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Procédé de fabrication de fermetures à glissière et appareillage pour son exécution.
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L'invention est relative à un procédé pour la fabrica- tion de fermetures à glissière dont les crampons sont coulés par injection ou sous pression dans un moule en étant ainsi directe- ment fixés à demeure sur les rubans, ainsi qu'à l'appareillage nécessaire à l'exécution de ce procédé.
Il est d'usage de prévoir aux extrémités des deux chai- nes de crampons d'une fermeture à glissière des arrêts qui li- mitent le mouvement du curseur aux extrémités des chaînes de crampons et qui relient, de façon inséparable ou séparable, les deux rubans à l'extrémité de la fermeture à glissière. Dans la fabrication des fermetures à glissière comportant des crampons coulés sur leurs rubans, ces crampons étaient jusqu'à présent, dans une première phase de la fabrication, coulés sur les rubans par injection ou sous pression et puis, après que les deux rubans avaient été introduits dans le curseur de la fermeture à glissière, les arrêts devaient être posés ou pincés sur les rubans dans une phase suivante de la fabrication.
Suivant la présente invention, les arrêts des chaînes de crampons limitant le mouvement du curseur de la fermeture à glissière sont fixés sur les rubans en même temps que les cram- pons dans une même phase de la fabrication.
Considérant deux rubans d'une même fermeture à glissière, on fixe de préférence à l'un des rubans et à une extrémité, un arrêt servant à la liaison permanente des deux rubans et, a l'au- tre ruban et à une extrémité, un arrêt servant à la limitation de la course du curseur. Les crampons et les deux arrêts peuvent être rapportés aux deux rubans au moyen d'un moule commun pendant la même phase de la fabrication, les deux arrêts du même côté du mou- le étant de préférence fixés sur les rubans à des places opposées l'une à l'autre.
Il est dans ce cas possible de munir, dans une première phase du travail, une certaine longueur de ruban d'une rangée de.crampons et d'un arrêt, puis de sortir alors du moule le ruban portant la chaîne de crampons achevée et de placer dans le moule une nouvelle longueur de ruban que l'on pourvoit, dans une seconde phase du travail, d'unie nouvelle chaîne de crampons.
De cette façon il est possible d fabriquer des fermetures à glis- sière coulées par injection ou sous pression, dont la longueur est un multiple de la longueur du moule.
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L'appareillage servant à l'exécution du procédé confor- me à l'invention est caractérisé par le fait que le moule servant à couler les cramoons sur les rubans se compose de deux parties dans lesquelles il y a au moins une rangée de cavités constituant des moules individuels pour chaque crampon, à laquelle s'ajoute, dans un moule mobile par rapport à la rangée de moules individu- els, une cavité servant à couler un arrêt limitant la course du curseur de la fermeture à glissière.
Le dessin représente une forme d'exécution de l'appareil- lage nécessaire à l'exécution du procédé conforme à l'invention ainsi que, à titre d'exemple, une fermeture à glissière fabriquée au moyen de cet appareillage.
La figure 1 est une vue de côté d'un moule en deux parties servant à la fabrication de fermetures à glissière.
La figure 2 est une projection horizontale de ce moule.
La figure 3 est une vue de l'extrémité gauche du moule, partiellement en coupe.
La figure 4 est une coupe partielle suivant la ligne IV-IV de la fi;. 3.
La figure 5 est une vue analogue à la fig.3 dans une autre position de travail.
La figure 6 est une vue de l'extrémité droite du moule.
La figure 7 est une coupe suivant la ligne VII-VII de la fig.6.
La figure 8 est une vue du dessus d'une partie de la moitié inférieure du moule.
La figure 9 est une coupe transversale du moule suivant la ligne IX-IX de la fig.8.
La figure 10 est une coupe suivant la ligne X-X de la fig.8.
La figure 11 est une coupe suivant la ligne XI-XI de la fig.8.
La figure 12 est une vue de dessus d'une partie de la moitié supérieure du moule.
