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9PIC(ZDE POUR LA CONSTRUCTION EN SERIE DE MAISONS' DIRA BITLTI ON ET:MOIÈNS P 0 U R LE R E 4 L I SEnti
Les procédés employés pour la construction des maisons d'habitation courante n'ont guère changédepuis, longtemps.Quoi.. que ils donnent lieu en général à des réalisations durables, l'introduction de modes de construction plus modernes est tout à fait désirable.
Le présent brevet a pour objet la construction de mai- sons d'habitation au moyen d'éléments ou caissons creux en béton armé, de dimensions appropriées, fabriqués sur un chantier oen- tral et assemblés en placer de telle manière que la mise en oeuvre. se fait avec un minimum de travaux sur le terrain. Il est ainsi
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possible d'employer un rort pourcentage de main-d'oeuvre non spé- cialiste, et d'obtenir une grande économie de temps et de maté - riauxo
Les figures des dessina schématiques ci-annexés seront définies au cours de la description.
,La figura 1 représente, en coupe transversalo, un caisson supposé à quatre alvéoles longitudinales; l'épaisseur du béton 1 est aussi faible que possible, il suffit que les aciers 2 soient recouverts.
De tels caissons, appuyés à leurs extrémités et jux- taposés horizontalement, constituent un plancher ou un plafond, De même, ainsi qu'il est montré en coupe verticale partielle, figure 2, cas d'une maison à. un étage sur sous-sol, les murs sont réalisés avec des caissons verticaux juxtaposés 3; à l'emplace- ment voulu de chaque caisson, un épaulement 4 sert d'appui an caisson-plancher 5 et à sa partie haute un retrait 6 reçoit le caisson-plafond 7 . Le mur-oaisson 3 repose dans une rigole 8, ménagée dans la fondation, et qui, au montage,assure au mur- caisson une mise en plaoe correcte sans réglage.
Les avantages du nouveau procède de construction résul- tent à la fois de la nature des éléments et de leur combinaison dans des positions toujours les mêmes. En outre des parois ainsi réalisées présentent des propriétés d'isolement thermique aven- tageuses, surtout si on remplit les cavités des caissons d'un matériau approprié.
Les caissons obtenus dans des moules métalliques, ont toujours des dimensions bien précises, ce qui permet de réduire au minimum les travaux acoessoires très importants dans un bâ- timent ordinaire.
Les carrelages sont posés, face en dessous, dans les moules, au moment de la fabrication des caissons correspondants, et ils se trouvent terminés par la seule mise en place des cais- sons-planchers; les parquets de chaque pièce sont assemblés à l'atelier de menuiserie et posés tels quels en place, simplement fixés par des tirefonds traversant les caissons-planchers et se
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vissant dans les lambourdes; à cet effet des trous sont/réservés dans les oaissons-planchers au moment du coulage. De plus, les plâtres employés'comme enduits, sont coulés sur les murs-cais- sons et les plafonds-caissons, après séchage partiel du béton.
Dans ce but la surface oorrespondante des caissons n'est pas lissée, mais au contraire elle est dégradée dès la fin du cou- lage, afin d'améliorer l'adhérence entre plâtre et béton; seuls des joints de très -faible largeur sont à faire en place à la jonction des différents caissons.
Certains des murs-caissons sont pourvus d'ouvertures pour des portes, d'autres pour des fenêtres, d'autres à la fois pour des fanêtres et d'autres baies; les boiseries correspondant tes sont placées lors de la fabrication des caissons dont, les moules sont étudiés en conséquence.
Les caissons-planchers doivent être éventuellement interrompus au passage des escaliers.
