<Desc/Clms Page number 1>
" PROCEDE POUR LA CONSTRUCTION EN SERIE DE MAISONS d'HA- BITATION ET MOYENS P O U R LE R E A L I S E R" "
On a prévu le remplissage des alvéoles ménagés dans l'épaisseur des caissons; au moyen de matériaux particuliers assurant un bon isolement thermique. On peut aussi laisser les alvéoles vides, et garnir les caissons, du coté de l'intérieur, de béton cellulaire faisant corps avec eux. On peut couler le béton cellulaire, dès que le caisson vient d'être moulé, en le versant à l'état liquide, après avoir muni le moule d'une @ rehausse étanche. Le béton cellulaire peut aussi être préparé d'avance sous forme de plaques de moyenne dimension.
On les humecte de lait de ciment sur une face, puis on les pose, par cette face, sur le béton du caisson dès que sa fabrication est
<Desc/Clms Page number 2>
terminée. Les plaques sont alors fortement pressées, puis on reprend la vibration quelques instants. Elles se soudent alors au béton. Pour presser les plaques, on se sert de poids dis- posés en quadrillage, suspendus par des chaînettes à un châssis horizontal pouvant monter et descendre à l'aplomb du moule.
Les plaques étant placées comme on l'a indiqué, on descend le châssis ; les poids portent sur les plaques et chacune d'elles est ainsi chargée de plusieurs poids qui provoquent la pres- sion cherchée. L'application de l'enduit de plâtre, toujours en position horizontale, masque les irrégularités de la surface du béton cellulaire.
L'avantage de l'emploi des plaques préparées d'avan- 'ce est qu'on supprime les inconvénients dus au retrait du béton cellulaire qui s'est effectué avant la mise en oeuvre des plaques, De plus, la cadence d'utilisation des moules n'est pas affectée par le délai nécessaire à la prise du béton cellulaire, et c'est seulement la durée de la prise du béton du caisson qui détermine le délai de réutilisation du moule.
On a exposé dans le brevet principal la réalisation des joints entre les éléments figures 3, 7, 11 et textes cor- respondants.
Le ciment injecté, principalement dans le cas où on le vibre (au moyen de la barre 21, figure 7 et texte corres- pondant), peut avoir tendance à couler le long des lignes de joint entre caissons (intérieures et extérieures), Pour remédier à cet inconvénient, on peut, pendant la durée de l'injection et de la vibration, appliquer sur les lignes de joints, des profilés garnis d'une matière souple, Ces pièces, cambrées de manière à presser sur la ligne de joint, sont tenues, au pied, en les engageant dans la rigole de fondation, et, en tête, au moyen d'un serre-joint, De plus, pour compléter l'étanchéité, les surfaces de contact entre les panneaux, au voisinage des parois (figure 7), peuvent être enduites rapidement d'un produit semi- liquide, qui, étant protégé par le ciment qui remplit les canaux, demeure inaltérable,
<Desc/Clms Page number 3>
L'emploi d'éléments de cloisons ayant. la hauteur exacte entre planchers et plafonds est avantageux. On décrit ci-dessous un mode particulier de fabrication de telles cloisons, caractéri- sé par ce fait que l'assemblage en est des plus simples et que les enduits des deux faces sont réalisés au cours de la fabrica- tion elle-même,
Elles sont constituées d'un matériau à base de plâtre, éventuellement additionné de tout produit renforçant ses qualités de rapidité de prise, de résistance, d'aspect, ou encore de toute composition équivalente.
Les bords verticaux (fig, 1) des,dessins ci-annexés,des éléments de cloisons ont une forme appropriée telle que représen- té en 101, 101. L'introduction d'une masse de remplissage 102 entre les bords de deux panneaux voisins assure l'assemblage.