La figure 13 est une coupe partielle à plus grande échelle suivant la ligne IX-IX de la fig.8.
Les figures 14 et 15 montrent chacune en vue de dessous et de dessus la pièce moulée extraite du moule.
La figure 16 est une coupe suivant la ligne XVI-XVI de la fig.15.
La figure 17 montre la fermeture à glissière terminée.
La figure 18 est une vue de dessus d'une partie de la moitié inférieure du moule, semblable à la fig.8, mais dans une autre position de travail.
La figure 19 montre un crampon représenté en perspective.
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L'appareillage ainsi figuré est formé d'un moule 1 en deux parties, comprenant une partie supérieure 2 et une partie inférieure 3 (fig.9) en acier, qui par des moyens non représen- tés peuvent être séparées ou serrées l'une contre l'autre. Les deux demi-moules sont entourés chacun d'une enveloppe de protec- tion extérieure 4, 5 et entre ces deux enveloppes de protection et les surfaces latérales des'deux demi-moules se trouve une ré- sistance électrique 6 entourant le moule entier, laquelle est ali- mentée de courant par le conducteur 7 (fig.2). Pendant le proces- sus de coulée les moules sont chauffés pour empêcher un refroidis- sement trop rapide des matières fluides ou plastiques par les par- ties métalliques du moule.
La partie inférieure du moule 3 est portée au moyen de ressorts 8 sur une bàrre de support 9 fixe (figs. 1 et 9). Les ressorts 8 pressent la partie inférieure du moule 3 contre la partie supérieure 2, et 'des vis 10 servant de guidage, qui sont vissées dans la partie inférieure et traversent la barre 9, gui- dent le mouvement de la partie inférieure lorsque les deux par- ties du moule sont écartées l'une de l'autre. Dans la partie su- périeure du moule 2 se trouve le canal d'amenée 11 de la matière sous pression lequel est relié à un réservoir sous pression non dessiné contenant la matière liquéfiée, par exemple du .:zinc ou des matières synthétiques thermoplastiques, comme des produits de condensation plurimoléculaires, tels que des polyamides ou autres.
Dans le moule représenté, les deux chaînes de crampons d'une fermeture à glissière sont fabriquées en même temps. Le canal d'amenée 11 aboutit à un chenal pratiqué dans la partie supérieure du moule qui s'étend sur toute la longueur du moule et qui dans le moule assemblé constitue le canal de coulée. Des deux côtés du chenal 12 sont aménagées dans les deux parties 2 et 3 du moule des cavités 13 et 14 correspondant l'une à l'autre, qui constituent les moules individuels pour les crampons 15 re- présentés sur la fig.16. Ces moules individuels ont entre eux le même écartement que les crampons de la fermeture terminée. De ce chenal 12 partent des canaux 17 et 18, aboutissant à chaque ca- vité 13 et 14, le canal 17 étant aménagé dans le moule supérieur 2 et le canal 18 dans le moule inférieur 3.
En outre , à l'exté- rieur des cavités 13 et 14 sont ramonages des évidements 19, res- pedtivement 20, pour les rubans 21 et 22 de la fermeture a glissière. Entre les évidements 19 et 20 et les cavités 13 et 14, les faces en saillie 23 du moule supérieur ou du moule inférieur prennent appui sur les rubans afin de fermer les cavités vers l'extérieur.
Comme la fig.17 permet de s'en rendre compte, une fer- meture à glissière fabriquée au moyen de l'appareillage décrit ci-dessus est pourvue, à chaque bout des deux chaînes de crampons, d'arrêts spéciaux 24 et 25, l'arrêt 24 servant à limiter la course du curseur 26.à l'extrémité ouverte de la fermeture à glissière, tandis que l'autre arrêt 25 sert à la fois à limiter la course du curseur et à relier de façon permanente les deux rubans 21 et 22. Lorsque le curseur 26 de la fig.17 est tiré vers le haut, le dernier crampon 15 du ruban 22 se place contre la partie 27 de l'arrêt 24 et empêche ainsi la continuation du rapprochement des deux rubans de telle façon que ceux-ci ne puis- sent plus glisser dans les conduits du curseur 26 et que ce der- nier soit ainsi arrêté.
