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BREVET D'INVENTION.
NOUVELLE SOCIETE DES ATELIERS PATTE - Société Anonyme - à DOUR - Belgique. PERFECTIONNEMENTS AUX ETANOONS ET SEMBLABLES, EN PARTICULIER POUR
TRAVAUX MINIERS.
On connait déjà de nombreux dispositifs d'étançons et sembla- bles, en particulier pour travaux miniers, comprenant des éléments coulissants l'un dans l'autre et un dispositif propre à bloquer réciproquement ces éléments dans diverses positions d'extension, pareil dispositif étant en outre destiné à permettre l'effondre- ment de l'étançon et semblable en vue de sa reprise.
On constate toutefois en pratique, que lorsque le dispositif est efficace pour bloquer effectivement l'un par rapport à l'autre les éléments coulissants dans toute position voulue d'extension, comme notamment lorsque ce dispositif est constitué par, ou com- prend des organes agissant à la manière de cames, le déblocage peut être difficile, sinon impossible- en charge de sorte que la reprise de l'étançon ou semblable est parfois laborieuse et souvent aléatoire.
D'autre part les étançons et semblables à éléments coulissants sont limités en extension, ce qui en restreint l'emploi et oblige à des immobilisations importantes de matériel pour satisfaire aux exigences pratiques du soutènement, en particulier dans les tra- vaux miniers.
L'invention a pour but surtout de remédier à ces inconvénients,
Conformément à une caractéristique de l'invention, on fait comprendre aux étançons et semblables, en même temps que des élé- ments coulissants et un dispositif pour bloquer réciproquement ces éléments dans toute position voulue d'extension, une embase ou partie d'embase rapportée, normalement maintenue dans l'alignement du corps de l'étançon ou semblable, cette embase ou partie d'embase ayant avec le corps de l'étançon un contact généralement oblique par rapport à la ligne de charge, l'embase ou la partie d'embase étant, par l'effet du contact oblique, sollicitée à s'écarter de la position d'alignement en provo quant automatiquement, par libé- ration de ses liaisons, l'effondrement de l'étançon ou semblable sans devoir agir sur le dispositif de blocage.
Selon une autre caractéristique de l'invention, on associe avec un même corps d'étançon ou semblable des embases ou parties d'embase de différentes longueurs, en permettant ainsi la réalisa- tion de soutènements de hauteurs largement différentes.
Les surfaces formant le contact oblique par rapport à la ligne de charge peuvent être planes ou courbes, et les moyens pour assu- rer la liaison, avec le corps de l'étançon ou semblable, de l'embase ou partie d'embase mobile peuvent faire partie soit du corps de l'étançon ou semblable, soit de l'embase, soit encore/réalisés sous forme d'un élément distinct. ëtre
Et afin que de toute façon l'invention puisse être bien com-
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prise, on en décrira ci-après, en référence aux dessins annexés, certains modes préférés de réalisation dans son application aux étançons et semblables à dispositif de blocage à came ou analogue, ces modes de réalisation et application étant bien entendu unique- ment exemplatifs.
Dans les dessins:
Fig.1 est une vue en élévation latérale d'un étançon extensi- ble comportant application de l'invention.
Fig.2 est une vue partielle, schématique, montrant comment, à l'aide d'un même corps d'étançon et de différentes embases, on peut réaliser des étançons de longueur utile variable.
Fig.3 est une coupe, à échelle agrandie, selon 3-3 de la fig. l, montrant le détail d'un système de liaison d'une embase amovible.
Fig. 4 est une vue partielle analogue à la fig.l, d'une réali- sation.dans laquelle les surfaces de contact obliques sont formées sur une partie d'embase, Fig.5 montre l'application d'un dispositif selon la fig.4 à un cadre de soutènement.
En se référant aux fige 1 et 3, l'étançon extensible pris comme exemple est constitué à l'aide d'un élément extérieur 1, avantageusement formé par l'ensemble de deux profilés en U, acco- lés et réunis,par exemple soudés, sur une portion de leur longueur commune, et d'un élément intérieur 2, constitué avantageusement/par un profil en I,soit par deux profilés en U accolés et soudés,comme illustré.
