<Desc/Clms Page number 1>
MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de
BREVET D'INVENTION Monsieur Gaston alfred JfOYCINKIEWIEZ.
DISPOSITIF DE VERROUILLAGE Demandesde brevetsfrançcis en sa faveur du 9 Juin' 1944 et du
7 avril 1945
L'invention a pour objet un dispositif de verrouillage d'un pène ou autre'''organe mobile d'une serrure caractérisé en ce qu'il comprend deux modes de verrouillage distincts et indépendants: appliqués sur le même pène ou autre organe unique de verrouillage.
Suivant une autre caractéristique, le pène ou autre organe mobile comporte au moins un orifice de section rectangu- laire débouchant dans un orifice cylindrique dans lequel est engagée une pièce cylindrique formant verrou et comportant des entailles latérales telles que la section pleine restante au droit de ces entailles corresponde.- à la section de l'orifice rectangulaire, la dite pièce pouvant être déplacée dans un sens convenable pour. présenter en face de l'orifice rectangulemt la section comprise entre les entailles de façon à libérer le pêne...
D'autres caractéristiques de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, en se référant au dessin annexé qui montre, à titre d'exemples, das modes de réalisation de l'inven- tionet dans lequel :
<Desc/Clms Page number 2>
La fleure 1 est un schéma perspectif de principe montrant les deux éléments principaux du dispositif suivant l'invention.
La figure 2 est une vue schématique en élévation montrant l'ouverture ménagée dans le pène.
La figure 3 est une vue schématique en élévation de la lige cylindrique.
Les figures 4 à 6 sont des coupesschématiques montrant les différentes positions de la tige par rapport au pène.
La figure 7 est une vue en élévation d'une serrure de valise ou objet analogue munie du dispositif suivant l'invention.
La figure 8 est une vue de face correspondant à la figure 7.
La figure 9 est une coupe suivant la ligne 9-9 de la figure 8.
La figure 10 est une coupe suivant la ligne 10-10 de la figure 9.
La figure 11 est une vue en élevation à échelle agrandie de la tige cylindrique utilisée pour la serrure des figures 7 à 10.
La figure 12 est une coupe suivant la ligne 12-12 de la figure 11.
La figure 13 est une coupe suivant la ligne 13-13 de la figure 11.
La figure 14 est une coupe suivant la ligne 14-14 de la figure 11.
La figure 15 est une coupe suivant la ligne 15-15 de la figure 11.
La figure 16 est une coupe suivant la ligne 16-16 de la figure 11.
La figure 18 ast un schéma montrant une variante .
La figure lE, est une vue on élévation d'un; serrure-verrou muni d'un dispositif de verrouillage suivant un autre mode de réalisation de l'invention.
La figure 19 est une coupe suivant la ligne 19-19 de la figure 18.
<Desc/Clms Page number 3>
La figure 20 est une vue en élévation du pène de la figure 18.
Les figures 21 à 26 sont des vues de détails de réalisations du dispositif de la figure 18.
En se reportant aux figures schématiques 1 à 6, on voit que le dispositif suivant l'invention comprend essentiellement un pène
1 mobile longitudinalement suivant les flèches F et Fi et dans lequel est ménagée une ouverture se composant de deux orifices débouchant l'un. dans l'autre, un orifice cylindrique 2 et un orifice à section rectangulaire 3 et une tige cylindrique 4 enfilée dans l'orifice 2, mobile suivant son axe dans le sens des flèches f et f1 et autour de son axe, dans le sens des flèches! 2 et f3 et dans laquelle sont ménagées deux entailles latérales 5 laissant entre elles une section pleine correspondant à la section de l'ori- fice 3.
Dans la position représentée à la figure 1, le pène 1 se trouve doublement verrouillé ; le déverrouiller, il faut d'une part déplacer la/tige 4 dans le sens de la flèche! de façon à amener les entailles 5 à la hauteur de l'orifice 3 dans la position correspondant à la figure 6 et d'autre part, faire ensuite tourner la tige 4 de 90 dans le sens de la flèche ± 2 ou f3 de façon à amener les entailles 5 dans le prolongement de l'orifice 3 dans la position de la figure 4. Le pène 1 se trouve alors libéré et peut se déplacer dans le sens de la flèche F1 d'une quantité correspon- dant à la longueur de l'orifice 3.