L'arrêt inférieur 25 du ruban 22 est pour- vu de deux têtes d'accrochage 28 et 29, entre lesquelles le der- - nier crampon 15 du ruban 21 s'enchâsse lorsque les deux rubans
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ont été introduits dans le curseur, après quoi les deux têtes d'accrochage 28 et 29 sont serrées contre le crampon enchâssé entre elles de façon à empêcher le''dégagement des crampons ac- couplés. L'arrêt 25 a des dimensions telles qu'il puisse passer dans le conduit du curseur avant d'être accouplé.
Suivant l'invention, les deux arrêts 24 et 25 sont fi- xés aux rubans dans la même phase du travail que les crampons 15.
Ceci en particulier est rendu possible par la conformation de l'arrêt 25 qui permet l'introduction des rubans dans le curseur et l'accouplement permanent ultérieur des deux rubans.
La coulée simultanée des arrêts et des crampons ordi- naires peut s'obtenir simplement en prévoyant dans les deux demi- moules aux extrémités des rangées de cavités 13 et 14 pour la coulée des crampons, des cavités appropriées pour. la coulée des deux arrêts. Dans ce cas on ne peut cependant couler dans un moule que des fermetures à glissière ayant toujours la même longueur.
Avec l'appareillage représenté on peut fabriquer, avec leurs arrêts, des fermetures à glissière ne longueur variable à volonté. Dans ce but les cavités 24' et 25' pour la coulée des deux arrêts 24 et 25 sont creusées dans des tiroirs 30, 31 corres- pondant aux deux parties du moule et mobiles transversalement (figs. 8,10, 11 et 12). Comme le montrent les fig. 1 et 2 le tiroir 30 est articulé à l'extrémité d'un levier 32 qui prend appui sur une console 33 fixée à la partie supérieure du moule et portera l'autre extrémité une poignée 34. Le tiroir 31 est articulé à une extrémité à un second levier 35 qui prend appui sur une console 36 fixée à la partie inférieure du moule et porte à l'autre extrémité une poignée 37.
Au moyen des deux poi- gnées, on peut amener dans deux positions les tiroirs 30 et 31, coulissant dans des rainures transversales des parties supérieures et inférieures du moule, comme le montre la fig.8. Dans l'une des positions les deux cavités extrêmes 24' et 25' se trouvent à l'ex- trémité des rangées de cavités 13 et 14, ainsi que la fig.8 le représente en traits pleins, tandis que dans l'autre position les deux cavités extrêmes sont dépla.cées latéralement, comme le mon- tre la fig.18. Les tiroirs sont maintenus à volonté dans les deux positions du fait que des billes 70, obéissant à la pression d'un ressort, font prise dans des logements appropriés 71 des tiroirs.
Du fait qu'on utilise pour la fabrication des crampons un moule en deux parties, ces crampons ne peuvent présenter des creux d'accouplement fermés de plusieurs côtés comme c'est le cas pour les fermetures à glissière existant jusqu'ici, mais les crampons représentés sont semblables à ceux decrits dans le brevet belge n? 416. 809, c'est-à-dire que les creux d'accouplement ne sont formés que d'un côté. Comme le montre la fig. 19, chaque crampon 15 possède une saillie d'accouplement 38 et un creux d'ac- couplement 39 qui s'étendent chacun à peu près sur la moitié de la hauteur du crampon.
A l'extrémité inférieure du creux d'accou- plement 39 est formée de cette façon une face de butée 40 contre laquelle se pose la saillie d'accouplement du crampon suivant, de sorte que les crampons accouplés l'un l'autre ne peuvent pas se déplacer l'un par rapport à l'autre transversalement au plan du ruban. La séparation des deux parties du moule se trouve,dans ce mode d'exécution, à la hauteur de la face 40 et de la face in- férieure de la saillie d'accouplement.