En 3 on a représenté un dispositif de calage, propre à permettre de bloquer réciproquement les éléments 1 et 2 dans toute position voulue d'extension, qui comprend deux bielles telles que 4, articulées d'une part sur les tourillons 5 d'une pièce d'appui 6, de section par exemple carrée, dans laquelle lesdits tourillons 5 peuvent être logés excentriquement, et d'autre part sur des tou- rillons 7 d'une pièce 8 agissant à la manière d'une came, par exem- ple par la saillie9 qu'elle porte, sur l'élément 1, de préférence par l'intermédiaire d'une fourrure en bois dur 10, l'agencement étant tel que le contact de la saillie 9 avec l'élément 1, ou la fourrure 10,
soit situé un peu au-dessus du plan contenant les axes des tourillons 5 et 7. Sur l'élément 1 on prévoit encore un appui fixe tel que 11 et entre cet appui et les bielles 4 est disposée une pièce d'écartement amovible 12, que l'on peut en principe écar- ter aisément en vue de provoquer le déblocage du dispositif de ca- lage.
Bien entendu, au lieu du dispositif de calage décrit, l'étan- çon pourrait être équipé de tout autre système de blocage, par came, coin ou autre.
La pratique'montre toutefois que tous ces dispositifs et sys- tèmes sont pour le moins laborieux à décaler.
Pour appliquer l'invention, on fait comprendre à l'étançon, outre un dispositif ou système de blocage, comme indiqué plus haut, une embase rapportée telle que 13, placée dans le prolongement du corps de l'étancon, et formant avec ce corps un contact 14 qui est oblique par rapport à la ligne de charge x x, l'obliquité étant telle que le corps de l'étançon et l'embase 13 ont tendance à se séparer l'un de l'autre, par glissement réciproque de leurs surfaces en contact,sous l'effet des pressions supportées en charge par ces surfaces.
Le contact 14 est représenté comme formé entre des surfaces planes, mais ces surfaces pourraient aussi bien recevoir un profil courbe ou même en ligne brisée dès lors que la condition de sépara- tion en charge est satisfaite. De préférence, on conditionne le con- tact pour que la dite séparation s'effectue dans une direction dé- terminée.
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Et pour, en service, maintenir l'embase 13 dans le prolonge ment du corps de l'étançon, on établit entre ces organes des liai sons capables d'être facilement rompues, @
Dans l'exemple on a prévu à cet effet une sorte de boite ou manchon 15, emprisonnant !La jonction, et s'étendant suffisamment de part et d'autre de celle-ci pour assurer la rigidité de l'as- semblage. Un des cotés de la botte ou manchon est établi mobile, et la boite ou manchon est disposé sur la jonction avec le cote mobile placé dans la direction préférentielle de la séparation.
Dans l'exemple, le coté mobile est constitué par une paroi 16 montée à charnière, comme en 17, sur le corps de la boite ou manchori, 15. la position de fermeture, aussi bien que l'ouverture aisée de la paroi 16, étant obtenues à l'aide d'un verrou 18, arti- culé à charnière en 19 sur la boite ou manchon 15 et comportant une sorte de chape 20 engageant le bord libre 21 de la paroi 16.
Une poignée 22 permet la manoeuvre du verrou.
Bien entendu des systèmes de liaison différents de la boite ou manchon 15 pourraient être adoptés.
La boite ou manchon 15 avec sa fermeture peut constituer un organe indépendant, ou bien être assujetti soit au corps de l'é- tançon, soit à l'embase 13, en prenant soin naturellement de dis- poser la paroi mobile 16 dans la direction et à l'emplacement vou- lus pour permettre la séparation. Ainsi dans la disposition repré- sentée, on a supposé la boite ou manchon 15 fixé à demeure au corps de l'étançon, la paroi mobile 16, qui peut alors ne régner que sur une portion de la hauteur de la boite ou manchon, étant placée dans la direction de la pente du contact oblique ou biseau 14 et s'étendant jusqu'au sommet au moins de ce biseau.