Il va sans dire que les ouvertures nécessaires pour la distribution d'eau, de gaz, de courant électrique, l'évacua- tion des eaux usées et des matières de vidange, l'organisation des cheminées, le chauffage central, etc... sont ménagées lors du moulage des caissons,' de sorte que le montage des cm alisations et tuyauteries ainsi que des accessoires pourra se faire avec un matériel préparé en atelier, par conséquent dans les meilleures oondit ions,
L'assemblage des murs-caissons entre eux est particu- lièrement soigne;
ainsi qu'il est représenté figura 3 en ooupe . par un plan horizontal, le joint peut être obtenu par remplissage, au moyen de ciment liquide, d'un intervalle ménagé dans chaque oaisson de façon qu'il y ait des dentures 9 de part et d'autre du joint, de sorte que les caissons ne peuvent pas jouer l'un par rapport à l'autre;
on assure ainsi en outre une excellente étan- chéité du fait que l'eau devrait parcourir, dans l'espace capil- laire entre le bord du mur-caisson et le ciment d'obturation, 'un chemin très long, Le remplissage des joints se fait coté in- térieur, par passes successives de lm. environ, en montant, au
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moyen d'une injection ae ciment par des trous appropriés. 1 on arrê- te l'injection quand le ciment coule au trou supérieur, et on la reprend après prise du ciment par un trou placé un peu au-dessus du trou-témoin.
La fondation est terminée avant l'arrivée (le l'équipe de montage qui rait son travail en quelques jours. La rigole 8 qui supporte les murs-caissons (figure 2) et règle leur position, doit être préparée avec une grande précision. Pour cela, on uti- lise un chassie métallique, qui est réglé en place, et autour du- quel est coulé le béton; après enlèvement, on obtient une rigole parfaitement nette et bien disposée.
Aux angles de la construction, on disposa des piliers également creux; ces piliers sont reliés en tête par des tirants en acier d'assez grosse section, tels que 9 a, (figure 2) qu'on met en place en les faisant descendre aans ces gorges ménagées dans les piliers et dans les murs-caissons. Ces tirants sont serrés par des écrous ou clavettes à la partie intérieure des piliers et, par conséquent, aucune -partie n'apparaît au dehors.
La construction ainsi décrite offre, à la partie su- périeure, une surface absolument plate sur laquelle on monte une toiture de telle nature qu'on aésire.
En dehors, les murs n'ont pas besoin d'être recouverts d'un enduit et ils résistent bien aux intempéries.
Les oaissons de diverses natures qui entrent dans la construction d'une maison suivant l'invention, sont fabriqués par des procédés permettant d'obtenir à la fois une excellente qualité et une grande précision et, en outre, ne demandant qu'un minimum de main-d'oeuvre, Dans le chantier central, les moules sont portés sur des chariots se déplaant sur une voie circulaire, et passent successivement aux différents ateliers.
Le remplissage au moule peut se faire au moyen du dispositif montré schématiquement figure 4, qui permet d'opérer avec une grande rapidité et une main-d'oeuvra très réduite.
Une charpente (non représentée) peut se déplacer, d'une part, latéralement (parallèlement au plan de figure , selon
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l'horizontale) et, d'autre part, longitudinalement (perpendiou- lairement au plan de figure); elle supporte (fig. 4) une trémie- ,relais à béton 10 et un tapis roulant 11 L"alimentation à allu- re constante est obtenue au moyen d'une pompe à béton 12 de mode- le connu, ou de tout autre appareil plus simple tendant au m'âme but, de sorte que le débit du tapis roulant soit parfaitement régulier.
Pour la fabrication d'un caisson, on procède de la fa- çon suivante! après mise en placé des armatures dans le moule :
1/- Le système trémie-tapis est déplacé longitudina- lement au-dessus du moule 13 en faisant des allers et des retours décalés d'une distance déterminée, comme schématisé fig. 5 .
On dépose ainsi régulièrement le béton sur le rond du moule; celui-ci étant vibré simultanément, on l'orne sans difficulté une couche uniforme. Le mouvement aller et retour au système trémie- tapis est commandé automatiquement au moyen d'un appareillage simple qu'il n'y a paslieu de décrire: Dès qu'une partie de font a été constituée, on met en place les noyaux correspondants.