On voit donc qu'en partant de la position d'ouverture de la figure 4, le pène 1 peut être verrouillé séparément de deux façons différentes et indépendantes: on peut, soit en déplaçant la tige 4 dans le sens de la flèche ± 1 ou f, l'amener dans la position de la figure 5, soit, en la faisant tourner de 90 , l'amener dans la posi- tion de la figure 6, ces deux positions correspondant à deux verrouil. lages simples, l'un par déplacement longitudinal de la tige 4, l'au- tre par rotation de la tige 4. On peut enfin obtenir un double verrouillage en effectuant successivement ces deux opérations dans un ordre ou dans l'autre pour amener l'ensemble dans la position de ) le. figure 1.
@
<Desc/Clms Page number 4>
Aux figures 7 à 16, on a représenté un exemple de réalisation. de serrure munie du dispositif de verrouillagesuivant l'invention.
Cette serrure est plus spéelment destinée à la fermeture de mallet- tes, valises, serviettes ou objets analogues, mais il est bien enteh- du qu'il s'agit simpement d'un exemple et que le dispositif suivant l'invention peut s'appliquer à des serrures de tout enre. 6 et 8 sont les deux éléments en forme de platines à réunir par la serrure.
Sur la platine 6 est fixée une double cane 8 et sur la platine 7 est fixée une chape 9 dans laquelle est articulé, autour d'un axe 4, un bras 10 pouvant s'engager entre les deux flasques de la double came 8 et portant une cheville 11 parallèle à l'axe 4, coulissant dans une fente 12 du bras 10 et rappelée élastiquement vers l'axe 4 par deux ressorts 13. La cheville 11 peut s'enclancher derrière un épaulement 14 de la came 8 dans la position de fermeture.
L'axe 4 constitue la tige cylindrique des figures 1 à 6 et le pêne est remplacé par un arrêtoir 1 traversé à l'une de ses extré- mités par la cheville 11 et comportant à son autre extrémité une ouverture 2, 3 analogue à celle du pène 1.
L'axe 4 peutcoulisser longituinalement et il peut librement tourner autour de son axe. Il comporte d'autre part deux entailles latérales 5 analogues à celles du pène 1 (voir figure 15), un trou axial 16 pour l'introduction par l'ouverture 17 d'une clef convenable, deux fentes 18 à 90 l'une de l'autre, débouchant dans le trou 16 et réunies par une double rampe 19 (voir figure 16) et enfin deux gorges annulaires 20 et 21 reliées entre elles par deux entailles 22 à 90 l'une de l'autre, le fond de chaque entaille 22 formant une légère .saillie 23 par rapport au fond des gorges 20 et 21 (voir figures 13 et 14) .
Deux tenons 24 et 25 repoussés par des ressorts 26 et 27 sont respectivement engagés dans la fente 18 et dans la double gorge 20,21.
Le fonctionnement est le suivant :
L'ensemble se trouvant à la position représentée à la figure 10, l'arrêtoir 1 est doublement verrouillé et se trouve dans la même position que le pène 1 à la figuré 1. Le tenon 24 est engagé dans la
<Desc/Clms Page number 5>
fente 18 et le tenon 25 dans la gorge 20.
Pour dégager l'arrêtoir 1, on peut procéder de la façon suivante : on appuie sur l'axe 4 dans le sens de la flèche f, le tenon 24 coulisse dans la fente 18 et le tenon 25 saute de la gorge 20 à la gorge 21, par l'entaille 22 correspondant à la fente 18 et en s'effaçant au passage de la saillie 23 qui sert ensuite de butée pour le maintenir dans la gorge 21; l'ensemble se trouve alors dans la position corres- pondant à la figure 6 et l'arrêtoir 1 ne peut encore se déplacer. On peut alors introduire une clef convenable dans le trou 16 dans lequel elle pénètre en repoussant légèrement le tenon 24 qui, ainsi dégagé, permet la rotation de la clef et de l'axe 4. On fait donc tourner l'axe 4 de 270 dans le sens de la flèche f3 (figure 16) et le tenon 24 se déplace sur la rampe 19 jusqu'à ce que la deuxième fente 18 se présente en face de lui.
