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SOCIETE ANOXYME DE PARTICIPATIONS APPAREILLAGE GARDY
On sait qu'il existe une multitude de types différents de cartouches fusibles. Dans les cartouches fusi- bles des types les plus courants, les fils fusibles sont lo- gés dans des canaux et sont connectés par leurs extrémités sur des pièces de contact qui sont reliées électriquement à des broches. En vue de protéger les fils fusibles contre
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une détérioration intempestive et afin, également, d'aug- menter le pouvoir de coupure des cartouches fusibles, les canaux contenant les fils fusibles sont remplis d'une ma- tière inerte telle que du sable de silex, de la bourre d'a- miante, ou autre matière isolante analogue, favorisant l'ex- tinction de l'arc.
Dans ce genre de fusible, même en prenant tous les soins d'usage lors du remplissage des canaux, il est très difficile d'obtenir une densité de remplissage semblable d'une cartouche à l'autre d'une même série, et d'autre part, il est pratiquement impossible d'être assuré que le fil fusible est bien enrobé sur toute sa longueur.
Or, on sait que les parties du fil fusible qui ne sont pas en contact avec la matière de remplissage sont beaucoup plus sensibles à des surintensités momentanées que les autres parties du fil fusible. Il s'ensuit que certaines cartouches fusibles fondent intempestivement. En outre, ces parties du fil fusible non protégées peuvent agir défavora- blement en cas de court-circuit.
La présente invention a pour objet une cartouche fusible comportant un corps en matière isolante présentant au moins une chambre traversée par au moins un fil fusible relié électriquement par ses extrémités à des pièces de contact disposées aux deux extrémités de la chambre.
Cette cartouche fusible se distingue des cartouches fusibles con- nues et tend à éliminer les inconvénients cités, par le fait que le dit fil fusible est protégé sur la plus grande partie de sa longueur par un paquetage en matière isolante, incom-
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bustible et infusible, de manière à éviter la formation, lors de la fusion du fil fusible, d'un canal conducteur du courant électrique constitué par la dite matière iso- lante en fusion, ce paquetage étant serré et maintenu en position dans la dite chambre par des parties de cette dernière prévues à cet effet.
Le paquetage peut être plus court que la distan- ce séparant les pièces de contacts disposées aux extrémi- tés de la chambre.
Le corps en matière isolante peut être constitué par au moins deux éléments assemblés.
Le paquetage peut être constitué par une feuille d'amiante enroulée autour du fil fusible et protégée par une enveloppe présentant une rigidité mécanique suffisante pour s'opposer à une déprédation de la feuille d'amiante.
Elle peut comporter des broches venues d'une pièce avec les pièces de contacts destinées à recevoir les extrémités du fil fusible.
Chaque broche peut présenter des organes d'ancrage attenants permettant la solidarisation automatique avec le corps is olant.
Le dessin annexé montre schématiquement et à titre d'exemple une forme d'exécution de la cartouche fusible.
La fig. 1 en est une vue en coupe longitudinale ;
La fig. 2 une vue en coupe transversale.
Dans la forme d'exécution représentée au dessin, la cartouche fusible comporte un corps en matière isolante
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constitué par deux parties la et 1b assemblées par des rivets 2. Chaque broche 3 est venue d'une pièce avec une pièce de contact 4 destinée à recevoir l'une des extrémités du fil fusible 5. Ce fil fusible est protégé sur la plus grande partie de sa longueur par un paquetage 6, Ce der- nier est constitué par une âme en amiante ou autre matière isolante, incombustible et infusible sur laquelle est en- roulé le fil. Le tout est enveloppé dans une feuille d'a- miante ou autre matière isolante, incombustible et infusible.
Ce paquetage est maintenu en position dans une chambre amé- nagée entre les deux éléments la et 1b du corps. En outre, ce paquetage est maintenu serré et comprimé par des parties 7 et 8 prévues à cet effet sur les éléments la et 1b.
Dans une variante d'exécution, l'âme pourrait être remplacée par de la bourre d'amiante ou même supprimée.
Sur les pièces de contacts ° est encore conecté un fil auxiliaire ou fil de visibilité 10 destiné à provo- quer, lors de la fusion de la cartouche fusible, le fonc- tionnement d'un dispositif de visibilité. Ce dispositif est constitué par une pièce en matière translucide 9 placée dans une fenêtre 11 et contre laquelle s'appuie un ressort 12, lequel constitue un voyant et qui prend appui par ses extrémités sur le fil de visibilité. Le voyant 12 a une cou- leur déterminée et lorsque le fil de visibilité est fondu, ce voyant tombe dans une chambre prévue à cet effet.
Chaque broche .2 est constituée par un tube 14 à parois minces, et fendu sur une partie de sa hauteur, de
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manière à lui donner une certaine élasticité radiale. A son extrémité postérieure, ce tube est aplati et ouvert de maniére à ne laisser subsister que deux parois planes 13 destinées à être logées dans des fentes aménagées dans les éléments la et 1b. Ces parois sont recourbées à l'é- querre de manière à venir s'appliquer sur la paroi inté- rieure de la chambre formée entre les éléments la et 1b.
L'une de ces parois est recourbée une seconde fois à l'é- querre pour former la pièce de contact 4 sur laquelle est connecté le fil fusible et le fil de visibilité.