Pour que les panneaux voisins soient placés en position correcte l'un par rapport à l'autre, on se sert de planches 103, 104 serrées au moyen de boulons 105 munis d'écrous à oreil- les 106. On remplit alors le canal 107 subsistant entre les deux éléments de cloison. On peut également employer des plaques 103, 104, d'environ un décimètre carré, qui, par serrage du boulon 105 au moyen de l'écrou à oreille 106, amènent les cloisons à être bien de niveau de chaque coté. Le remplissage du joint se fait alors à la truelle. Les surfaces du joint, sur chaque face, sont lissées en se guidant sur les bords des cloisons.
Four obtenir ces éléments de cloisons, d'une épaisseur rigoureusement constante, et présentant des surfaces parfaites tenant lieu d'enduits, on emploie des moules (fig, 2) comportant deux parties, 108, 109, assemblées par une charnière 110, Les parties 108, 109, en position horizontale sur la figure 2, peuvent se rejoindre à la verticale, à la manière d'un livre qu'on ferme. Elles sont pourvues de bords démontables 111, 112.
Sur le fond de l'une et l'autre des parties 108,109, on dispose un tapis de caoutchouc 113, 114. Sur ces tapis, on étend rapide- ment le plâtre qui constituera les surfaces vues des cloisons.
On dispose au-dessus des fibres enchevêtrées et imprégnées de
<Desc/Clms Page number 4>
plâtre 115, 116, puis on referme à la verticale, comme indiqué.
La masse, ainsi pressée, sglomèra en une seule pièce. Quand la prise est faite, on dégage les bords 111, 112, on ouvre le système, on arrache les tapis de caoutchouc et on enlève la pièce terminée. On peut aussi provoquer la réunion des deux faces, elles- mêmes éventuellement pourvues de fibres, par des boudins de plâtre (avec fibres) disposés transversalement. Quand on ferme les deux pièces en position verticale, les boudins s'écrasent partielle- ment et forment liaison entre les deux faces de la cloison. On peut éviter l'emploi de tapis de caoutchouc, si les faces des pièces 108 et 109, sont parfaitement glacées. Il va sans dire que les surfaces en contact avec le plâtre sont constituées d'un métal inattaquable par lui.
On a donné dans le brevet principal (figures 4 et 6 et texte correspondant), des indications sur un appareillage permet- tant le remplissage rapide des moules. Celui qui est décrit ci- dessous en dérive par voie de simplification. Il a pour rôle d'amener le béton en un jet continu en tout point qu'on désire du moule 117 (fig. 3). La figure 4 est une élévation du système d'amenée du béton. Les mêmes pièces sont désignées par les mêmes chiffres dans l'une et l'autre figure.
Le châssis 118, supporte par des rouleaux 119a, 119b, 119c, 119d, un tapis transporteur 120, qui est en mouvement con- tinu ; la trémie 121 déverse sur le tapis le béton d'une manière continue, à débit constant. Le rouleau d'extrémité 119a, est de tout petit diamètre pour faciliter le décollement, sous l'effet de la force centrifuge, des particules les plus petites de béton, qui tendent à rester adhérentes au tapis. Le moteur entraînant le tapis 120, est représenté en 122.
Le châssis 118, peut se déplacer le long d'un autre châssis 123, au moyen des petites roues 124. Ce châssis 123, peut pivoter autour d'un axe vertical 125, qui correspond à l'axe de la trémie, laquelle est solidaire du châssis 123. Ainsi, quand tout le système tourne autour du pivot 125, le tapis transporteur ne cesse pas d'être alimenté en béton par la trémie.
<Desc/Clms Page number 5>
On voit que, d'une part en faisant pivoter l'appareil autour de l'axe vertical.125, d'autre part en tirant plus ou moins le châssis 118, le long du châssis 123, on peut amener l'impact 126 du jet de béton en tel point que l'on veut de la surface du moule.
Etant donné qu'il n'y a à chaque instant dans le sys- tème qu'une quantité très faible de béton, l'appareil peut être extrêmement léger, particulièrement le châssis 118, y compris son équipement. On peut donc manoeuvrer l'appareil à la main sans effort, de sorte que la distribution du béton dans le moule peut être faite par un seul homme.
