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MEMOIRE DESCRIPTIF à l'appui dtune demande d'un
BREVET D'INVENTION Monsieur Ettore B U G A T T I
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demeurant : 30; avenue Hoche à PARIS. France. pour : perfectionnements au montage des meules. en particulier sur les machines à rectifier*
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...rir..,rr.¯ oonTe'1on Internationale de 1883 eu égard à la demande de brevet déposée en France le 5 Décembre 1943* f.j-tt-t.-'-tf##iat
On sait que les broches porte-meule des machines à rectifier constituent une des.parties les plus délicates
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des machines de ce genre, En effet celles doivent dlune partî permettre 1M rotation rapide de -meules par-rots très 1 lourdes.et difficiles à équ11ibrâr. d'autre parti recevoir le .mouvement dtune Ou de plusieurs poulies dont l!éq313ê ' brage est également ciôutetix.
Des phénomènes de dilatation viennent en comli- quer la réalisation par le fait quils obligent à prévoir des dispositifs compensateurs spéciaux dont l'emploi ne
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suffit pas toujours à éliminer le jeu 3orsqé 1a broche et son support sont froids.
Ces diverses considérations ont amené les cons-' tructeurs à prendre de nombreuses précautions en vue de garantir une précision constante, d'une valeur appropriée
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à celle de l'ensemble de la machine; et dtéliminer. dans la mesure du possible, les vibrations qui nuisent au fini des plùoeo4 A lloriglne, on 'équilibre les meule$ avec les'ar bres qui les portené, les poulies et même les courroies mais à l'usage. ces précautions ne sont pas toujours ob- servées lors du remplacement de l'un ou de plusieurs des éléments tels que meule ou courroies, ce qui rend illusoires les avantages qu'on pouvait attendre des modes de montage des broches réalisés dans la construction.
La présente invention a pour objet des perfec-
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tionnemexits apportés au montage des meules en Y#e, notam<* ment, de remédier aux inconvénients indiqués ci-dessue.
Dans la forme de réalisation adoptée de préférence, le montage comporte une ou plusieurs des caractéristiques sui vantes :
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1 ) La meule est portée par un arbre creux de très gros diamètre tournant dans un palier lisse très long.
2 ) La tenue axiale de l'arbre est assurée par une butée à billes à double effet ou élément similaire dont une des rondelles fixes prend appui contre le palier ou contre un élément solidaire de ce dernier par l'intermédisi- re d'une série de ressorts à boudin disposés sur une ou plusieurs rangées concentriques. Ce mode de montage permet la dilatation axiale de l'arbre porte-meule et supprime toute possibilité de jeu axial de cet arbre dans son palier.
3 ) Le mouvement est transmis à la meule par un arbre de faible inertie tournant à l'intérieur de l'arbre porte-meule. Cet arbre de commande est entraîné, à l'une de ses extrémités par une poulie, par l'intermédiaire d'un accouplement élastique et, par son autre extrémité, il entraîne également par un accouplement élastique, l'arbre porte-meule
4 ) La poulie motrice, mentionnée oi-dessus sous 3 ), est munie,de roulements à billes ou à rouleaux cylindriques ou coniques qui sont bloqués par leurs bagues inté- rieures sur une pièce fixe attenante au palier de l'arbre porte-meule.
5 ) Les accouplements élastiques de l'arbre d'entraînement intérieur sont susceptibles de coulisser, l'un dans l'alésage de la poulie motrice, l'autre dans un logement analogue ménagé dans la partie de l'arbre portes meule située en regard de la meule. Ces accouplements élastiques sont, d'autre part, solidaires de l'arbre d'en- traînement dans le sens axial. Deux ressorts à boudin égaux ou deux séries de ressorts concentriques égaux, main tiennent l'arbre d'entraînement et ses accouplements dans le sens axial et tolèrent des variations de longueur de l'arbre porte-meule et de la poulie motrice.
6 ) Le graissage du palier de l'arbre porte-meule peut être un graissage sous pression* L'alimentation se fait, de préférence, par la partie supérieure du palier et l'huile qui s'échappe aux extrémités de ce dernier est recueillie dans des chambres disposées à cet effet et manies, s'il y a lieu, de déflexcteurs, d'ou elle retourne au réservoir principal situé dans le bâti par une série de canaux appropriés ménagés dans la partie inférieure du palier.
