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BREVET D'I N V E N T I O N Perfectionnement aux lames droites de soies monsieur Robert v u 1 2 u T 92, Rue des Bouler à PARIS (France) CONVENTION INTERNATIONALE.... Priorité du brevet dtinvention français N 902.190 du 24 Février 1944.. @
L'invention a pour objet un perfectionnement apporté aux lames droites des sciées 9 main ou à machine et, en particulier, aux ' lames de soies à métaux, en vue d'éviter 1'usure.
et la rupture prématurées des lames droites utilisées généralement sur les porte-soies à main ou sur les machines à acier à mouvement alternatif, de per- mettre l'utilisation des lames sur toute leur longueur et de réduire, sensiblement le temps de soiage.
Pour que le trait fait par la soie soit plus large que l'épaisseur de la lame et que celle-ci glisse facilement, on a l'habitude aoit de donner de la voie aux soies en inclinant l'extrémité des dents de part et d'autre du plan de là lame, alternativement à droite et à gauche, soit d'onduler là denture.
Cependant, il est connu qutune lame droite ne travaille d'ordinaire, de façon régulière, que sur une fraction, environ 1/3 de la longueur utile, de sa longueur, de sorte que l'avoyage (ou l'ondulation) reste intact sur les parties terminales et qu'il en résulte un risque d'accrochage des dents à l'entrée du trait de scie, ce qui détermine une torsion de la lame, avec risque de rup- ' ture.
Pour obvier à ce risque de rupture, on a déjà eu l'idée de supprimer la denture vers les extrémités de la lame. Cependant, cette suppression de denture entrains des complications d'usinage de
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la lame, puisque d'ordinaire les lames sont découpées à longueur voulue dans des bandes d'acier dentelées sur toute leur longueur, trempées et traitées au revenu.
D'autre part, cette suppression de denture nuit au dégagement des copeaux, car les parties terminales deviennent alors des parties inactives qui ne coopèrent plus avec le reste de la soie, dans le travail de sciage.
C'est pourquoi,selon la présente invention, on a eu l'idée de supprimer, vers les extrémités de la lame de soie, et sur une fraction notable de la longueur utile de celle-ci variant de 1/10 à 1/5è de cette longueur utile, non pas la denture, mais seulement l'avoyage (ou l'ondulation) qui d'ordinaire est exécuté après découpage de la bande, par passage de la lame entre des rouleaux à empreintes. ,
Il arrive certes, parfois, dans les lames de soies usuelles, que les dents des extrémités, c'est-à-dire celles qui sont des- tinées à 4tre masquées par les pièces mécaniques fixant la lame sur le porte-soie ou sur la machine à acier, ne sont pas avoyées par le fabricant,
mais-cette suppression d'avoyage qui ne règne que sur. une longueur insignifiante, n'a pour but que d'éviter la rupture ou l'égrènement de quelques dents par aplatissement au moment du serrage de la lame dans le dispositif de fixation sur le porte-scie ou surtout, sur les machines à scier.
De toute façon, cette disposition ne permet de tirer aucun avantage, car l'absence de voie ne se manifeste que là ou.les dents ne peuvent pas être utilisées effectivement pour le sciage, cellesci étant masquées par le dispositif de fixation.
Il en est tout autrement selon l'invention où la suppression d'avoyage (ou d'ondulation) intéresse une fraction importante de la longueur utile de la lame. Cette longueur non avoyée (ou non ondulée) n'en participe pas moins au travail de.sciage, puisque sans élargir le sillon, elle l'approfondit par sa denture non avoyée et assure l'évacuation des copeaux détachés par la partie médiane avoyée.