On a indiqué dans le brevet principal que les éléments de plancher sont munis sur leurs tranches verticales, de redans destinés à empêcher le glissement l'un par rapport à l'autre de deux éléments juxtaposés, après remplissage au ciment du petit intervalle qu'on a laissé entre les deux éléments.
On peut réaliser commodément une disposition équivalente en employant des cotés de moules constitués comme indiqué figure 5,..qui représente en coupe un côté du moule reposant sur le fond de moule. La paroi est en tôle striée 137, les stries 128 étant du coté de l'intérieur. Le bas et le haut sont en cornières 129, 130, La tôle ne venant pas jusqu'en bas de la cornière, on obtient pour les pièces finies la forme indiquée figure 6, comportant des rebords 131, 132, en bas. Les stries ont formé des creux 133, 134, dans les faces en regard, et grâce aux rebords 131, 132, le ciment qu'on verse sans précaution entre les faces 135, 136, ne peut s'échapper vers le bas ; l'espace entre 135 et 136 est suffisant .pour qu'on puisse faire pénétrer le ciment dans les creux.
Comme variante immédiate aux dispositions de la figure 19 du brevet principal, on peut employer pour les moules une voie en forme de boucle circulaire (figure 7). Les accessoires des moules sont enlevés en 137 et ils viennent retrouver, en 138, le moule qu'ils ont quitté en 137. Les moules sont sortis de la voie par une plaque tournante 139, et sont libérés en 140, par levage en position verticale. Le moule revient sur la plaque
<Desc/Clms Page number 6>
tournante et.continue son chemin sur la voie circulaire jusqu'en 138, où, retrouvant ses noyaux et ses côtés, il est prêt pour une nouvelle opération.
La cave a, en général, des dimensions assez restreintes pour que ses murs puissent être fabriqués d'avance, en éléments de béton armé. Ils peuvent, en effet, être très minces à leur partie haute, là où ils ne subissent pas d'efforts dus à la pous- sée des terres, tout en étant d'une épaisseur encore assez faible à leur base. Ils reposent, à leurs extrémités basses, sur les fondations préparées dans ce but. Les extrémités verticales des murs ont la forme indiquée sur la figure 8, grâce à quoi ils prennent mutuellement appui l'un sur l'autre, sous l'action des terres qu'on remblaie à l'extérieur.
Il importe de noter que les descriptions données ci- dessus le sont à titre d'exemple et qu'elles sont susceptibles de variantes n'altérant pas la nature de l'invention.
Le système des caissons, pourvus des dispositions particulières et construits d'après les procédés caractéristiques de l'invention, trouve tout naturellement son emploi pour la réa- lisation des toitures combinées avec les plafonds. En position, un tel caisson (fig, 9, coupe par un plan vertical) présente une surface inférieure horizontale 141, garnie en général de béton cellulaire 142 et de plâtre 143 ; il est exécuté par les procédés décrits précédemment. La surface supérieure 144, présente une faible pente. Le caisson repose (à gauche sur la figure 9) sur un mur-caisson 145, qui se trouve entre les épaulements 146 et 147. L'appui peut se faire par l'intermédiaire d'un joint de caoutchouc 148, placé dans une feuillure ménagée au moulage dans le mur-caisson. Le profil du joint de caoutchouc employé est représenté fig. 10.
Ce joint a pour rôle d'assurer un portage régulier du plafond-toiture sur le mur-caisson, et aussi de parachever l'étanchéité de la jonction de ces deux pièces. A droite, le plafond-toiture repose sur un mur de refend, ou une poutre en T renversé, telle que 149 (fig. 9) servant également d'appui au caisson adjacent (non représenté sur le dessin) et @
<Desc/Clms Page number 7>
ainsi de suite. Après confection des joints résistantà l'extension selon les dispositions décrites dans le brevet principal, on.para- chève le garnissage en 150 et 151. La partie gauche 152 du plafond- toiture constitue un élément'de corniche. D'un caisson à l'autre, les profils intérieurs du cheneau 153, se succèdent pour former une pente continue.
