<Desc/Clms Page number 1>
MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de BR37IT D'INVENTION Dalles compositesnmonobloc en bois reconstitué ou naturel.
Monsieur HERVAUX (Abel, Roger) Priorité: FRANCE: 11 août 1944.
L'invention est relative à des dalles composites monobloc en bois reconstitué ou en bois naturel, dalles destinées prin- cipalement, mais non exclusivement, au revêtement des sols au lieu et place des parquets de divers genres ou de diverses na- tures utilisés jusqu'à ce jour.
L'invention a pour but de permettre d'apporter, à la cons- truction des sols et ce par rapport à tous les autres genres de planchers ou parquets en bois couramment employés, notamment : a) un effet esthétique et architectural plus moderne décou- lant de l'emploi de grandes dalles en bois présentant une grande surface monobloo unie au lieu et place, soit des frises de parquet ou des éléments de mosaïque bois, assemblés ou non sous forme de dalles; b) une extrême facilité de pose, pouvant être exécutée, non plus seulement par les spécialistes du bois, mais aussi par @ les ouvriers oarreleurs ou maçons;
<Desc/Clms Page number 2>
c) l'inertie des sols et l'insonorité des sols;
d) une réduction des épaisseurs des planchers et de leur poids mort, procurant oonséquemment à ces divers avantages une sensible réduction du prix de revient cependant que par ailleurs les résistanoes mécaniques,par rapport à une dalle qui ne serait constituée que par la partie supérieure seulement de notre dalle composite monobloc, sont très sensiblement supérieures.
Elle consiste principalement à établir les éléments constitutifs de ces sols soue forme de dalles composites, monobloc, constituées d'une partie supérieure de préférence en bois reconstitué et le plus généralement très mince et très dure et d'une partie inférieure servant de support à la partie supérieure composée différemment selon le mode et lieu de destination projeté et à solidariser ces deux parties par tout moyen approprié.
Elle consiste, en outre de ces dispositions principales, en d'autres dispositions qui peuvent s'utiliser en même temps et qui seront décrites plus loin.
L'invention sera de toute façon bien comprise à l'aide de ce qui suit et du dessin schématique ci-annexé, lequel n'est donné qu'à simple titre indicatif.
La figure 1 de ce dessin montre en perspective cavalière les deux éléments séparés d'une dalle constituée selon un premier mode de réalisation de l'invention.
La figure 2 montre en perspective cavalière ladite dalle avec ses deux éléments assemblés.
Les figures 3 et 4 montrent respectivement en coupe un parquet tel qu'établi généralement et un dallage établi selon l'invention : l'un et l'autre appliqués directement sur le gros oeuvre d'un plancher ou plafond.
La figure 5 montre en perspective cavalière un dallage ét@
<Desc/Clms Page number 3>
blie selon un second mode de réalisation de l'invention.
La figure 6 montre en perspective cavalière un dallage établi à l'aide de dalles comme oelle que montre la figure 5 du dessin.
La figure 7 montre toujours en perspective cavalière une dalle établie selon un troisième mode de réalisation de l'in- vention.
La figure 8. montre aussi en perspective cavalière un élé- ment inférieur de dalle établi selon un quatrième mode de réa- lisation de l'invention.
La figure 9 montre aussi en perspective cavalière des dalles établies selon un cinquième mode de réalisation de l'invention.
La figure 10 montre vue en plan une dalle établie selon un sixième mode de réalisation de l'invention.
Se proposant de garnir le plancher d'une salle, au lieu d'avoir recours comme jusqu'ici à du parquet mis sur des lam- bourdes assujetties en place par un solin en plâtre et dont l'épaisseur n'est généralement pas inférieure à 80 m/m (fig.
3) selon l'invention : à l'aide de tous produits appropriés et de préférence à l'aide de la matière oonnue sous le nom de bois reconstitué,. on commence par fabriquer des sortes de plaques a carrées (fig. 1) le plus généralement et de faible épaisseur (trente centimètres de coté et 3 à 4 m/m d'épaisseur par exemple), puis on fabrique en la même matière (ou en toute autre matière appropriée mais de dureté moindre des plaques b (fig. 1 également)'de mêmes dimensions (ou sensiblement de mêmes dimensions) que les premières, mais d'épaisseur supérieure (vingt' m/m par exemple) et on solidarise chaque plaque a avec une plaque b à l'aide de tout moyen ou produit approprié collage par exemple). On a eu soin de chanfreiner en 0 sur leurs quatre côtés les plaques b.
Les plaques a, minces, dures et le plus résistantes constituent les plaques supérieures des
<Desc/Clms Page number 4>
dalles et les plaques b épaisses, mais moins dures,et moins résistantes constituent les plaques inférieures des dalles.