Ces noyaux ont une section décroissante de sorte que leur ex- traction peut se faire facilement quand le béton a commencé à faire prise.
2/- Une fois que le fond est terminé et que les noyaux f ig.6 14, 15 ...sont en place, on pose sur le moula 13 des réparti- teurs de béton 16, qui coiffent les emplacements des voiles à constituer, Ces répartiteurs sont constitués par des auges dont. les deux faces inclinées en forme de ? ne joignent pas; en bas,. de manière que la fente qui subsiste ne laisse pars preser le béton à l'état statique, mais le laisse descendre'quand les ré- partiteurs sont mis en vibration.
Au moyen du système 'trémie-tapis (10-11), on remplit rapidement les répartiteurs 16; puis on les met en vibration en même temps que le moule 18 lui-même.
3/- Ensuite, on fabrique ie dessus du caisson comme on a fait le fond,à la'première opération.
Les caissons-planchers et les caissons-plafonds por-
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tent sur leurs tranches verticales de légers redans qui, comblés de cimentt après mise en place, empêchent leur glissement relatif éventuel. Le plancher et le plafond sont alors formés d'une dalle unique, de sorte que l'effort du vent sur une race de la maison est reporté sur les faces perpendiculaires, et que la stabilité d'ensemble est largement assurée, malgré que les murs-caissons ne soient pas encastrés au pied.
Les éléments d'une maison construite suivant l'invention pèsent jusqu'à 2 ou 3 tonnes et nécessitent, pour leur miseen place, l'emploi d'un pont-portique roulant qui enjambe la cons- truction, et se déplace sur aeux rails provisoires. Ue portique permet un montage rapide de la cinquantaine de caissons qui en- trent dans la composition d'une maison courante.
L'exemple de réalisation décrit ci-dessus se rapporte panrticulièrement à un type de maison déterminé; il va sans aire que le procédé est applicable à tous genres d'Immeubles, et que, par des combinaisons différentes, on peut, avec les mêmes cais- sons, réaliser une certaine diversité ae constructions.
On conçoit, en effet, qu'en partant aes mêmes caissons, il est possible (le; construire aes modèles différant sensiblement entre eux, notamment en ce qui concerne la superficie, la répar- tition des baies, le nombre d'étages, etc...
On a décrit sommairement figure 3, et texte correspon- aant, un assemblage des caissons verticaux formant leséléments de murs. Ces caissons sont mis en place après un certain délai nécessaire à la prise du béton. Ace moment, le retrait s'est opéré en grande partie; naturellement, la constitution, puis la prise du béton sont surveillées de manière à réduire au minimum le retrait: granulométrie, compacité, minimum d'eau, nature du ciment, humidification, etc.., Néanmoins, le retrait continue par la suite, et il importe de s'assurer contre les craquelures qui pourraient se produire..
A cet effet, suivait l'invention, on établit une conti- nuité entre les armatures transversales des caissons formant les murs en noyant dans la masse du béton des épingles en feuillard
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que l'on réunit entre elles comme on le verra plus loin.sur la fig.7 des dessins annexés; qui montre la section partielle, par un plan horizontal, d'un caisson de mur, 17 désigne, les épingleen feuillard, adjointes aux extrémités des partieslon- gitudinales de l'armature ou étriers 18.
Ces épinglesont noyées dans lebéton de façon qu'une bouole 19 dépasse horizontalement dans l'intervalle 20 ménagé dans les caissons pour la confection du joint,
Les dimensions et la forme des épingles 17 doivent être telles qu'elles intéressent une masse de béton suffisante pour que cette masse soit elle-même solidaire de la partie lon- gitudinale des .étriers, d'après les règles habituelles de l'ad- hérence. D'ailleurs ces épingles peuvent être soudées à l'étrier.
