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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de
BREVET D'INVENTION Georges MOUTON " MOTEUR "
La présente invention est relative à un moteur à deux temps dans lequel le mélange explosif préalablement aspiré dans un carter étanohe à partir du carburateur est introduit dans la chambre d'explosion par un canal de tfansfert découvert par le piston à la fin de sa course motrice, ou course aller, peu de temps après que la lumière d'échappement est découverte par le piston.
On sait que dans les moteurs à deux temps, la oompression du mélange explosif avant son introduction dans la chambre d'explosion est effectuée dans un compresseur auxiliaire qui alimente successivement les différents cylindres d'un moteur polycylindrique ou dans un carter étanche divisé en autant de compartiments indépendants qu'il y a de cylindres.
La présente invention a comme objet un moteur qui, pour un même taux de compression du mélange explosif, est moins lourd que les moteurs connus et qui permet de réa-
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liser des taux de compression plus élevas que dans le cas des moteurs dans lesquels la compression est réalisée dans un carter étanche. On sait que, dans ce dernier cas, chaque compartiment du carter dans le cas d'un moteur polycylindrique aspire le mélange explosif à partir du carburateur pendant la,..! course de retour du piston et est ensuite mis en communication avec le chambre d'explosion par un canal de transfert vers la fin de la course motrice du piston, peu de temps après que chambre a été mise à l'échappement.
'En plus de l'inconvénient de compartimentage du ter, ces moteurs présentent également l'inconvénient que la compression réalisée dans chaque compartiment est relativement faible.
Dans un moteur à deux temps selon l'invention, 'la bielle coulisse dans une rotule ménagée dans un tiroir interposé entre le carter et le cylindre et pourvu d'une lumière se trouvant, par rapport à la bielle, du côté vers lequel la manivelle semble tourner par rapport au carter, la dite lumière étant ménagée dans le tiroir dans une position telle qu'elle soit découverte pendant la course de retour du piston après obturation du canal de transfert par le piston faisant jouer à ce moment à la partie du cylindre entre le piston et le tiroir le rôle d'une chambre d'aspiration Qui joue le rôle d'une chambre de compression pendant la course motrice suivante)
Dans le cas où il comprend plusieurs cylindres,
les '' !j différents cylindres communiquent successivement avec le même compartiment formé par le carter étanche, sous le contrôle du tiroir Qui leur correspond.
La compression obtenue peut être beaucoup plus forte nue dans les moteurs à deux temps connus parce Que l'espace entre le piston et le tiroir à fond de course motrice peut être choisi très petit. L'absence de cloisons de compartimentage permet une construction légère dans le cas de moteurs polycylindriques. En outre, l'aspiration pratiquement invariable exercée sur le carburateur favorise le fonctionnement
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de celui-ci.
L*invention est également relative à un moteur polycylindrique dont les cylindres sont montés en bout d'arbre et spécialement aux moteurs à cylindres en étoile et rotatifs.
Elle a comme objet un moyen particulier de monter la bielle sur le bouton de manivelle rendant la construction légère et facilitant le montage ainsi que le démontage de chaque cylindre.
Dans le moteur polycylindrique selon l'invention, chaque bielle se termine par un patin qui s'étend sur une fraction de tour du bouton de manivelle et est disposé dans le même plan que les autres patins qui lui succèdent dans le sens circonférenciel, les bords en forme de secteur de chaque patin étant engagés en dessous d'anneaux.
L'invention est enfin relative à un moteur poly cylindriaue à cylindres rotatifs.
Selon l'invention, dans le cas d'un moteur à deux temps, le carter tournant entraîne autant de cames équidistantes qu'il y a de cylindres rotatifs équidistants, les dites cames actionnant un rupteur dans le circuit d'allumage qui comprend une électrode à haute tension en regard de laquelle les bougies de chaque cylindre passent successivement pendant les ruptures successives provoquées par le rupteur.
Avec un tel moteur, le circuit d'allumage ne doit comporter aucun distributeur ni aucun fil aboutissant aux bougies des cylindres. Ce circuit est donc indéréglable.
Suivant une particularité complémentaire avantageuse destinée à permettre le réglage de l'avance à l'allumage, le rupteur susdit est monté sur un support porté par une partie cylindrique coaxiale à l'axe de rotatidn du carter, de façon qu'on puisse l'amener dans différentes positions en le faisant pivoter autour de cet axe et le fixer dans chacune de ces positions.
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D'autres particularités et détails de l'invention apparaîtront au cours de la description des dessins annexés au présent mémoire, qui représentent schématiouement, à titre dtexemple seulement, deux formes de réalisation d'un moteur suivant l'invention.
La figure 1 est une coupe transversale dans un moteur rotatif à deux temps selon l'invention. Cette coupe est faite suivant la ligne I-I de la figure 2.
La figure 2 est une coupe longitudinale suivant la ligne II-II de la figure 1.
La figure 3 est une coupe suivant la ligne III-III de la figure 2.
