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Monsieur Georges Alfred Hippolyte NUYTS.
L'invention a pour objet une enveloppe de lettre, utilisable d'une manière particulièrement avantageuse dans le domaine postal, caractérisée en ce que son ouverture a lieu par une simple traction, par exemple entre les deux mains, qui la divise en deux parties par rupture en un endroit prédéterminé, cette rupture n'intéressant pas la feuille qu'enferme l'enveloppe en son intérieur.
Une lettre postale conforme à l'invention peut comprendre une enveloppe présentant une zone intentionnellement de plus faible résistance à la traetion pour faciliter sa division en deux parties, et une feuille, à l'intérieur de cette enveloppe, telle, ou disposée de telle façon, qu'elle ne soit pas pincée simultané- ment par les deux mains lors de la traction provoquant l'ouverture.
A cet effet, la feuille introduite dans l'enveloppe, après pliage ou non, ne remplit celle-ci qu'incomplètement et l'endroit de l'enveloppe ainsi laissé vide est utilisé pour la préhension par l'une des mains de la personne qui désire ouvrir l'enveloppe.
Suivant une forme de réalisation, la feuille est, après pliage s'il y a, lieu, de dimension inférieure à l'enveloppe dans le sens suivait lequel doit s"exercer la traction d'ouverture et est maintenue à l'écart d'une des extrémités où l'enveloppe est pincée pour l'ouverture. Ce maintien peut avoir lieu par une patte issue de l'enveloppe, à l'orifice de celle-ci, et qu'on replie vers l'intérieur après introduction de la feuille.
De préférence, cette patte est de longueur telle que, non repliée à l'intérieur, elle gêne le rabattement du rabat de l'enveloppe pour la fermeture, On oblige ainsi l'usager à faire le
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geste nécessaire pour maintenir la feuille en bonne position avant la fermeture de l'enveloppe, Ce maintien peut également avoir lieu par collage l'une contre l'autre des deux faces de l'enveloppe à l'endroit non occupé par la lettre, lors de la fermeture.
Dans une autre forme de réalisation, la feuille est sensible- ment de même dimension que l'enveloppe dans laquelle elle est in- troduite, mais présente une ou des échancrures qui correspondent à un des endroits prévus pour le pincement de l'enveloppe pour son ouverture.
De préférence, la feuille est en outre telle qu'elle soit ser- rée avec celle-ci en un seul des endroits de pincement prévus pour la traction d'ouverture.
Dans ces conditions, lors de la division de l'enveloppe réa- lisant l'ouverture, la feuille intérieure participe au mouvement de l'une des parties de l'enveloppe, de sorte que, d'un seul coup, on provoque à la fois l'ouverture de l'enveloppe et l'extraction de la feuille.
D'autre part,une des parties de l'enveloppe ainsi divisée peut, par la suite, être utilisée comme une pochette dans laquelle on peut loger la feuille, par exemple pour la mettre dans la po- che. L'extraction de cette feuille de la pochette est toujours facile, étant donné qu'elle dépasse du bord de celle-ci.
De la manière la plus simple, la zone de plus faible résis- tance réservée sur l'enveloppe est obtenue par perforation. La perforation forme une discontinuité franche à l'endroit de l'in- tersection avec la ligne d'application de l'effort de traction, de sorte que l'ouverture s'opère d'une manière certaine.
Une enveloppe selon l'invention supprime les difficultés pré- sentées jusqu'ici par l'ouverture des enveloppes usuelles et par le dégagement de la feuille intérieure, Ce résultat est obtenu en ne faisant appel à aucun dispositif (agrafe, ficelle, etc..) qui présente un caractère hétérogène par rapport à la matière qui constitue l'enveloppe. Sa fabrication a le même caractère de sim- plicité que celle d'une enveloppe ordinaire et a liéu, comme pour celle-ci, par découpage, pliage et collage.