Etant donné que dans la fermeture à glissière achevée, les deux arrêts 24 et 25 se trou- vent aux extrémités opposées de la fermeture à glissière alors que dans le moule les cavités correspondantes 24' et 25' sont amé-
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nagées sur un même tiroir à une extrémité des deux rangées de cavités à crampons 13 et 14, les deux chaînes de crampons de la fermeture à glissière doivent être coulées en position inversée l'une par rapport à l'autre. Dans la rangée de cavités 13, la 'saillie d'accouplement est ménagée dans la partie inférieure 3 du moule/tandis que dans la rangée'de cavités 14 la saillie d'ac- couplement est ménagée dans la partie supérieure du moule, l'au- tre partie du moule servant dans chaque cas à mouler les parties des crampons qui comportent les faces 40.
Pour pouvoir fabriquer également avec l'appareillage représenté, des fermetures à glis- sière plus courtes que célles correspondant à la longueur des rangées de cavités 13 et 14 du moule, on se sert d'un tiroir 41 qui peut être enfoncé plus ou moins profondément dans le chenal de coulée 12 depuis une extrémité de l'enveloppe 1 du moule. Ce tiroir 41 est supporté par une pièce de guidage 42, qui peut se mouvoir le long d'une tige de support 43 fixée au.moule, sur laquelle est prévue une échelle graduée 44 coopérant avec un in- dex 45 fixé 'à la pièce de guidage 42.
La section droite du tiroir 41 correspond exactement à celle du chenal de coulée 12 et ce chenal peut être par conséquent obturé entre l'extrémité gauche du moule 1 et le canal d'amenée 11, sur une longueur choisie à volonté, de telle sorte qu'une partie seulement des cavités 13 et 14 soient remplies de la matière à couler et que l'on puisse fabriquer des fermetures à glissière plus courtes que le moule.
On peut au moyen de l'index 45, lire directement sur l'échelle 44 la longueur des rangées de cavités 13 et 14 laissées libres pour la coulée.
Pour fabriquer une fermeture à glissière dans le moule décrit, on sépare les.deux parties 2 et 3 du moule l'une de l'au- tre et les deux rubans 21 et 22 qui, de préférence, se déroulent de tambours à ruban-:, sont tirés ensuite entre les deux parties du moule et placés dans les évidements ,19 et 20 du demi-moule in- férieur. Au moyen du dispositif de serrage représenté sur les figs.
3 à 5, les deux rubans peuvent alors être fermement fixés à l'ex- trémité gauche du moule. Ce dispositif de serrage possède deux pièces glissantes 46 et 47 qui peuvent se mouvoir vers le haut et vers le bas dans un cadre de guidage 48 fixé au moule inférieur 3 et qui sont poussées vers le haut par des ressorts 49 pour assu- jettir les deux rubans 21 et 22 entre elles et la partie trans- versale supérieure 50 du cadre de guidage.
Les deux pièces glissantes 46 et 47 sont pourvues d'un levier de manoeuvre 51, lequel y est articulé au moyen des vis' 52 et 53. Pour introduire dans le moule les rubans 21 et 22 le levier 51, comme le représente la figure 5, est par exemple poussé vers le bas en utilisant la vis 52 comme centre de rota- tion, de sorte que la pièce glissante 47 se meut vers le bas en . comprimant ses ressorts 49 et que le ruban peut être introduit dans la fente s'ouvrant entre la pièce glissante 47 et la pièce transversale 50.