L'étanchéité de la surface supérieure peut être complétée par une feuille de métal ou un produit asphaltique, recouvrant toute,la toiture et disposé selon les procédés connus on peut aussi recouvrir seulement les joints des caissons et la faîtière, en employant alors de préférence un métal mou, comme le plomb, appliqué sur le béton, ou collé. Les plafonds-toitures peuvent être aussi granis,sur leur surface supérieure, de carre- lages mis en place, dans les moules, en position renversée, lors de la fabrication, et ainsi incorporés à la masse du béton, comme ila été indiqué dans le brevet principal pour les planchers munis de carrelages. Les carreaux sont disposés de manière qu'il reste de chaque côté du joint la largeur d'un demi-carreau. Les car- reaux sont ainsi scellés à cheval sur les joints entre caissons.
La dernière ligne de carreaux, le long du cheneau, est mise en place de façon à recouvrir le revêtement métallique du cheneau.
Pour-améliorer l'isolement thermique on peut remplir les vides des noyaux avec de la terre prélevée sur place, et aussi sèche que possible. Le procédé se prête bien à l'utilisa- tion commode des propriétés isolantes de la terre, bien connues depuis toujours.
On a signalé, dans le brevet principal, figure 2 et texte correspondant, l'emploi d'une rigole parfaitement réguliè- re 8 servant de support aux murs. Les dispositions de la figure 11 ci-annexée sont équivalentes ; la forme de la fondation et celle du pied du mur sont simplement inversées. La fondation a comme profil celui représenté en 154 figure 11 ; le mur a la forme complémentaire 155.
Avant la mise en place du mur, on peut disposer sur la partie supérieure de la fondation figure 11 une bande très mince de métal 156, portant des ondulations rapprochées et de faible
<Desc/Clms Page number 8>
hauteur. Cette bande a pour rôle de régulariser l'appui du mur sur la fondation,.puisqu'elle peut s'écraser aux points durs, et de plus elle forme, comme il est désirable en beaucoup de cas, un arrêt à l'ascension de l'eau par capillarité. Une pareille bande de métal, d'une largeur appropriée, peut également être employée comme appui des bouts des caissons-planchers.
Parmi les moyens simples pouvant être employés pour donner à la surface des murs un aspect satisfaisant, on pourra retenir celui qui consiste à garnir le fond des moules d'un tapis de caoutchouc comportant à sa surface supérieure des granulations.
Le béton coulé sur ce tapis a la même apparence qu'un enduit obtenu par projection.
On a décrit, en particulier par les figures 8 et 9 du brevet principal, les dispositions adoptées pour le passage des boucles des épingles de liaison à travers les parois latérales des moules,pendant le moulage. Il va sans dire que l'on peut employer une bande de caoutchouc, de la longueur du moule, portant une série de trous rectangulaires pour le passage des boucles des épingles. Cette bande est appliquée contre les flancs.du moule ; elle sert de coffrage au demi-canal qui apparaît sur le côté du caisson. En face de chaque trou rectangulaire se trouve dans la tôle du flanc de moule un trou circulaire pour le pas- sage de la boucle de l'épingle.
La bande de caoutchouc est fixée sur le flanc de moule soit par des boulons avec plaques, soit par des ergots cylindriques portés par le flanc de moule, qui pénètrent dans des trous correspondants de la bande. Dans ce dernier cas, pendant l'enlèvement des flancs du moule la bande de caoutchouc peut rester adhérente à la masse du béton ; elle est enlevée après.
