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Croc à échappement.
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L'invention concerne un croe à échappement destiné à la mise à flot d'un canot, radeau ou bouée de sauvetage, ou tout autre appareil de ce genre; elle a pour objet un croc a échap- pement perfectionné qui présente une sécurité parfaite jointe à une grande simplicité de construction et à une grande facilité et certitude d(opération, même dansles ténèbres.
Dans les systèmes connus, l'échappement s'opère par la rotation d'un organe de déclic, mais les frictions considéra blés duesà la pression exercée par le poids de l'appareil à lancer, nécessitent pour cette rotstion l'emploi de moyens énergiques.
Dans le système Senhouse, par exemple, un marteau est nécessaire qui n'est pas toujours sous la main, et, dans une nuit noire, son emploi est quelque peu incertain, et l'on doit souvent frapper plusieurs coups. Dans le système Robinson, un levier à poignée est employé, qui est encombrant. En outre, il est souvent jugé nécessaire d'assurer la sécurité dans la position d'enclen chement au moyen d'un aiguilletage que l'on doit couper pour déclencher le mécanisme, opération qui demande l'emploi d'un couteau (qui, lui non plus, n'est pas nécessairement sous la main au moment critique) et qui, de plus, demande un certain temps.
Le but de l'invention est de remédier à ces inconvénients tout en conservant une grande simplicité de mécanisme at, de plus, de produire un croc à échappement qui ne nécessite pour son échappement qu'un effort si modéré qu'au besoin il peut s'effectuer automatiquement par l'action d'un flotteur do dimensions modérées.
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Le croc à échappement selon l'invention comprend un levier relativement court, soit du premier, soit du troisième genre, pivotant dans une boîte protectrice ou carter, ou dans un maillon de liaison, autour d'un axe qui est à, ou près de, l'une de ses extrémités qui constitue le croc proprement dit et qui fait saillie, tandis que l'autre bout, dans la position d'enclenchement, est maintenu dans cette position par un arrêt disposé avec une légère excentricité sur un organe pivotant dans-le dit carter ou maillon (par exemple,,cet arrêt peut être le bouton d'une petite manivelle de faible excentricité) et disposé de telle façon que l'échappement de ce bout du levier à croc se produit lorsque cet organe portant l'arrêt est déplacé angluairement, soit manuellement, soit par tout autre agent,
par exemple par l'action d'un flotteur. Cet organe est donc essentiellement l'organe d'échappement proprement dit. Dans le mécanisme selon l'inven- tion, le lieu de contact de cet arrêt avec la surface du bout de ce levier à croc est approximativement situé sur le rayon de l'organe portant l'arrêt qui passe par l'axe de cet arrêt, de sorte que la pression due au poids de l'arpareil accroché au croc s'exerce radialement sur cet organe et non-seulement ne peut,avoir aucune tendance à le faire tpurner et ainsi causer accidentellement l'échappement, mais, au contraire, pour tourner, cet organe doit déplacer l'arrêt l'encontre de cette pression ; y a donc sécurité complète et aucun aiguilletage ou précaution équivalente n'est nécessaire.
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De plus, la distance du. lieu de contact de l'arrêt et Qu dit bout de levier à l'axe de l'organe d'échappement est très petite (de l'ordre du. centimètre); elle peut 'être moindre qué l'épais- se!).:!:' du dit levier dans un plan perpendiculaire à l'axe de l'organe d'échappement. Il s'ensuit que lorsqu'une force tend faire tourner cet organe, le bras de la friction au lieu de contact étant très petit, cette friction n'oppose à la rotation qu'une ré-
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sistance modérée, de sorte (lUe l'effort requis pour opérer l'échap- pement est très modéré. On peut encore diminuer ceteffort on donnant à l'arrêt une section transversale circulaire, de sorte
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que le lieu de contact est linésire.
Il résulte de cet 2rr8J1{te- ment qu'un petit volant à main suffit pour faire tourner l'organe d'échappement et causer le lancement de l'appareil pendu au croc.
