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M E M O I R E DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de BREVET D'INVENTION Gilbert LEURQUIN, "Perfectionnements aux coupe-circuits à fusible ".
L'invention concerne plus particulièrement les coupe-circuits à fusible du genre de ceux utilisant deux broches de contact solidarisées par une masse en matière.isolante dans l'épaisseur de laquelle est logé le fusible proprement dit connecté aux dites broches.
'Le but essentiel de l'invention est de perfectionner de tels coupe-circuits à fusible d'une telle manière que leur réparation soit rendue pratiquement impossible. On sait que l'inconvénient majeur des coupe-circuits à fusible actuels est, qu'après la fusion du fusible, il est généralement procédé à une réparation hâtive et sommaire en joignant simplement les deux broches, extérieurement, par un ou plusieurs fils métalliques.
Cette pratique est à peu près générale, en sorte que la protection de la majeure partie des installations élec-
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triques est absolument précaire. Il apparait superflu de s'é tendre sur les dangers certains de cette précarité.
On a tenté d'obvier à cet inconvénienten rendant la réparation plus difficile notamment en substigtuant à l'une des broches une buselure entourée d'un manchon en matière isolan- te. Néanmoins, l'efficacité de cette modification est illusoire, étant donné qu'il est tout aussi aisé de joindre la partie inté rieure dela buselure à la broche par un ou plusieurs fils mé tal- liques, de manière à fermer le circuit exactemen't comme dans un coupe-fusible à double broche.
Selon l'invention, on réalise des perfectionnements qui ont pour effet de rendre pratiquement impossible la jonction des deux broches par un ou plusieurs fils métalliques et subsé quemment l'introduction d'un fusible réparé dans les alvéoles du support.
Une autre caractéristique de l'invention est que les perfectionnements n'introduisent pratiquement aucune complexité dans la conception et la réalisation du coupe-fusible, les moyens employés étant extrêmement simples n'apportant que très peu de modifications à la technique généralement adoptée pour la fabrication de tels coupe-circuits.
En orre principal, les perfectionnerents, objet de l'invention, consistent à réaliser des broches d'une telle manière qu'elles soient isolantes extérieurement sur une partie de leur longueur et qu'elles soient dépourvues de fentes radiales. La partie isolante étant postérieure, il ne subsiste, dans la broche, qu'une tête nue. Dans se partie isolée la broche présente préférablement un diamètre extérieur légèrement plus netit que le diamètre extérieur de la tête nue. Les alvéoles fixés dans le support du tableau électrique et da,ne lesquels doivent venir s'engager les broches ainsi perfectionnées, sont des alvéoles cylindriques présentant preferablement des rainures radiales s'étendant sur une partie de la hauteur des faites alvéoles.
On détermine ainsi dans la paroi cylindrique,de l'al-
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véole une certaine élasticité favorable à l'obtention d'un con- tact électrique franc lors de l'introduction à frottement dur de la tête nue des deux broches du coupe-circuit.
Par cette disposition originale des broches et des ' alvéoles qui les logent, on rend tout d'abord presqu'impossible la fixation de un ou plusieurs fils métalliques entre les têtes nues des deux broches. La longueur relativement réduite des dites @ têtes nues, ;La forme en calotte sphérique ou conique de l'ex- trémité de celles-ci, ainsi que l'absence.de rainures radiales rendent la fixation de un ou..de plusieurs fils métalliques pra- tiquement impossible, Mais,même si on parvenait à réunir les têtes nues des broches par un ou plusieurs fils métalliques, la réparation, c'est-à-dire, la fermeture du circuit par ce moyen serait encore empêchée.
En effet, la partie enroulée du fil se 'trouverait automatiquement refoulée vers et autour de la partie isolante des broches lors de l'introduction de celles-ci dans leurs alvéoles respectifs. Il en résulte que la liaison entre les deux' broches ne fermerait pas le circuit puisque le lien aboutirait à deux surfaces isolantes.
