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"Méthode et appareil pour la détection de la présence et de la position d'objets dans l'espace au moyen de radiations électro- magnétiques"
La présente invention fournit une méthode et un appareil améliorés pour la détection, par radiation électro-magnétique, de la présence, de la position, et du déplacement d'objets dans l'es- pace, soit sur mer, sur terre ou dans l'air.
La présente invention fournit également une méthode et des appareils pour la détection, par radiation électro-magnétique, du mouvement relatif de deux ou de plusieurs objets ainsi que pour la mesure des distances qui les séparent et deleurs vitesses re-
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Puisque l'invention est relative à la 'détection' de la pré- sence d'objets divers, ainsi qu'indiqué ci-dessus, l'appareil sui- vant l'invention peut être considéré conventionnellement corme un détecteur de réflexions radio-électriques, supprimant ainsi l'usage répété d'une longue description. De plus, par convention également, "l'objet" dont on désire détecter la présence et dont on peut désirer déterminer la distance et la vitesse relative par rapport au détecteur de réflexion radio-électrique, peut être considéré comme l'objectif.
Il y a beaucoup d'emplois pour une telle 'méthode et de tels appareils ; parmi eux on peut mentionner l'utilisation dans la navi- gation aérienne et maritime afin de donner des informations au sujet de forces ennemies ou d'obstacles dangereux, la prévention des collisions et, dans la navigation aérienne, l'aide pour at- terrir ou, dans la navigation maritime, l'aide pour rentrer au port et, sur terre, l'aide pour donner des renseignements au sujet de mouvements de véhicules, etc.. Cette énumération d'utilisations du détecteur de réflexions n'est nullement limitative.
Dans la détection de réflexions par radio, des ondes électro- magnétiques de longueur appropriée peuvent être transmises par un émetteur de radio et réfléchies par un obstacle ; ondes réflé- chies sont reçues dans un récepteur de radio au moyen d'un système d'antenne directionnel, qui permet de déterminer la direction suivant laquelle les ondes réfléchies sont reçues.
Quand la surface du corps est de forme irrégulière et se compose d'éléments qui représentent des angles d'incidence différents vis- à-vis de l'onde reçue et transmise, l'onde réfléchie peut devenir polarisée et la polarisation peut changer à mesure que l'antenne directionnelle de réception se meut, par exemple, par suite de la manoeuvre de l'un ou l'autre obstacle. Cet effet peut être comparé à l'effet de nuit bien connu qui affecte la précision des radio- goniomètres en cachant le minimum ou en produisant des indications erronées au sujet de la direction de l'onde reçue.
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Un émetteur et un récepteur radio-électriques sont employés dans beaucoup de méthodes et d'appareils pour situer les obstacles; l'émetteur est conçu de façon à transmettre périodiquement des im- pulsions brèves d'énergie à très haute-fréquence et le récepteur est bloqué (rendu inopérant) pendant les intervalles de temps qui reviennent périodiquement, intervalles durant lesquels les impul- sions sont transmises par l'émetteur.
L'impulsion présente naturellement une certaine largeur (durée de temps) et le récepteur ne recouvre sa sensibilité qu'après un certain temps après la suppression du blocage. Le résultat est, , que l'appareil est incapable de conserver l'obstacle en vue' par suite du très petit intervalle de temps qui sépare la transmission d'un signal de la réception du signal réfléchit lorsque le détec- teur de réflexion et le corps sont séparés par de très faibles distances.
Ceci ainsi que d'autres effets tendent à s'opposer à une dé- termination rapide et précise et, ce qui est peut-être plus impor- tant, à la fixation d'un obstacle par le détecteur interceptant..
Parmi ses buts, la présente invention a celui de surmonter ces difficultés; elle fournit également un détecteur de réflexions radio-électriques susceptible de détecter des mouvements relatifs initiaux très petits entre le détecteur et l'obstacle, mouvements de l'ordre de quelques pouces, d'indiquer des vitesses instantanées des mouvements relatifs et d'indiquer la distance séparant le dé- tecteur.de l'objectif.
,Par l'emploi de la méthode et de l'appareil de la présente invention, le mouvement relatif peut être déterminé aisément à des distances beaucoup plus faibles que ce qui était possible précédem- ment (par l'emploi de la méthode susmentionnée, par ex.). En fait, on peut facilement détecter le mouvement relatif jusqu'à proximité immédiate des appareils d'émission et de réception.
