BE461375A - - Google Patents

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BE461375A
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    • GPHYSICS
    • G02OPTICS
    • G02BOPTICAL ELEMENTS, SYSTEMS OR APPARATUS
    • G02B30/00Optical systems or apparatus for producing three-dimensional [3D] effects, e.g. stereoscopic images
    • G02B30/40Optical systems or apparatus for producing three-dimensional [3D] effects, e.g. stereoscopic images giving the observer of a single two-dimensional [2D] image a perception of depth

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Description


   <Desc/Clms Page number 1> 
 dispositif pour améliorer la vision lors de l'observation binoculaire d'images. 



   La présente invention est destinée à provoquer une vision d'espace lors de l'observation binoculaire d'images en surface telles que photographies, peintures, dessins etc, ci- après dénommées "objets-images". 



   On sait que la perception de l'espace est due à la paral- laxe binoculaire provenant de l'écartement des deux points de vue (les yeux) et que cette perception se fait uniquement dans le sens de la ligne joignant les centres de rotation des deux yeux, c'est-à-dire dans le sens horizontal quand on tient la tête droi- te (dans la suite, il sera supposé que   1'horizontale   passe par les centres de rotation des deux yeux). Cette parallaxe provoque les disparités horizontales des images rétiniennes dites "images   complémentaires", dont la fusion psycho-physiologique permet d'apprécier les différences de distances et de reconnaitre les   surfaces. 



   L'invention repose sur la découverte du fait que l'on peut susciter une perception d'espace, lors de   Inobservation   d'une surface, telle qu'une photographie par exemple, si l'on fait en sorte que les images de cette surface vues par les deux yeux soient inégales   horizondalement   et non "complémentaires de cette surface". Par deux images"complémentaires d'une surface" on en- tend deux images dont la fusion psycho-physiologique est la re- .présentation d'une surface, que celle-ci soit plane ou courber 
L'idée qui est à la base de l'invention consiste à provoquer in- tentionnellement des disparités horizontales optiques qui, bien que paraissant devoir nuire à la fidélité de reproduction, sont utilisées pour créer le volume dans   Inobservation   binoculaire d'objets-images. 



   A cet effet, à   l',opposé   de ce qui est réalisé dans les instruments binoculaires d'observation connus, dont les deux systèmes optiques sont centrés et identiques et présentent par conséquent les mêmes caractéristiques, le dispositif suivant l'invention comporte un système optique différent pour chacun .des yeux, l'un au moins de ces systèmes optiques étant   pertur-   bateur et tous deux étant établis de manière à donner, d'un même objet-image, deux images inégales horizontalement et non   complémentaires dont les éléments homologues ont sensiblement même grossissemènt vertical mais présentent une disparité de   grossissement, ou de forme ou de netteté, ou une combinaison de ces disparités. 



   Par deux images inégales horizontalement d'un même   objet-image,   donc non superposables, on entend ici deux images 

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   non complémentaires d'une surface dont les éléments homologues ont sensiblement même grossissement vertical, c'est-à-dire sont vus sous des angles verticaux sensiblement égaux, mais qui ne coïncident pas horizontalement, soit :

      le) a0 que les éléments homologues sont d'inégale grandeur dans le sens horizontal par suite de grossissements dif- férents, ce qu'on appelle ici disparité de grossissement,ou b) que les éléments homologues sont déplacés horizontale- 
 EMI2.1 
 z ment les uns par rapport aux autres par suite de défürma- tions, ce qu'on appelle ici disparité de forme, ou   c   que par une combinaison de a) et b) les éléments homo- logues sont grossis et déplacés différemment dans le sens horizontal, c'est-à-dire qu'ils présentent en marne temps une disparité de grossissement et de forme; 2 ) que la netteté des éléments homologues est différente, ce qu'on appelle ici disparité de netteté; 
 EMI2.2 
 z ) que les éléments homologues présentent des disparités conbinées des 1 ) et 2 ). 



