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L'invention est relative à des peintures à émulsion telles que des vernis, des laques ou des couleurs à. émulsion.
On entend par "vernis", des huiles desséchantes contenant des substances siccatives et, le cas échéant, également des di- luants, par "laques" des dissolutions de matières, propres à former des pellicules ou films, telles que des résines, des esters cellulosiques ou analogues, dans des solvants, le cas échéant avee addition de vernis, de ramollissants et analogues, et par "couleurs" des laques ou vernis dans lesquels sont fine- ment répartis des pigments colores.
Bien que la peinture, constituée selon l'invention, en étant appliquée sur des supports autres qu'on métal, par exemple sur du aiment, du crépi, du bois ou analogue, donne des enduits particulièrement avantageux, son champ d'application principal est le revêtement de métaux,, plus particulièrement de métaux corrosibles pour la raison que cette peinture donne des enduits extrêmement adhérents, propres à empêcher la corrosion, durs et néanmoins élastiques, de sorte qu'elle oonvient tout spécia- lement à des couches de fond, Un avantage particulier, obtenu par l'utilisation de la peinture obtenue selon l'invention sur des métaux corrosibles, est que des quantités réduites de roull- le,
d'autres produits de corrosion et de substances favorisant la corrosion, telles que les chlorures, ne doivent pas être en- levées avec autant de soin de la surfacer à enduire que dans le cas des peintures utilisées jusqu'ici. on peut donc générale- ment supprimer le traitement préalable des surfaces métalliques à revêtir, par exemple le mordançage ou l'application de couches phosphatées ou analogues, ce qui réduit donc notablement les frais sans que la qualité et la durée de l'enduit aient à en souffrir.
Conformément à l'invention, la phase aqueuse et continue, dans laquelle on disperse les formateurs de pellicules et inso- lubles dans l'eau, tels que des résines, des huiles, des solvant et des ramollissants, des pigments, été... pour former la phase intérieure dispersée, contient une certaine quantité d'un acide
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approprié. La quantité et les propriétés de- l'acide dépendent essentiellement de la nature du support à enduire, comme il ser@ expliqué ci-après.
L'acide est sensé réagir avee la matièrt oonstituant la surfece à revêtir ainsi qu'avec les produits de corrosion qui peuvent se trouver sur celle-ci, par exemple avec la rouille de manière à'former des produits stables; insolubles dans l'eau et inertes. Par exemple quand il s'agit d'enduire un métal, l'acide doit décaper celui-ci, doit détacher les tra- ces existantes de rouille et doit former aveo le métal détaché des sels insolubles et stables. On peut également ajouter à l' acide d'autres matières qui contrôlent l'action de l'acide sur le métal, tels que des sels tampons ou des mordants économiques, du moment que ces matières n'ont pas une aotion nuisible sur la surface métallique ou sur l'enduit.
Des sels tampons appropriés sont, dans bien des cas, les phosphates de Zn, Fe, Mn, Cd, Ca et d'autres métaux.
La phase continue peut, en plus d'un acide approprié et d'une matière convenable et propre à contrôler l'action de cet scide sur le métal, contenir encore d'autres substances. Ainsi, il est généralement avantageux d'y ajouter également un adjuvant de solution par lequel on doit comprendre des matières qui sont plus ou moins solubles dans les deux phases et qui diminuent la tension superficielle entre les deux phases, comme, par exemple, des alcools aliphatiques contenant Jusqu'à 8 atomes de carbone, des esters ou. des éthers glycol, comme ceux connus sous la déno- mination "Cellosolve" et "Butyl-Cellusolve". Ces adjuvants faci- litent souvent la dispersion de le, phase productrice de pellicule, dans la phase aqueuse et l'obtention d'émulsions "huile dans l' eau".