Dans la réalisation de l'invention, il est fait usage d'un émetteur-récepteur à super-réaction. Ce dernier peut être consi- déré, pour cette description, comme un appareil qui fonctionne
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alternativement comme un émetteur d'énergie oscillante et comme un récepteur très sensible. Il comprend un générateur d'oscillations pour la création d'énergie oscillante à très haute fréquence et des dispositifs pour couper périodiquement le générateur. Dans cet appareil, durant plus qu'un cycle lorsqu'il fonctionne comme émetteur, les amplitudes des oscillations créées dépendent de l'am- plitude ou de la phase de l'énergie du signal reçu durant le court intervalle précédant pendant lequel le circuit fonctionnait comme récepteur.
Selon l'invention, un détecteur de réflexions radio-électri- ques comprend un émetteur-récepteur de radio à super-réaction ayant des dispositifs pour créer et transmettre des oscillations à très haute fréquence, des dispositifs pour couper périodiquement et à une fréquence variable les oscillations engendrées, des dispositifs pour recevoir l'énergie oscillante'réfléchie par un obstacle et pour commander selon l'énergie reçue l'amplitude des oscillations créées,, et un dispositif pour détecter le mouvement relatif entre le détecteur et l'obstacle.
Le détecteur de réflexion peut comprendre des dispositifs éta- lonnés en unités de distance pour varier la fréquence de la dite coupure périoaique. Il peut également renfermer un appareil pour détecter l'amplitude des oscillations créées, de façon à indiquer la distance ou la variation de distance; ou bien, il peut compren- dre des dispositifs pour détecter le changement périodique dans la position phase-temps des oscillations à très haute fréquence créées et des oscillations à très haute fréquence réfléchies et reçues, de façon à indiquer la vitesse du mouvement relatif (les vitesses relatives) du détecteur et de l'obstacle.
Selon une particularité de l'invention, un détecteur de réflexions radio-électriques comporte un circuit émetteur-récep- teur à super-réaction, comprenant un générateur d'oscillations à très haute fréquence, un générateur d'oscillations de fréquence de coupure et des dispositif s pour appliquer les impulsions à la fré- quence de coupure au générateur d'oscillations à très haute fré- quence, un système d'antenne directionnel conjugué avec l'émetteur-
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récepteur pour radier un faisceau d'énergie à très haute fréquence et pour recevoir un faisceau réfléchi, des dispositifs pour modi- fier la fréquence de coupure et des dispositifs pour comparer la phase de l'énergie à très haute fréquence sortante avec celle de l'énergie à très haute fréquence réfléchie et arrivante.
On peut associer à l'émetteur-récepteur, un circuit de bloca- ge pour commander la phase des oscillations qui y sont engendrées, le dit circuit de blocage comprenant un autre générateur d'oscilla- tions à très haute fréquence et, si on désire, un générateur BF approprié à la modulation à une fréquence accoustique des oscilla- tions créées par cet autre générateur à très haute fréquence, les deux circuits (l'émetteur-récepteur et le circuit de blocage) étant couplés l'un à l'autre.
L'émetteur-récepteur à super-réaction comporte des dispositifs grâce auxquels la périodicité des impulsions transmises est régla- ble de façon que les impulsions reçues puissent arriver aux inter- . valles de temps qui sont corrects pour que l'amplitude de l'impul- sion suivante varie d'une quantité maximum, de sorte que l'inter- valle de temps entre deux impulsions coïncide avec le temps néces- saire à l'impulsion pour l'aller et le retour jusqu'à l'obstacle.
La distance peut être déterminée de la sorte. Des dispositifs acoustiques ou visuels peuvent être prévus pour déterminer la va- riation d'amplitude des impulsions. Le mouvement relatif peut être ainsi déterminé. L'appareil peut servir à effectuer la commande automatique d'autres appareils. Par exemple, en liaison avec un dispositif de repérage tel qu'un système à équi-signal (faisceau à recouvrement), le relèvement de l'objectif par rapport à la sta- tion de détection par radio-réflexion peut être déterminé par des dispositifs acoustiques ou visuels ou encore, la commande automa- tique du détecteur par radio-réflexion peut être effectuée de fa- çon qu'il soit dirigé vers l'obstacle ou enfin la commande automa- tique de la position d'un canon ou d'un autre appareil peut être réalisée.
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Il est préférable de monter le détecteur par radio-réflexion avec un système d'antenne directionnel, comme dans les dispositifs de repérage susmentionnés, afin de projeter deux faisceaux à recou- vrement déplacés angulairement et caractérisés différemment (de l'espèce dénommée équi-signal).