  Pour que deux images d'un même objet-image soient innégales selon la définition ci-dessus, il n'est pas tndl8p8B8Bble qu'elles soient déformées ou perturbées toutes les deux. Il suffit que l'une d'elles le soit, l'autre pouvant par exemple rendre l'objet-image sous son aspect réel ; dans ce dernier cas l'un des deux systèmes optiques peut évidemment etre omis. 



   Le dispositif suivant l'invention peut être constitué de diverses manières, à l'aide de surfaces planes ou courbes   réfringentes, ou/et réfléchissantes, constituant des lentilles ou/et des miroirs. Il peut constituer un tout individuel, etre   conçu comme complément à des instruments existants ou être réalisé par une,modification d'instruments existants. Le dispo- sitif peut en outre être constitué de manière à provoquer des disparités de même type ou de types divers, ainsi qu'il sera expliqué avec référence aux dessins schématiques non limita- tifs annexés, dans lesquels : 
Figure 1 représente un objet-image, 
Figure 2 montre un exemple d'inégalité des deux images de cet objet-image, inégalité obtenue par grossissement horizon- tal différent des éléments homologues, dont inégalité de gros- sissement. 



   Figure 3 montre comment s'accomplit la fusion en une vision d'espace des images de la Figure 2, 
Figure 4 montre en A et B deux exemples de déformation de   1$objet-image   par déplacements horizontaux des éléments les uns par rapport aux autres, donc inégalité de forme. 



   Figure 5 montre des déformations en coussinet, 
Figures 6 à 11 représentent schématiquement des disposi- tifs binoculaires conformes à l'invention. 
 EMI2.3 
 



  On a représenté schématiquement en 0 1 à la Fig. 1 un objet-image figurant une forme quelconque à contours variés et recouvert d'un "canevas", c'est-à.dire d'un quadrillage plan régulier à lignes horizontales et verticales. Si par l'interposition entre l'objet-image et les deux yeux d'un dispositif à systèmes optiques perturbants, on présente aux deux yeux des images inégales, comme représenté par exemple à la Fig. 2, 

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 l'oeil gauche verra l'image 1 G et l'oeil droit l'image 1 D. 



   Aux lignes 1, 2,3 du quadrillage de l'objet-image   Fige 1 correspondent les lignes de points homologues 1', 2', 3'.. de l'image I G et 1", 2", 3 ... de l'image I D, l'inégalité   portant sur les écartements des lignes homologues verticales, par suite du grossissement horizontal différent des éléments homologues. Il y a disparité horizontale de grossissement. 



   Dans cet exemple le grossissement vertical est constant et le   même pour les deux images, ce qui se reconnait au fait que les images a', b', c'... et a , b", c" ... des lignes horizontales   a, b, c... de l'objet-imàge sont droites et équidistantes. 



   Ces deux images I G et I D se fusionneront, à la vi- sion, en une image psychophysiologique. Ceci est représenté à la Fig. 3, dans laquelle les points G et D représentent les yeux de l'observateur debout, vu de dessus. La ligne 0-8   re-   présente l'objet-image 0 1 placé de front et observé à travers les systèmes optiques S' et S". La ligne 0' -8' représente   l'image 1 G déformée comme indiqué à la Fig. 2 et la ligne 0"-8" représente de meme l'image 1 D, ces deux images étant   perpendiculaires au dessin, Les deux images se trouvent généra- lament, quoique non nécessairement, dans un même plan, mais sont figurées l'une devant l'autre pour la clarté du dessin. 



   Elles peuvent avoir une courbure de champ. 



