ce qui est produit par application d'une tension alternative à un électro-aimant.
La tension alternative peut être prise au réseau à courant alternatif ou être produite dans un oscillateur particulier.
La constitution du montage est particulièrement simple lorsque la tension alternative est produite suivant la figure 2.
Dans ce cas, au moyen de l'enroulement de relais A en cas d'absence de l'oscillation, le contact a est fermé et de ce fait un second relais B est appliqué au moyen de son contact de repos propre b1 à la source de tension auxiliaire S. Le relais B excité met en circuit au moyen de son autre contact b2 dans la position 1 un condensateur C déchargé, avec l'anode du magnétron.
Cet état est représenté. Par conséquent la tension d'anode s'élève lentement pour le magnétron à partir de zéro et permet ainsi l'amorçage de l'oscillation..Suivant la caractéristique désirée de l'augmentation de tension, on choisit les valeurs de C et W.
Dès que les oscillations sont produites, le relais A ouvre de nouveau son contact a, de sorte que le circuit du relais B est coupé et qu'ainsi se produit le changement du contact b8 dans la position 2. De ce fait le condensateur C est déchargé et'est
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alors préparé pour une nouvelle incitation à l'oscillation.
Si l'incitation à l'oscillation est interrompue pendant longtemps, on a trouvé avantageux un raccordement répété du condensateur C au circuit d'anode du tube à champ magnétique M.
Tandis qu'en effet le contact a du relais A reste fermé.pendant toute la durée du dérangement, le contact b1 monté en série avec celui-ci est ouvert peu de temps après le fonctionnement du relais B et interrompt ainsi l'excitation du relais B. Le montage fonctionne à la manière d'un interrupteur automatique et a pour conséquence que le contact b2 est alternativement rabattu dans les positions 1 et 2. Par conséquent le condensateur C, toujours déchargé dans la position 2, est raccordé périodiquement au circuit d'anode du magnétron M et provoque en principe le même effet que la source de courant alternatif U, raccordée à la figure 1, en vue de l'incitation à l'oscillation, au circuit d'anode.
Au lieu de deux relais, on a prévu dans le montage de la figure 3, un relais à deux Bnroulements. Pour l'alimentation des relais ou des enroulements auxiliaires de ceux-ci, on peut employer la source de tension de chauffage du tube à champ magnétique. L'enroulement principal A du relais unique employé dans le montage de la figure 3 est de nouveau monté dans le circuit d'anode du magnétron M. L'enroulement auxiliaire H peut être raccordé au moyen du contact a1 à la source de tension auxiliaire S. Aussi longtemps que le magnétron oscille, le relais R est excité au moyen de l'enroulement principal A et a par conséquent son contact de repos a ouvert. Dans ce cas l'autre contact variable a2 se trouve dans la position 1.
Si les oscillations cessent pour les raisons déjà mentionnées, l'excitation du
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relais R au moyen de l'enroulement A est affaiblie de telle manière que son armature retombe et que le contact a1 estfermé .
Au même moment le contact a est rabattu dans la position 2, de sorte que le condensateur C'est déchargé. Par la fermeture du contact a1, le relais R est excité au moyen de l'enroulement auxiliaire H tandis qu'au moment même le contact a1 est de nouveau ouvert et le contact a2 est rabattu dans la position 1.
La durée de fonctionnement du relais peut être réglée par un dimensionnement approprié de son enroulement ou en cas d'emploi de dispositifsconnus de retardement tels qu'une enveloppe de cuivre de telle manière que lorsque le condensateur C est raccordé au circuit d'anode du magnétron M, l'accroissement pro- gressif prévu de la tension d'anode se produit et par conséquent l'incitation à l'oscillation est assurée. Si les oscillations commencent, la commande du relais R au moyen de l'enroulement auxiliaire H est interrompue car dans ce cas le relais R est excité au moyen de l'enroulement principal A et maintient son contact a1 ouvert. Dans ce cas le contact a2 reste dans la position 1 de sorte qu'également le raccordement périodique du condensateur C au circuit d'anode est interrompu.