Plus spécialement pour la fabrication d'enduits épais et visqueux convenant à l'application au pinceau et pour lesquels la phase aqueuse est quantitativement réduite par rapport à celle de la phase productrice de pellicule, il existe une tendance à la formation d'émulsion "eau dans l'huile" et à laquelle on peut, à peine, remédier à l'aide d'adjuvants de solution. Les substan- ces additionnelles favorisent, en outre, un étalement convenable de la couleur et l'obtention d'enduits lisses et brillants.
A la place et en plus de l'addition d'adjuvants de solution, il est souvent avantageux d'ajouter à la phase aqueuse continue des colloïdes hydrophiles, par exemple pour l'obtention d'une stabi- lité et/ou d'une viscosité plus grandes et parmi ces colloïdes on peut citer la colle, l'egar-agar, des gommes végétales, de la cellulose méthylée, de l'argile colloïdale et analogues. Ces matières influencent souvent favorablement la constitution lisse et la structure de l'enduit.
La phase de dispersion peut contenir tous les produits connus propres à former une pellicule, pour autant qu'ils ne soient pas influencés défavorablement par l'acide de la phase continue, par exemple des résines artificielles qui forment en présence de l'acide des gels ou des résines duroissables, bien que l'usage de celles-ci ne soit pas exclu du moment que la ma- tière et la quantité de l'acide soient déterminés aveo soin et que la préparation et l'utilisation du produit aient lieu de la manière indiquée oi-après. Pour obtenir de bons résultats, on duit veiller à ce que le mélange, formant la phase de dispersion, des résines, dérivés de cellulose, huiles, vernis, ramoDissants, solvants, pigments,
charges et analogues soit constitué de manié- re telle que les gouttelettes individuelles soient suffisamment fluides pour qu'elles puissent couler les unes dans les autres, ainsi après l'évaporation de la phase aqueuse, pour pouvoir for- mer ainsi une pellicule continue. Il est donc avantageux -plus spécialement pour une teneur élevée en résine - de choisir de manière telle la nature et la quantité du ou des solvants que même après l'évaporation de la phase aqueuse il en subsiste suf- fisamment pour permettre un "étalement" de la phase productrice de pellicule qui reste, afin de pouvoir obtenir une répartition
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excellente de la peinture aurai bien avec un pinceau qu'avec un pistolet vaporisateur.
Un choix et une composition covenables du solvant permet également d'obtenir le remplissage des petits trous ou défauts qui peuvent se produire par l'effet de petites bulles de gaz résultant de l'acide sur le métal.
Il est évident que l'on doit éviter l'usage de pigments
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colorés qui sont influencés défavorablement par l'acide, tels que des carbonates ou autres pigments sensibles à l'acide. Geai a peu d'importance, vu le grand nombre de pigments dont on dispose.
Gomme déjà dit, la nature de l'acide à utiliser dépend
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de celle du suppprt à enduire. Par exemple pour dger, du zinc, du cadmium et du plomb, on peut se servir d'acide phos-
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phorique ou dléolde arsénique car ils forment avec les métaux sus-dits et avec leurs oxydes et carbonates, qui se trouvent souvent comme produits de corrosion sur la surface de ces mé-
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taux, des sels stables inertes etfinsolubles dans l' eau. Pour des surfaces en plomb on peut se servir d'acide sulfurique qui forme avec ce métal ainsi qu'avec ses oxydes, carbonates, etc.... du sulfate de plomb stable, inerte et insoluble. Pour le fer, l'acide sulfurique ne peut guère convenir car le sulfate de fer est soluble dans l'eau et favorise fortement la corrosion.
Par contre, cet acide convient très bien à du ciment, du orépi, des plaques d'amiante et analogues qui contiennent de la chaux, avec laquelle l'acide forme- du sulfate de calcium relativement stable, inerte et difficilement soluble dans l'eau. Dans plu- sieurs cas, l'acide oxalique a donné de très bons résultats car
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cet a.-cide déoape plusieurs gâteux et forme avec ceux-ci des sels assez stables et insolubles dans l'eau.