Pour le fonctionnement tri-dimensionnel, l'émetteur peut com- prendre au moins trois faisceaux à recouvrement déplacés angulaire- ment et caractérisés différemment.
Dans le cas d'un émetteur à deux faisceaux, celui-ci peut transmettre deux faisceaux alternativement au rythme de deux si- gnaux corrélatifs, par exemple les signaux morse E et T.
Dans le cas d'un émetteur à trois faisceaux, ce dernier peut transmettre les trois faisceaux en une succession cyclique, un émet- teur transmettant une succession de points, un autre une succession de courts traits et le troisième une succession de longs traits, le temps entre deux transmissions successives sur l'un des faisceaux permettant la transmission sur,chacun des deux autres, tout cela successivement.
Le récepteur peut comporter des dispositifs acoustiques pour comparer les puissances relatives des composantes de l'onde réflé- chie reçue, les conditions "sur le parcours" étant indiquées par l'égalité de puissance des composantes.
A la place ou en complément, le récepteur peut comporter un indicateur visuel qui montre les puissances relatives de l'onde réfléchie reçue, les conditions "sur le parcours" étant indiquées lorsque les puissances des composantes sont égales.
La vitesse du mouvement relatif de l'obstacle et de la station de détection par radio-réflexion peut être déterminée par les indi- cations du rapport de la variation des courants de sortie par suite de l'interférence entre les impulsions reçues et engendrées ensuite.
Une note musicale peut servir à cela.
L'invention sera décrite ci-après avec référence' aux dessins annexés.
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La fig. 3 montre d'une façon purement schématique une impul- sion simple d'énergie oscillant à très haute fréquence limitée par une enveloppe. Les oscillations croissent jusqu'à un maximum du- rant la période non amortie et diminuent ensuite.
La fig. 4 représente, toujours de façon purement schématique, un train de semblables impulsions qui ont pratiquement toutes la même forme et la même amplitude. On peut considérer que ces impul- sions atteignent le maximum possible d'amplitude. C'est ce qui se passe si l'énergie réfléchie reçue arrive juste au moment où le générateur d'oscillations va créer le cycle suivant. Il est par conséquent visible que la fréquence de coupure est en rapport avec la distance séparant le détecteur par radio-réflexion et l'obstacle.
La fig. 5 reproduit la fig. 4 et montre en l un train d'oscil- lations de blocage pour assurer, pour une raison qui apparaitra ul- térieurement, que les oscillations créées par le générateur de l'émetteur-récepteur sont maintenues dans une position de phase constante.
La fig. 6 représente en ob un obstacle entre lequel et un dé- tecteur de réflexion par radio rd il peut y avoir un mouvement re- latif dans l'un ou l'autre sens ainsi que l'indique la double flè- che. (Il est à noter que ce mouvement relatif peut être créé par le déplacement de chacun des deux corps ou par les deux simultanément).
L'énergie oscillante créée en ni est figurée en a, de façon conven- tionnelle. De même b représente une onde réfléchie en phase avec l'énergie créée et c une onde réfléchie en opposition de phase avec l'énergie créée; la première condition de l'énergie réfléchie est celle qui existe lorsque ob se trouve à un nombre entier de demi- longueurs d'ondes (c'est à dire un nombre pair de quarts de lon- guéurs d'ondes) de rd; la seconde condition est celle qui existe lorsque ob se trouve distant d'un nombre impair de quarts de lon- gueurs d'ondes.
Si ob se déplace par rapport à rd, l'onde réflé- chie parcourra périodiquement le cycle entier de phase, opposition de phase et phase par rapport à a, et produira par interférence dans le détecteur de réflexion par radio, agissant comme récepteur,
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une note audible dont la hauteur dépendra de la fréquence à laquel- le l'onde réfléchie parcourt un cycle de changement de phase ; ceci, à son tour, dépendra de la vitesse à laquelle ob se déplace par rapport à rd. Pour cette méthode de aétection du mouvement rela- tif, la position phase-temps de l'énergie oscillante a créée en rd doit rester constante ; pour cette raison qu'il est prévu un train d'oscillations de blocage, ainsi qu'il est indiqué en l à la fig. 5.