Il est facile de se rendre compte qu'en charge le dégagement du verrou 18 permet à la paroi 16 de s'écarter de sa position de fermeture, la pression s'exerçant sur l'embase 13 obligeant celle- ci à s'échapper de dessous le corps de l'étançon en produisant l'effondrement de ce dernier.
Comme indiqué précédemment, l'amovibilité de l'embase 13 per- met l'adaptation de l'étançon à toutes les hauteurs de soutènement désirables, cette adaptation s'obtenant en remplaçant une embase donnée par une embase plus longue ou plus courte.
La figure 2, montre schématiquement l'étançon 1 muni d'emba- ses 13 de différentes longueurs, répondant à toutes les conditions nécessaires d'adaptation. de 1 embase 13
Dans les exemples décrits, l'extrémité d'appui au sol/est conformée de manière à ne pas s'opposer à son basculement, en sor- te que son effacement est de toute façon assuré lors de la rupture de ses liaisons avec le corps de l'étançon ou semblable.
Des cas peuvent se présenter, où il est nécessaire de munir l'embase 13 d'une semelle solidaire,.et d'autre part où le corps de l'étançon ou semblable peut lui meme être plus ou moins retenu dans sa position de soutènement, en sorte d'entraver l'effondre- ment et la reprise de l'étançon ou semblable.
En pareil cas, on peut agencer le dispositif de la manière in diquée fig.4, ou d'une manière analogue. Dans cette figure,la liaison entre le corps de l'étançon et l'embase 13 comporte,comme précédemment, une boite ou manchon 15, ainsi qu'une partie d'emba- se séparée représentéepar unuorgane 23 comportant deux contacts 14 et 14a, obliques, par rapport à la ligne de charge, les incli- naisons étant de préférence opposées comme illustré.
La boite ou manchon 15 peut encore, comme précédemment, être indépendant,ou rendu solidaire du corps de l'étançon, ou de l'em- base 13.
Si dans ces conditions on libère la paroi 16 de la boite ou
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manchon 15 en agissant sur le verrou 18, par sa poignée 22, sous l'effet des pressions supportées, l'organe 23 s'effacera latérale- ment, en permettant de toute façon la rupture du soutènement et la reprise de l'embase et de l'étançon ou semblable.
La fig.5 montre un cas d'application de l'invention à un cadre de soutènement 24, dans lequel 1' agencement selon la fig.4, y appli- qué, permettra de toute façon l'effondrement et la reprise du cadre ou dispositif de soutènement.
Dans les dispositions selon les figures 4 et 5, les embases 13 représentées pourront être remplacées par des embases ayant des longueur différentes, comme il a été décrit en référence aux figures 1 à 3, mais on observera que l'on pourrait également modifier 1 éten- due utile de l'étançon ou semblable en utilisant des organes 23 pré- sentant des distances différentes entre les surfaces 14 et 14a. bien que l'on se soit borné à la description de certains des modes de réalisation seulement, il est bien entendu que l'invention n'y est pas limitée, mais qu'elle englobe au contraire les modifi- cations et les variantes, ainsi que les équivalents.
REVENDICATIONS.
1. Perfectionnements aux étançons et semblables, en particulier pour travaux miniers, qui consistent à leur faire comprendre, en marne temps que des éléments coulissants et un dispositif pour bloquer ré- ciproquement ces éléments dans toute position voulue d'extension, une embase ou une partie d'embase rapportée, normalement maintenue dans Malignement du corps de l'étançon ou semblable, cette embase ou partie d'embase ayant avec le corps de l'étançon un contact géné- ralement oblique par rapport à la ligne de charge, l'embase ou par- tie d'embase étant, par l'effet du contact oblique, sollicitée à s'écarter de la position d'alignement en provoquant automatiquement, par libération de ses liaisons, l'effondrement de l'étançon ou sem- blable, sans devoir agir sur le dispositif de blocage.