D'un caisson au caisson voisin, les.épingles sont dé- oalées en hauteur de sorte qu'elles se superposent deux par deux lorsque les caissons sont juxtaposés; ainsi qu'il est montré en pointillé ; on descend alors verticalement une barre d'acier 21 qui pénètre dans les boucles, puis on injecte du ciment dans l'intervalle 20 par des canaux et un orifice appropriés. Après la prise du ciment:; les épinglas 17 superposées sont solidaires et, ces épingles étant elles-mêmes -solidaires des étriers par l'intermédiaire du, béton, la continuité des aciers, d'un caisson à l'autre, est'assurée. D'ailleurs chaque épingle peut être cons- tituée par le prolongement de la partie longitudinale de l'étrier lui-même, qui est alors en feuillard.
Pour qu'il ne se, produise pas-de craquelures dans le béton. il importe que l'allongement du béton; correspondant en retrait empêché, se fasse uniformément; à cet effet la surface; des étriers (et des épingles) pent être munie d'aspérités obtenues en faisant passer les barres et les feuillards entre des galets en métal extra dur pourvus de stries; l'acier ne peut se prêter à des variations brusques de longueur' et le b'éton, qui en est rendu ainsi plus solidaire, est contraint de s'allonger régulière- ment sans se fissurer.
On facilite le remplissage des joints par le ciment
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injecté en montant comme décrit ci-dessus et à l'occasion de la figure 3, en imprimait à la barre 21 un mouvement vibratoire.
La barre peut être entamée à la scie un peu au-dessus du niveai prévu pour l'arrêt de chaque passe d'injection, les entailles étant de plus en plus profondes vers lextrémité inférieure de la barre. Quand le ciment de la première passe a fait sa prise, on tire sur la barre de sorte qu'elle casse un peu au- dessus de la fin de la première injection; on peut remettre en vibration la partie de la barre ainsi libérée pour la deuxième injection et ainsi de suite.
Pour mire passer la boucle 19 de l'épingle à travers le coté du moule, lors de la fabrication des caissons, en assurant l'étanchéïté du moule, on adopte la disposition montrée figo8 et 9. Dans la boucle de l'épingle, 19, fig. 9, on introduit à force une pièce en caoutchouc 22 dont l'épaisseur est égale à la largeur du feuillard; la boucle de l'épingle est ensuite enfoncée dans l'orifice 23 d'un bloc en caoutchouc 24 montré en bout, fig. 8. Le bloc 24 est fixé dans une ouverture pratiquée dans le côté au moule. Après la prise du béton, les blocs 24 s'en- lèvent avec les cotés de moule, et on retire la pièce 22 pour dé- gager les boucles des épingles.
Suivait la fig.2, les caissons servant ae planchers et de plafonds prennent appui sur les murs à leurs deux extrémi- tés. Quand la disposition ou l'importance aes habitations le né- cessiste, on peut être amené, sans sortir du cadre de l'invention à utiliser des piliers portant des poutres qui servent de supports intermédiaires à deux ou plusieurs rangées de cais- sons.
Les caissons sont prévus en conséquence, mais il peut y avoir intérêt à ce que le niveau inférieur de la poutre ne dé- passe pas celui des caissons., de façon qu'à l'intérieur des pièces il n'y ait rien en saillie sur le plan de la cloison ou du pla- fond*
A cet effet on munit alors les caissons, du ou des cotés destinés à venir s'appuyer sur la poutre 25, d'un about 26, tel que représenté fig, 10, de sorte que la hauteur de la poutre
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étant notablementinférieure à celle du caisson, la partie. in- férieure de la poutre et 'celle du caisson, soient au même niveai.
On paît naturellement faire reposer deux abouts de caissons, voi- sins sur la même poutre, ainsi que le montre la figure.'
La tranche verticale des abouts est munie de redans, comme les autres cotés des caissons, pour empêcher le glissement relatif éventuel des caissons; l'intervalle entre les deux abouts étant rempli de béton, on contribue ainsi, comme indiqué plus haut, à la constitution d'une dalla, unique favorable à'la rigidi- té de la construction.