La fig. 7 représente sous forme schématique un détecteur de réflexion par radio ayant deux projecteurs Pl et P2 qui projettent deux faisceaux à recouvrement qui peuvent être caractérisés par les lettres E et T du code Morse (ou par d'autres lettres). La compa- raison de l'énergie reçue des deux faisceaux peut être effectuée au moyen d'une clef représentée en S. Celle-ci peut être un com- mutateur électronique au mécanique et peut être commandée autona- tiquement ou manuellement. A représente un émetteur-récepteur (dont un circuit convenable sera décrit en liaison avec la fig. 1); sa sortie peut être intégrée et appliquée à un indicateur visuel VI à zéro central. Tout cela peut être relié, ainsi que l'indique la ligne i, avec le commutateur S de façon à donner un sens de direction.
En AR se trouve un dispositif de reproduction acousti- que (haut-parleur ou écouteurs) qui permet d'entendre la note d'interférence.
La fig. 7 représente seulement deux projecteurs: le système est bi-dimensionnel.
Si on le désire, pour le fonctionnement tri-dimensionnel. l'émetteur peut comprendre au moins trois faisceaux a recouvrement déplacés angulairement et caractérisés différemment.
Dans le cas d'un émetteur à trois faisceaux, ce dernier peut les transmettre dans un ordre cyclique, l'un transmettant une suc- cession de points, le deuxième une succession de courts traits et le troisième une succession de longs traits, le temps existant entre des transmissions successives de n'importe quel faisceau étant utilisé pour une transmission de chacun des deux autres, successivement.
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@ Au lieu d'un indicateur VI à zéro central à aiguille unique, on peut utiliser un indicateur à aiguilles d'intersection ayant deux aiguilles (pour un système à deux faisceaux) ou trois aiguilles (pour un système à trois faisceaux); dans ce dernier cas, les ai- guilles sont disposées de préférence de façon que leurs extrémités,, dans la position "parcours" enferment un triangle équilatéral dis- posé symétriquement autour d'une rose; ce triangle est modifié en forme et en surface et est déplacé par rapport à la rose alors que le détecteur par radio réflexion entre dans le champ de l'un des trois faisceaux réfléchis.
Dans le système à deux aiguilles, l'amplitude du signal appli- qué gouverne la variation des aiguilles de façon à donner une indi- cation de distance en plus de celle "sur le parcours". Dans le sys- tème à trois aiguilles le déplacement des aiguilles augmente la surface du triangle et indique ainsi la distance.
Au lieu d'utiliser des faisceaux à recouvrement pour l'effet directionnel, on peut employer des méthodes quasi optiques faisant usage de réflecteurs ou de cornets ; ce serait préférable lorsqu'il faut détecter le mouvement relatif et mesurer sa vitesse. La lar- geur du faisceau directionnel peut être rendue variable de façon à modifier le temps d'observation.
Il est possible d'employer le détecteur par radio-réflexion de manière tout à fait différente, c'est à dire pour vérifier avec précision le relèvement de l'obstacle, par exemple, pour l'entraine- ment manuel ou automatique et, si on le désire, pour diriger le feu d'un canon, ainsi que pour le marquage d'une trace qui précéderait le corps réfléchissant si elle est suivie par une station de détec- tion par radio-réflexion.
Un circuit apprprié à l'eniploi de l'invention est représenté à la fig. 1 des dessins annexés.
Dans cette figure, TR indique d'une façon générale un émetteur récepteur radio-électriqueà super-réaction, tandis que TK représen- te d'une façon générale le circuit dit de blocage.
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L'émetteur-récepteur comprend un générateur d'oscillations à très haute fréquence, un générateur de la fréquence de découpage et un détecteur basse fréquence.
Le générateur à très haute fréquence comporte une lampe V I qui est représentée sous forme d'une triode ayant une anode, une grille de commande et une cathode à chauffage indirect. Entre une extrémité du filament de la lampe et l'extrémité positive 6v d'une source de courant de chauffage du filament (non représentée) se trouve en série une ligne B quart-d'onae en forme d'épingle à che- veu dont la partie courbée est connectée à une antenne quart-a'on- de A. En série entre l'autre extrémité du filament de la lampe et l'extrémité négative mise à la masse de la source de courant de chauf. fage du filament se trouve une ligne co-axiale CL 1 court-circuitée, le filament étant connecté au conducteur interieur tandis que le conducteur extérieur est mis à la masse.
La cathode de la lampe est également reliée au conducteur intérieur de la ligne co-axiale.