   Les lignes partant de G et D vers les points homologues l'et 1", 2' et 2", 3' et 3" etc... représentent les rayons visuels dans ce qu'on appelle la vision "indirecte". Les points d'intersection des rayons visuels désignés par I, II, III ... se trouvent en dehors du plan des images, à des distances dif- férentes de l'observateur. La convergence des rayons visuels homologues varie d'un point à l'autre de l'image physiologique fusionnée. On entend ici par convergence des rayons visuels l'inverse de la distance qui sépare le point d'intersection de deux rayons visuels homologues et le milieu de la droite joignant les centres de rotation des yeux. La convergence se mesure en dioptries quand la distance est exprimée en mètres.

   Dans la   Fig.,3   cette variation de convergence est négative (c'est-à-dire que la convergence diminue) en partant du bord gauche de l'ima- ge physiologique et positive en s'approchant du bord droit. De préférence, cette variation de convergence sera supérieure à 
1-cos Ó/cos dioptrie pour l'exploration d'un champ horizontal de 2 Ó de l'image fusionnée d'un point de vue placé au milieu des deux yeux G et D. La différence maximum de convergence des rayons visuels d'un point à un autre de l'image fusionnée sera de préférence inférieure à 1 dioptrie. 



   Si les images IG et ID du canevas étaient "complémen- taires d'une surface" courbe I, II, III ... les lignes   horizon-   tales du canevas seraient vues en courbes sur ces images selon   l'effet   perspectif conditionné par la position des points de vue ; la vision fusionnée serait alors la représentation d'une surface courbe I, II, III ... sur laquelle serait inscrit le sujet de l'objet-image. Mais les déformations n'étant pas ' complémentaires d'une surface, la vision fusionnée des images du canevas est la représentation d'un espace dans lequel est logé le sujet de l'objet-image.

   On peut expliquer ceci comme suit: l'accommodation des yeux conjointement avec les systèmes optiques situe chacune des images physiologiques dans un plan, cependant que la direction des rayons visuels homologues situe l'image fusionnée dans la courbe O-VIII. S'il ne s'agissait que d'un canevas de lignes on situerait les horizontales dans un plan, leur position étant plus ou moins déterminée par -l'accommodation;

   les lignes verticales seraient vues selon 

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 EMI4.1 
 --. ---7fI!!'*' ---- une courbe 0-VIII, l'ensemble donnant ainsi une vision d'espace disparate qui est indépendante du sujet de   l'objet-image.   Oe dernier étant la représentation perspective d'un espace diffé- rent, il y aura incertitude de localisation des éléments du su- jet, ce qui fixe l'attention et oblige l'esprit à lever l'incer- titude de localisation par l'intervention des facteurs perspec- tive, éclairage (le jeu des ombres et des lumières),   superpo-   sitions (la vue partielle seulement d'un objet quand un autre est placé devant,) etc. L'illusion créée par la vue de   1 objet-   image est ainsi puissamment renforcée.

   On comprendra d'après ce qui précède que la forme de l'espace disparate est indifférente pour la réalisation de l'invention et la courbe   O-VIII   pourra donc avoir une allure quelconque. Il importe seulement que les images IG et ID du canevas et par conséquent de l'objet-image ne soient pas complémentaires d'une surface. 



   La perception disparate d'espace ne fait pas voir, à proprement parler, la distance qui existe entre   déux   objets situés dans la   meme   direction. Il manque l'intervalle d'air. 



   En vision stéréoscopique, il en est comme suit : d'un objet situé derrière un autre, l'un des yeux voit, le long du contour de l'objet placé devant, une bande cachée à l'autre. Lee deux objets ses détachent. Cette bande étant généralement étroite, on provoque une sensation similaire d'intervalle d'air en pré- sentant aux deux yeux des images dont les éléments homologues sont de netteté différente, ce qu'on appelle ici disparité de netteté. A une ligne nette(terme tout relatif d'une des images correspondra alors une ligne plus ou moins nette de l'autre image. Cette différence de netteté ou ce flou cachera en partie à l'un des yeux une bande que l'autre oeil verra plus nettement. 