Dans ce qui suit, on va, à titre d'exemple décrire quelques formes de réalisation d'une enveloppe conforme à l'invention. On se réfère au dessin annexé, dans lequel :
Fig. 1 montre une enveloppe développée et étalée à plat ;
Fig. 2 la montre, vue de dos, prête à recevoir une feuille ;
Fig. 3 est une coupe suivant 3-3 de la Fig. 2 ;
Fig. montre une feuille susceptible d'être utilisée avec l'enveloppe précédente;
Fig. 5 montre, vue de dos, l'enveloppe dans laquelle on a in- troduit la feuille, avant fermeture ;
Fig. 6 est une coupe suivant 6-6 de la Fig. 5;
Fig. 7 montre, de dos, l'enveloppe fermée;
Fig. 8 est une coupe suivant 8-8 de la Fig. 7 ;
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Fig. 9 montre l'enveloppe fermée, vue de face;
Pig, 10 montre, en coupe, comment l'enveloppe est saisie pour son ouverture;
Fig. 11 la montre, vue de face, en cours d'ouverture, lors de l'extraction de la feuille;
Fig. 12 montre une variante de la feuille destinée à être introduite dans l'enveloppe;
Fig. 13 montre une autre variante;
Fig. 14 représente, vue de dos, l'enveloppe contenant une des feuilles selon les Fige. 12 et 13;
Fig. 15 montre une autre variante de la feuille ;
Fig. 16 montre une enveloppe dans laquelle peut être introdui- te une feuille selon la Fig, 15 ;
Fig. 17 montre une autre variante d'enveloppe contenant une feuille selon les Fige. 12 et 13.
Dans la forme de réalisation d'une enveloppe selon les Figs.
1 à il, on part d'un flan de papier découpé comprenant une face avant 1, un dos 2, un rabat 3. Pour former l'enveloppe, on plie suivant la ligne 4 et on colle, après pliage suivant les lignes 5 et 6, les bandelettes 7 et 8, issues de la face 1, contre le dos 2.
Celui-ci présente en outre une patte 9 dont la longueur est telle que, développée, elle dépasse, lorsque l'enveloppe est formée, la ligne 10 suivant laquelle le rabat 3 doit être plié pour la ferme- ture de l'enveloppe. Ce rabat présente une partie gommée 11 en forme de bande périphérique, ou régnant sur presque toute la sur- face du rabat.
Sur la face avant 1 et le dos 2 sont pratiquées, avant ou après formation de l'enveloppe, deux lignes de perforations iden- tiques 12 et 13. Ces perforations sont, en tous les cas, exacte- ment en regard lorsque l'enveloppe est formée. Dans la forme de réalisation décrite, elles comportent chacune une partie oblique 14 et 15, issues respectivement des angles 16 et 17 de l'enveloppe, et une partie 18 parallèle au côté 19 de ladite enveloppe. La zone centrale de la partie 18 constitue une discontinuité nette ; par exemple, une coupure franche existe sur une certaine longueur de la perforation. Cette coupure pourrait d'ailleurs être rem- placée par une perforation circulaire de dimension relativement importante, ou de toute autre forme.
La feuille 20, destinée à être introduite dans l'enveloppe qu'on 'vient de décrire, est montrée sur la Fig. 4. Cette feuille est telle, ou on la plie de telle façon qu'après introduction dans l'enveloppe, elle ne dépasse pas la ligne d'attache 21 de la pat- te 9. Après introduction, ladite patte est rabattue vers l'inté- rieur, par pliage, autour de sa ligne d'attache.
L'enveloppe peut alors être fermée par pliage, autour de la ligne 10, du rabat 3 et par collage de la partie gommée 11 sur le dos 2.
L'adresse sur l'enveloppe est inscrite de préférence sur la face 1. Sur cette face, sont également portées des indications qui attirent l'attention sur les milieux des côtés 19 et 19a de l'enveloppe fermée. Ces indications peuvent, par exemple,
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constater en des plages grisées, respectivement 22 et 23, avec des flèches 24 et 25 dirigées vers l'extérieur de l'enveloppe, le long de l'axe de celle-ci perpendiculaire aux coupures 18.
Lorsqu'on désire ouvrir l'enveloppe, on la saisit par le pou- ce et l'index de chaque main sur les plages grisées 22 et 23.
En se référant à la Fig, 10, on voit qu'entre le pouce et l'index de la main gauche sont pincés la face et le dos de l'en- veloppe ainsi que la feuille 20, Entre le pouce et l'index de la main droite, sont pincés seulement le rabat 10, prolongeant le dos 2, et la face 1,à l'exclusion de la feuille 20 qui ne peut atteindre l'endroit de serrage en raison de son maintien par la patte 9, Si on tire alors d'un coup sec, l'enveloppe se déchire par sa face et son dos le long des découpures 12 et 13. Il reste dans la main gauche les deux petits trapezes 26 et 27 issus de la face 1 et du dos 2, entre lesquels est serrée la feuille 20. Il reste dans la main droite l'enveloppe entière, à l'exclusion des deux petits trapèzes. En continuant le mouvement, la feuille 20 est extraite de l'enveloppe.