Pendant cette rotation, le tenon 25 s'est déplacé dans la gorge 21 et, en fin de mouvement, l'axe 4 se trouve dans une position à 90 de la précédente et correspondant à celle de la figure 4, l'arrêtoir 1 est libéré et la cheville 11 peut être dégagée de la came 8.
On voit que le tenon 24 sert simultanément à maintenir l'axe 4 dans l'une ou l'autre de ses deux positions angulaires définitives, à le guider pendant ses mouvements de translation et à former, en combinaison avec la clef, organe de sécurité.
Le tenon 25 sert à maintenir l'axe 4 dans sa position longitu- dinale pendant ses mouvements de rotation et à le maintenir dans ses deux positions longitudinales extrêmes.
Aux figures 18 à 26, on a représenté une serrure dans laquelle le pène peut être verrouillé de deux façons différentes et au moyen de deux dispositifs différents, l'un pouvant être commandé de l'intérieur et l'autre de l'extérieur.
La serrure se compose d'une boite métallique classique ' 31, de préférence en tôle d'acier. Une poignée,non représentée sur le dessin, , permet de faire glisser le pène 34 le long du palastre, d'une manière connue, par l'intermédiaire de la pièce cylindrique 32. Le ressort
<Desc/Clms Page number 6>
hélicoïdal 33, fixé au palastre et au pêne 34, maintient celui-ci dans sa position de fermeture.
Le verrouillage, suivant l'invention, est réalisé sur le pène unique 34 de deux façons distinctes et pour deux positions différen- tes du pène.
Le verrouillage extérieur nécessite l'emploi d'une clef amovible, figs 25 et 26, il est obtenu par la rotation d'un verrou cylindrique 35, figs 21 et 22, autour de son axe. Ce verrou 35 est constitué par : une partie cylindrique dans laquelle on a fait deux encoches 36 suivant deux plans rectangulaire, se coupant sur l'axe du cylindre; une partie en forme'de plateau circulaire 37, entaillé en 38 pour laisser, si on le désire, le passage à un tenon, non repré- senté sur le dessin, limitantla rotation du verrou 35 à 1/4 de tour et une partie cylindrique 33 avec deux gorges parallèles 40, perpendiculaires à l'axe du verrou et correspondant à la partie d.u verrou traversant le pêne 34,
Le verrou 35 peut passer dans le pêne par deux ouvertures cy- lindriques 41 et42. reliées entre elles pur uhe ouverture parall@lé- pipédique 43;
pour une position déterminée du verrou 35, dans l'un ou l'autre des orifices cylindriques 41 et 42 du pêne, la partie du verrou 35 située entre les deux gorges 40, peut passer dans l'ouver- ture parallélépipédique du péne 34, qui peut glisser alors le long du palastre.
Le mouvement de rotation du verrou 35 est obtenu à l'aide de la clef amovible représentée figs 25 et 26, que l'on engage dans un canon fixe 44, qui comporte dans son orifice cylindrique des tenons 45, correspondants exactement à des entailles transversales 46 de la clef. Le cenon 44 est prolongé par un barillet 47 qui contient, disposés dans un plan suivant des directions rectangulaires, quatre goujons 48 qui dépassent à l'intérieur du canon. Ils sont apuyés sur leur siège par des ressorts boudin 49 et ces derniers sont n
<Desc/Clms Page number 7>
maintenus dans le barillet par des vis 50. Les parties inférieures des goujons 48 pénètrent dans les encoches 35 du verrou, lorsque celui-ci est dans l'une ou l'autre des positions de verrouillage ou de déverrouillage.
Lorsque la clef est introduite dans le canon 44 et par suite dans les encoches 36 du verrou, elle repousse les goujons 48 et permet de faire tourner le verrou qui libère ou immobi- lise le pène 34.
L'immobilisation du pène 34 peut être obtenue dans deux posi- tions différentes, suivant que le verrou 35 se trouve dans l'un ou l'autre des orifices cylindriques 41 et 42 du pène. L'orifice 41 correspond à l'immobilisation en position de fermeture et l'orifice
42 à l'immobilisation en position d'ouverture.