7 ) La protection du palier contre les poussières et limailles est assurée, du côté de la meule, par une série de chicanes dont les éléments fixes appartiennent au palier et les éléments tournants,à l'arbre porte-meule et, en outre, par un ou plusieurs feutres frottant sur l'arbre porte-meule, La protection des roulements à billes ou à rouleaux de la poulie motrice est basée sur l'application de déflecteurs solidaires de cette poulie.
8 ) Le palier de l'arbre porte-meule est, de pré- férence, de forme cylindrique ainsi que son prolongement qui constitue le support de la poulie motrice. Cette poulie et la partie du prolongement intermédiaire entre elle et le palier peuvent être légèrement plus petites que le palier, de manière que celui-ci puisse être placé sur un berceau d'une longueur quelconque.
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9 ) Le palier de l'arbre porte-meule est, de préférence, fixé sur son berceau par des sangles dont les embouts filetés sont suffisamment longs pour permettre le blocage des écrous avec interposition d'une série de rondelles "Belleville" ou de ressorts à boudin.
De l'examen des caractéristiques que l'on vient d'énoncer, il résulte que les broches porte-meule conçues suivant l'invention possèdent les avantages suivants :
1 ) L'arbre porte-meule est soustrait à toutes les conséquences d'un défaut éventuel d'équilibrage de la poulie motrice et ne subit donc pas les trépidations et vibrations en provenance de cette poulie et de ses courroies.
Cet arbre peut être équilibré à part, avec la meule, sans tenir compte des autres masses tournantes.
2 ) Les vibrations de torsion qui prennent nais- sauce dans les perturbations auxquelles on vient de faire allusion sont absorbées par les accouplements élastiques de l'arbre d'entraînement et, dans une certaine mesure, par cet,arbre lui-même qui présente une section relativement faible par rapport à sa longueur*
3 ) Il ne peut exister aucun jeu axial de l'ar- bre porte-meule,dans son palier; les ressorts logés dans le palier, entre celui-ci et une des rondelles de la butée a double effet,¯appuient constamment les trois rondelles de cette butée oontre la partie fixe.
Le réglage du jeu axial de cette butée, réglage qui est toujours très délicat à effectuer, se trouve donc éliminé: D'autre part, dans le cas dune prise de contact intempestive de la meule avec la pièce ou avec un corps étranger, les ressorts en question jouent, à cet égard; un rôle d'amortisseur et permettent, dans une certaine mesure, d'éviter la détérioration de la meule ou de la broohe.
4 ) Dans le même ordre d'idées, le mode de fi- xation élastique du palier sur le bâti de la machine est de nature à compléter l'ensemble des dispositions prévues afin d'atténuer les effets d'une fausse manoeuvre éventuelle.
5 ) Le graissage sous pression; qui peut être facilement adapté au palier de la broche porte-meule, permet de refouler constamment vers l'extérieur les poussières et limailles qui/étendent à s'infiltrer par les feutres d'étan- ohéité. Les chicanes prévues à proximité du moyeu de la meule coopèrent à cette protection;
6 ) La pouliemotrice étant complètement indé- pendante de l'arbre porte-meule;il est possible de l'équili- brer séparément une foie pour toutes, ce qui est beaucoup plus facile que d'équilibrer un ensemble cpmprenant à la fois la meule, l'arbre et la poulie. On remarquera en outre qu'en cas de changement de mouler seul l'arbre portemeule est Intéressé; la partie motrice (poulie et courroies) conserve son équilibrage propre.
La description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant; bien entendu, partie de ladite inyention.
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La fig. 1 montre, vue en coupe longitudinale, une broche porte-meule réalisée suivant l'invention.
La fig. 2 est une coupe transversale par II-II de la fig. 1.
La fig. 3 est une autre coupe transversale par III-III de la fig. 1.
L'arbre porte-meule 1 tourne dans un palier 2. Ce dernier comporte une partie filetée 2bis sur laquelle est bloqué le support 3 d'une poulie à gorges 4. Une butée à billes à double effet, composée de rondelles fixes 5 et 5bis, d'une rondelle tournante 6 et des billes 7, prend appui contre une face 8 du palier 2. La rondelle fixe 5 est centrée dans un embrèvement de la face 8, cependant que l'autre rondelle fixe 5bis peut coulisser dans un alésage 9 dépendant du support 3. Une série de ressorts à bottdin 10 logés dans des trous ménagés dans le support 3 maintiennent en contact les différents éléments de la butée à billes.