   Dans un mode d'exécution de l'invention, on fait donc en sorte que l'on obtienne deux images IG et ID de netteté différente. Ce flou sera de préférence limité au sens horizon- tal. Il pourra être caractérisé en ce qu'un point lumineux de l'objet-image soit rendu sur l'une des images par une aire al- longée horizontalement, présentant si possible une région de concentration lumineuse et un dégradé, tel que ceci est obtenu par l'astigmatisme en particulier dans ce qu'on appelle le comma, et sur l'autre image par une aire d'étendue différente mais située du meme coté.

   En outre, on pourra s'arranger pour que le dégradé de l'aire lumineuse se trouve d'un   coté,   par exem- ple à gauche, pour l'une des images, et de l'autre coté, donc à droite, pour l'autre image, toutes autres combinaisons étant possibles par exemple que la disparité de netteté d'une image à l'autre soit variable d'une paire de points homologues à une autre paire. 



   On pourra, pour obtenir le flou dégradé horizontal, ti- rer parti de la propriété qu'ont les miroirs constitués d'unè lame de verre argentée plan-parallèle ou très légèrement pris- matique de donner d'un objet des images ou des contours multi- ples, en choisissant ces miroirs d'épaisseur et/ou d'angle appropriés. Il est avantageux que cette épaisseur et/ou l'angle du prisme soient tels que l'écartement des deux premiers con- tours les plus visibles, donnés par la réflexion de la face non argentée et la première réflexion de la face argentée, soit vu, du centre optique de l'oeil, sous un angle se rapprochant d'une minute pour une incidence moyenne des rayons visuels de 45  sur le miroir. 



   En général si, dans la Fig. 1, on considère un élément de grandeur quelconque carré de coté, ses dimensions seront reproduites dans l'image gauche par e' horizontalement, et ev verticalement, et dans l'image droite par e" et ev, les grossis-   sements horizontaux de gauche et de droite de cet élément étant Gg et Gd, et le grossissement vertical Gv. La différence e'-e" en valeur absolue est appelée ici disparité horizontale. Le   

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 quotient.- e'/e est appelé ici disparité horizontale relative ev G G et figuré par   tg #   Gg=Gd. 



   Gv 
Le degré de fidélité de reproduction de 1"objet est don-    : par e' + e"= Gg +Gd né par n- e'+e"/2e=g d /s Gv par 2 ev 2 Gv   
Pour qu'il y ait fidélité de reproduction, il faut que   G+G n= 1; dans ce cas on a g d/2 = Gv c'est-à-dire que pour que   l'image fusionnée représente fidèlement l'objet, il faut que la demi-somme des grossissements horizontaux des éléments homologues soit égale au grossissement vertical de ces éléments, 
La disparité horizontale relative peut être constante ou variable. De préférence, on s'arrangera pour qu'elle ne soit pas inférieure à 0,15 dans son maximum4 
La Fig. 4 montre deux exemples de déformation de l'objet- image par déplacement horizontal des éléments les uns par rapport aux autres ; il s'agit donc de disparité de forme.

   Dans l'exemple 
A-comme dans l'exemple B, la déformation du canevas d'une image est symétrique de celle du canevas de l'autre image par rapport au plan médian T perpendiculaire au dessin.'Dans ces exemples, les grossissements horizontaux et verticaux des images gauche et droite sont égaux. Les deux images superposées ne coïncident cependant pas dans tous leurs éléments homologues, les images des lignes verticales s'entre-croisant comme il est montré par les lignes en pointillé. Dans ces cas de déformation de   l'objet-   image la'disparité de forme est conditionnée par l'angle que font entre-elles les images homologues des lignes verticales   'du   canevas de l'objet-image, la disparité horizontale relative se mesurant par la tangente trigonométrique de cet angle. 