En ce qui concerne les épingles, on peut les réaliser plus facilement en supprimant l'ondulation visible en 28 sur la figure 11 du brevet principal. L'épingle étant mise en place et la petite boucle 28 étant appuyée contre la barre 29, on resserre la branche sur la barre d'un coup de pince à main, grâce à quoi l'épingle est bloquée en position correcte contre la barre.
<Desc/Clms Page number 9>
On peut préciser ,que,; avant de procéder à l'injection du ciment, pour la confection des joints entre caissons, on rend le canal vertical étanche le long de la ligne de jonction entre les caissons, en.enduisant les surfaces venant en contact de lait de ciment ou de toute matière visqueuse, Quand on descend le caisson contre son voisin déjà en place, on le pousse contre lui de sorte que le joint constitué est suffisant pour résister à la pression du ciment injecté dans le oanal.
La manutention des oaissons, comportant le passage de la position horizontale à la position verticale et réciproquement, se fait au moyen d'un palonnier (figures 14 et 15 du brevet prin- cipal). On peut faire déplacer les coulisseaux portant les bran- ' ches 39'et 40 le long de la traverse 37 en employant une vis d'axe parallèle à 37, filetée à gauche du côté d'une branche à droite de l'autre, pénétrant dans des écrous portés par l'un et l'autre coulisseau. La vis est manoeuvrée au moyen d'un volant avec les renvois correspondants. De cette manière, les branches
39 et 40 sont toujours en position symétrique par rapport-au milieu de l'appareil, ceci pour que le caisson reste vertical quand on lui fait quitter le sol.
D'autre part, les pièces 41, 42 pénétrant dans les trous 36 du caisson(figure 14 du brevet principal) tournant autour d'axes portés par les branches 39 et 40 ; de la sorte, lors du tourillonnement, il n'y a pas de glissement entre 41,42 et le béton, mais seulement rotation de ces pièces 41, 42 autour de leurs axes.
On a indiqué sommairement, dans le brevet principal, que les baies sont étudiées pour tomber dans un élément de mur- caisson, de manière qu'il reste seulement à placer le ohâssis de la fenêtre dans la feuillure ménagée au moulage. Il y a avantage à employer un coffrage, pour une fenêtre par exemple, posé sur le fond du moule (constitué par un tapis de caoutchouc) et appli- qué contre lui ; on donne à ce moule rectangulaire une dépouille vers le haut, de sorte qu'on peut l'extraire avec facilité.
La pente des tableaux de la fenêtre qui sont divergents vers l'inté- rieur est suffisamment faible pour être pratiquement insensible
<Desc/Clms Page number 10>
à l'oeil. /
La figure 12 du dessin schématique ci-joint représente en coupe le coffrage employé pour une fenêtre par exemple.157 est une cornière correspondant à la feuillure dans laquelle se loge le dormant de la fenêtre, 158 une tôle correspondant au tableau (ou au linteau), 159 une cornière d'assemblage, 160 une cornière de fixation sur le fond du moule. Les cornières 157, 159 et 160, ne sont pas tout à fait à angle droit ; elles sont meulées de manière que l'ensemble ait une légère dépouille en vue de l'extraction du coffrage. Naturellement le coffrage com- porte une partie symétrique pour l'autre côté de la fenêtre.
A l'encontre de certains systèmes qui mettent en oeuvre une ou plusieurs pièces de métal ou de béton pour former les baies et servir de support, directement ou non, aux parties mobiles des croisées ou portes (pièces qui demandent généralement à être réglées et assemblées entre elles, et qui, en tous cas, doivent être solidarisées avec la parois qui les entoure,,,,), on observera que la réalisation, suivant l'invention, des dispositifs de fermeture des baies des portes et des fenêtres, présente entre autres avantages : de ne pas demander de ferraillage particulier et de n'exiger d'autre main-d'oeuvre pour la confection et la mise en place que celle qui est nécessaire à la manutention des coffrages décrits ici et à la mise en place des dormants.