Dans une variante, l'arrêt est disposé de telle façon que la pression du bout du levier à croc contre cet arrêt s'exerce non
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plus radialement, mais tomentiellement à l'organe d'échappement, de sorte élue, contrairemest à ce yui 3 lieu aans le modèle précédemrnent décrit, cette pression tend è faire tourner l'organe pourtant l'arrêt et à opérer le déel8Bchement. l'Or{cl3 portant i'arrÙt est alors muni d'une ti['e ou bras disposé raèi;;1ement et qui, àar;% la position d'enclenchement, est mEintonu dans cotts position par 1:U' arrêt prévu, avec una légère 2:Celîr'.Clt, 0tr -fl:.1 second organe 9.1)i pivote Cians le carter ou maillon (cet, ,},'j03t peut par exemple être le bouton d'une petits rî8J';ivo11a do faible 1.:.<J.;:qtricité) .
Ce secona organe avec son é'l'l'Jt est Y,1!::'i;::tov'è r,t l'orra
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d'échappement proprement dit; il est disposé exactement comme le premier l'était dans le modèle décrit tout d'abord, et réunit les mêmes avantages de sécurité contre' un échappement'accidentel, de faible bras de la friction entre son arrêt et la surface de la tige ou bras prévu sur le premier organe pivotant, et consequwmment de faible effort nécessaire pour effectuer l'échappement.
Le premier organe pivotant, avec son arrêt, n'agit alors que comme intermédiaire: il a pour objet de diminuer la pression sur l'arrêt du nouvel organe d'échappement dans le rapport de l'excentricité du.lieu de contact du levier à croc avec le premier arrêt à la distance entre l'axe de l'organe portant ce premier arrêt et le lieu de contact de la tige ou bras prévu sur cet organe avec l'arrêt du nouvel organe d'échappement. Cet arrangement est donc préférable lorsque l'appareil accroché au croc est de grand poids, soit trois ou quatre tonnes ou d'avantage. Le principe reste d'ailleurs entièrement'le même.
On voit que l'essence de l'invention consiste en un organe d'échappement proprement dit comprenant un arrêt faiblement excentrique, disposé par rapport au levier à croc qu'il retient danà la position d'enclanchement de façon à permettre à un effort rela- tivement faible d'opérer l'échappement tout en assurant la sécu- rité de l'accrochage sans la nécessité d'employer des moyens de sûreté auxiliaires.
Dans le premier modèle décrit plus haut, cet organe d'échappement agit airectement sur le levier à croc ; dans le second modèle, son action est indirecte: il agit sur une tige
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ou bras fixé sur un déclic réducteur de la for ce agissant sur l'organe d'échappement proprement dit, lorsque le poids de l'appareil suspendu an. croc est considérable, ce poids effectuant l'échappement du. levier à croc dès qu'il est permit a l'arrêt qui la retient de se mouvoir, par la libération de la tige ou bras s que porte l'organe sur lequel cet arrêtest prévu.
Les descriptions précédentes se complètent par les dessins annexés, '-lui représentent, à titre d'exemples seulement, des constructions préférées des dispositifs déjà décrits et; de variantes.
Dans cesdessins:-
Fig. 1 est une élévation schématique de face, etFig. 2 est une élévation schématique de côté d'un croc à échappement selon 1'invention;
Fig. 3 est une élévation schématique de face d'une variante du modèle représenté dans les Fies. 1 et 2;
Fgis. 4 et 5 sont des élévations schématiques de face etde côté, respectivement, d'un croc à échappement selon 1'invention, second modelé;
Figs. 6 et 7 sont des élévations schématiques de face et de côté, respectivement, d'une va:riante;
Figs. 8 et 9 sont des élévations schématiques de face etde côté, respectivement, d'une autre variante;
Fig. 10 est une vue schématique d'un croc à échappement selon l'invention, employé comme croc de remorque;
Fig. 11 est une vue schématique d'un crocà échappement
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selon l'invention, disposé de manière à être déclenché soit manu- ellement, soit par l'action d'un flotteur.
