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Minuterie pneumatique, actionnée par ressorts.
L'invention concerne uae minuterie pneumatique, à contacts mécaniques, actionnée par ressorts.
En général, la manoeuvre de ces minuteries consiste à enfoncer à la main (éventuellement au pied) un bouton qui tend un ressort ; lorsqu'on lâche le bouton, ce ressort entraîne un mécanisme, qui pendant son mouvement assure une certaine fonction, par exemple la fermeture de deux contacts.. Dans une telle forme d'exécution la durée de fonctionnement désirée commence au lâ.chage du bouton, car, à ce moment, les contacts se ferment. Ces minuteries sont utilisées par exemple pour l'éclairage'des cages d'escaliers; ces cages restent alors éclairées pendant 10 à 20 secondes, ce qui prévient le gaspillage de lumière.
Suivant l'invention, la fermeture et l'ouverture (éventuellement l'ouverture et la fermeture) des contacts s'ef- fectuent un certain temps après le début de la mise en fonction- nement de la minuterie par des ressorts.
De ce fait, le temps est aussi indépendant que possi- ble des influences extérieures, par exemple du lâchage insuf- fisant du bouton après son enfoncement. Les dispositifs précités présentent en effet un inconvénient : lorsque le doigt n'est pas retiré suffisamment vite du bouton, il freine le mécanisme entraîné par le ressort, ce qui peut affecter la durée ou temps de fonc- tionnement de la minuterie.
Dans l'exécution conforme à l'invention, le temps ré- glé ne débute qu'un certain temps après l'enlèvement du doigt, ce qui empêche des irrégularités provoquées par une manipulation peu judicieuse. Ceci importe surtout lorsque le temps désiré doit être court et précis comme c'est le cas par exemple dans les ap- pareils de soudure, dans les pinces de soudure, etc. Aussi; la minuterie conforme à l'invention convient-elle particulièrement bien à ce genre d'appareils.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple
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non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin, faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
La minuterie pneumatique consiste en un cylindre 1, et en un piston 2 qu'un ressort 3 pousse dans la position extrêne de gauche. Dans le cylindre est ménagée une ouverture réglable 4, qui règle la vitesse avec laquelle le ressort 3 pousse le piston 2 de la position extrême de droite vers la gauche. Cette vitesse détermine le temps désiré.
Il est évident que la base de temps oeut être obtenue par d'autres moyens que le cylindre et le piston, par exemple par un soufflet, une balle en caoutchouc, etc.
Dans le cylindre 1 est fixé un second cylindre 5, dont l'extrémité affecte en 6 un profil spécial.
Le piston comporte en outre une tige de guidage 7 ; celle-ci porte deux disques en matière isolante 10 et 11, qui peuvent coulisser sur la tige et qui portent deux contacts annulaires 8 et 9.
Le disque 10 est fixé à un ressort de traction 12 et le disque 11 à un ressort de compression 13. La tige creuse ren- ferne un levier à rochet 14 muni de deux ergots 16 et 17. Le res- sort 23 pousse l'extrémité 20 de ce levier à rochet contre l'extré- mité 6, à profil spécial, du cylindre 5.
Le dispositif fonctionne comme suit :
Lorsqu'on pousse sur l'extrémité en saillie de la tige 7, celle-ci se déplace avec le piston 2 vers la droite, ce qui tend le ressort 3. Ce mouvement appuie le disque 11, sous l'effet du ressort 13 qui pousse sur l'arrêt 18, contre un arrêt 19. L'extrémité 20 du levier à rochet 14 occupe alors la position représentée sur la Fig. 2, tandis que les ergots 16 et 17 se trouvent derrière les disques 10 et 11.
Lorsque, dans la position extrême de droite du piston 2, on lâche la tige, le piston se déplace vers la gauche avec les bagues de contact 8 et 9 à une vitesse qui dépend de la gran- deur de l'ouverture 4 et de la tension du ressort 3.
Suivant l'invention, la fermeture et ensuite l'ouverture (éventuellement l'ordre de succession inverse, suivant le mode d'exécution) des contacts s'effectuent un certain temps après le début de la course pendant laquelle la minuterie est mue automa- tiquement par le ressort.
L'extrémité 20 du levier à rochet 14 glisse en effet sur le profil 6 de sorte qu'en un certain endroit de la rampe 21 l'ergot 16 est d'abord libérée de sorte que, sous l'influence du ressort 13, la bague de contact 9 est poussée vers la droite ce qui établit brusquement une liaison conductrice entre les con- tacts 8 et 9. Le ressort 13 assure alors une certaine pression de contact (voir figs.3 et 4). Pendant ce temps, le piston continue son déplacement vers la gauche jusqu'au moment où sur la rampe 22, l'ergot 17 est libéré; cette libération provoque le déplacement vers la droite de la bague de contact 8 sous l'effet du ressort 12, ce qui entraîne une ouverture brusque des contacts (voir fig. 5).
L'intervalle de temps compris entre la fermeture et l'ouverture des contacts peut être utilisé par exemple comme @
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temps de soudure. La fermeture et l'ouverture brusques limitent ce temps. Un modèle pratique réalisé a permis d'obtenir un réglage précis variable entre 0,1 et 1,5 secondes. Les écarts étaient inférieurs aux possibilités de lecture (1%).
La longueur du cylindre 1 était de 58 mm. et son diamètre de 26 mm, de sorte que l'appareil se loge facilement dans la poignée d'un fer à souder ou d'un autre appareil de petites dimensions.