D'une manière générale il est possible de mouler les éléments de façon que la surface extérieure du mur se trouve, dans le moule, au-dessus. Cette disposition peut être employée quand on veut obtenir une façade crépie ; elle se prête bien aussi à la confection d'un enduit ayant l'apparence de la pierre.
Dans le cas considéré pour la réalisation d'une baie, on répand d'abord, sur le fond du moule, figure 13, le plâtre gâché 161, auquel on a incorporé un produit ralentissant la prise ; on pose dessus les plaques de béton cellulaire 162, mouillées en surface, pour faciliter la liaison. Le mortier du béton s'insère entre les plaques de béton cellulaire et en pro- voque le scellement. On peut d'ailleurs disposer des fils métal-
<Desc/Clms Page number 11>
liques solidarisant les différents constituants de 1'élément. On procède ensuite au remplissage de béton 163, comme'il a été dit antérieurement, en faisant agir la vibration. Le coffrage 3st en deux parties assemblées entre elles par des clavetages : d'abord un cadre inférieur en cornière 164, avec dépouille permettant l'ex- traction (vers le bas).
Cette cornière donne la f euillure servant dé logement au dormant de la fenêtre. La partie supérieure du cof- frage est un cadre formé d'une tôle 165, bordée de deux cornières
166, 167, qui présente une dépouille permettant l'extraction vers le haut. Le cadre supérieur s'extrait après la fin du coulage du béton ; le cadre inférieur s'enlève quand la pièce a été dégagée du fond du moule. On dispose des broches 167a, traversant l'aile horizontale de la cornière .1'64, afin de réserver dans le bord de @ la feuillure des trous dans lesquels on enfoncera des chevilles de bois pour la fixation, au moyen de vis, du dormant de la fenêtre.
En plan, le cadre inférieur a la forme 168, 169,170,
171, 172, 173, 174,175, figure 14 ; le cadre supérieur a la forme 168,170,177,175. (Sur cette figure 14, tout à fait schématique, les cornières bordant la tôle du coffrage supérieur ne sont pas repré- sentées). Quand les cadres sont enlevés on a dans l'élément de mur une ouverture dont la partie supérieure présente une feuillu- re selon 170,171, 172, 173, pour le dormant de la fenêtre qui s'arrête à la ligne 170, 173 et dont la partie inférieure selon
168, 169, 174,175, sert de logement à l'appui de fenêtre, qui est moulé séparément.
Il va sans dire qu'au lieu de béton cellulaire, moulé d'avance sous forme de plaque, on peut employer tous corps tel que béton creux; etc dont la durée de prise est inférieure ou égale à celle du béton de résistance, de telle manière que le temps d'attente avant enlèvement de la pièce, soit déterminé par celui qui est nécessaire pour le béton de résistance. L'emploi de briques creuses de modèle connu est également possible.
L'appui de fenêtre est coulé dans un moule représenté en plan figure 15 et en coupe figure'16. Le moule comporte une
<Desc/Clms Page number 12>
boite en tôle sans dessus, qui est fermée d'un côté par la tôle verticale démontable 178. La tôle de fond 179, dont le profil est visible sur la figure 16, est relevée sur les bords 180,181, 182, 183, 184,185, 186, qui ont une dépouille notable. Le raccorde- ment avec la tôle de fond de ces relevés sont arrondis pour 182, 183, 184, et à angles vifs pour 180,181, 185, 186. Après moulage de la pièce qui peut tre légèrement armée, on arase le béton au niveau des bords relevés, puis on renverse le tout sur une aire plane graissée ; on démonte la tôle 178 du corps du moule, et on peut dégager le coffrage de la pièce.
Une des caractéristiques du moule est qu'il ne comporte pas de joints, en correspondance avec des parties visibles une fois l'appui de fenêtre posé, de sorte qu'il ne peut se produire de coulées de laitance de ciment, ni de discontinuités disgracieuses à la surface de cette pièce.