Dans ce cas, les alvéoles du caisson ne vont pas jusqu au bout, le caisson étant plein dans le voisinage de l' about.
De morne pour'les murs-caissons, dont la partie inférieure repose dans une rigole, l'alvéole peut na pas aller jusqutà l'extrémité inférieure qui est alors pleine, ce qui augmente la surface d'ap- pui et permet de placer sous le mur-caisson une chape asphaltée qui, relevée du côté de l'extérieur, empêche l'ascension de l'eau par capillarité;
On a décrit figure 7 et téxte correspondant;
les épin- gles employées pour réunir. entre eux les aciers de deux mura- caissons jointifs, disposition ayant pour but d'éviter les cra- quelures dans les murs¯ et les Joints, et d'assurer ainsi l'étan- ohéïté parfaite de la construction* La figure 11 des-dessins oi- annexés représenteune variante, plus simple, d'exécution. L'épin- gle 27 (on las fabrique d'avance en grandes séries) s'appuie par une boucle 28 sur la barre d'armatured'angle 29 L'extrémitéde la boucle 28 a reçu la forme ondulée qui est figurée. On place d'abord les épingles sur'la barre'd'armature puis on'lès pousse à leur place en les forçant, ce qui écarte temporairement la branche intérieure 28 quand le ressaut ondulé passe sur la barre 29.
Par élasticité, la boucle 28 se resserre et l'épingle serre la barre;, de sortequ'elle ne peut plus quitter son emplacement correct. La pièce de caoutchouc 24 dont il est fait mention fig.
8, peut être circulaire, ce qui évite d'avoir à percer dans,les cotés des moules des trous de passage de section rectangulaire.
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Les carcasses d'armature doivent être réalisées avec beaucoup de précision tout en économisant au maximum la main-d'oeu vre. Dans ce but, on utilise un montage représenté fig. 12, en bout. On fabrique préalablement lesétriers rectangulaires 30, et less liaisons 31 terminées par des crochets, qui servent à ré- unir deux barres longitudinales se correspondant. Des supports 32, 32' sont montés, fixes, en porte à faux sur un bâti; les supports extrêmes 32' peuvent être resserrés vers l'intérieur, ce qui est nécessaire pour le dégagement par bout de la pièce finie.
Le milieu de deux supports 32 contigus correspond à la position d'une liaison 31, Pour faire une carcasse on procède comme suit : Les pièces 32' étant ramenées vers l'intérieur, on met les étriers à leur place; on écarte les pièces 32' pour les amener à leurs positions normales, parallèles aux pièces 32.
On dispose, en travers des supports, de petits fers 33. puis on met en place, en les poussant en bout, les barres longitudinales de dessus 34; on ligature les étriers sur ces barres. On pose ensuite sur les barres 34, entre les deux pièces 32, les liaisons 31 ; ;' en resser- rant avec une pince les crochets supérieurs de ces liaisons, on les assujettit sur les barres 34; on place ensuite les barres 35 dans les crochets inférieurs des liaisons et on serre ces crochets sur les barres; puis on ligature les étriers à leur partieinférieure sur les barres. On enlève lesfers 33 et on ra- mène vers l'intérieur les pièces 32'; on peut alors extraire, en la tirant par bout, la carcasse finie.
Ce chassis de montage est placé de maniera à ce que l'ouvrier puisse circuler dessous et que les Darres soient à hauteur convenable pour que le tra- vail sur elles 33 it commode-
La manutention des caissons doit se fairesans heurts et les pièces aoivent étra manipulées avec beaucoup de soin mal- gré leur poids.