Entre la grille de commande de la lampe et la masse est connectée une ligne co-axiale CL2 ouverte, la grille étant reliée au conuc- teur intérieur tandis que le conducteur extérieur est mis à la masse. ntre la grille de commande et la masse sont également con- nectées deux résistances mises en série r et Rg qui forment ensemble le chemin de fuite pour la grille. La résistance r peut être rempla- cée, si on le désire, par une self de choc à très haute fréquence.
Les valeurs nominales de r et de Eg sont'respectivement de 5000 Ohms et de 1 kegohm. L'anode de la lampe VI est connectée par un conden- sateur Cl de faible capacité au conducteur extérieur mis à la masse de la ligne co-axiale CL2. L'anode de la lampe est également reliée à l'extrémité positive + 300 V d'une source de courant anodique (non représentée) au moyen d'une liaison qui comprend une self de choc à très haute fréquence F qui sert à maintenir les oscillations à très haute fréquence dans les parties du circuit décrites.
Le circuit ainsi décrit est celui d'un oscillateur à ligne de transmission à très haute fréquence. La lampe VI et ses éléments peuvent être constitués de façon à rendre possible une oscillation
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satisfaisante à 1000 MHz. Ce circuit produira des oscillations pratiquement entretenues d'une longueur d'onde de 30 cm. Ceci ainsi que les figures suivantes ne sont donnés qu'à titre purement exemplaire.
Afin que le circuit décrit puisse fonctionner en tant qu'émet- teur récepteur à super-réaction, les circuits de grille ou d'anode doivent être excités par des oscillations auxiliaires à fréquence de découpage ; peuvent être obtenues par un générateur séparé et appliquées aux bornes de la résistance Rg. Cependant, dans le @ circuit représenté,la lampe VI sert aux deux générateurs d'oscilla- tions, c'èst-à-dire qu'elle sert au générateur à très haute fréquen- ce et au générateur à fréquence de découpage.
Dans le circuit re- présenté, le générateur d'oscillations à fréquence de découpage comporte un condensateur C2, l'enroulement primaire La.d'un trans- formateur à réaction, une self de choc à très haute fréquence F, l'espace anode-cathode de la lampe VI et la ligne co-axiale CL1. le tout en série. Un condensateur variable Cg est connecté aux bornes du secondaire Lg du transformateur à réaction avec lequel il forme un circuit accordé. Ce dernier l'est dans une gamme de fréquences de découpage relativement basses, par exemple, 100 à 500 Kc/s. Ce circuit accordé est connecté, au moyen d'un condensateur de blocage
04, entre le point de jonction des résistances r et Rg et l'extré- mité mise à la masse de la ligne CLl.
Une self de choc haute fré- quence RFC est insérée entre la self de choc F et l'extrémité posi- tive + 300 V en un point extérieur au circuit-série passant par la lampe VI.
Les éléments qui viennent d'être décrits maintenant, à l'ex- clusion de ceux qui sont destinés essentiellement à la création des oscillations à très haute fréquence, font osciller la lampe VI et son circuit en oscillateur de la classe C à une fréquence de décou- page pratiquement déterminée par, Cg et Lg. En employant une résis- tance de fuite de grille Rg élevée,. le fonctionnement en classe C est possible et le courant anodique consiste en des impulsions à angle étroit (de nouveau à l'exclusion du circuit à très haute
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fréquence) .
Si le circuit à très haute fréquence peut fonctionner de la sorte, les oscillations à très haute fréquence apparaîtront durant les impulsions de courant anodique à la fréquence de découpage.
En un sens, la lampe VI est disposée de façon à osciller sur deux fréquences à la fois qui sont fortement distantes, par exemple, à 1000 MHz et à 100-500 KHz respectivement. L'impulsion du courant anodique ne doit pas être trop peu large car les oscillations à très haute fréquence ne croîtraient pas alors.
La petite résistance r sert à éviter que les circuits de dé- coupage amortissent le circuit à très haute fréquence.
Pour la détection des signaux captés par 1'émetteur-récepteur, fonctionnant comme récepteur, il faut qu'il y ait un accès au cir- cuit anodique de la lampe VI de façon à permettre d'en retirer les signaux et les sifflements à fréquence acoustique. C'est pour cela qu'il se trouve dans le circuit anodique de la lampe VI une self de choc LFC basse fréquence aux bornes de laquelle apparaissent des tensions BF. Ces dernières créent des courants BF dans l'enroule- ment primaire du transformateur T et produisent de la sorte des signaux acoustiques dans le secondaire du transformateur. Ces si- gnaux peuvent être amplifiés de la manière habituelle par une lampe V2 et appliqués à un haut-parleur LS.