L'appui de fenêtre ainsi fabriqué se pose à bain de mor- tier dans l'emplacement 168,169, 174, 175 (fig,14) de l'ouverture du mur. La partie 187 (fig.16) de l'appui constitue le support de la partie inférieure du dormant de la fenêtre. On dimensionne le moule pour qu'il reste un léger intervalle entre les bords 180, 186, de l'appui de fenêtre, et les tableaux. On remplit ces inter- valles, ainsi que ceux qui subsistent entre 181,185 et le plan du mur, avec du mortier. Le moule est établi pour qu'il reste contre la face verticale 178, la place pour l'enduit de plâtre. La tôle 178 est striée du côté de l'intérieur, de sorte que le béton moulé sur cette face présente des creux favorables à l'accrochage de l'enduit de plâtre.
On a représenté figures 8 et 9 du brevet principal (et texte correspondant) le dispositif employé pour le passage des épingles de liaison, à travers les parois des moules. On a indiqué ci-dessus une autre réalisation de ce même dispositif dans laquel- le on emploie une bande de caoutchouc servant de coffrage au demi- canal, et fans laquelle sont pratiqués des trous rectangulaires pour le passage des épingles. La figure 17 du dessin ci-annexé représente, en coupe, un côté de moule ainsi équipé de bandes de caoutchouc 188,188, de section trapézoïdale pour faciliter l'en-
<Desc/Clms Page number 13>
lèvement du côté de moule. lafigure 18 représente deux éléments accolés et réunis par des épingles telles que représentées fig.ll et texte correspondant du brevet principal.
Avant le remplissage par injection des canaux 189,190, on dépose sur l'un des éléments de minces cordons 191, 192, d'une matière molle, qui s'écrasent au moment ou on juxtapose les éléments et empêchent le ciment de cou- ler. On peut aussi obtenir une étanchéité suffisante pour l'injec- tion par masticage des bords des joints.,
On retire lesnoyaux qui occupent pendant le moulage, la place des alvéoles qu'on désire ménager dans les éléments, à un moment choisi avant que le béton fasse complètement prise. La cou- che de béton qui se trouve au-dessus du moule peut se trouver par= tiellement entraînée, ce qui provoque des fissures dans le béton.
Pour éviter cet inconvénient, on peut disposer sur la partie su- périeure du noyau, un tapis de caoutchouc entoilé. Quand on extrait le noyau, le glissement se fait entre le dessous du caoutchouc, convenablement lubrifié, et le noyau. On détache ensuite le tapis du béton en employant une barre fixée perpendiculairement à une tige, que l'on pousse entre le béton et le tapis.
Au cours de la vibration du béton, les noyaux subissent une poussée vers le haut, du fait que le béton a une consistance voisine de celle d'un liquide pâteux dans lequel flottent les noyaux. Ils sont suspendus par des tiges avec filetage telles que 48, 49, 50, 51, figure 17 du brevet principal (et texte cor- respondant). Ces tiges peuvent tre. terminées à leur partie supé- rieure par des fers plats horizontaux, de telle manière que lors- que les tiges sont bloquées dans les écrous correspondants, ces fers plats soient en position perpendiculaire à l'axe des noyaux.
On-dispose des traverses assujetties par leur extrémité aux côtés de moule parallèles aux noyaux, auxquelles sont suspendues les tiges 48, 49, 50. 51, par les plats qui les surmontent, au moyen de pièces en forme de fourche. Quand on remplit le moule de béton et qu'on le vibre, les noyaux remontent et les fers plats vien- nent s'appliquer contre les traverses, sans que les noyaux puis- sent se déverser de leur position,,
<Desc/Clms Page number 14>
Il convient de noter que l'on peut être conduit à em- ployer un seul noyau et non deux comme représenté sur la figure 17 du brevet principal.
Les descriptions et figures ci-dessus sant données à titre d'indication et il est loisible de leur apporter des variantes sans changer la nature de l'invention.