La figure 4 est une coupe semblable à celle de la figure 1 dans un moteur selon l'invention, à cylindres fixes,
Dans ces différentes figures, les mêmes notations de référence désignent des éléments identiques.
Aux figures 1 et 2, on a représenté un moteur rotatif à deux temps commpreent trois cylindres 2,3 et 4 fixés sur un carter 5 par des boulons 50. Ce carter est monté en porte à faux sur un arbrepar l'intermédiaire d'un manchon 7, des roulements à billes 8 et 9 étant interposés entre ce manchon et l'arbre 6. Le carter 5 est fermé, d'une part, par une planue 10 en face de l'arbre 6 et, d'autre part, par une plaque 11 contre laouelle un bourrage 12 est appliqué sous.l'action d'un ressort 13. La plaque 10 est, par exemple, fixée par des vis 51 sur le carter 5.
L'arbre 6 norte une manivelle 14 dont le bouton 15 est connecté trois bielles 16, 17 et 18 connectées, d'autre part, à des pistons 19, 20 et 21 se déplaçant resnectivement dans les cylindres 2, 3 et 4. Chanue bielle se termine par un patin tel que celui désigné par 22 s'étendant sensiblement sur moins l'un tiers de la circonférence du bouton de manivelle 15. Les différentes bielles sont disposées dans le même plan
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ainsi que leurs patins. Chacun de ceux-ci présente un bord dans le sens eirconférenciel. Les bords en question du patin
22 sont, par exemple, désignés par 23 et 24 (figure 2). Le bord 23 du patin 22 ainsi que les bords semblables des deux autres patins sont engagés en dessous d'un anneau 25 placé entre les patins et la manivelle 14.
Les bords opposés des patins, donc notamment le bord 24 du patin 22, sont engagés dans un anneau 26 semblable à l'anneau 25 et maintenu appliqué contre les patins par l'intermédiaire d'une plaauette 27 traversée par un boulon 26 vissé dans le bouton de manivelle
15. Ce mode de connexion des bielles au bouton de manivelle est léger et permet le montage et le démontage faciles et rapides.
Chaque bielle coulisse dans une rotule ménagée dans un tiroir interposé entre le carter 5 et le cylindre corres- pondant. Les rotules correspondant aux bielles 16, 17 et 18 sont désignées respectivement par 29, 30 et 31 et les tiroirs correspondants sont désignés respectivement par 32, 33 et 34.
Ces tiroirs sont maintenus appliqués de manière étanche contre les surfaces 35, 36 et 37 au contact desquelles ils coulissent.
Ils sont pourvus chacun d'une lumière désignée respectivement par 38, 39 et 40. Chacune de ces lumières est ménagée dans le tiroir correspondant, du côté vers lequel la manivelle semble tourner par rapport au carter. Dans le cas de la figure 1, le sens de rotation choisi pour le moteur à cylindres rotatifs est désigné par la flèche X. La manivelle 14, qui est fixe, semble donc tourner par rapport au carter en sens inverse de la flèche Xo
Comme on peut le constater, un observateur se trou- vant dans l'axe de l'une des bielles 16, 17 et 18 doit regar- der dans le sens de la flèche X pour voir la lumière du tiroir correspondant.
Chaque cylindre est pourvu d'un canal de transfert
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désigné respectivement par 41, 42 et 43 et d'un orifice d'échappement désigné respectivement nar 44, 45 et 46. Comme d'habitude, l'orifice d'échappement est découvert par le piston vers le fin de la course motrice, ou course aller, de celu ci, un peu avant nue le canal. de transfert correspondant soit découvert 'car ce même piston. Au cours de la conrse de retour du piston, le canal de transfert est donc obtura avant l'obturation comnlète de l'orifice d'échappement.
Dans le moteur suivant l'invention, le canal de transfert 41 débouche dans la partie du cylindre située entre le piston et le tiroir correspondant. Cette partie est désignée respectivement par 47, 48 et 49 nour les cylindres 2, 3 et 4.
La lumière de chaque tiroir est montée dans celuici dans une position telle ou'elle soit découverte pendant la course de retour du piston, après obturation du canal de transfert correspondant.
Pendant le course de retour du piston, les parties 47, 48 et 49 .louent donc le rôle d'une chambre d'aspiration.
Pendant la course/motrice, ou course aller du piston, la lumière du tiroir est ohturée et, par conséquent, la nartie susdite du cylindre joue le rôle d'une chambre de compres- sion, et cela jusqu'au moment où le canal de transfert commence à être découvert par le piston.
Comme on peut s'en rendre compte facilement par l'examen des dessins, la compression réalisée vers la fin de la course motrice du piston dans chacune des parties 47, 48 et 49 est beaucoup nlus forte nue celle qui pourrait être réalisée au même moment dans le compartiment correspondant du carter 5, dans le cas où le tiroir suivant l'invention n'existerait pas.