On a constaté en outre qu'une addition de substances
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émettrices d'ions à charge positive et superficiellement active dénommées "substances superficiellement actives en oathions", est généralement avantageuse.
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Comme telles on peut citer les aminés, les am1do-am1nesf les esters-amine et les sels d'ammonium. quaternaire., contenant des radicaux avec au moins la atomes de carbone, comme par exem-
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ple les esters supérieurs d'acide gras de la %riéthaolamme ou les amides ou les amides supérieurs d'acide gras de l'hydro-oxy- 'thyleêthylène-am1ne, de la la-uryle-dimâthylamine, etc... Les produits mis sur le marché sous les dénominations "Amino 30" et "à6Go-%uulsifier Nô 2' et N 3" conviennent très bien.
On ne sait pas encore- à quoi on doit attribuer l'effet particulier et très prononcé, de ces substances. Elles sent généralement fai-
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blement aloal1nées et se dissolvent dans la phase huileuse de dispersion dont elles retardent le séchage. En présence d'aoi- des$ par contre, elles forment des sels ,3.so7.ub1s dans l'eau et ) qui accélèrent notablement le séchage.
Pour la meilleure compréhension de l'invention on donne,
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oi-dessous, à titre d'exemple, quelques modes de réalisation de celle-ci.
Exemple I Une peinture, séchant vite et convenant comme couche de fond pour des dispositifs en acier, est préparée de la manière suivante. :
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Formule 1 - laque :
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<tb> Résine <SEP> alkyd, <SEP> modifiée <SEP> avec <SEP> de <SEP> l'huile
<tb>
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et du phénol ............................... 53 t 5 Kgs Résine phênol-f ormaldehpde - Point de fusion 101-111.0 .................................. 17,5
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<tb> Toluol <SEP> 25,- <SEP> "
<tb>
<tb> Alcool <SEP> Octylique <SEP> secondaire <SEP> ................ <SEP> 5,-
<tb>
<tb> 100,- <SEP> Kgs
<tb>
EMI4.4
Formule Z - pâte de couleur :
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<tb> Laque <SEP> selon <SEP> formule <SEP> 1 <SEP> 27,27 <SEP> Kgs
<tb>
<tb> Naphte <SEP> dissolvant <SEP> avec <SEP> point <SEP> d'inflammation
<tb> élevé <SEP> ....................................... <SEP> 27,27 <SEP> "
<tb>
<tb> Oxyde <SEP> ruuge <SEP> de <SEP> fer <SEP> ......................... <SEP> 13,64 <SEP> "
<tb>
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Baryte ...................................., 13 J" if ,abestine .................................. le,18 "
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<tb> 100,-- <SEP> Kgs
<tb>
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Formule 3 - Peinture à 4mlLlsion prête à l'emploi :
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<tb> Laque <SEP> selon <SEP> Formule <SEP> 1 <SEP> ....................... <SEP> 10,-- <SEP> Kgs
<tb>
<tb> Pâte <SEP> de <SEP> couleur <SEP> selon <SEP> la <SEP> Formule <SEP> 2 <SEP> 40,-- <SEP> "
<tb>
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Acide phosphorique à 75 %................... 1,72 " Ester mono-oleyle de triethanolamine 2 ,7E Il Butanol nornial .............................. lotos Il Eau ......................................... 5 2 " 100,# Kgs
La préparation peut se faire de différentes manières.
Avantageusement on dissout l'acide phosphorique dans l'eau dis- tillée ou très douce et on y ajoute l'alcool butylique; on mé- lange la pâte, le laque et l'ester de triethanolamine et on ajoute ce mélange, lentement et en a.'itant fortement, à la so- lution aqueuse de phosphate et on fait passer l'ensemble dans
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un moulin à a o11. odes ou un homogénéisateur.