Le levier 51 est ensuite libéré, de sorte que la pièce glissante 47 se meut vers le haut so is la pression de ses ressorts et pince le ruban. Ensuite, le levier est poussé vers le haut en utilisant la vis 53 comme centre de rotation de sorte que la pièce glissante 46 se meut vers le bas ce qui per- met d'introduire le ruban 21 dans la fente s'ouvrant entre la pièce glissante 46 et la pièce transversale 50, après quoi le levier est de nouveau libéré de sorte que la pièce glissante 46 se soulève sous la pression.de ses ressorts 49 en pinçant le ruban 21. Les fentes 54 qui s'ouvrent entre les pièces glissan- tes 46 et 47 et la pièce transversale 50 présentent des élargis- sements 55 qui sont destinés au passage de l'usuel bourrelet la- téral 56 du ruban.
Les rubans 21 et 22 reposent dès lors dans
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les évidements 19 et 20 de la parti.e inférieure 3 du moulede telle façon qu'entre chacune des cavités 13, ou respectivement 14, les bourrelets 56 de-- rubans se trouvent chacun dans une rainure 57 ; ilfaut naturellement,-qu'une rainure analogue existe dans la partie supérieure du moule, et que des rainures corres- pondantes 57' soient ménagées dans les deux tiroirs transversaux 30 et 31, de même que des évidements 19' et 20' pour le passage des rubans.
La partie supérieure du moule est alors abaissée sur la partie inférieure en mêmetemps que des goujons 58 de la par- tie inférieure pénètrent dans leurs logements 59 de la partie supérieure pour assurer la parfaite concordance des cavités 14 et 13 des deux parties du moule. Lors de l'assemblage des deux parties du moule, les leviers 32 et 35 se trouvent dans la posi- tion dessinée en traits pleins sur la fig. 2, pour la.quelle les tiroirs se trouvent dans les positions dessinées dans les figs.
8 et 10, avec les cavités d'extrémité 24' et 25' à l'extrémité des deux rangées de cavités 13 et 14. Le tiroir 30 de la partie supérieure du moule est accouplé. à un tendeur de rubans 60 as- sujetti à la partie supérieure du moule de façon à pouvoir changer de direction du fait qu'un ergot 61 du tiroir 30 voyage dans une rainure hélicoïdale 62 d'un prolongement 63 de l'axe du tenâeur de rubans.
Lorsque le levier 32 et le tiroir 30 se trouvent dans la position dessinée en traits pleins sur les figures 2 et 8, le tendeur de rubans 60 est dirigé vers le bas comme l'indique la fig.7 en traits pleins, et quand le levier 32 est placé dans la position figurée en traits pointillés sur la fig. 2 et que du fait le tiroir est déplacé transversalement, l'ergot 61, en cheminant dans la rainure 62, relève le tendeur de rubans vers le haut dans la position figurée en pointillé sur la fig.7.
Si dès lors, le tendeur de rubans :tant dirigé vers le bas, on abaisse la partie 2 du moule sur la. partie 3, les encoches 64 du tendeur de rubans 60 se placent contre les deux rubans 21 et 22 et tendent ceux-ci vers le bas (fig.7) de sorte que les rubans placés dans les évidements 19 et 20 de la partie inférieure du moule s'étirent et sont tendus avant que les deux parties du moule soient complètement apoliquées l'une contre l'autre. Les parties du moule sont alors fermement assem- blées de la façon connue par des pièces de fixation.
La matière destinée à la fabrication des fermeturesglissière et se trou- vant à l'état liquide ou plastique dans un réservoir sous pres- sion, est alors envoyé sous pression à travers le canal d'ame- née 11 dans le canal o@ coulée 12, d'où elle se répand par les canaux de dérivation 17 et 18 dans les moules à crampons indi- viduels 13 et 14. Un prolongement 12' de ce canal de coulée est ménagé dans le tiroir 30 pour que la matière puisse s'écouler vers les cavités d'extrémité 24' et 25'.
