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BREVET D'INVENTION " Perfectionnements apportés aux moyens pour amortir ou limiter les mouvements d'une masse en déplacement alternatif, notamment pour marteaux pneumatiques ". faisant l'objet d'une demande de Brevet d'Invention en France en date du 8 février 1944.
Société dite :" colombes-goodrioh, Pneumatiques et Caoutchouc Manufacturé " S. A.
Place de Valmy à COLOMBES (SEINE) FRANGE.
L'invention est relative aux moyens pour amortir ou limiter les mouvements d'une masse en déplacement alternatif ; et elle con- cerne plus spécialement (parce que c'est en leur cas que son appli- cation semble devoir offrir le plus d'intérât).. mais non exclusive- ment ... parmi ces moyens, ceux pour marteaux pneumatiques, électri- ques ou autres.
Elle a surtout pour but de rendre ces moyens tels qu'ils répondent mieux que jusqu'à présent aux divers desiderata de la pra tique, notamment qu'ils assurent un meilleur amortissement des chocs.
Elle consiste, principalement, à constituer les moyens du genre en question par des masses de caoutchouc (ou autre matière plastique y assimilable) travaillant au cisaillement, de préférence avec une contrainte préalable. .
Elle consiste, mise à part cette disposition principale, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même
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temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'applica- tion (notamment ceux pour lesquels on l'applique aux marteaux pneu- matiques), ainsi que certains modes de réalisation desdites dispo- sitions; et elle vise plus particulièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les moyens du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, les éléments spé- ciaux propres à leur établissement, ainsi que les ensembles ou ins- tallations pouvant comprendre de semblables moyens.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-an" nexé, lesquels complément et dessin ne sont, bien entendu,donnés surtout qu'à titre d'indication.
La fig. 1 de ce dessin montre, en coupe axiale partielle, l'ensemble du fleuret d'un marteau pneumatique, de son bâti et des butées élastiques, établi conformément à l'invention.
Les fig. 2 et 3 montrent, séparément et à plus grande échelle une partie desdits moyens, respectivement avant et après montage.
Selon 'invention et plus spécialement selon ceux de ses mo- des d'application, ainsi que ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant par exemple d'établir un marteau auto- matique, on s'y prend comme suit ou de façon analogue.
En ce qui concerne ledit marteau dans son ensemble, on peut l'établir de toute manière appropriée usuelle, en lui faisant com- prendre essentiellement un fleuret 1 mobile en déplacement alterna- tif à l'intérieur d'un bâti 2, ledit fleuret étant commandé par exemple par une action pneumatique, mécanique, électrique ou autre.
Et on prévoit, ainsi que connu, des moyens ou butées élasti- ques pour éviter des chocs exagérés entre fleuret et bâti lorsque les oscillations du premier tendent à dépasser une amplitude déter- minée.
Pour ce qui est des moyens, il convient de rappeler qu'on
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les a réalisés jusqu'à présent soit par des ressorts métalliques, @ soit par des blocs de caoutchouc travaillant à la compression. La pratique montre que, dans le premier cas, les ressorts sont sujets à rupture, tandis que, dans le second cas, le caoutchouc est soumis à une usure rapide du fait de la mauvaise répartition des efforts dans la matière.
On réalise, conformément à l'invention, les susdits moyens à l'aide d'éléments de caoutchouc (ou autre matière plastique y assi- milable) travaillant au aisaillement.
A cet effet, il est possible à l'homme de l'art d'imaginer divers modes de réalisation, la solution la plus avantageuse parais sant consister en des bagues montées entre fleuret et bâti avec, y interposés, des anneaux de caoutchouc susceptibles de travailler au cisaillement par le fait du déplacement relatif axial desdites bagues.
C'est ainsi que, comme représenté sur le dessin et à supposer que l'on veuille obtenir un amortissement des chocs à chacune des extrémités de la course alternative du fleuret, on a recours, d'une part, à deux bagues intérieures 3 que l'on relie l'une à l'autre par un élément de jonction 4 susceptible de transmettre auxdites bagues les chocs provenant du fleuret et, d'autre part, daux bagues extérieures 5 que l'on fixe de façon appropriée sur le bâti 2 ou sur un élément 6 comporté par celui-ci.