La solution "huile dans l'eau" ainsi obtenue est stable et peut être diluée
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à volonté avec de l'eau, et on peut le cas échéant'y ajouter une très petite quantité d'acide phosphorique pour laneutralisa- tion de traces éventuelles de sels calcaires, etc.
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A la place de l'ester de triethanolamine sa4it on peut y ajouter d'autres substances superficiellement actives ou des acoelérateurs d'émulsion, la quantité utilisée étant avanta-
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geusement aduptée à leur activité car il est préférable de ne pas se servir d'une quantité plus grande de ces produits que nécessaire à l'obtention d'une émulsion "huile dans l'eau" ayant une stabilité suff isante.
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ExeM-Ple II Relatif à une peinture à émulsion,
obtenue selon l'invention, sans substance active en cachions et en surface mais avec un colloïde hydrophile.
Formule 3 A :
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Laque selon formule 1 ................... z Kgs Pâte de couleur selon formule 2 40,-- " Acide phosphorique à 75 g ............... 1,7a If Cellulose Biâthylée très visqueuse 1,53 té Butanol normal .......................... .o, t8 " Eau....................................... 3,69 100,# Kgs
Il peut arriver, surtout par manque d'expérience, qu'il se forme dès le début une émulai on "eau dans l'huile ou qu'une
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émulsion "huile dans liteau" Initialement obtenue se transforme en une telle émulsion. Même dans ce cas, l'homme de me tier peut se tirer d'affaire en provoquant une inversion de phase ou en
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introduisant le produit qui a "tourna" dans une nouvelle charge.
Plusieurs essais ont montré qu'il n'est pas difficile d'obtenir une peinture excellente qui est bien meilleure que les produits à première vue similaires dans lesquels l'objet de l'invention
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n'est pas matârialladi comme il sera anoure montré ci-après. Les peintures d'émulsion selon les deux exeiiiples donnés ci-dessus, sèchent en une nuit et donnent une peinture dure et tenace, qui est bien supérieure quand on l'utilise comme couche de fond sur des métaux oorrosibles, à tous les produits de fond connus par la demanderesse, comme l'ont prouva les essais de ré- sistance aux intempéries et des essais de courte durée (par jet de sel et par essai dans une chambre humide)
. Il en est de même en ce qui concerne- les revêtements à plusieurs oouches pour lesquels on se sert d'une couche de fond selon l'invention à la place des premières souches; usuelles.
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Exemple III Une peinture exempte de résine, qui sèche un peu plus lente- ment, qui est moins dure mais plus élastique est obtenue, selon l'invention, de la manière suivante :
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Formule 4 :
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<tb> Huile <SEP> de <SEP> bois <SEP> de <SEP> China <SEP> 20,90 <SEP> Kgs <SEP>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Térébenthine <SEP> de <SEP> Venise <SEP> 10,90 <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Oxyde <SEP> rouge <SEP> de <SEP> fer <SEP> 5,45 <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Baryte <SEP> ................................. <SEP> 5,45 <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Asbestine <SEP> 7,27 <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Aminé <SEP> EO <SEP> 2,78
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Alcool <SEP> butylique <SEP> .......................
<SEP> 10,08 <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Acide <SEP> phosphorique <SEP> à <SEP> 75% <SEP> 1,72 <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Eau <SEP> (distillée) <SEP> ........................ <SEP> 35,45 <SEP> Il <SEP>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 100, <SEP> -- <SEP> Kgs
<tb>
On entend par "Amine EO" le produit superficiellement qetif en cathions mis sur le marché par la CARBIDE & CARBON CHEMICALS CORPORATION.
La préparation se fait avantageusement en broyant les pigments et les charges avec la térébenthine et la moitié de l'huile, après quoi on ajoute le restant de l'huile et l'amine et on émulsionne la pâte ainsi obtenue dans l'acide phosphori- que aqueuse. L'ho.ame du métier comprend aisément que les pig- ments colorés et les charges peuvent être remplacés par d'au- tres de même qu'on peut substituer à l'huile de bois de Chine, de l'huile de lin, de l'huile de périlla, etc...
