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" BRULEUR POUR TOUS GAZ COMBUSTIBLES "
La présente invention a pour objet un brûleur pour tous gaz combustibles donnant avec l'air un mélange explosif, du genre de celui décrit au brevet français N 874,036 mais qui a été spécialement établi pour obtenir de plus hautes températures même avec une pression initiale du gaz d'alimentation beaucoup plus réduite.
C'est ainsi qu'alors que le brûleur du brevet précité nécessitait une pression d'alimentation de l'ordre de 40 grs, le présent pourra'fonctionner déjà avec une pression de 8 gre et donner cependant, par exemple avec du gaz d'éclairage (gaz de houil- le) à cette pression, une flamme à trés haute température, de l'ordre de 1.850 ,
L'invention est caractérisée principalement en ce que, dans chaque pulvérisateur, les axes d'ouies rangées en cercle, par quoi l'air extérieur est aspiré sous l'effet du courant gazeux central jaillissant dans un c8ne conver- gent, sont inclinés sur l'axe central et convergent en un point de cet axe situé de manière telle que leurs crifices intérieurs sont sensiblement tangents les uns aux autres.
On obtient ainsi .un meilleur effet d'aspiration, une pulvérisation plus intense du jet gazeux central et un brassage plus intime du mélange de ce jet avec les courants , d'air périphériques aspirés,,
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Une autre caractéritique importante de l'inven- tion réside en ce .que, à la.
suite du dernier pulvérisateur- mélangeur, est disposa un conformateur-raidisseur de flamme par un tube central pourvu de créneaux extérieurs, et dimensionné et disposé de manière que la périphérie du courant central d'air et de gaz sortant dudit pulvérisateur est divisée par ces créneaux en plusieurs courants guidés extérieurement par un capuchon qui présente une paroi inté- rieure conique convergente faisant converger ces courants périphériques sur le noyau du courant central ayantemprunté le tube lui-même, l'orifice final de sortie étant prévu au commet de ladite paroi conique.
Grâce à cette disposition on obtient une flamme très allongée, très rigide et très stable, c'est-à-dire d'intensité constante.
Enfin, l'invention peut encore être caractérisée en ce que sur une portée du dernier pulvérisateur - qui peut être unique - est monté un tiroir coulissant conformé de me- nière à pouvoir régler et obturer l'accès de l'air aux ouïes de ce pulvérisateur. On peut ainsi, si besoin est, dans cer- tains cas, adoucir la flamme. On peut en outre, grâce à ce tiroir et à l'inclinaison desdites ouïes, allumer le brûleur à l'orifice de ces ouïes et obtenir la flamme correcte à l'orifice final ainsi qu'il sera expliqué par la suite.
Le dessin annexé montre, à titre d'exemple, une forme d'exécution du présent brûleur.
La fig. 1 en est une coupe longitudinale.
La fig. 2 est une coupe transversale suivant 2-2 de la fig. 1.
Sur ce dessin, 1 désigne le gicleur du gaz, 2 le corps du premier pulvérisateur-mélangeur comportant intérieu- rement un. cône convergent 3. Entre la sortie du gicleur et l'entrée de ce cône se trouvent les orifices intérieurs tan- gents ou sensiblement tangents les uns aux autres des ouïes 4, à axe!3 inclinés et convergents, par quoi sont aspirés des courants périphériques d'air extérieur, sous l'effet de l'as- piration créée par le courant de gaz central jaillissant dans le cône 3.
Le gicleur 5, du mélange gazeux explosif sortait de ce premier pulvérisateur, débite, dans cet exemple, dans un deuxième pulvérisateur-mélangeur 6, de plus grandes dimen- sions mais constitué de la même façon que le premier. 7 dési- ;ne le cône convergent, 8 les ouïes de ce second pulvérisa- teur.
A titre d'indication, avec du gaz d'éclairage (gaz de houille) à 8 grs de pression la flamme qu'on pour- rait obtenir à la sortie du premier pulvérisateur-mélangeur atteindrait une température de l'ordre de 1500 à 1600 , et celle qu'on pourrait obtenir à la sortie du second attein- drait une température de l'ordre de 1800 .
Sur le nez du corps 6 du second pulvérisateur est vissé un capuchon 9 à l'intérieur duquel est disposé le conformateur-raidisseur de flamme constitué par un tube central 10 pourvu de créneaux extérieurs 11, cet ensemble étant dimensionné et disposé de manière que la périphérie du courant gazeux central, sortant de l'orifice 12 du second pulvérisateur, est divisée par ces créneaux en plusieurs
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courants qui .1 rencontrant une paroi intérieure conique, con- vergente 13 du capuchon, convergent vers le centre,sur le "noyau" du courant gazeux ayant emprunté le tube 10 ; fice final de sortie, 14, est pratiqué au sommet du cône 13.
On obtient ainsi une flamme de la forme représentée, très allongée, rigide et très stable qui, dans l'hypothèse faite plus haut, atteint une température dépassait 1850 . En ali- mentant cet appareil avec de l'acétylène à 400 grs de pres- sion initiale on obtient une flamme dont la température dépasse 2.300 , permettant la soudure autogène de l'alumi- nium, du magnésium, du zinc, etc...
Avantageusement, comme on l'a représenté, sur une portée 6a, du corps 6 du deuxième pulvérisateur-mélangeur, pouvant se prolonger par la tête du premier pulvérisateur 2, est montée une bague ou tiroir coulissant 15, présentant un flanc conique rentrant 15a susceptible de faire joint étan- che avec un flanc conjugué 6b où se trouvent les orifices extérieurs des ouïes 8. En déplaçant cette bague on peut ré- gler l'admission d'air au deuxième pulvérisateur et même la supprimer pour adoucir la flamme pour certains travaux.
On peut aussi, ces orifices étant ouverts, allumer le gaz en y présentant une flamme, puis en fermant le tiroir 15 et en le rouvrant ensuite, obtenir automatiquement la mise en état de marche de la flamme à la, sortie de l'orifice 14, ceci n'étant possible que grâce à l'inclinaison des ouïes. Cette particularité présente un gros intérêt chaque fois que l'orifice 14 est difficilement accessible ou n'est pas accessible du tout (cas où cet orifice se trouve à l'in- térieur d'un four). Il n'est plus alors nécessaire de sortir le brûleur pour procéder à l'allumage à la sortie,
Pour obtenir l'immobilisation de la bague 15 dans chacune de ses positions, on peut, comme représenté, la munir d'une spire de ressort 16.
Bien entendu l'appareil pourrait comporter un troisième étage de pulvérisation, comme aussi il peut n'en comporter qu'un seul, par exemple, lorsqu'on peut alimenter l'appareil avec du gaz de houille sous une pression impor- tante.
On notera que les divers organes du présent brù- leur peuvent être construits en aluminium, à l'exception du conformateur 10-11 et du capuchon 9 qui, de préférence seront faits en laiton.
- REVENDICATIONS -
1 )- Brûleur, pour tous gaz'combustibles, du genre de celui décrit au brevet français N 874.036, caractérisé en ce que, dans chaque pulvérisateur, les axes d'ouïes ran- gées en cercle, par lesquelles l'air extérieur est aspiré sous l'effet du courant gazeux central jaillissant dans un cône convergent, sont inclinés par rapport à l'axe central et convergent en un point de cet axe situé de manière telle que leurs orifices intérieurs sont sensiblement tangents les uns aux autres.