Après remplissage du moule et solidification de la matière coulée, on sépare les deux parties du moule l'une de l'autre. La partie inférieure 3 du moule est déplacée vers le bas d'une quantité minime par rapport à la barre de support 3, ce qui amène les tiges de démoulage 65, qui pénètrent par des ouvertures de la partie inférieure du moule, à porter contre la souche 66 de matière coulée et solidifiée en forme de barre, à la soulever et à repousser les crampons coulés des cavités 13 et 14 de la partie inférieure du moule, tandis qu'en raison du soulèvement de la partie supérieure 2 du meule les demi-crampons se trouvant dans les cavités de cette partie du moule tombent de ces cavités par l'effet de leur poids.
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Dans cet état, les deux rubans 21 et 22 sont relies par les crampons coulés 15, qui se trouvent encore fermement assujet- tis à la souche 66, en formant un tout unique comme le montrent les figures 14 et 15. Après l'ouverture des pièces de fixation 46 et 47 au moyen du levier 51, on retire le tout du moule, après quoi, par le déroulement des tambours à ruban précités, de nou- velles parties de rubans viennent se. placer dans les évidements
19 et 20 de la partie inférieure du moule. On peut dès lors cou- per les parties de rubans pourvus de crampons coulés, pour autant que les fermetures à glissière ainsi fabriquées possedent la longueur voulue.
Les rubans pourvus de leurs crampons coulés 15 sont alors séparés de la souche 66 (figs. 14 et 15) ce qui, par suite de la faible section de la matière solidifiée dans les ca- naux de dérivation 17 et 18, peut se faire sans difficulté à la main. Les bavures de matières restant éventuellement attachées aux têtes 38 des crampons sont éventuellement enlevées par mou- lage. Les deux rubans 21 et 22 sont alors introduits dans le cur- seur 26 dans leurs positions respectives appropriées et le cram- pon inférieur 15 est ensuite introduit entre les deux têtes d'ac- souplement 28 et 29 de l'arrêt 25 et fermement accouplé avec cel- les-ci par serrage des deux têtes l'une vers l'autre, de sorte que les extrémités inférieures des deux rubans sont réunies l'une à l'autre de façon permanente. La fermeture à glissière est dès lors en état de servir.
S'il fallait cependant fabriquer une fermeture à flis- sière plus longue que les rangées de cavités 13 et 14 du moule on ne couperait pas alors, après la coulée de la première lon- gueur, les rubans munis de leurs crampons coulés mais, après que ces longueurs de rubans garnies auront été retirées et que de nouvelles longueurs de rubans auront été placées sur la partie inférieure du moule, on procèdera comme suit :
Les deux tiroirs 30 et 31 seront repoussés transversale- ment par la manoeuvre des leviers 32 et 35 de sorte que les cavi- tés terminales 24' et 25' occuperont la position représentée sur la. fig.18.
La partie des deux tiroirs parvenue dans le prolonge- ment des évidements 13 et 14 possède deux renfoncements 67 et 68 dont la largeur correspond à la longueur des crampons coulés.
Le tiroir supérieur 30 possède également une rainure 12" qui, dans la présente position du tiroir, constitue un prolongement de la rainure 12 de la partie supérieure du moule. En dehors du renfoncement 68 existe un renfoncement 69 plus éloigné, devant porter le ruban 22, tandis que l'autre ruban 21 reposera dans l'évidement 20' du tiroir. Les pièces de fixation 46 et 47 sont à nouveau serrées contre les rubans 21 et 22 et les derniers ou deux derniers crampons 15 des rangées de crampons coulés sont alors posés dans les deux cavités 13 et 14 de la partie inférieure du moule avoisinant le tiroir@30, pendant que le reste du ruban muni de ses crampons coulés dépasse le tiroir 30 et sort du moule.
Les crampons 15 reposent par le fait dans les renfoncements 67 et
68 du tiroir. La partie supérieure du moule est alors replacée sur la partie inférieure. En repoussant le tiroir 30 par la ma- neeuvre du levier 32 on fait en sorte que l'ergot 61, en chemi- le rubans nant dans la rainure 62 du tendeur 60, amène ce tendeur dans la position représentée en pointillé sur la fig.7. Lorsqu'on abaisse la partie supérieure du moule; le tendeur n'agit donc plus sur les rubans munis de leurs crampons coulés, qui encore attachés à la souche 66 forment un ensemble rigide et ne peuvent être pliés comme c'était le cas dans la phase de travail précé- dente.