On a constaté avec surprise que l'addition d'une quan- tité suffisante d'acide phosphorique à la phase aqueuse conti- nue réduit fortement la durée du séchage tout en améliorant notablement l'adhérence, ce que montre l'exemple ci-après:
Exemple IV
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<tb> Formule <SEP> 5 <SEP> Formule <SEP> 6
<tb>
<tb> Laque <SEP> selon <SEP> la <SEP> formule <SEP> 1 <SEP> lo,-- <SEP> Kgs <SEP> 10,-- <SEP> Kgs
<tb>
<tb> Pâte <SEP> de <SEP> couleur <SEP> selon <SEP> formule <SEP> 2 <SEP> 40,-- <SEP> " <SEP> 40,-- <SEP> "
<tb>
<tb> Aminé <SEP> EO <SEP> 2,78 <SEP> " <SEP> 2,78 <SEP> "
<tb>
<tb> Butanol <SEP> normal <SEP> 10,08 <SEP> " <SEP> 10, <SEP> ce <SEP> "
<tb>
<tb> Acide <SEP> phosphorique <SEP> à <SEP> 75% <SEP> ....
<SEP> 0,55 <SEP> " <SEP> 1,72 <SEP> "
<tb>
<tb> Eau <SEP> (distillée) <SEP> 36,59 <SEP> " <SEP> 35,42 <SEP> "
<tb>
<tb> 100,-- <SEP> Kgs <SEP> 100,-- <SEP> Kgs <SEP>
<tb>
On voit que la seule différence entre les deux peintures est que celle selon la Formule 5 contient un peu moins d'acide, qui suffit tout juste à neutraliser l'amine EO et à la mettre en solution de sorte qu'en pratique il ne subsiste pas d'acide libre. Les deux peintures sont fabriquées exactement de la même manière et sont projetées sur des tôles en acier et en fer galvanisé, nettoyées soigneusement.
L'enduit selon la Formule 6 a séché, à la température ambiante et après 16 heu-
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res,sous forme d'une couche durent tenace alors que celle se- lon la formule 5 n'était pas encore séchée complètement à fond après 116 heures.
Cet effet d'une teneur en acide libre, qui a été obser- vé pour ainsi dire régulièrement, est très remarquable, En général des traces d'avide libre, qui dînent à la phase a- queuse un pH de 4,5 ou moins, sont déjà suffisantes à la pré- paration d'une peinture à émulsion et "acide", constitué selon l'invention et satisfaisante. Toutefois il est généralement à conseiller d'avoir recours à une teneur en acide un peu su- périeure et d'environ 0,1 normale puur accélérer suffisamment la durée du séchage.
La quantité d'avide peut encore- être augmentée davantage mais pour une teneur trop élevée en adde, la résistance de la pellioule à l'eau et aux intempéries di- minue, la limite supérieure étant déterminée par la nature du . support fer, zinc, ciment, etc.. et du pigment et par la natu- re et la composition des deux phases de sorte qu'il est impos- sible d'indiquer des limites exactes et valables en général.
Une teneur en acide de la phase aqueuse, correspondant à 0,1 - 1,0 normal (déterminée par titration avec 1/1 de NaOH normal avec virage de l'indicateur à un pH d'environ 4,5) est généra- lement avantageuse.
A ce sujet il y a lieu de tenir compte de la présence éventuelle de sels-tampons, d'additions de mordants éoonomi- ques et analogues, comme spécifié plus haut.
Exemples 5 , 6, 7 et 8 Relatifs à des peintures à émulsion pour des métaux avec des additions telles qu'elles sèchent à une température de four de 160-180 en environ 20 à 30 minutes : Formule 7 -Solution 'phosphate de zinc
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<tb> Oxyde <SEP> de <SEP> zinc <SEP> ....................... <SEP> 1,500 <SEP> Kgs
<tb>
<tb> Acide <SEP> phosphorique <SEP> à. <SEP> 75% <SEP> ............ <SEP> 6,720 <SEP> "
<tb>
<tb> Eau <SEP> ................................. <SEP> 4,115
<tb> la, <SEP> 335 <SEP> Kgs.