Lesdispositifs représentésdans lesFigs. 1 ,et 2 sont pré- @ férablement employés lorsque le poids de l'appareil suspendu au croc est modéré. Le croc proprement dit, 1, est solide avec le levier 2 qui tourne sur un pivot 3 entre les parois latérales d'un cadre ou carter 4 et est maintenu dans la position d'enclenche- ment par l'arrêt ou bouton de manivelle 7 prévu sur un organe pivotant dans ce cadre ou carter lorsque l'on effectue la rota- tion du petit volant à main 8, dégageant par cela le bras libre du levier 2, ce qui permet l'échappement du croc. Un arrêt fixe 6 limite le 'déplacement de ce levier 2 lorsqu'on 1 ',amène dans la position d'enclenchement. Le tout est attaché par le maillon 5 à la construction à laquelle est suspendu le croc avec son far- deau.
On voit sur la Fig. 1 que la pression due à l'appareil ainsi suspendu, canot, radeau, bouée de sauvetage ou autre appa- reil, s'exerce perpendiculairement à la surface du levier en con- tact avec l'arrêt 7, dans une direction radiale par rapport au déplacement que peut subir cet arrêt, et que cette force n'a par conséquent aucune tendance à faire tourner cet arrêt autour de son axe et par cela produire 1'échappement' accidentel du croc, comme on vient de l'expliquer. On voit de plus que l'excentricité du lieu de contact, qui est ici linéaire, est très faible, et que par conséquent les forces de friction ont un bras de levier très petit, ce qui rend possible l'échappement par une force modérée.
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Pour causer cet échappement, il suffit de to@rner le volantà main 8 et de l'amener dans la position de la Fig. 2, par cals libérant le levier et lui permettant de to@rner et de libérer son tour l'appareil qu'il tient en suspension et dontle poids le solicite.
On voit enfic que le levier est ici du premier gonre.
Dans le dispositif représenté dans la Fig. 3, le levier 2 @ son axe tout à faità son extrémité, la partie de ce levier avoist nant cet axe constituant le croc proprement dit. Le lovier 2 est donc ici du troisième genre. L'opération est la même que pour le croc représenté dans les Figs. 1 et 2.
Le dispositif représenté dans les Figs. 4 et 5 est propre a être employé avec des fardeaux plus lourds', soit trois à quatre tonnes ou plus. Il se compose d'un croc 1 au bout d'un levier montesur pivot 3 dans un cadre ou carter 4, comme dans le modèle déjà décrit.
Le levier est maintenu dans la position d'enclenchement par un arrêt 10 prévu sur un organe pivotant dans le dit cadre ou carter, organe qui est muni d'une tige ou bras 11 qui est lui même retenu dans la position d'enclenchement par un second arrêt 7 monté exactement comme l'arrêt 7 des Fies. 1,2 et 3, excepté que, au lieu d'être tourné par un volant main, so rotation s'effectue au moyen d'un mamelon perforé 8 qui reçoit une barre 9 sur laquelle on peut exercer une traction tangentielle au mamellon par une cordelette attachée au bout de cette barre.
On voit que la force de pression due à l'appareil suspendu au croc s'exerce ici tangentiellement à l'axe de l'arrêt 10 et tend donc
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à faire tourner cet arrêt et à causer l'échappement dès qu'il est permis au bras 11 de tourner. On voit aussi que le bras de levier de cette force par rapport à cet axe est très petit tamdis que le bras du levier Il est aussi long que possible, ce qui fait que la force de pression sur l'arrêt 7 est diminuée dans le rapport des longueurs de ce dernier bras et du premier.
L'opération est exactement semblable, l'organe 10-11 agissant simplement comme organe réducteur de force et par cela permettant une force modérée de faire tourner le mamelon 8 portant l'arrêt 7.
Les Figs. 6 et 7 représentent un dispositif semblable à celui de la Fig. 3 monté sur un maillon au lieu de dans un carter, et opéré d'une façon différente, par un bras 9 auquel wst attaché une cordelette. Le long bras de levier 9, combiné avec le petit bras de levier de l'arrêt 7, rend ici un chaînon 10 de sûreté recommandable, lorsqu'il y a certitude que l'on n'utilisera pas l'appareil, par exemple dans un port, lorsqu'il est installé sur un navire. Comme aucune force ne tend à faire tourner le bras 9, ce chaînon de sûreté s'enlève facilement, lorsqu'on le désire.