Pour la superposition des deux parties du moule, la rai- nure 12" du tiroir supérieur 30 se place sur la souche de matière -
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coulée 66 et les renfoncements 67 et 68 du tiroir 30 sur les crampons 15. Le tiroir longitudinal 41 peut alors être, ajuste de nouveau à la longueur voulue et la matière à couler réchauf- fée peut pour la seconde fois être refoulée sous pression par le canal. d'entrée Il dans le chenal de coulée 12 qui est fermé à l'extrémité du moule supportant les tiroirs 70 et 31 par la souche 66 de matière solidifiée.
Les premiers crampons de la se-- conde partie de la fermeture à glissière présentement en fa- brication se trouvent exactement à l'écartement requis des der- niers cramions de lapremière partie, car ces derniers ont été. façonnés dans les premières cavités 13 et 14 du moule. Les deux rubans pourvus de crampons qui ont etc: coulés en deux séries à la suite l'une de l'autre, peuvent à présent être assemblespour former une fermeture à glissière dont la longueur est exacte- ment le double de la longueur du moule.
Il va sans dire que l'on peut répéter à volonté l'ajoute de nouvelles rangées de crampons suivant la longueur de fermeture à glissière désirée en posant les derniers crampons coulés des deux rubans dans les premières cavités 13 et 14 du moule avoisinant les tiroirs 50 et 31.
On se rendra compte, qu'au moyen de l'appareillage dé- crit on peut confectionner avec un seul moule des fermetures à glissière de toute longueur désirée, plus courte ou plus longue que le moule. De plus les arrêts peuvent être fixés sur les ru- bans dans une même phase de travail en même temps que les cram- pons usuels. Le procédé décrit assure ainsi une sensible écono- mie dans le coût par rapport aux procédés utilisés jusqu'ici cour la fabrication des fermetures '-, glissière, et de pLus une grande économie de temps en ce sens que c'est toujours le même moule qui demeure sur la machine à couler par injection au lieu qu'on doive, comme jusqu'à présent, changer de moule chaque fois qu'il faut couler des fermetures à glissière de longueur diffé- rente.
L'invention ne se limite pas a l'exemple d'exécution représenté. En particulier, les deux cavités 24' et 25' du mou- le correspondant aux arrêts peuvent se trouver sur des tiroirs tournants, couvant osciller autour d'un axe parallèle à l'axe longitudinal. du moulepour amener ces cavitésdans le prolonge- ment des rangées de cavités 13 et 14 ou les en éloigner. Les cavités correspondant aux arrêts pourraient aussi se trouver sur une des faces d'un plateau basculant, tandis que sur l'autre face de ce plateau se trouveraient, de même que sur les deux tiroirs 30 et 71, les renfoncements 67,68 et 12". Il n'est pas non plus nécessaire que les deux rubans correspondants d'une fermeture à glissière soient pourvus de crampons en même temps dans le même moule, comme c'est le cas dans l'exemple d'exécution décrit.
On pourrait aussi ne pourvoir dans un moule qu'un seul ruban des cramoons et des arrêts, ou bien un moule pourrait ne présenter qu'une rangée de cavités à crampons ainsi qu'un seul tiroir com- portant l'une à côté de l'autre deux cavités 24' et 25' pour les deux arrêts, de sorte que, dans une première phase du travail, on coulerait une rangée de crampons avec un arrêt, tandis que dans une seconde phase, après avoir repoussé le tiroir, on cou- lerait une rangée de crampons avec l'autre arrêt, tandis qu'après un déplacement supplémentaire du tiroir, les deux cavités à arrêts pourraient être éloignées des cavités à crampons pour ajouter une nouvelle chaîne de crampons à la chaîne de crampons déjà coulée sur les rubans.