Pour limiter l'ampleur des mouvements du verrou, l'extrémité des goujons 48, qui est arrondie, peut pénétrer dans des cavités 51 correspondantes, pratiquées en bonne place, sur les 4 ailes de la clef (voir fig. 25). En..tournant celle-ci, il faut vaincre une certai- ne résistance pour faire sortir l'extrémité des goujons 48 de ces cavités, ce qui permet de marquer les quatre positions différentes correspondant à l'ouverture ou à la.fermeture du verrou.
Les goujons sont légèrement coniques dans leur partie infé- rieure, s'opposant ainsi aux tentatives de crochetage.
Le verrouillage intérieur, suivant l'invention, est réalisé par le déplacement longitudinal d'un verrou 52 pourvu d'un bouton 53, ce verrou est également cylindrique et il est manoeuvré à la main.
Il est constitué par une pièce cylindrique 54 (voir figs. 23 et 24) comportant deux gorges 55 analogues à celles du verrou 35. Le verrouil- lage du pène 34 s'effectue par une traction 'sur le bouton du verrou.
La partie cylindrique entière 59 du verrou obture alors l'un des orifi- ces cylindriques 56 et 57 du pène 34 qui est immobilisé, soit dans la position de fermeture, soit dans la position d'ouverture. Le déverrouil- lage se fait par une poussée sur le verrou 54. Les gorges 55, qui dans toute position du verrou sont toujours parallèles à l'axe du pêne, se trouvent, au moment du déverrouillage, en face de l'orifice parallélé- pipédique 58 du pène 34 qui peut alors se mouvoir le long du palastre.
<Desc/Clms Page number 8>
Le verrou 54 peut glisser dans une douille cylindrique 60.
Pour marquer les deux positions de déverrouillage et de verrouillage et pour limiter la course du verrou, un goujon 61 en forme de T, de section carrée, passant dans le verrou de haut en bas, par l'ori- fice de section carrée 62, dans lequel il peut glisser, peut se déplacer, entre deux positions extrêmes, dans la douille 60 qui est fixée au foncet 63. A cet effet, la branche horizontale 64 du gou- jon en T 61, peut se loger dans deux gorges 65 et 66 de la douille séparée par un bossage 67. Ces gorges correspondent aux deux posi- tions extrêmes du verrou. Un ressort à boudin 68, disposé autour du goujon 61, entre la douille 60 etun écrou 69 vissé sur le gou- jon, appuie ce dernier dans les gorges 65 et 66, ce qui empêche le déplacement du verrou.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux détails d'exécution ci-dessus décrits, qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. C'est ainsi que dans les figures 1 à 16, on a supposé que le pène ou l'arrêtoir 1 n'était verrouillable que dans l'une de ses positions extrêmes; on pourrait, en ménageant, comme représenté à la figure 17, un deuxième orifice cylindrique 28, symétrique de l'orifice 2 par rapport à l'orifice 3, rendre le pêne verrouillable dans ses deux positions extrêmes.
De même, on pourrait évidemment combiner le dispositif de serrure de la figure 10 avec un dispositif de sécurité plus complexe que celui qui est obtenu par le seul tenon 24.
Dans le cas des figures 18 à 26, on pourrait, pour augmenter encore la sécurité du verrouillage, disposer dans un barillet, de dimensions appropriées et à des intervalles divers, plusieurs séries de quatre goujons, agissant sur des diamètres décroissants dans le sens d'engagement de la clef. Dans ce cas, le verrou et la clef devraient comporter nécessairement les étages correspondants.
De toute façon, le dispositif de sécurité constitué par la clef, le canon 44 et le barillet 47, pourrait être remplacé par tout autre système de sécurité convenable connu.
En outre, le verrouillage intérieur, au lieu d'être obtenu par translation, pourrait'se faire par rotation.
<Desc/Clms Page number 9>
En ce qui concerne le verrouillage proprement dit, on a supposé, qu'il permettait d'assurer l'immobilisation du pène dans les deux positions extrêmes d'ouverture et de fermeture. Mais il est évident que l'on pourrait parfaitement prévoir le pêne avec les seuls orifices 41 et 56 correspondant respectivement au verrouil- lage extérieur et intérieur de la seule position de fermeture.
REVENDICATIONS.
1 .- Un dispositif de verrouillage d'un pène ou autre organe mobile d'une serrure caractérisé en ce quil comprend deux modes de verrouillage distincts et indépendants, appliqués sur le même pêne ou autre organe unique de verrouillage.