On peut appliquer ces données nouvelles de manières diverses; on peut modifier les dimensions et la forme de chacune des parties caractéristiques des broches et des alvéoles, tout en se maintenant dans les limites de l'invention. simple titre d'exemple sans aucun caractère limita- tif, certaines exécutions sont décrites ci-après en se référant aux dessins annexés, dans lesquels: la figure 1 représente en coupe radiale schématique une broche nouvelle placée en regard d'un alvéole; la figure 2 schématise, en élévation, la fixation d'une broche dans son alvéole; la figure 3'est une coupe radiale par une broche perfectionnée;
les figures 4 et 5 schématisent le mouvement d'effa-
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cèdent d'un fil métallique de réparation lors de la niée en place normale d'un coupe-circuit; la figure 6 est une vue perspective d'un coupe-circuit , fusible perfectionné en présence de son support; la figure 7 schématise une variante d'exécution d'une rroche perfectionnée.
Suivant les figurée 1 et 2, on réalise le plus simple- ment les perfectionner'enta, objet de l'invention, en doptant une broche cylindrique 1 maintenue nue sur une certaine hauteur h , partir de son extrémité libre et rendue extérieurement isolan- te sur la h@uteur restante h'. La partie nue formant la tête de la broche se termine, par exemple, en forme de calotte sphéri- que. L'alvéole 2 logé de la manière ordinaire dans un support en matière isolante j3 présente des rainures radiales 4. ne s'éten- dant que sur une certaine hauteur h".
Selon la figure 3, on utilisera préférablement une broche dont la tête nue 5 est prolongée par une tige filetée . venant s'engager dans le support 3 en matière isolante commun eux deux broches d'un même coupe-circuit.' Sur sa face postérieure .
7 la tête présente une rainure 8 en forme de couronne circulaire dans laquelle vient s'engager le pied d'un petit manchon ± en ratière isolante, entourant la partie correspondante de la tige filetée ±. Ce manchon 9¯ est fermement serré entre la rainure de la tête de la. broche et la protubérance 10 venue d'une pièce avec la masse 3. Le diamètre extérieur d du manchon isolant 9 est légèrement plus petit que le diamètre extérieur D de la tête nue de la broche.
Par la forme même de la broche, il est pratiquement impossible d'y fixer l'extrémité d'un fil métallique de répara- tion. Néanmoins, même si une' telle fixation était atteinte, les figuras 4 et 5 schématisent codent la partieenroulé du fil se trouverait automatiquement déplacée vers le manchon isolant 9.
En effet, le fil de réparation 11 enroulé autour dela tête des deux broches forme autour de celles-ci une surépaisseur laquelle
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est due, non seulement au diamètre même du fil métallique, mais aussi à l'accroissement du diamètre de la boucle provenant de la tendance au déroulement de' celle-ci, par le fait même de l'élasticité du fil métallique.
Les boucles 12 viennent donc en contact avec la partie antérieure 13 des alvéoles et se trouvent ainsi automatique- ment refoulées au fur et à mesure de l'enfoncement du coupe- circuit. La réduction du diamètre de la partie isolante 9 par rapport à la tête nue des broches favorise le déplacement trans- versal desdites boucles 12 lorsque celles-ci quittent la tête des broches,
Dès lors, non seulement la fixation de un ou de plu- sieurs fils d.e réparation entre les deux broches d'un coupe- circuit est pratiquement impossible, mais l'introduction du coupe-fusible dans son support détruirait automatiquement la fixation qui aurait pu être éventuellement réussie.
du fil
On rendra la fixation/encore plus difficile en adop- tant l'exécution de la figure 7, laquelle est caractéristique par la forme conique de la face antérieure 14 de la tête de la broche. Plus particulièrement, cette forme est avantageuse. pour s'opposer au placement d.'un fil de réparation non enroulé, mais disposé radialement'entre les deux broches. Cette forme de réparation est définitivement proscrite par le dit profil de la tête de la broche.
On pourra évidemment compléter ces données générales par des considérations accessoires, notamment en, prenant des formes mixtes ou en introduisant d'autres détails de forme ou de dimensions qui, d'une manière générale cependant, n'affecte- ront en rien la portée de la présente invention dont elles font parties.
Il va de soi que l'invention s'étend également aux broches prises individuellement et capables d'être introduites dans tous. appareils électriques généralement quelconques dans lesquels on veut empêcher la réparation par des fils extérieurs
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cu pour toute autre raison.
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1.- Perfectionnements aux coupe-circuits à fusible du genre de ceux comportant deux broches, caractérisés en ce qu'ils consistent à réaliser les dites broches d'une telle manière qu'elles soient rendues extérieurement isolantes sur une partie de leur longueur en laissant subsister une tête nue.