Cette série peut être complétée par une série de ressorts moins puissants 10bis, agissant en opposition et ayant simplement pour fonction de maintenir les uns contre les autres les éléments 7 8 de la butée à billes. La rondelle tournante 6 est bloquée contre un épaulement de l'arbre porte-meule 1 par un éorou 11 se vissant sur une partie filetée 12 de l'arbre 1, faisant suite à 1'épaulement précité.
La poulie motrice 4, entraînée par les courroies 13 qui transmettent le mouvement en provenance d'un moteur électrique ou d'un arbre quelconque dépendant de la machine, tourne sur des roulements à billes 14 et 14bis. Comme on l'a dit plus haut, l'application de roulements à rouleaux ou autres est également possible,
Les roulements à billes 14 et 14bis sont logés dans un alésage 15 de la poulie 4, qui est ouvert de marnière à permettre l'empilage des roulements 14 et 14bis. Une rondelle filetée 16 qui fait en même temps office des déflec- teur d'huile, maintient, en prenant appui contre un épaule- ment 17 de la poulie 4, la bague extérieure du roulement l4bis placé à droite sur la fig, 1,
cependant que l'autre roulement 14 prend appui par sa bague extérieure dans le fond de l'alésage 15.
Dans cette zone, la poulie 4 comporte un déflec- teur d'huile 18 qui, pour le mieux, est façonné dans la masse de cette poulie 4. Les bagues intérieures des roule- ments 14 et l4bis sont bloquées contre un épaulement du support 3, avec interposition d'une entretoise 19, par un écrou 20 se Tissant sur une partie filetée 21 du support 3. L'écrou 20 est arrêté par un frein en fil d'acier 22.
La poulie 4 comporte en outre un logement 23 dans lequel est monté à frottement doux l'anneau extérieur 24 d'un accouplement élastique 25 qui transmet le mouvement à l'arbre d'entraînement 26 par l'intermédiaire de l'anneau intérieur 27 et de la masse plastique 28. L'accouplement élastique 25 peut être constitué de toutes les manières connues et entraîner, par exemple, soit par des saillies alternantes de ses anneaux extérieur et intérieur 24 et 27, logées dans des creux de la masse plastique 28, soit par adhérence de cette masse plastique 28 aux anneaux 24 et 27, adhérence obtenue par vulcanisation ou de toute autre façon.
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L'anneau extérieur 24 est muni d'une ou plusieurs clavettes 29, susceptibles de coulisser dans des rainures appropriées 30 de la poulie 4. L'anneau intérieur 27 comporte également une ou plusieurs clavettes 31 qui sont encastrées dans l'arbre 26; le blocage de l'anneau 27 contre un épaulement de l'arbre 26 est assuré par un écrou 32 se vissant sur une partie filetée 33 de l'arbre 26.
Une rondelle 34, fixée sur la poulie 4 par une série de vis 35, limite les possibilités de déplacement axial de l'arbre 26 et de son accouplement 25. Une rondelle plastique 36 peut.être intercalée entre l'anneau 27 de l'accouplement 25 et la rondelle 34, de manière à ne pas laisser subsister de vide entre ces deux éléments et à éviter l'entrée des poussières dans 1'alésage 23,
Un ressort à boudin 37 prenant appui, d'une part, contre la rondelle filetée 16 tournant avec la pou- lie 4 et, dtautre part, contre l'assiette 38 qui bute sur l'anneau 27 du joint 25, pousse axialement l'arbre 26 à l'encontre de la poussée d'un ressort 39 qui agit à l'autre extrémité de l'arbre 26,
Ce ressort 39 prend appui sur une face 40 de l'arbre porte-moule 1 et sur l'anneau intérieur 27bia d'un accouplement élastique 25bis qui transmet le mouve- ment de l'arbre 26 à l'arbre.porte-meule 1, Le montage de cet accouplement.élastique 25bis est réalisé d'une manière analogue a celui de l'accouplement 25. Son anneau exté- rieur 84bis est susceptible de coulisser dans un logement 41 de l'arbre porte-meule 1, logement dont la face 40 forme le fond.