   La Fig. 5 montre en pointillé deux images d'un canevas déformé en coussinet par l'observation de ce canevas à travers deux lentilles sphériques non corrigées pour cette déformation, due à l'aberration sphérique, dont l'axe optique est perpendi- culaire au plan du canevas et dont on utilise l'ouverture en- tière, c'est-à-dire le champ entier. On peut appeler ici centres de déformation ou de perturbation, les points C' et 0" situés sur l'axe optique des lentilles. On peut aussi considérer comme plans verticaux de svmétrie des déformations les plans verticaux passant per C' et C". Il s'agit ici d'une déformation par gros- sissement radial variable, qui peut être traitée comme une com- binaison des déformations décrites ci-dessus et être utilisée pour la réalisation de l'invention.

   Si l'on veut, avec de pareils systèmes perturbants égaux, obtenir des images-inégales, il suf- fit que les centres de déformation c',c" ou   les'.plans     verticaux-   de symétrie des déformations coïncident avec des points non ho- mologues des images. 



   Dans les surfaces o'-a'-b'-i' et o"-a"-b"-8" de la fig.5   les points P' et P" correspondent au centre de l'objet-image qui est le "centre d'intéret" vers lequel sont braqués les systèmes optiques. La trajectoire du rayon partant du "centre d'in-   térêt" vers le centre de rotation de l'oeil est appelé ici   "ligne de visée". On se rend compte que les axes optiques qui passent par les centres de déformation C' et C" ne coïncident   pas avec les lignes de visée. Il ne s'agit donc plus de systèmes optiques centrés; en outre, les systèmes sont différents, pour chaque oeil.

   Si l'objet-image couvre plus que le champ total des lentilles, chaque oeil verra dans ces conditions une partie différente de l'objet-image comprenant une région commune aux   @   

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 deux yeux; les images de la région commune serontinégales. Si l'objet-image ne couvre qu'une partie du champ des lentilles, comme dans la Fig. 5, les parties de champ ou d'ouverturé uti-- lisées seront différentes et les images par conséquent inégales. 



   Les surfaces O'-a'-b'-8' et 0"-a"-b"-8" délimitées par les traits pleins, sont un exemple de l'utilisation de par- ties différentes de champ ou de l'ouverture de lentilles. La partie o'-a'-b'-8' peut par exemple servir à l'oeil gauche et la partie o"-a"-b"-8" à l'oeil droit ou inversement, pour l'ob- servation de l'objet-image.- Entre les images IG et ID il y a disparité horizontale de grossissement et de forme. En outre, il y aura disparité de netteté par suite de l'astigmatisme que présentent les faisceaux de rayons dans de   telle   lentilles non corrigées. Cet astigmatisme qui peut ne pas etre apparent à l'oeil dans chaque image isolée réalise cependant le but recher- ché au moment de la fusion physiologique par suite de la plus grande acuité binoculaire à discerner les disparités par diffé- rence. 



   Les disparités horizontales recherchées sont ici accompagnées de disparités verticales des éléments homologues. 



  Ces disparités verticales s'opposent à la fusion quand elles sont vues sous un angle supérieur à 1 degré environ, variable selon l'individu et la convergence des axes visuels. Pour des angles verticaux plus grands, la fusion ne se fait plus et la vision d'un des yeux s'éteint en faveur de l'autres On peut ce- penclant admettre que des disparités verticales, vues sous un angle vertical inférieur à 3 degrés, sont acceptables dans la réalisation de l'invention. En utilisant des lentilles cylin- driques à cylindres verticaux, on évite les disparités   vertica-   les comme c'est la cas dans la Fig. 2. L'expression "axe opti- que" est alors à remplacer par "plan optique". On pourra natu- rellement faire usage de combinaisons de dioptres sphériques et cylindriques, soit de dioptres toriques équivalents. 



