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Procédé et dispositif pour la fabrication de blocs de construc- tion.
La présente invention est relative à un procédé et dispo- sitif de fabrication pour l'obtention de blocs de construction de dimensions appropriées pour être mis en oeuvre.
Une des particularités de l'invention réside dans le fait qu'il sera toujours fait usage d'un même matériel pour l'obtention de blocs de construction de différentes dimensions qui peuvent être réalisés en tous matériaux appropriés, tels le béton ordinai- re, béton cellulaire, béton mousse, béton de cendrée, terre glaise mélangée avec du ciment, et, d'une manière générale, en tous ma- tériaux coulables ou moulables.
Une autre particularité de l'invention consiste en ce que la masse composante des blocs est coulée ou moulée dans des grands moules formés par une succession de bacs, éventuellement d'une tranchée, en une couche d'épaisseur désirée, laquelle, après prise ou durcissement partiel, est découpée en blocs de construction de différentes formes et de n'importe quelles dimensions, de sorte à être prêts pour la mise en oeuvre.
Une autre particularité encore de l'invention réside en ce que le dispositif pour la mise en oeuvre du procédé de fa- brication de blocs de construction comporte des disques tournant dans des plans verticaux et parallèles à l'axe longitudinal des bacs, éventuellement de la tranchée, et destinés à couper la masse coulée ou moulée en bandes longitudinales et de largeur voulue, tandis qu'une guillotine ou analogue sectionne trans-
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versalement les dites bandes en tronçons de longueur désirée pour .t'orner des blocs à la longueur désirée.
.D'autres particularités de l'invention seront décrites dans la description qui va suivre.
Au dessin annexé est représenté, à titre d'exemple, un mode de réalisation de la présente invention.
La fig. 1 donne, en perspective, une série de moules ali- gnés et réunis longitudinalement par des raies ;
La fig. 2 montre une vue en coupe d'un moule en forme de tranchée, avec machine à couper montée sur rails.
La fig.3 représente, en perspective; la machine à coper.
Le procédé suivant la présente invention consiste à couler une masse constituée par un béton ordinaire, oéton de cendrée, béton cellulaire et autres matériaux de-construction susceptibles d'être collés ou moulés dans des moules et de diviser la couche ainsi formée, après prise ou durcissement partiel, par coupage en des slocs de di@ensions déterminées.
Ainsi qu'il est .'.outré à la fig. 1, les moules sont cons- titués par des baes 1 en cois, métal et analogues, à parois transversales amovibles, tandis qu'à la fige 2, le moule est formé par une tranchée.
Les bacs 1, après la coulée ou le moulage à épaisseur dé- siré-,, et alors que la prise ou le durcissement est suffisamment avancé pour pouvoir enlever les parois transversales, sont pré- férablement amenés bout à bout, de façon à former dans le sens longitudinal une rangée de bacs qui sont munis de tringles ou rails adaptés sur les bords longitudinaux des bacs pour ob- tenir une continuité rectiligne; la fuisse de béton, quand elle aura obtenu sa rigidité voulue, est alors découpée en long et en large pour obtenir des blocs à dimensions voulues.
Les rails 2. peuvent servir de guide à un dispositif à cou- per lu masse coulée et qui commence à faire prise ; cedisposi- 'tif se déplace, à cet effet, tout le long de la tranchée ou sur une série de bacs. Dans le cas de bacs disposés bout à
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bout les petits cotés des dits bacs sont amovibles de sorte à pouvoir- opérer sans interruption sur la rangée complète des bacs. Ceux-oi peuvent être placés côté à côte, ou à petite dis- tanoe les uns des autres suivant la fig, 1.
Le dispositif réalisé sous la forme d'une machine à couper, se compose essentiellement de deux parties distinctes, l'une des- tinée à couper la ou les masses coulées ou adulées,'en bacs ou en tranchées, en bandes de largeur désirée, l'autre déterminant la longueur des blocs- en découpant les bandes.
D'après le mode de réalisation représenté par les figs. 2 et 3, la sa chine comporte un chariot formé d'un châssis 3 sup- portant des essieux 4- garnis de roues 5; ce chariot est muni d'un axe 6 sur lequel peuvent tourner des disques 7 en acier par exemple, dont le diamètre' est calculé de manière qu'ils roulent sur le fond des bacs ou tranchées. Les disques sont à écarte- ment réglable de façon à permettre de diviser la masse en bandes longitudinales de largeur variable.
Les disques peuvent aussi être remplacés par un système de oouteaux en acier, par exemple, animés d'un mouvement rotatif ou non, uu simplement par des lames plates qui diviseraient la masse à la manière d'une charrue.