Pour couvrir un plancher à l'aide de dalles de ce genre, on coule sur celui-ci un mortier approprié d'une épaisseur de vingt millimètres par exemple et on y place (comme le montre la figure 4) les dalles jointives et de niveau comme on le ferait pour un carrelage ordinaire.
On se rend compte, en examinant comparativement les figures 3 et 4 du dessin qui représentent respectivement aux mêmes proportions un parquetage ordinaire et un dallage établi selon l'invention, de la différence d'épaisseur, à résistance au moins égale bien entendu, des deux dispositifs, de plus l'invention permet de réaliser un gain sensible de poids et de réaliser une économie de pose.
11 va de soi que les dalles en question peuvent être posées sur des lambourdes et à cet effet, comme le montre la figure 5 du dessin, on établit la partie inférieure b de façon qu'elle comporte sur deux de ses cotés, formant angle droit, une rainure d et sur les deux autres cotés opposés une langue tte e.
Et l'on peut soit assembler ces dalles et les poser droites, ou comme le montre la figure 6 du dessin, diagonales (ou en pointes). Sur cette figure, les dalles sont sur lambourdes, elles portent en leur centre sur le milieu d'une lambourde et par leurs deux pointes, situées de part et d'autre de ce centre, sur le milieu de deux lambourdes voisines de la première.
L'élément inférieur b de la dalle peut être établi en plusieurs éléments b1 comme le montre la figure 7 du dessin.
Ces éléments b1 sont constitués à rainures et languettes pour s'assembler entre eux pour supporter l'élément supérieur a et pour permettre l'assemblage des dalles entre elles. Dans le cas où les dalles doivent être posées sur lambourdes, comme le montre la figure 7, leséléments inférieurs sont posés sur
<Desc/Clms Page number 5>
deux lambourdes.
L'élément inférieur p d e la dalle peut être établi éga- lement en plusieurs élémentsb2 comme le montre la figure 8 du dessin, élément inférieur qui dans ce cas conviendra pour la pose du mortier.
'L'élément inférieur peut également être établi comme le montre la figure 9 du dessin comme une sorte de sommier ou cadre f entretoisé.
Les quelques exemples de réalisation décrits dans ce qui précède et représentés au dessin Remettent de se rendre compte que l'invention peut être réalisée de différentes fa- çons sans que le principe en soit affecté, La forme des dal- les peut évidemment varier selon les nécessités de pose ou selon 'les résultats ou les effets à obtenir ; peuvent être rectangulaires, affecter une forme polygonale, voire même être curvilignes.
Au lieu du chanfrein de l'élément inférieur b, on peut sur la tranche de cet élément b ou à sa partie inférieure (ou sur les deux : tranche et partie inférieure) prévoir des évidements facilitant davantage l'accrochage des dalles dans le mortier quand on a recours à cette forme de pose ou faci- litant par ailleurs cet accrochage sur des lambourdes.
Dans tout ce qui précède, on a considéré que la partie supérieure a était d'une seule pièce, il est évident que cet- te partie supérieure peut être constituée, comme le montre la figure 10 du dessin, de plusieurs éléments a1, a2, a3 (par exemple 3 ou 4), toutefois de façon à ne jamais consti- tuer ou donner l'impression d'une dalle mosaïque.
On peut se rendre compte d'après ce qui précède et d'a- près ce que montre le dessin, que les avantages recherchés sont bien, notamment, les suivants : grande facilité de pose dans tous les cas et notamment la pose au mortier de ciment au;de chaux ou avec tout autre @ liant, comme s'il s'agissait d'un carrelage ordinaire ; résistance très supérieure par rapport à la dalle qui ne
<Desc/Clms Page number 6>
serait constituée que par la partie supérieure; insonorité (due à la possibilité de réaliser l'élément in- férieur en aggloméré magnésien ou autre produit isolant donnant le même résultat); inertie totale des sols (due surtout à la constitution de l'élément supérieur a en bois reconstitué, matière inerte à l'encontre du bois naturel);
réduction sensible de l'épaisseur des sols, procurant une réduction des hauteurs des bâtiments d'où économie sur l'ensemble de ces bâtiments ou permettant d'augmenter la distance entre plancher et plafond pour un bâtiment considéré; réduction sensible du poids mort des planchers avec l'in- oidence d'une nouvelle réduction sur le prix de revient de l'ensemble des surfaces d'un bâtiment même si l'emploi des dalles, objet de l'invention, n'est que partiel.
L'invention ne se limite pas à ceux de ses modes de réalisation qui ont été plus particulièrement décrits dans ce qui précède et représentés au dessin, elle s'étend à toutes les variantes de ceux-ci.
REVENDICATIONS
1) Dalle pour revêtement de sols, caractérisée par le fait qu'elle est constituée en deux parties : une partie supérieure très mince et très dure et une partie inférieure en une matière appropriée au mode et au lieu d'utilisation et que les deux parties sont rendues solidaires l'une de l'autre pour constituer un élément composite monobloc.