   Il est évident-que deux autres parties peuvent con- venir à la réalisation du but recherché, par exemple une moitié de lentille pour chaque oeil ou un fragment, comme indiqué en K'L'M'N' et K"L"M"N", ou bien comme exposé plus haut, deux lentilles entières, le champ de chacune des lentilles couvrant une partie   différente   de l'objet-image, dont une région commune aux deux yeux. De meme la-déformation prise comme exemple dans la Fig. 5 pourrait être en barillet ou prendre toute autre forme. 



   Il est avantageux que les systèmes optiques utilisés pour les deux yeux soient symétriques par rapport au plan verti-   cal perpendiculaire au milieu de la droite joignant les centres de rotation des yeux, passant par le "centre d'intéret" et qu'on   dénomme ici "plan médian".- Par système optique, on entend ici l'ensemble des surfaces réfringentes et réfléchissantes desti- nées à un oeil et par "lentille"' toute lentille simple ou com- posée. 



   Fig. 6 montre en coupe horizontale un exemple d'un des deux systèmes optiques symétriques d'un dispositif conforme à l'invention. Ce système est composé d'un fragment B de lentil-, le convergente, constituant un objectif déformant ou perturba- teur, d'une lentille divergente E constituant l'oculaire, et d'un système de translation constitué par un prisme W   biréflec.   teur. Le système de translation doit amener les rayons dans une direction acceptable pour les deux yeux, c'est-à-dire qui   ne,en-     tratne pas une divergence des axes visuels. Dans la Fig. 6i R désigne la ligne de visée, , l'axe optique du fragment de en-   

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   tille B, f le foyer de cette lentille, D l'oeil droit, V l'axe optique de l'oculaire E, et T la.-position du plan médian de symétrie.

   Dans l'exemple choisi, on a établi le parallélisme entre la ligne de visée et les axes optiques afin que ce système puisse être utilisé pour l'observation à toutes les distances sans provoquer la divergence des axes visuels. On remarque que la ligne de visée et les axes optiques ne sont pas dans le prolon-   gement l'un de l'autre. Le prisme biréflecteur n'ayant aucune influence sur la formation de l'image, sert uniquement à la trans-   lation des faisceaux, En outre donc les axes optiques des-lentil les E, B sont croisés dans ce cas.   



   On a représenté à la Fig. 7, où G et D figurent les yeux de 1*observateur et 0 1 l'objet-image, un dispositif   réali   sant la disparité de netteté des images IG et ID. Il est composé   de quatre miroirs verticaux Ai A2, respectivement A" A". Les miroirs A2 et A, tournés vers 12 objet-iimage, sont juxtaposés pour réduire, avec la parallaxe binoculaire, les différences perspectives verticales des deux images à un minimum pour un objet, image rapproché, cette parallaxe pouvant d'ailleurs être supprimée com-   plètement par des dispositifs connus.

   En utilisant des lames de verre très légèrement prismatiques, argentées sur une face, l'on obtient des,images à contours multiples par suite de la réflexion de la face non argentée et   1*on   peut déterminer d'avance le flou c'est-à-dire l'espacement des contours multiples ainsi obtenus. 



  Les deux miroirs destinés à un oeil, par exemple A1, pourront être l'un à réflexion totale ou plan parallèle, l'autre   prismati   que à arête verticale de préférence, A1" A"2 étant symétriques au plan médian T. On comprendra qu'en donnant à la surface réflé- chissante de l'un des miroirs une légère inclinaison sur la verti- cale,{par exemple moins de 6 ), il en résultera une inclinaison des images, l'une sur l'autre, réalisant ainsi une disparité de forme du genre de celle indiquée sur la Fig. 4 A. 



   La Fig. 8 montre un dispositif à deux systèmes optiques différents, symétriques au plan médian T, comportant quatre mi- roirs plans et deux fragments B' b" de lentilles convergentes, convenant pour réaliser des disparités du genre de celles de la Fig. 5, le fragment de la partie droite de la lentille étant uti- lisé pour l'oeil gauche et vice-versa. Les axes optiques Q', Q" des fragments de lentilles ne   coïncident   pas avec les lignes de visée R', R". Les miroirs plans ont pour but de réduire la paral- laxe binoculaire quand on observe un objet-image proche'et d'an- nuler les effets prismatiques des fragments de lentilles en amenant les lignes de visée en concordance avec une position nor- male des axes visuels.

