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BREVET D'INVENTION
EMI1.1
Modeste Emmanuel Louis T I&IEA1AN Perfectionnement aux châssis de vitrage, cadres à panneaux et analogues.
La présente invention est relative à des châssis de vitrage, cadres à panneaux en matières appropriées et plus spécialement à la construction de châssis en agglomérés de, ciment, pierres artificielles,, bois et analogues.
D'une manière générale, il est connu de fabriquer les châssis vitrés soit en pièces monolithes suivant quelques dimensions invariables dépendant du nombre de carreaux composant la baie vitrée ou à panneaux, ces carreaux ayant toujours la .même dimension, soit en éléments distincts constituant les traverses et les montants qui sont seulement assemblés entre eux' lors de la pose du châssis ou assemblés en usine avant expédition à l'aide de clous, vis et emboîtements divers.
La construction de châssis monolithes précitée nécessite desmoules très compliqués, coûteux, chaque modèle exigeant un moule spécial d'après dimensions etsuivant l'esthétique des châssis exigés par les bâtisseurs, tandis que les constructeurs de châssis en éléments à assembler sont obligés de procéder à des assemblages compliqués et coûteux pour arriver à la réalisation voulue.
La présente invention a pour but d'obvier à ces multiples inconvénients en opérant l'assemblage des montants et traverses. par l'interposition d'intercalaires et d'armatures passant à travers aes ouvertures prévues d'avance dans les dits éléments., Cela permet de fabriqueren grandes sérieset d'avance des éléments standardisés essentiels comme les angles en "L", les "T" des jonctions périphériques, les croix "X" des intermédiaires rectilignes suivant les dimensions et esthétiques exigées aux plans d'exécution, ou plus simplement par des intercalaires cubiques ou parallélipipédiques.
Une autre caractéristique ae l'invention réside dans l'assemblage des divers éléments par serrage opéré aux extrémités de l'armature pouvant aller jusqu'à la précontrainte.
Aux dessins annexés sont représentés, à titre d'exemple, deux modes d'exécution de la présente invention.
La fig. 1 est une vue d'ensemble d'un châssis en béton par exemple montrant les élémentsconstitutifs d'un châssis avant l'assemblage final.
La fig. 2 donne partiellement une traverse en coupe à plus granae échelle, avant le serrage des éléments entre-eux.
Les fig. 3,4 et 5 montrent en plan respectivement des intercalaires en X, T et L.
La fig. 6 représente en coupe une disposition fractionnée lorsqu'il est fait usage de panneaux en béton ou autres matiè-
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res appropriées en lieu et place de vitrage.
La fig. 7 montre le serrage à l'aide d'écrous se vissent sur les extrémités filetées des tringles.
La fig. 8 donne en plan la seconde réalisation consisdant en un bloc carré ou prismatique servant à la fois d'élément d'angle, de croisement ou de jonction.
Suivant un moae ae réalisation représenté aux fig. 1-7, tous les intercalaires entrant aans la composition uu caâssis sont moulés d'avance comme élements standards, les pièces d'an- glas 1 en forme -de "L", les jonctions périphériques en forme de "T" ainsi que les jonctions interméniaires 3 en forme ae croix en "X", alors que les pièces rectilignes 4 constituant les montants et les traverses extérieures et intermédiaires peuvent être réalisées lors ae la commande à exécuter de manière à suivre l'esthétique demandée, soit par moulage aux aimensions utiles, soit débitées de pièces moulées d'avance.
Les différents éléments sont pourvus d'ouvertures 5, de préférence rondes, unitaires ou multiples suivant les nécessités de résistance et qui sont destinées à permettre le passage, éventuellement à frottement doux, de tiges ou câbles 6. prévus pour permettre l'assemblage rigide.
Les tiges 6 sont légèrement plus grandes que l'une ou l'autre des dimensions du châssis, suivant qu'elles doivent servir à la fixation d'éléments disposés suivant la hauteur au châssis ou suivant sa largeur.
Pour l'assemblage sont disposés, sur une aire bien plane, les différents éléments constituant un châssis à leurs places respectives en se servant s'il y a lieu et pour le bon guidage, de tenons ¯9 et encoches 8 pouvant être prévus dans les abouts des éléments à joindre.
Il est interposé alors des joints plastiques ou ae mortier et il est possible de passer à travers les ouvertures 5 disposées suivant une même ligne une des tiges 6, puisque les ouvertures sur une même longueur correspondent toutes.