Pour les pièces à trensporter en position hori- zontale, on lessaisit au moyen d'élingues se croisant à l'aplomb du centre et terminées par des crochets en tôle, de sorte que ces crochets offrent une grande surface d'appui pour saisir les -
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bords des caissons* Pour Paire passer de la position horizontale à la position verticale, 'un élément-caisson, on emploie les dis- positions suivantes: .au moulage, on a réservé dans chaque côté du oai,sson vers -la partie haute (figure 13) un trou d'assez gros diamètre 36. Le béton entourant ce trou doit être armé en fono- tion 'des efforts à subir au cours de l'opération.
Dans ces trous on, introduit des éléments cylindriques en prolongement l'un de l'autre, qui constituent en fait un axe de rotation pour le rele- vage de .la pièce. Les figures 14 (face) et 15 (profil) représen- tent l'équipement servant au levage,; il comprend une traverse horizontale 37 avec un anneau d'accrochage 38 et des branches 39, 40 portant àleur partie bapse les éléments , cylindriques formant tourillons 41, 42, qui pénétreront dans les trous 36 du caissont les ,branches peuvent être déplacées le long de la traverse 37 et leur position est fixée par dés broches les traversant.
Pour le levage, d'un oaisson-mur de la position horizontale à la posi- tion verticale, les branches 39,40 sont placées en position extérieure, (fig. 14); après redressement du caisson-mur, las branches 39, 40 sont en position de figure 14. Le mur-caisson est reposé debout, sur le sol. Il s'agit de le reprendre et de l'amener, en position définitive, toutcontre son voisin.
On dégage les branches'39, 40 en les faisant coulisser sur la traverse 37, vers l'extérieur; puis on remonte le système dans la position indiquée figures 16, en introduisant lesbranches dans la partie creuse du caisson, Rien du système de suspension ne dépasse à l'extérieur et on peut venir accoler le caisson tout oontre celui d'à doté. Les trous qui subsistent dans les champs des caissons sont'bouchés par des cylindres de béton mou- lés à l'avance.
Pour obtenir les évidements. intérieurs descaissons, on se sert de noyaux métalliques ayant une section décroissante, qu'on extrait quand le béton commenceà faire prise, Pour éviter d'avoir à se pré'ocouper de l'étanchéïté du moule au passage des noyaux, on utilise des noyaux tels que représentés figo 17 des dessins ci-annexés.
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Cettefigure est une coupe par un plan vertical paral- lèle aux grands côtés du moule. 43 est le fond du moule ; 44, 45, sont les petits côtés du dessus de moule. Les noyaux 46, 47, en prolongement l'un de l'autre, sont suspendus de la façon in- diquée ci-après et sont appliqués respectivement par leurs ex- trémites verticales contre les côtés de moule 44 et 45.
Les noyaux 46, 47, sont suspendus respectivement par des tiges 48,49 et 50,51 vissées dans des écrous 52,53 et 54,55 soudés à l'intérieur des noyaux ; les tiges 48,49 et 50,51, sont, extérieurement aux noyaux, de diamètre supérieur à celui de la partie vissée dans l'écrou. Ces tiges sont portées par des traverses solidaires du moule. Les noyaux sont amenés en pla- ce, après épandage de la couche de béton de fond sur le moule, en les faisant glisser sur des barres posées sur cet'ce première couche de béton, et qu'on retire dès que les noyaux sont à leur place. Quand la prise du béton commence, on dévisse et enlève les tiges 48,49 et 50,51 de sorte que rien ne s'oppose à l'extrac- tion des noyaux.
Chaque noyau porte à l'intérieur, soudé respec- tivement contre sa face d'extrémité, un écrou 56, 57, dans les- quels on visse, après enlèvement aes côtés ae moule 44 et 45, des tiges filetées afin d'exercer au moyen d'un dispositif approprié, un effort suffisant pour extraire le noyau. Pendant le remplissa- ge au moule, le filetage des écrous 56 et 57 est protège par des bouchons ou encore par des vis 58 et 59 traversant les cotés de moule 44 et 45, qui appliquent les noyaux contre les parois du moule; on retire les vis 58 et 59 pour l'enlèvement des cotés 44 et 45.