   Ce dispositif peut être complétépar l'ad- jonction de lentilles divergentes comme figuré en E', E",pour augmenter la netteté de la vision ou régler les focales des sys- tèmes d'après l'éloignement de l'objet-image. 



   La Fig. 9 montre un dispositif à deux systèmes   symétri-   ques au plan médian T, comportant pour chaque système un jeu de lentilles ayant leurs axes optiques ou plans optiques croisés dans leur projection sur un plan horizontal. Cette inclinaison entraînant un grossissement différent des éléments homologues horizontaux des images gauche et droite, réalise des déforma- tions du genre de celle indiquée à la Fig. 2. Le dispositif peut être complété par des miroirs comme décrit pour les Fig. 7 et 8. 



  Pour disposer d'un champ plus étendu, on peut aussi placer les miroirs de translation comme indiqué à la Fig. 10 ou bien réa- liser la translation dans des plans verticaux ou inclinés com- me pour les instruments périscopiques* 
La Fig. 11 montre un dispositif symétrique comportant 

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 pour chaque système un jeu de lentilles E', F' et E",F" à axes ou plans optiques croisés et deux miroirs, l'un des mtroirs étant obtenu par l'argenture d'un dioptre H', H" d'une des len- tilles. On réalise ainsi déformation également du genre de celle indiquée à la Fig. 2.   @   
Les lentilles représentées en coupe horizontale aux Fig. 6 et Fige 8 à 11 peuvent être des lentilles à dioptres sphériques ou de préférence-cylindriques à cylindres verticaux. 



   De multiples autres combinaisons peuvent être   imagi-   nées dans le cadre de l'invention. Il est possible aussi d'obtenir l'effet recherché en n'armant qu'un seul des deux yeux d'un sys- tème optique introduisant les disparités recherchées, l'autre 
 EMI8.1 
 voyant lSobjei-image sans déformation grandeur nature. Ce dernier système peut etre constitué d'une lame de verre plan parallèle   ou de miroirs plans, ou il peut faire entièrement défaut dans une . monture servant de guide.

   Bien entendu des moyens de réglage   appropriés, connus en soi,   pourront,etre   combinés avec les dispo- sitifs suivant l'invention pour faire varier les positions   rela-'   tives des éléments des systèmes optiques, notamment en vue d'in-   fluencer   les.disparités, d'assurer la mise au point de la vision et de faire varier la convergence des lignes de visée. 
 EMI8.2 
 RFVâTDIClTIONS. 



  1.- Dispositif d'observation binoculaire pour améliorer la vi- sion d'objets-images, comportart un système optique diffé-   rent pour chacun des yeux, caractérisé en ce que ces systèmes optiques, dont l'un au moins est perturbateur, sont   établis de façon à donner, d'un même objet-image, deux ima- ges inégales non complémentaires d'une surface, les éléments homologues des images vues par les yeux étant vus vertica- lament sous des angles sensiblement égaux mais présentant une disparité horizontale de grossissement ou de forme ou de netteté, ou une combinaison de ces disparités. 
 EMI8.3 
 



  2. - Dispositif suivant la revendicatiowl, établi de manière que la disparité verticale de deux éléments homologues soit vue sous un angle vertical inférieur à 3 degrés. 
 EMI8.4 
 3. - Dispositif suivant l'une ou loutre deSVèndioation7ou 2, caractérisé en ce que le système optique non perturbateur est constitué d'une lame de verre plan parallèle ou de mi- roirs plans ou fait complètement défaut dans une monture servant de guide pour la position du dispositif par rapport aux yeux. 