<tb>
Formule 8 - solution Phosphate de manganèse
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<tb> Carbonate <SEP> de <SEP> Manganèse <SEP> 1,750 <SEP> Kgs
<tb>
<tb>
<tb> Acide <SEP> phosphorique <SEP> à <SEP> 75 <SEP> % <SEP> .......... <SEP> 5,050
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Eau <SEP> ................................ <SEP> 5,460 <SEP> - <SEP> "
<tb>
<tb> 12,260 <SEP> Kgs
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Perte <SEP> de <SEP> CO2........................ <SEP> 0,670 <SEP> "
<tb>
<tb> 11,590 <SEP> Kgs
<tb>
Formule 9 - Couleur en pâte à la résine alkyd
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<tb> Résine <SEP> alkyd <SEP> pauvre <SEP> en <SEP> huile <SEP> dans <SEP> du
<tb> xylol <SEP> (teneur <SEP> en <SEP> résine <SEP> 60%) <SEP> ....... <SEP> 31,81 <SEP> Kgs
<tb> Naphte <SEP> dissolvant <SEP> (à <SEP> point <SEP> d'inflammation <SEP> élevé;
...................... <SEP> 22,73 <SEP> "
<tb> Oxyde <SEP> rouge <SEP> de <SEP> fer <SEP> .................. <SEP> le,64 <SEP> "
<tb>
<tb> Baryte <SEP> 15,64
<tb>
<tb> Asbestine <SEP> 18,18 <SEP> "
<tb>
<tb> 100,-- <SEP> Kgs
<tb>
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Exemples
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-9- -i.....2.- ¯¯¯i¯¯
EMI8.2
<tb> Kgs <SEP> Kgs <SEP> Kgs <SEP> Kgs
<tb>
<tb> Pâte <SEP> à <SEP> la <SEP> résine <SEP> alkyd
<tb> selon <SEP> la <SEP> Formule <SEP> 9 <SEP> ...... <SEP> 40,00 <SEP> 40,-- <SEP> 40,-- <SEP> 40,--
<tb>
<tb> Résine <SEP> alkyd <SEP> pauvre <SEP> en
<tb> huile <SEP> dans <SEP> du <SEP> xylol <SEP> (teneur
<tb>
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en résine 60L, Il,65 11,6e 11,65 11,65 Aminé EO ................. 2,78 2,78 2,78 2,78
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<tb> Acide <SEP> phosphorique <SEP> à <SEP> 75%.
<SEP> 1,72 <SEP> 1,72 <SEP> 1,72 <SEP> 1,72
<tb>
<tb>
<tb> Solution <SEP> phosphate <SEP> de
<tb>
<tb>
<tb> zinc <SEP> (Formule <SEP> 7) <SEP> ........ <SEP> 1,85
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Solution <SEP> phosphate <SEP> de <SEP> man-
<tb>
<tb>
<tb> ganèse <SEP> (Formule8)........ <SEP> 1,72
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Trioxyde <SEP> d'arsenic
<tb>
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(As2 qJ .................. 0,53
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<tb> Butanul <SEP> normal.. <SEP> , <SEP> ........ <SEP> 10,08 <SEP> 10, <SEP> 08 <SEP> la, <SEP> 08 <SEP> 10,08
<tb>
<tb> Eau <SEP> .....................