Le fonctionnement de la cartouche fusible décri- te est semblable à celui des cartouches fusibles connues; toutefois, par le fait que le fil fusible est enrobé dans un paquetage incombustible et infusible, elle possède (toutes autres caractéristiques restant semblables) un pou- voir de coupure plus élevé que les cartouches fusibles connues.
En effet, dans les cartouches fusibles connues, le fil fusible est placé dans du sable de silex ou de verre, borax, magnésie, ou autre matière de ce genre. Ces matières sont incombustibles, mais sont fusibles, et présentent l'in- convénient d'être conductrices du courant électrique lors- qu'elles sont en fus ion.
Or, dans le cas de courts-circuits violents, la quantité de chaleur dégagée par l'arc consécutif à la fusion du fil fusible, est largement suffisante pour provoquer la fusion des grains de matières, placés à proximité du fil.
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Il se forme alors un canal conducteur ou semi-conducteur reliant électriquement les pièces de contacts entre elles.
Dès lors, bien que le fil fusible soit fondu, un courant résiduel passe par ce canal et peut provoquer, selon la valeur de ce courant, un échauffement, tel que toute la matière de remplissage entre en fusion et qu'il s'ensuit l'éclatement de la cartouche et éventuellement la détério- ration d'une partie de l'installation dans laquelle elle est branchée. Il est évident que ces effets et processus secondaires, consécutifs à la fusion du fil fusible sont d'autant plus rapides et dangereux que le court-circuit ayant provoqué la fusion était violent et que la tension de service est élevée.
Dans une cartouche fusible selon l'invention, ces effets secondaires ne peuvent se produire, car le fil fusible étant placé dans un paquetage infusible et étant comprimé dans ce dernier, la fusion du fil fusible ne peut avoir pour conséquence la formation d'un canal conducteur ou semi-conducteur reliant les pièces de contacts entre elles. En outre, même si certains constituants des feuilles d'amiante qui constituent le paquetage entraient en fusion - car pratiquement aucun corps n'est entièrement infusible - ce paquetage ne pouvant, après fusion du fil fusible, être en contact simultanément avec les deux pièces de contacts 4, il est impossible qu'un canal conducteur soit créé reliant les pièces 4 l'une à l'autre.
De plus, le fil fusible étant enveloppé sur sa
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plus grande longueur dans un paquetage maintenu fermé et serré entre les parties 7 et 8 en contact avec l'envelop- pe rigide, les vapeurs métalliques ne peuvent se répandre dans la chambre de la cartouche fusible. La ionisation de cette chambre ne peut donc être que très faible puis- qu'elle ne peut résulter que de la volatilisation des parties du fil fusible situées entre le paquetage et les pièces de contacts 4, abstraction faite du fil de visibilité.
Il s'ensuit logiquement que l'ambiance intérieure n'étant que faiblement ionisée, la tension d'amorçage d'un arc jaillissant directement d'une pièce de contact 4 à l'autre est très élevée et en tous cas supérieure à la tension de service pour laquelle la cartouche fusible est prévue.
Il est évident que dans une variante de construc- tion de la cartouche fusible représentée, le corps de la cartouche pourrait être venu d'une seule pièce ; toutefois,lorsque le corps de la cartouche fusible est constitué par deux éléments assemblés, comme représenté au dessin, ces derniers s'écartent légèrement l'un de l'autre sous l'effet de la pression intérieure, due à la volatilisation du fil fusible et à l'élévation de la température intérieure. La fente ainsi formée permet une détente de la pression interne.
Enfin, la cartouche fusible objet de l'invention est également d'un prix de revient inférieur à celles de types connus, grâce à ses broches venues d'une pièce avec les pièces de contacts 4 et munies d'organes d'ancrage at- tenants. En effet, toutes les cartouches fusibles connues @
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comportent des broches décolletées, c'est-à-dire fabriquées à partir d'une barre usinée au tour, et présentant à leur extrémité postérieure un filetage destiné à recevoir un écrou. Ce dernier permet le serrage et la fixation en po- sition de la broche sur le corps de la cartouche.
Mais il est évident que ces broches décolletées, munies d'un écrou, sont d'un prix de revient élevé d'une part, et d'autre part sont la cause d'un prix de montage très élevé puisqu'il est nécessaire de mettre la broche dans un perçage du corps, de mettre en place l'écrou puis de serrer ce dernier pour fixer la broche.
Dans une cartouche fusible selon l'invention, par contre, les broches étant venues d'une seule pièce avec leurs pièces de contacts et étant munies d'organes d'ancrage attenants, une seule opération est nécessaire pour la mise en place des broches sur le corps de la cartouche fusible.
Dans la forme d'exécution représentée, les parties recourbées à l'équerre 15 constituent, avec les parois 13, les organes d'ancrage; ces organes coopérant avec les fen- tes aménagées dans le corps de la cartouche et avec les pa- rois de cette dernière, maintiennent automatiquement, après assemblage du corps, les broches en position sur ce dernier.
Il est évident que ces broches peuvent aussi être adaptées pour être utilisées avec des cartouches fusibles présentant un corps en une seule pièce, les dispositifs d'ancrage pouvant dans ce cas être constitués par des dispo- si tifs à baïonnettes ou autres dispositifs de ce genre équi- valents.