L'invention est applicable : a) quel que soit le type d'avoyage (ou d'ondulation) adopté voie à simple ou double flexion, ondulation par flexions laté- rales alternées ; b) et quel que soit le type de dentures denture dissymétri- que, simple ou double, denture à double action travaillant à l'aller et au retour, par exemple denture dite *convergente*' ou "divergente", etc... L'invention sera du reste mieux comprise en se référant au dessin annexé donné à titre purement indicatif et sur lequel : les fig. 1, 2 et 3 montrent, en coupe, trois stades succes sifs dans l'action d'une lame usuelle, avec voie à simple flexion ;
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la :fige .4 montre le tranchant de ladite lame vu en plan, avec sa partie centrale où l'avoyage est usé et ses parties termina- les où l'avoyage est sensiblement intact ; les fig. 5 et 6 sont des vues en coupe analogues aux fig. 1 à 3, mais dans le cas d'une lame dont les dents sont avoyées à raison d'une sur deux ; la fige 7 montre, en élévation, une lame à avoyagè partiellement supprime aux extrémités, conformément à l'invention ; plan* la fige 8 montre le tranchant d'une telle lame, vu en plan.
Avec une lame droite usuelle les dents inutilisées (o'est- @ à-dire celles des parties terminales b) présentent évidemment un avoyage vierge, alors que les dents de la partie centrale a présen- tant' une usure régulière et un avoyage réduit. C'est là la cause déterminante d'une rupture par pincement de la lame dans le trait de sciage c et par accrochage de la denture b restée vierge, à centrée du trait de soiage, le pincement et l'accrochage prpvoquant.
, un arrêt brusque de la lame et l'inertie de l'ensemble-du porte-scie et des bras-de l'ouvrier ou de l'organe mécanique de la machine pro- voquant, à,son tour,'une torsion et la rupture de la¯ lame au point d'accrochage.
Le risque d'accrochage de la denture à avoyage vierge est mis en lumière par les. fig. 1 à 3 (cas d'une denture avec voie à simple flexion) ou par les fig. 5 et 6 (cas d'une denture avec voie à double flexion et dents avoyées une sur deux seulement..
Avec une lame neuve, ou partie de lame neuve (fig. 1 à 5), la saignée présente une largeur 1 qui correspond aux points d'at- taque extrêmes des dents avoyées successives Avec une partie de lime usagée, la largeur de la saignée diminue progressivement en fonction de l'usure des arêtes (fig. 2), jusqu'à se réduire à la largeur 1' (fig. 3 et 6).
On voit donc que, dans le cas d'une lame usuelle (fig. 4) dont seule la partie centrale a travaille normalement, la largeur l' de la saignée creusée dans la pièce e, ne permettra pas la pénétra- tion, sans accrochage, des parties terminales b dont l'avoyage est resté vierge. -
Les conditions déterminant la rupture de la lame sont généralement réalisées : a) dans le cas des soies à main, quand après un assez long usage dans des conditions irrationnelles ayant provoqué une usure fortement localisée dans la zone centrale, de la denture, l'ouvrier utilise, soit par inattention, soit par nécessité technique, la lame usagée sur toute sa longueur ;
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b) dans le cas des machines à scier, quand après avoir utilisé une lame, avec course fixe, pour le sciage en série de piè- ces de petit diamètre (ou faible largeur), on veut scier, avec la même lame, des pièces de grand diamètre (ou de grande largeur) ; c) également quand, en cas de réglage possible, on a uti- lisé une lame en réglant la course dans de mauvaises conditions, que ce travail irrationnel a provoqué une usure accentuée de la région centrale de la denture et que les nécessites techniques obligent ensuite l'ouvrier à utiliser la lame sur toute sa longueur utile.
Selon l'invention, on supprime (fig. 7 et 8) la voie ou les ondulations de la denture sur une partie de la longueur utile de la lame et plus précisément à chaque extrémité, sur une longueur f pouvant varier entre 1/10 et 1/5è de la longueur utile de la lame.
La partie centrale a1 reste seule avoyée, tandis'que les parties b ont leur avoyage (ou, le cas échéant, leur ondulation par flexions latérales alternées) supprimé. Dès lors, quel que soit ,L'état d'u- sure de la denture de la partie centrale a1,aucun risque d'aocro- chage à l'entrée du 'trait de soie c, ni de pincement de la lame dans ledit trait de soie, n'existe plus.
Le perfectionnement,'objet de la présente invention, en supprimant la voie (ou les ondulations) de la denture susoeptible de rester vierge à chacune des extrémités de la lame, supprime les risques de rupture résultant d'une utilisation temporaire irration- nelle.