  4.- Dispositif suivant l'une ou l'autre des revendications 1 ou 
2, caractérisé en ce que les deux systèmes optiques sont perturbateurs.

Claims (1)

  1. 5.- Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les deux systèmes optiques sont symétriques au plan métian.
    6. - Dispositif suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 5, établi de manière que la disparité de netteté des deux images soit variable d'une paire de points homologues à une autre paire. EMI8.5 l'une--o l'autre l'une 1t l'autre 1,à16gl>éia61i J&iànière , 7. -Dispositif sulvanyd revendtcatl llà: '#!ta1)li..ae:manlere . que la disparité naro.rata3=rëlti maximum soit au moins egale à 0,15.
    8. - Dispositif suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 7 établi de manière que la différence de convergence des rayons visuels homologues pour l'exploration horizontale d'un arc de 2 Ó de l'image physiologique d'un point de vue placé au milieu des deux yeux soit supérieure à + 1- cosÓ <Desc/Clms Page number 9> 9.- Dispositif suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 8 établi de manière que la variation de convergence des rayons visuels homologue d'un point à un autre de l'image physiologique soit négative en partant de l'un des bords et positive en s'approchant du bord opposé.
    10.- Dispositif suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 8 établi de manière que la variation de convergence des rayons visuels homologues d'un point à un autre de l'image physiologique soit alternativement négative et positive.
    11.- Dispositif suivant l'une ou.l'autre des revendications 1 ou 2 ou 5 à 9 établi de manière que les images vues par les deux yeux soient déformées chacune selon une partie différente du meme type de déformation, par exemple en coussinet ou en barillet, c'est-à-dire que les plans ver- ticaux de symétrie de ces déformations de même type corres- pondent à des points non homologues des images.
    12 "'Dispositif suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 11 dont l'un des systèmes au moins pomporte ou est consti- tué d'un appareil de translation à deux miroirs, caractéri- sé en ce qu'un des miroirs est constitué d'une lame de verre légèrement prismatique argentée sur une face.
    13.- Dispositif suivant l':une ou l'autre des revendications 1 à 3, 5 à 9 ou 11 et 12 comportant des systèmes optiques cons- titués chacun d'un appareil de translation à deux miroirs et d'une lentille ou partie de lentille sphérique ou cy- lindrique à cylindre vertical, caractérisé en ce que la ligne de visée et l'axe ou le plan optique de la lentille de chaque système ne sont'pas dans le prolongement l'un de 1':autre.
    14.- Dispositif suivant l'Orne ou l'autre des revendications 1 à 3, 5 à 9 ou 11 et 12 comportant des systèmes optiques constitués chacun d'un objectif perturbateur et d'un ocu- laire avec ou sans appareil de translation, caractérisé en ce que la ligne de visée et les axes optiques ou plans optiques des lentilles de chaque système ne sont pas dans le prolongement l'un de l'autre. le*. Dispositif suivant revendication 14 caractérisé en ce que les projections sur un plan horizontal des axes optiques ou plans optiques verticaux des lentilles des systèmes optiques, sont croisés.
    16.- Dispositif suivant 10,Une ou l'autre des revendications 1 à 15 caractérisé en ce que l'appareil de translation d'un des systèmes optiques comporte une surface réflé- chissante inclinée de moins de 6 sur la verticale.
    17.- Dispositif suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 3 ou 5 à 16 caractérisé en ce que les systèmes optiques comportent des dioptres ou surfaces réfléchissantes cylin- driques à cylindres verticaux ou des dioptres toriques équivalents.
    18.- Dispositif suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 16 caractérisé en ce que l'un des systèmes optiques au moins comporte une surface réfléchissante ou réfrin- gente verticale dont la section horizontale est courbe.
    19.- Dispositif pour améliorer le,observation binoculaire d'objets-images en substance comme ci-dessus décrit avec <Desc/Clms Page number 10> référence aux Fig. 1 à 11 des dessins annexés.)
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