Si on suppose nue le cylindre ayant tourné dans le sens de la flèche X occupe une position telle que celle
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représentée aux dessins pour le cylindre 3, on voit que, dans cette nouvelle position, l'orifice d'échappement commence à être découvert. Lorsque le cylindre 2 occupe une position diamétralement opposée à celle où il est représenté, le canal de transfert est complètement découvert et la lumière dans le tiroir est encore couverte par la surface du carter contre laquelle le tiroir appuie. Un peu au delà de cette position diamétrale, la lumière du tiroir commence à être découverte.
En pratiaue, la position de cette lumière est choisie en fonction de l'endroit où le canal de transfert débouche dans le cylindre, de façon que ce canal de transfert ne soit plus en communication avec la chambre d'explosion, lorsque la lumière est découverte.
Si on suppose que le cylindre 2 occupe une position telle que celle représentée pour le cylindre 4, on voit que la lumière du tiroir est découverte et que le piston a obturé depuis un certain temps le canal de transfert. La lumière du tiroir reste découverte jusque vers la fin de la course de retour du piston. A la fin de cette course, elle est à nouveau recouverte par la surface du carter au contact de laquelle le tiroir coulisse, comme visible à la figure 2.
Ce qui vient d'être expliqué à propos du cylindre 2 est également vrai pour les autres cylindres que comprend le moteur, lorsque ceux-ci occupent les différentes positions qui ont été envisagées pour le cylindre 2.
Le circuit d'allumage comprend une batterie d'accumulateurs 52 (figure 1) connectée, d'une part, à la masse du moteur, comme schématisé en 53, et, d'autre part, par un conducteur 68 à une bobine d'allumage 54 présentant une électrode 55 à laquelle est appliquée une haute tension quand le circuit d'allumage est interrompu par un rupteur 56 auquel la bobine est remiée par l'intermédiaire d'un conducteur 57 et d'un condensateur 58. Le rupteur 56 est ouvert automatiquement
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par des cames 59 tournant avec le carter, chaque fois qu'une des bougies 60, 61 et 62, correspondant respectivement aux cylindres 2, 3 et 4 passe devant l'électrode à haute tension 55.
Le réglage de l'avance è l'allumage peut être obtenu. en amenant un support 63 sur lequel le runteur 56 est monté dans une des positions qu'il peut occuper par oscillation autour de l'axe de rotation de l'arbre 6 par le fait qu'il est lui-même monté sur une portée du support du moteur par l'intermédiaire d'un collier élastique 64 pouvant être serré sur la dite portée par une vis 67.
Le moteur représenté aux figures 1 et 3 est un moteur à cylindres rotatifs. Le système de distribution suivant ''t l'invention est également applicable dans le cas où les cylindres sont fixes et où la manivelle 14 est mise en rotation.
Dans ce cas, la lumière dans les tiroirs doit également être Il'' ':1 ménagée de façon à être vue par un observateur couché le long de la bielle correspondante et regardant dans la direction de la flèche indiauant le sens de rotation de la manivelle.
Un moteur de ce genre est schématisé à la figure 4 où on a supposé que la manivelle tourne dans le sens de la,}'E flèche Y tandis que les cylindres sont fixes.
Dans le cas d'un moteur en étoile à cylindres fixes, il faut évidemment modifier le circuit d'allumage en amenant le courant aux bougies par des fils. De plus, les cames provo- ' Quant l'ouverture du rupteur doivent être fixées sur l'arbre moteur.
Il est évident que l'invention n'est pas exclusivement limitée aux deux formes de réalisation représentées et que bien des modifications peuvent être apportées dans la forme, la disposition et la constitution de certains des éléments intervenant dans sa réalisation, à condition nue ces modifications ne soient pas en contradiction avec l'objet de chacune des revendications suivantes.
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Il va de soi, par exemple, que le dispositif de montage des bielles est applicable audsi bien dans le cas d'un moteur à cylindres fixes que dans le cas d'un moteur à cylindres rotatifs et cela, quelle que soit la nature du cycle de fonctionnement du moteur, à condition que les différents cylindres puissent être disposés dans un même plan perpendiculaire à l'axe de rotation.
REVENDICATIONS
1. Moteur à deux temps dans lequel le mélange explosif préalablement aspiré dans un carter étanche à partir du carburateur est introduit dans la chambre d'explosion par un canal de transfert découvert par le piston à la fin de sa course motrice, ou course aller, peu de temps après que la lumière d'échappement est découverte par le piston, c a r a c t é r i s é en ce que la bielle coulisse dans une rotule ménagée dans un tiroir interposé entre le carter et le cylindre et pourvu d'une lumière se trouvant par rapport à la bielle du côté vers lequel la manivelle semble tourner par rapport au carter, la dite lumière étant ménagée dans le tiroir dans une position telle qu'elle soit découverte pendant la course de retour du piston,
après obturation du canal de transfert par le piston faisant jouer à ce moment à la partie du cylindre entre le piston et le tiroir le rôle d'une chambre d'aspiration qui joue le rôle d'une chambre de compression pendant la course motrice suivante.