Ensuite, il est opéré au serrage des éléments en effectuant une traction sur les diverses tiges ou câbles, et la tension opérée est maintenue à l'aide d'une cale 9 trapézoïdale s'engageant entre la tige et un bloc 10, en métal de préférence et qui est prévu dans le but de ne pas détériorer les éléments extrêmes du châssi s.
Dans le cas d'une aouble armature et comme montré à la fig. 2, la tige peut être pliée de manière à chevaucher entre les deux ouvertures 5-5'. Pour éviter que la tige se rouille, il est prévu une alvéole 11 qui est remplie, après le serrage, avec un liant quelconque dès que la barre est en place.
En serrant les éléments formant le caare au châssis par les tiges respectives, le châssis est terminé et résiste parfai- tement aux manipulations de manutention, ainsi qu'aux efforts climatiques ou autres, une fois posé dans le gros oeuvre.
On peut, de manière connue, complètement obturer les ouvertures par une composition anti-corrosive, mortier ou autre bourrage, notamment à l'aide d'une pompe, ae manière à protéger d'une façon certaine les tiges contre la rouille.
Le serrage des différentes tiges peut encore se réa-
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liser ainsi qu'il est montré à la fig. à l'aide d'un écrou; , dans ce cas la tige est au moins filetée à l'une de ses extrémités, l'autre extrémité possédant soit une tête fixe, soit une partie filetée sur laquelle vient également se visser un écrou de manière à serrer les éléments d'un des cotés'du cadre ou l'une ou l'autre des traverses.
Les diverses tiges d'un châssis peuvent, lors de l'assemblage même recevoir une tension relativement forte et ce à l'aide d'un vérin hydraulique par exemple, de manière à prévoir une précontrainte suffisante pour permettre au châssis de résister aux diverses sollicitations auxquelles il pourrait être soumis.
L'on comprend que les tenons 1. etencoches8 peuvent être supprimés, les éléments qui sont enfilés sur une même tige étant parfaitement alignés par cette dernière.
Pour la réalisation des joints afin d'éviter l'introduction d'eau par exemple et ainsi la détérioration des tiges, il suffit de tremper dans un lait de ciment les extrémités à joindre avant de les assembler.
La fig. 6 montre le montage d'un panneau dans une ouvertu- re du châssis en lieu et place d'un vitrage.
Par suite des pièces d'angles 1 et jonctions périphériques 2 respectivement en forme de "L" et "T", il est aisé de mettre les châssis bien d'équerre, les joints s'opérant d'une manière simple et ne demandant aucune main d'oeuvre spécialisée.
Cependant, pour de petits châssis on peut réaliser des blocs cubiques'ou parallélipipédiques ainsi que représentés à la fig.
8; ces blocs peuvent servir à la fois comme pièce d'angle, de jonction périphérique et de jonction intérieure.
Des trous 12 sont prévus à des emplacements fixes dans les pièces d'angles1, jonctions périphériques et intermédiaires 3 pour la pose d'organes de ventilation par exemple, ouvrants métalliques, bois ou autres matières ou servant à la fixation des vitres par l'introduction d'une goupille ou analogue.
Les montants et traverses rectilignes peuvent être réalisés aux dimensions désirées d'après le profil exigé. L'inven- tion permet en outre de construire suivant un seul et même type tous les éléments rectilignes 4 et de les scier à la longueur désirée, puisqu'ils ne renferment pas encore d'armature, ce qui permet ainsi non seulement d'avoir ùn outillage simple, mais ae réaliser immédiatement des châssis pour n'importe quelle dimension de baie.
Les bords des éléments intermédiaires recevant soit la vitre, soit le panneau correspondant, sont façonnés de façon adéquate et ae manière connue.
Par la présence des trous 5 dans tous les éléments avant l'assemblage et qui doivent correspondre sans quoi il serait impossible de placer les tiges de fixation, on est assuré que les dites tiges formant armature sont disposées largement dans la masse et ne risquent pas d'être placées à fleur des faces externes, ce qui se produisait assez couramment pour les châssis monolithes et provoquait la rupture par suite de l'oxydation de l'armature.
L'invention a été décrite et illustrée à titre purement indicatif et nullement limitatif, et il va de soi que.de nom- breuses modifications peuvent être apportées à ses détails, sans s'écarter de son esprit. '