<SEP> 33,77 <SEP> 31,92 <SEP> 32,05 <SEP> 33,44
<tb>
<tb> 100,-- <SEP> 100,-- <SEP> 100,-- <SEP> 100,--
<tb>
Les quatre couleurs ont été projetées sur des tôles en acier, laminées à froid et pour carrosseries, on les a laissé sécher à fond et on les a soumis pendant 240 heures et à 35 C à l'essai du jet de sel. A titre comparatif on a préparé une peinture ordinaire en traitant la pâte à cou- leur 9) avec la même quantité d'une solution de résine alkyd dans du xylol que les peintures susdites et en y ajoutant à la place de tous les autres constituants une quantité corres- pondante de toluol, de sorte que cette couleur contenait exac- tement les mêmes quantités en formateurs de pellicule et en pigment..
Après 240 heures les plaques d'acier revêtues des peintures selon les exemples 5, 6, 7 et 8, étaient pratique- ment intactes et exemptes de défauts alors que des plaques de l'essai comparatif étaient devenues inutilisables et étaient fortement ruuillées.
Exemples 9 et 10 Ils concernent l'utilisation d'acide oxalique et d'acide ar- sénieux à la place de l'acide phosphorique.
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<tb>
Exemple <SEP> 9 <SEP> Exemple <SEP> 10
<tb>
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Laque selon formule 1 10,-Ks 10,-- Kgs Pdte de couleur selon formule 2 40,-- " g 0 ¯¯ ri Amide de l'ester tetra- êthylenopentamineoleyle.. 3,75 " Emulsif'1er AOCO Net 2....... 2,75 tel Dihydrate d'ae1da oxali- que ..................... S,50" ss0&..............., 18,50 tt Butanol normal .......... 10,09 " 10,08 " Eau ..................... S'4,67 4.67 If 10.1l, """(' . v, ¯¯ Kgs
La préparation a eu lieu comme pour l'exemple 1. La qualité des revêtements obtenus correspondait à peu près à celle des enduits selon les exemples 5 à 8.
Quand on ne se sert pas immédiatement de la peinture, obtenue selo l'invention, mais seulement après un certain temps, ou quand elle doit être expédiée sur de grandes dis- tances, un mode de fabrication et d'utilisation un peu diffé- rent convient mieux en ce sens que l'on constitue la peinture en deux parties séparément fabriquées et mises sur le marché et qui sont seulement mélangées un peu avant l'emploi.
On a constaté notamment que l'acide. libre, qui forme une caractéristique essentielle de la peinture obtenue selon l'invention, réagit avec plusieurs pigments colorés et charges, couramment utilisées par exemple avec les silicates de magné- sium tels que le talc et l'Asbestine, aveo les oxydes de fer et analogues, ainsi qu'avec le fer des récipients utilisés géné- ralement pour l'expédition. La réduction importante ainsi obte- nue de la teneur en acide peut facilement déclencher une inver-
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sion de phases ce qui rend la couleur inutilisable.
Par rêa6tior avec les pigments la teinte de la couleur peut être modifiée d' une manière indésirable et il peut se produire une formation de
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cristaux et de dêpôta qui troublent l'étalement lisse de la plein- ture et donnent des revêtements défectueux, Suivant la nature et la quantité des pigments utilisés et de l'acide et suivant le genre des emballages, ces défauts ne se présentent souvent qu'après des semaines mais ils peuvent se produire également après quelques jours.
Tous ces inconvénients sont évités et quelques autres avantages sont même obtenus quand on prépare séparément l'acide et une petite partie de l'eau et le cas échéant également une petite partie des autres constituants de la phase aqueuse pour être ajoutés à la pâte de couleur ou la masse de peinture, contenant les autres constituants, seulement un peu avant l'utili- sation.
Comme la teneur en acide de la couleur, prête à l'em-
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ploi, est au maximum de 10% et.'eénémlement seulement de 1 à 3, la partie à ajouter à la pâte de couleur et qui contient l'acide est quantitativement très faible et correspond généralement à moins de 10% de la peinture préparée, Cette partie peut être conservée et expédiée dans des récipients résistant aux acides. la partie prineipale, qui dépasse généralement 90% peut être conservée et expédiée dans des récipients quelconques et forme avantageusement une pâte "eau dans l'huile" qui, par sa consis-
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tance épaisse, n'a aucune tendance à se dissocier et à devenir non-homogène, par exemple par dépôt des pigments.