Des clavettes 42 et 43, la première 42 encastrée dans l'arbre 26 et lanneau 27bis, la seconde 43, encastrée dans l'anneau 24bis et coulissant dans une rainuré 44 du logement 41, coopèrent à la transmission du mouvement entre les deux arbres 26 et l,
Une rondelle filetée 45 bloque le moyeu 46 de la meule 47, ce moyeu étant, pour le mieux, muni d'un côme femelle 48, s'emboîtant sur le cane mâle 49 de l'arbre 1. Une rondelle plastique 50 remplit le mê,me office que la rondelle 36 prévue à l'autre extrémité de la broche; entre la rondelle 34 et l'anneau 24.
Néanmoins, ces dimensions ont été calculées plus -largement que celles de la rondelle 36 de manière qu'elle offre une compressi- bilité plus grande et, par conséquent, remplisse plus parfaitement l'espace compris entre l'écrou 45 et 'anneau 24bis..
Pour compléter la description du montage de la meule 47 on mentionnera l'écrou 51 se vissant sur une partie filetée 46bis du moyeu 46 et le carter de meule 52 fixé d'une manière quelconque sur le palier 2 de la brochet
Lthuile de graissage en provenance d'une pompe est amenée dans le palier 2 par unentuyauterie 53 termi- née par un raccord 54 se vissant dans un trou 55 du palier 2. L'orifice inférieur du trou 55 débouche dans une rainure longitudinale ou hélicoïdale 56 pratiquée dans l'alésage du palier 2 et cela dans le but de distri- buer l'huile. L'huile en excédent qui sort du palier du coté de la meule est lancée vers la périphérie de la chambre 57 par un déflecteur 58 qui est emmanché à chaud
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sur l'arbre 1 ou fait corps arec ce dernier.
La chambre 57 comporte, à sa partie inférieure, une dépression 59 dans laquelle débouche le canal 60 foré dans le corps du palier 2. Le couvercle 61, en deux parties pour permettre le mon- tage, constitue les parois de la chambre 57; ce couvercle coopère par ses languettes 62 avec l'arbre 1 muni de lan- guettes analogues 63 dans le but de réaliser un système de chicanes entre éléments fixes et tournants. Un feutre 34, logé dans une gorge du couvercle 61 arrête les infiltrations d'huile qui pourraient se produire à l'arrêt. La fixation du couvercle 61 sur le palier 2 est assurée par une série de goujons 65 et d'éorous 66.
Du côté opposé à la meule, la chambre 67 ménagée dans le palier 1 et dans laquelle débouche le canal 68 ainsi que la chambre 69 du support 3, assurent le retour de l'huile vers un orifice inférieur 70 qui est en communication avec le réservoir d'huile de la machine par une canalisation appropriée.
La fig. 2 montre la disposition des ressorts 10 et de la chambre de retour d'huile 69 et la fig. 3 fait apparaître le dispositif de fixation du palier 2 sur son berceau 71. Une sangle 72 est assemblée par rivetage avec ses embouts 73, lesquels comportent une partie lisse suffi- samment longue pour permettre le serrage, par les écrous 74, d'une série de rondelles Belleville 75. Ce montage peut aussi être effectué avec des ressorts à boudin très durs ou même des blocs de caoutchouc ou de toute autre matière plastique.
Il va de soi que l'on peut apporter des modifica- tions de détail aux perfectionnements désignés ci-dessus sans pour cela sortir du cadre de l'invention.
REVENDICATIONS
1. Machine à meuler ou à rectifier, caractérisée par le fait que l'ensemble de la meule et de l'arbre portes meule, formant un tout rigide dont l'équilibrage peut être réalisé à part, est tenu dans un palier de grande longueur, par rapport au diamètre de cet arbre et est relié par un accouplement élastique à ltorgane d'entraînement tel qu'une poulie.
2. Machine à meuler ou à rectifier caractérisée par le fait qu'entre deux éléments radiaux solidaires respec- tivement de l'arbre porte-meule et de son palier est inter- calé un dispositif élastique suffisamment robute pour n'im- tervenir comme amortisseur de déplacement axial qu'en cas d'effort exceptionnel.
3. Machine à meuler ou à rectifier caractérisée par le fait que le palier de l'arbre porte-meule est fixé élastiquement sur son support, de préférence par des sangles extensibles élastiquement qui le ceinturent et le maintiennent dans un berceau.
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