Pour maintenir les disques sur l'axe 6 dans la position désirée, les paliers des disques sont montés solidaires de four- ches 8 qui coopèrent chacune, à l'aide d'une douille 9 filetée, avec une vis 10.
La douille 9 tourne librement dans la fourche pour permet- tre, par des rotations données à la dite douille, de se déplacer le long de la vis 1 0, amener le disque considéré dans la position voulue et lui assurer son maintien durant l'opération de découpa- ge de la couche de béton. Ce dispositif de fourches servant à maintenir les disques sur l'axe dans une position déterminée, peut être remplacé par tout autre dispositif approprié.
Au châssis sont fixés des guides 11 qui permettent le cou- lissement d'une guillotine 12 destinée à diviser la masse dans
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le sens transversal des bacs ou tranchées. Ainsi, en déplaçant le chariot sur les rails, en découpe la masse coulée ou moulée en bande à l'aide des disques 7, tandis que-, la guil otine 12, en s'abaissant, cupe ensuite les bandes découpées.en blocs de longueur désirée.
L'avancement du chariot à découper peut, suivant la consis- tance, ou la dureté, de la masse à découper, être assuré simple- ment en poussant, .nuis peut aussi être assuré par un petit treuil, lequel peut être placé au bout de la. rangée ou sur le chariot même, l'extrémité du câble étant dans ce cas fixé à l'extrémité d'un bac, ou à l'extrémité de la rangée.
Pour la manoeuvre de la guillotine 12, il est prévu sur sa face dorsale des crémaillères 13 qui sont engrenées dans des pignons 14 montés sur un arbre 15 supporté par les guides 12 et commandé Dar une manivelle 16; il est ainsi possible de le- ver et d'abaisser la dite guillotine pour couper transversale- ment la masse coulée ou moulée.
De la description qui précède, il ressort que la :machine à couper permet de découper, dans la masse de béton, des blocs de dimensions voulues ; en effet, la largeur des blocs est assu- rée par l'écartement-des disques 7, tandis que la longueur est fonction de le distance que le chariot parcourt entre deux opé- rations de coupe par la guillotine 12. Quant à l'épaisseur des blocs elle correspond à la hauteur de la coulée dans les bacs ou tranchées,
Le découpage en blocs de la masse coulée ou muulée se fait de préférence au début de la prise ou du durcissement partiel, mais il va de soi, qu'en pratique, il est possible d'agir après durcissement complet. Tel est le cas, par exemple, avec du béton mousse si 'L'on désire éviter tout retrait subséquent du bloc.
C'est ainsi que, suivant les cas, les disques en acier peuvent être remplacés par des disques abrasifs ou garnis d'as- pérités comme des dents de scie. Les disques sont alors entrai- nés dans un mouvement continu de rotation par un organe moteur.
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Dans un même ordre d'idées, l'invention ne se limite pas à une guillotine, qui peut être remplacée par un couperet; la mise en fonctionnement de la guillotina peut se faire aussi à l'aide d'organes cinématiques à liaisons desmodromiques avec accouplement d'une commande automatique.
Enfin, le chariot peut être pourvu d'un mécanisme connu en soi destiné à bloquer le chariot sur place durant le tra- vail de la guillotine pour libérer ensuite le dit chariot dès l'opération terminée. A titre d'exemple, il a été obtenu, lors des essais des blocs de 0,40m x 0,25m x 0,20m par l'utilisation de bacs de 1..50 m x 3.20 m dans lesquels il avait été réalisé une coulée de 0.20 m d'épaisseur. L'écartement des disques @ était régla sur 0.25 m, tandis que l'abaissement de la guillotine s'était opérée tous les 0.40 m.
Les bacs avaient été placés en rangées de le et bout à bout, de sorte que les côtés longitudinaux surmontés de rails formaient un chemin de roulement continu pour le chariot. A remarquer cependant qu'il n'y avait pas de conti- nuité dans les masses de béton étant donné que les cotés latéraux des bacs servant de moules avaient été enlevés.
Suivant le procédé de la présente invention, il est évité de faire usage de petits moules très coûteux, tout en permettant de faire une économie de main-d'oeuvre très importante.
Un autre avantage de l'invention réside dans le fait qu'il est permis de réaliser des blocs de différentes dimensions avec un même matériel.
Pour la formation de blocs creux, il suffit de placer, dans les moules avant la coulée, des tubes ronds, carrés ou de toutes autres formes et de retirer-les dits tubes avant la coupe. Il est aussi possible de fabriquer des blocs avec battée, ou avec des angles coupés; à cette fin, il sera placé dans les bacs ou tran- chées et au niveau supérieur de la.'coulée, des pièces de bois ou métalliques, ou autres, de forme appropriée, celles-ci étant retirées.au moment de la coupe.
L'invention a été décrite et illustrée à titre purement
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