Les deux parties peuvent être oonservées indéfiniment, chacune pour soi.
Selon ce mode de réalisation de l'invention on broye d'abord le laque ou le vernis avec les pigments, diluants, humectants, adjuvants de solution, substances superficielle- ment actives en eathions et analogue avec la quantité prin- cipale de l'eau pour former une pâte de couleur dans laquelle la phase aqueuse est finement répartie, comme phase de dis- persion, dans la phase huileuse, donc sous forme d'une pâte "eau dans l'huile". Peu ayant l'usage on mélange l'acide dissout dans le restant d'eau à la pâte de couleur en l'agi- tant avec une spatule ou un bâton et de cette manière par invension de phase, la pâte épaisse de couleur devient immé- diatement très fluide et peut, si on le désire, être diluée avec plus d'eau. La durée d'usage de la peinture préparée dépend,
comme expliqué plus haut, de la nature et de la quantité des pigments, de l'aoide, de la température, etc... et correspond généralement à plusieurs jours et même à quelques semaines.
Lorsqu'on s'en sert le même jour ou les jours suivants il est inutile d'agiter et de conserver la peinture dans des récipients spéciaux résistant aux acides.
Exemple 11
La pâte de couleur est préparée selon l'exemple 8 excepté que, pour la formule 3, on laisse de coté 1,72 Kg d'acide phosphorique et environ a,28 Kg d'eau qui sont Kg langés séparément. Cette partie correspond donc à 4 Kgs, et est incorporée avant l'usage dans les 96 kgs de la par- tie principale de la pâte de couleur, par simple agitation avec une spatule et la pâte épaisse se transforme immédiate- ruent en une peinture prête à etre étendue.
Exemple 12
La pâte de couleur est préparée exactement comme pour l'exemple 6, excepté que le 1,78 kg d'acide phosphorique, le 1,85 kg de la solution de phosphate de zinc et environ 1,43 kg d'eau sont laissés de coté, cette partie correspondant à 5kgs étant incorporée, seulement avant l'usage et par agitation dans les @ 95 kgs restants de la pâte de couleur.
L'homme de métier peut se rendre compte du nombre exces- sivement grand des possibilités d'application de l'objet de l'invention : laques séchant à l'air ou au fuur, vernis et cou- leurs pour l'application au pinceau, au pistolet projecteur et par plongée ; diversité des teintes, consistance, dureté, te- nacité de la pellicule obtenue; utilisation possible de la tota- lité connue des résines, des dérivés de cellulose et des matiè- res plastiques, des huiles siccatives et non-sieoatives, des ramollissants et des pigments. Pour la constitution de la pein- ture, selon l'invention, on duit seulement veiller à ce que l' acide de la phase au euse ne réagisse pas d'une manière indési- rable ou préjudiciable avec l'un quelconque des autres consti- tuants ou avec la matière du support.
Quand on se sert de pig- ments qui réagissent lentement avec l'acide, tels que des oxydes de fer, du tala, du minium et analogues, on doit utiliser la peinture bien peu après sa préparation ou on la prépare en deux parties qui sont seulement mélangées peu avant l'emploi, comme indiqué plus haut.
Des résultats excellents sont obtenus non seulement sur des métauz tels que le fer, l'acier, le zinc, le oadmium, le plomb, le cuivre, l'aluminium et leurs alliages, mais également
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sur du bois, du ciment et du crépi mais dans ses derniers cas on se sert d'acides qui forment avec la chaux. ou le aiment des sels stables, inertes et pratiquement insolubles dans l'eau. Dans tous les cas les peintures obtenues sui- vant l'invention, se distinguent par leur séchage, leur prix réduit et la qualité du revêtement obtenu.