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BREVET D'INVENTION Ernest MORF La Chaux-de-Fonds (Suisse)
Lien de montre bracelet.
Priorit d'une demande de brevet d'poséeen Suisse le 5 juin 1944, n 93.210. -
Les liens de montre bracelet en cuir sont vite salis, peu durables et hygroscopiques. Les cuirs synthétique ne se cousent pas et se déchirent à l'usage. Le bracelet mé- tallique, le seul qui n'ait pas les défauts précités ne se prête aux mouvements du poignet que s'il comporte des ressorts qui sont ou bien visibles et laids ou dissimulés dans les chaînons du lien et alors désagréables parce qu'ils pincent souvent la peau ou les poils dans le voisinage desquels ils se trouvent. De quel genre qu'ils soient ces bracelets métalli- ques, lorsqu'ils rendent les services qu'on attend d'eux, sont compliqués et chers.
On a essayé d'éviter ces deux der- niers défauts en faisant le lien d'une seule longueur de res- BV/SCB/l6376sort à boudin dont les spires étaient quelques fois aplaties.
Cas 37. @
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Ces liens n'ont jamais eu la faveur du puulic car non seulement les effets de pincement de la peau devenaient insupportables mais encore, lorsqu'ils comportaient une garniture de protection, on avait, du fait de la tension continue opérée sur le poignet l'impression de porter des menottes.
L'objet de l'invention est un lien de montre bracelet dont une partie au moins de la longueur est métallique et forme au moins une sinuosité susceptible de faire ressort pour permettre un allongement ou une déformation élastique du lien si, au moment d'un mouvement du poignet, des muscles du poignet gonflent. S'il n'y a qu'une seule sinuosité, elle sera de grandeur suffisante à supporter, dans les limites d'élasticité du métal, la déformation qu'on attend d'elle.
Si l'on augmente le nombre de ces sinuosités et si on les étend par exemple sur toute la longueur du lien, elles donneront à ce dernier des qualités d'élasticité toutes spéciales tout en faisant un objet d'une simplicité plus grande et d'un maniement plus commode que celui d'un lien en cuire.
Le dessin représente cinq formes d'exécution du lien selon l'invention.
Les fig. 1 et 2 montrent en perspective les deux premières.
La fig. 3 est un dévelopement du lien de bracelet montré en perspective également en fig. 4
Les fig. 5 et 6 sont des vues de coté des quatrième et cinquième modèles.
En se référant à la figure 1, le lien de montre-bracelet représenté est venu de fabrication par découpage dans une seule pièce de métal. Ce lien possède une paire de longues griffes
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recourbées pour enserrer le poignet et réunies par leur talon 11 a une sinuosité 12 en forme de S plus large que les autres parties du lien. Les branches de ces griffes se terminent par des tétons 13 qui sont destinés à être introduits dans les forages des anses d'une montre bracelet oùu elles tiennent vu que les branches des griffes vont en s'écartant légèrement et font ressort.
Le tout a la forme du bras et est, du fait de la sinuosité élastique 12, suffisamment extensible pour suivre les variations de la grosseur du poignet, très agréable an porter ; D'autre part, la pression exercée par la partie sinueuse est très suffisante pour maintenir la montre en place.
Dans la forme d'exécution montrée en fig. 2, on retrouve de nouveau les griffes 10 qui vont également en s'écartant et qui possèdent aussi des moyens qui permettent la fixation immédiate du bracelet aux anses de la montre. Les griffes tiennent l'une à l'autre par une série de sinuosités de pas égal à la largeur du métal et dont l'élasticité est très suffisante pour donner au lien de bracelet les possibilités de déformation nécessaires à un port agréableo
Les fig. 3 et 4 se rapportent à une troisième forme d'exécution qui est montrée dans la première complètement développée tandis qu'en fig. 4 elle est montrée dans sa forme définitive.
Ce lien de montre bracelet est venue d'une seule pièce de métal de préférence du nickel, du maillechort, de l'acier inoxydable ou d'un métal précieux suffisamment résistant et élastique pour former les sinuosités dont il est presque exclusivement composé. Pour arriver à ces sinuosités il
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a été pratiqué, à partir de chaque bord de la bande de métal dont doit être sorti le lien des fraisages suffisamment profonds pour ne laisser, sur le bord opposé à celui qui a été attaqué par la fraise, qu'une partie de métal de largeur égale à celle qui sépare les fraisages les uns dès autres. On complète le lien par des dispositifs d'accrochage non représentés qui peuvent être quelconque et se fixer après coup à une longueur déterminée de bande correspondant au porteur du poignet du porteur de la montre.
Cette longueur peut être découpée de cas en cas àa partie d'une bande sans fin.
Un lien métallique pour être agréable ne doit exercer aucune tension sur le poignet aussi longtemps que ce poignet ou la main sont au repos. La montre-bracelet ne doit pas se sentir davantage qu'un bijou au bras.
L'élasticité obtenue par les sinuosités du lien devient nécessaire au moment où les muscles du poignet se gonflent ou se déforment à la suite d'un effort de la main. L'allongement du lien à ce moment-là est relativement faible par rapport à la longueur totale, de sorte que la déformation reste toujours en dessous de la limite d'élasticité du métal même quand celuici n'a pas de qualité élastiques bien marquées.
Ce lien de montre-bracelet est indestructible, insensible à l'humidité, agréable à porter, et ne laisse rien à désirer au point de vue esthétique. ll est le complément indiqué de toute montre étanche.
Le lien de montre-bracelet du genre de ceux montrés en fig. 3 et 4 pourrait s'obtenir aussi par laminage d'un fil que l'on
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aurait replié sur lui- même avec le pas sinueux nécessaire.
Le lien peut être en plusieurs pièces. On peut facilement se figurer la partie ayant les sinuosités, faite pour ellemême et accrochée à des parties lisses ou ornementées indépendantes ou attenant à la montre.
Dans la forme d'exécution montrée en Fig. 5 une bande plate de métal a été repliée sur elle-même pour former des sinuosités 17 qui ne recouvrent partiellement les unes les autres. On a donné ensuite au lien la forme du bras et on l'a terminé de chaque tout par des dispositifs d'accrochage permettant son accouplement aux anses de la montre. Le fonctionnement de cette forme d'exécution est le même que celui des liens précédemment décrits. Elle tient au bras sans exercer de pression excessive et s'allonge au gonflement du poignet.
Le lien selon la fig: 6 ne se différentie du précédent que par la forme des ses sinuosités. Il existe encore de nombreuses possibilités permettant d'arriver au but que l'on veut atteindre.