De cette manière le montage de l'interrupteur automatique formé au moyen de l'enrou- lement auxiliaire H est de nouveau mis hors d'action. Ce dernier mode de fonctionnement se présente aussi longtemps que les oscillations n'ont pas commencé, ce qui est reconnaissable sans difficulté d'après le jeu indiqué des contacts.
La variation prévue de la tension d'anode peut être produi- te non pas au moyen d'un condensateur, mais à l'aide d'une selfinduction montée de façon appropriée . D'une certaine manière, cet effet se produit déjà en ce sens que l'enroulement auxiliai-
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re H du relais R à la figure 3 forme .une inductance au moyen de laquelle lors de la mise en circuit, un choc de tension est in- duit dans l'enroulement A et par conséquent dans le circuit d'anode du magnétron M, qui provoque une allure déterminée de la tension d'anode comme c'est nécessaire pour le commencement de l'oscillation.
Comme le montre la figure 4, l'effet prévu peut être pro- duit finalement avec un relais normal. Dans ce cas le relais A est de nouveau intercalé dans le circuit d'anode du tube M à champ magnétique, mais peut être excité en outre au moyen de la source de tension auxiliaire raccordée en S par l'intermédiaire @ dû-contact a1. En fonctionnement du tube à champ magnétique, le relais A est excité et maintient par conséquent son contact a1 ouvert tandis que l'autre contact a2 se trouve dans la position 1. Si les oscillations du magnétron'M disparaissent, le relais A retombe, c'est-à-dire que son contact a2 est amené dans la po- sition 2 pour laquelle le condensateur C se décharge, tandis qu'en même temps son contact a est fermé.
De ce fait le relais A est de nouveau excité mais raccorde par l'intermédiaire du contact a2 le condensateur C déchargé au circuit d'anode du ma- gnétron M'dont 'la tension d'anode présente de ce fait un accroïs- sement déterminé qui est favorable pour l'amorçage de l'oscilla- tion. Si les oscillations sont amorcées, le relais A est encore excité par le courant de fonctionnement du magnétron, en parti- culier son courant d'anode, de sorte que les processus de commu- tation mentionnés ne se produisent pas car ils se répètent seu- lement lorsque, après la première mise en connexion du condensa- teur C au circuit d'anode, l'incitation à l'oscillation ne se produit pas déjà.
Aussi longtemps que ceci n'est pas le cas,
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l'inflàence du condensateur C sur la tension d'anode se répète, ce qui est rendu possible par le montage auxiliaire du relais A fonctionnant à la manière d'un interrupteur automatique.
Dans tous les montages, on amène entre M et P la tension d'anode pour le fonctionnement du magnétron.
Il n'y a pas d'inconvénient à remplacer le relais électro- magnétique par des relais électroniques tels que des tubes élec- troniques ou des tubes à luminescence. E cas d'absence de l'os- cillation du magnétron, la tension initiale d'une grille d'un tube à vide élevé est,par exemple modifiée de telle manière que par celle-ci une tension alternative, qui dans certaines cir- constances est produite dans le même tube, est appliquée à l'anode du magnétron, de sorte que les oscillations peuvent re commencer, après quoi l'oscillateur auxiliaire est bloqué de nouveau.
La commande du relais électronique peut se faire au moyen de la haute fréquence redressée de l'émetteur qui en cas d'absence de l'oscillation de l'émetteur, modifie de façon cor- respondante le potentiel de grille du relais électronique et établit les conditions de mise en oscillations. Dans les réali- sations de l'invention suivant les figures 1 à 4, le fonctionne- ment est choisi de telle manière que la tension d'anode pour la production d'oscillation s'élève de valeur basse vers des valeurs hautes. Il est également possible sans difficulté de monter de telle manière le condensateur employé aux self-inductions corres- pondantes, que la tension d'anode est élevée lors de l'absence des oscillations et diminue alors des valeurs élevées vers des valeurs basses. @ /