Dans la variante représent@e dans les s Figs. 8 et 9, l'organe d'échappement proprement dit, 7-8 des Figs. 1, 2 et 3, est muni de deux arrêts (ou consiste en une double petite manivelle) légè- rement plus excentriquement disposée que dans les modèles precé- demment décrits, pour leur permettre d'éviter le levier 2. Un ressort 6 a un de ses bouts fixé sur le levier 2, l'autre bout étant fixé sur le cadre, carter ou maillon, et ce ressort est tel que dans la position d'enclenchement, il est presque détendu.
Lorsque le croc est déclenché, il tourne soudainement hors du cadre, carter ou maillon, sous l'action du fardeau qui Y est suspendu et, ce faisant, il tend fortement le ressort 6. Ce ressort retourne alors à sa condition initiale, ramenant le levier 2 dans la position où il était avant l'échappement, ce qui lui fait heurter l'arrêt 7' (qui est alors dans la position indiquée dans
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la Fig. 9) et fait tourner l'organe d'échappement, amenant l'arrêt 7 de nouveau en engagement avec le levier 2. Le dispositif est donc prêt pour y accrocher un nouveau fardeau. Le ressort 6 peut avoir toute forme conevnable; par exemple il peut être plat. Le bout du levier 2 peut être courbé ou autrement conforme, de façon aveiter l'arrêt 7' lorsque le volant 8 est tourné pour l'échappement du croc.
L'arrêt 7' peut aussi, dans le même but, ne pas être exactement diamètralement placé par rapport à l'arrêt 7. Le ressort peut être omis, le levier 2 étant ramené manuellement et pressé contre l'arrêt 7', ce qui a le même effet.
La Fig. 10 montre un croc à échappement sembiable à celui qui est représenté dans les Figs. 1 et 2, mais de construction beaucoup plus robuste, propre à être employé comme croc de remorque. Le câble de remorque est libéré instantanément en exerçait une traction sur la cordelette, l'opérateur se tenant à une distance suffisante du croc et du bout de cable.
La Fig. 11 représente un dispositif pour causer l'échappement soit manuellement soit automatiquement par l'action d'un flotteur 12, qui est disposé dans une boîte 13 qui le protège contre l'effet accidentel de vagues déferlant sur le pont du navire ou estacade où le dispositif et son appareil de sauvetage sont installés. L'effort requis pour déclancher le croc est si modéré qu'un flotteur de dimensions modérées suffit pour effec- tuer l'échappement dès que le niveau de l'eau atteint la boîte, de sorte que l'eau y entre par l'ouverture 14 et soulève le flotteur, qui est attaché au levier d'échappement lb-15 par la cordelette métallique 16, de longueur invariable.
Plusieurs bouées de sauvetage ou autrea appareils peuvent être libérés simultanément par une batterie de crocs à échappement selon l'invention, disposés en ligne avec leurs organes d'échappement proprement dits montés sur le même arbre, de sorte que la série entière de crocs soit déclenchée par l'action d'un seul volant à main fixé sur cet arbre.
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L'invention comprend évidemment toute variant, qui introduit des équivalents mécaniques, basés sur les principes énoncés plus haut. en voit par ce qui précède que-,
1. Le croc selon l'invention est tel qu'il présente une sécurité parfaite, étant empêché de se déclencher par l'organe de déclenchement tant que le fardeauqui y est suspendu ne dépasse pas la charge de rupture du croc ou autre partie du dispositif.
2. Le fardeau agit pratiquement dans la direction de la longueur du carter ou maillon, c'est-à-dire dans la direction où le dispositif est le plus apte à résister aux forces déformatrices.
3. La distance séparant les axes de l'organe d'échappement proprement dit et de l'arrêta dont il est pourvu est très petite (un uentimètre environ) de sorte que le bra.s de levier des frictions est très petit ce qui fait qu'un effort modéré suffit pour opérer l'échappement.
4. Il s'ensuit que le fardeau maximum,que le croc à échappement selon l'invention peut supporter peut être libéré par une force relativement faible et peut se faire par un flotteur de dimensions modérées, automatiquement.
REVENDICATIONS.
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