Grâce à ces dispositions, la tranche de la pièce moulée est parfaitement nette et sans bavures de béton.
On peut dégager les caissons des fonds de moule sur lesquels ils ont été fabriqués au moyen d'un agencement particulier des moules, représenté fig. 18 des dessins ci-annexés. Le fond de moule 43 est portépar des longerons 60 (et 60 bis), indéfor- mables sous le poids de la pièce; il peut se déplacer sur des rails au moyen de deux paires de roues 61, 62 .
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Le moule repose sur l'essieu 61 par un point placé en son milieu, de sorte que le moule éohappe à l'action de gauchisse- ment que la voie, -si elle n'est pas bien régulière, pourrait axer- car sur le moule s'il portait en quatre points: A l'avant du oaisson on dispose une pièce'do bois ou plateau 63, detelle ma- nière que sa face avant 64 se trouveà l'aplomb de l'avant des roues 62. Il y a un'léger intervalle entre l'extrémité du caisson 65 et le plateau,' qui -est maintenu.-En liaison avec les longerons du fond de moule par des attaches 66 (et 66 bis) Le fond de moule peut être soulevé par un câble 67 attaché en 68 à l'arrière-. du,fond de moule, et les roues 6% être arrêtées par des cales 69 fixées'aux rails.
En tirant sur le câblé 67 on soulève le fond de moule qui 'pivote autour de l'axe des roues 62. A un certain moment le oaisson glisse sur le fond du moula; mais il s'arrête aussitôt en butant contre le- plateau 63. Le mouvement se conti- nuant; le moule et le caisson arrivent à la verticale au moment 'où le plateau, 63 vient reposer sur les rails de la voie, A ce moment le caisson est dégagé sans qu'on ait eu à le toucher en aucun point, et sans lui faire subir d'efforts looaux, de sorte que l'opération peut se faire aussitôt que la pièce a acquis un certain degré de résistance, qui serait toutefois insuffisant si la pièce travaillait à la flexion. De ce fait l'enlèvement peut avoir lieu, quand on emploie du ciment à durcissement rapide, quelques heures seulement après le moulage.
Après enlèvement des liaisons 66 (ét 66 bis), on replace le fond de moule sur ses roues en position horizontale-et il est prêt pour une nouvelle opéra- tion. Pour que le passage ultérieur en position horizontale des pièces ains'i démoulées puisse se faire commodément, les caissons oomportent la disposition décrite en correspondance avec la fi- gure 13 ci-dessus.
La fig. 19 représente schématiquement en plan une dis- position pouvait être adoptée pour l'usine de fabrication des caissons. Les pièces sont moulées au point 70. On peut vibrer la moule dans son ensemble en le soulevant sur un ou des châssis pourvus d'un appareil vibratoire; dans cette'position de travail,
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les roues'supportant le moule cessent de porter sur les rails.
Quand la vibration est terminée, le châssis vibrant est abaissé et il permet en cette position le passage du moula. Les moules arrivent ensuite en 71, où on enlève les côtés des moules etles noyaux, puis en 72 où les caissons sont enlevés des moules et disposés verticalement par le procédé décrit ci-dessus en'corres- pondance avec la figure 18, Entre le moulage en 70 et le dé- coffrage en 71, il s'écoule un temps suffisant pour que le béton ait acquis une résistance convenable Les fonds de moule sont préparés en 73 et reçoivent en 74 lour armature. Pour assurer le transfert entre 71 et 70 des côtés de moule et des noyaux, on peut employer un transporteur 75.
Le système des moules est combiné pour qu'après un certain nombre d'avances, dont chacune correspond à la fabri- cation d'une pièce nouvelle, les noyaux et côtés libérés en 71 arrivent au point 70 (fig. 19) en correspondance avec le moule auquel ils sont destinés.