On voit donc que, par une simple traction, on obtient, d'un seul coup, l'ouverture de l'enveloppe et l'extraction de la feuille.
L'enveloppe ouverte peut servir, par la suite, de pochette pour la feuille 20 qui dépasse alors de l'orifice de ladite po- chette en raison de la découpure trapézoïdale que présente celle-ci.
Des feuilles telles que 28, représentée sur la Fig. 12, ou 29, représentée sur la Fig. 13, qui ont une longueur sensiblement é- gale à celle de l'enveloppe fermée, peuvent être utilisées, après pliage, suivant la ligne 30 pour la feuille 28 et les lignes 31 et 32 pour la feuille 29, avec une enveloppe du type de celle qu'on vient de décrire, mais dans laquelle la patte 9 est suppri- mée.
La feuille 28 présente des échancrures semi-circulaires 33 et 34, qui, après pliage de la feuille suivant la ligne 30, sont superposées.
La feuille 29 présente des échancrures analogues 35,36 et 37, qui sont également superposées après pliage de ladite feuille le long des lignes 31 et 32.
On introduit dans l'enveloppe la feuille 28 ou la feuille 29 par son côté non échancré. Le rabat 3 est ensuite plié à la ma- nière habituelle et collé. Lorsqu'on saisit l'enveloppe à ses deux extrémités, en vue de son ouverture, le pincement, par les do@ts de l'une des mains, du rabat contre la face de 1 enveloppe, n'intéresse pas la feuille intérieure en raison de l'échancrure présentée par celle-ci. Une traction réalise donc l'ouverture comme il a été décrit ci-dessus, ainsi que l'extraction de la feuille.
Sur la Fig. 14, on a représenté une lettre de ce type, mais dans laquelle, en outre, les perforations constituant les zones de moindre résistance sont placées, non pas à une extrémité de l'enveloppe, mais au centre de celle-ci, tel que représenté en 38.
Sur la Fig.17, on a montré une lettre également de ce type, mais dans laquelle les perforations comprennent deux parties 39 et 40 parallèles au côté 19, et deux parties obliques 41 et 42 réunies par une coupure centrale 43. Cette forme des perfora-
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tions réserve une place pour le timbre postal.
La feuille 44 montrée sur la Fig. 15 présente, sur un de ses côtés, une échancrure 45 et est destinée à être pliée suivant la ligne 46 aboutissant au milieu de ladite échancrure.
L'enveloppe 47 coopérant avec cette feuille est montrée sur la Fig. 16. Lorsque la feuille 44 est introduite dans cette en- veloppe, le coin 48 de celle-ci est laissé vide. C'est ce coin qui constitue un des endroits de serrage de l'enveloppe, en vue de son ouverture. L'autre endroit de serrage 49 est placé vers le coin 50 situé à l'autre extrémité du côté 51 de grande longueur de l'enveloppe. Les perforations formant la zone de plus faible ré- sistance présentent une coupure 53 placée a l'intersection de la ligne suivant laquelle s'exerce la traction.
Il se comprend que le pliage formant l'enveloppe à partir d'un flan de papier peut être différent de celui qui a été décrit.
En outre, la division de l'enveloppe en deux parties pour l'ouver- ture peut s'effectuer, non pas parallèlement ou sensiblement paral- lèlement au petit côté de l'enveloppe, mais parallèlement ou sensi- blement parallèlement au grand côté, ou même diagonalement.
Dans une variante, la feuille est, après pliage s'il y a lieu, de même dimension que l'enveloppe et présente une ligne perforée parallèle à un de ses côtés. Elle est introduite dans l'enveloppe par son côté non adjacent à la ligne perforée. Lorsqu'on exerce l'effort de traction, l'enveloppe s'ouvre par rupture comme il a été décrit, et, simultanément, la feuille se divise en deux parties dont l'une est constituée par la bande étroite limitée par la per- foration, ne portant pas d'inscription, et qui reste à l'intérieur de l'enveloppe.
Résumé.
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