Les anneanr de caoutchouc 7 interposés entre les bagues sont rendus adhérents à leurs surfaces par tous moyens appropriés, par exemple par laitonnage ou vulcanisation.
De préférence, on agence l'ensemble de façon que le caout- chouo soit soumis à une contrainte préalable, notamment de cisail- lement (et, éventuellement, aussi de compression). Dans ce but, on interpose par exemple, entre les deux bagues extérieures 5, une on- tretoise 8 de hauteur telle que, après serrage de l'ensemble, les- dites bagues qui étaient initialement en regard des bagues inté rieures 3 (Fig.2) - soient décalées axialement par rapport à cel- les-ci (fig.3).
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Du point de vue constructif, on réalise par exemple l'ensem- ble de la façon suivante :
L'élément de liaison 4 est établi en deux parties propres à s'en- gager l'une dans l'autre et formant une gorge intérieure 9 dans la- quelle peut se déplacer un épaulement 10 ménagé sur le fleuret.
L'élément de jonction 4 se termine par des colliers filetés 11, sur lesquels on vient visser les bagues intérieures.3.
Une fois ce premier montage effectué, onmet en place l'entre- toise 8, établie en daux demi-bagues, et l'on engage extérieurement l'élément ou manchon 6, fileté à ses extrémités; eprès quoi, on vient visser deux pièces de fermeture 12, dont les déplacements ont pour effet de solliciter les bagues extérieures 5 jusqu'à venir en butée contre l'entretoise 8.
A ce moment l'appareil est en position de fonctionnement et les anneaux de caoutchouc7 soumis à une précontrainte.
Lorsque l'amplitude des déplacements du fleuret dépasse une valeur maximum choisie, l'épaulement 10 vient rencontrer l'élément de liaison 4 et provoque une nouvelle déformation du caoutchouc, dans un sens ou dans :t'autre, ainsi que représenté par exemple en pointillé sur la fig. 3. Ces déplacements, qui engendrent un tra- vail de cisaillement du caoutchouc, produisent l'absorption cher- chée.
En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisation adopté, on obtient un ensemble dont le fonctionnement ressort suffisamment de ce qui précède pour qu'il soit inutile d'insister à son sujet et qui présente, par rapport aux appareils du genre en question déjà existants, de nombreux avantages, notamment : celui de permettre de faire travailler les butées dans les meilleures conditions, puisque les efforts appliqués aux masses élastiques sont répartis uniformément dans toute la masse de caout- chouc; celui de permettre une évacuation aisée, par conduction, de la ,chaleur engendrée par les percussions au sein des masses de caout-
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ohouo, à travers les surfaces de contact importantes des bagues ex- térieures sur le bâti de la machine;
celui de ne provoquer sur l'organe en butée que des réactions rigoureusement axiales; celui d'éviter l'apparition de jeux entre les différentes pié- ces constituant la butée, celles-ci étant toujours fortement mainte- nues en contact les unes contre les autres par les réactions mutuel- les des deux anneaux élastiques ;
Celui, enfin, de permettrele cas échéant d'amortir très vite les oscillations propres des butées élastiques par un choix convena- ble d'une nuance de caoutchouc à forte valeur d'hystérésis.
Il est précisé que les dimensions des deux anneaux élastiques constituant la butée double peuvent ne pas être identiques, ce qui sera généralement le cas dans l'une des multiples autres applica- tions possibles de l'invention -- pour les butées doubles destinées à limiter la oourse des suspensions des véhicules, les butées ayant à supporter, dans un sens, le poids suspendu et, dans l'autre, le poids de l'infra-structure mobile, etc.
Il est d'ailleurs entendu que le caoutchouc choisi peut être de toute nature, par exemple en gomme naturelle ou en caoutchouc synthétique tel que Buna, etc.
Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.