Si on désire, la self de choc basse fréquence LFC peut être remplacée par une paire de ré- cepteurs téléphoniques, ce qui permet de supprimer le condensateur de couplage C3, le transformateur etla lampe V2.
Le circuit décrit ci-dessus constitue un détecteur par radio- réflexion. afin d'assurer une position phase-temps constante des oscilla- tions à très haute fréquence engendrées par l'émetteur-récepteur, un circuit de blocage est établi. Il comprend un générateur d'os- cillations à très haute fréquence fonctionnant pratiquement à la même fréquence que le générateur d'oscillations de l'émetteur-ré- cepteur et il peut comporter un modulateur pour la modulation à toute fréquence acoustique convenable, par exemple, 1000 C/s, des oscillations créées.
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Cette modulation a pour but de produire une note musicale au lieu du bruit de fond créé autrement et est particulièrement utile pour détecter de faibles vitesses du mouvement relatif.
L'oscillateur du circuit de blocage comporte une lampe V3 qui peut être une lampe connue sous le nom de "acorn"; des selfs de choc à très haute fréquence uhf se trouvent dans le conducteur du filament et de courts fils formant une ligne de transmission TL sont connectés entre la grille et l'anode. La ligne de transmis- sion est terminée à l'extrémité éloignée de la lampe par un conden- sateur variable Ct qui permet de commander la fréquence des oscil- lations produites. La modulation anodique des oscillations est créée au moyen d'un générateur à fréquence acoustique (par exemple 1000 C/s) qui comprend la lampe V4. Rt est une résistance variable mise en série dans l'anode afin de modifier la haute tension et par conséquent la puissance des oscillations à 60 cm.
Le circuit de blocage et les circuits à 30 cm. de l'émetteur-récepteur sont cou- plés mutuellement. Les variations du couplage ou de la résistance Rt commandent la puissance du signal injecté localement. Le deuxiè- me harmonique du circuit de blocage fournit le signal de désensibi- lisation.
Le fonctionnement optimum est obtenu par un réglage convenable de Ct/Rt et du couplage. Lorsque le circuit de blocage est mis en service, une note à 1000 Hz est entendue dans le haut parleur LS, cette note étant modulée par les signaux réfléchis.
Si l'objet sur lequel les signaux se réfléchissent se déplace relativement vite (par exemple une auto ou un aéroplane), les si- gnaux réfléchis produisent par eux-mêmes une note audible et la mo- dulation à 1000 Hz devient superflue et peut être mise hors service.
Acoustiquement, le récepteur à super-réaction donne un sifflement régulier à une fréquence de découpage donnée. Un objet mobile mo- dule ce sifflement.
Avec le système décrit, la fréquence de découpage donne une indication grossière de la distance séparant le détecteur radio- électrique et l'obstacle; une indication grossière de la variation
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de la distance peut également être obtenue par la variation de cet- te fréquence de façon à maintenir une amplitude constante ae l'é- nergie créée.
La hauteur de la note produite par l'auto-modulation (qui peut être appréciée acoustiquement ou visuellement) donne une indica- tion précise de la vitesse instantanée du mouvement relatif. Un changement de la hauteur de la note indique une modification de la vitesse du mouvement relatif.
Une portée visible de 1 mile a été obtenue aux essais avec cet équipement relativement simple.
Dans une modification, on a prévu l'accroissement de l'ampli- tude de chaque nième impulsion de l'énergie transmise. Cela permet une augmentation de la portée au delà de celle qu'atteignent les impulsions d'amplitude normale.
La fig. 2 représente une modification qui peut être apportée.
Cette figure montre comment on peut obtenir un nombre de gammes de fréquences de découpages, ici représenté égal à quatre. Un com- mutateur S ayant trois bras est utilisé et est approprié à choisir par un bras n'importe lequel des quatre condensateurs CI' à Cl'''' correspondant au condensateur C4 de la figure 1, ainsi que par un deuxième bras n'importe lequel des quatre enroulements secondaires Lg' à Lg''' correspondant à Lg. Le troisième bras du commutateur sert à choisir n'importe lequel des quatre enroulements primaires La' à La'' correspondant a La dans la fig. 1.
Les trois bras du commutateur sont accouplés de façon que le condensateur et l'enroulement secondaire sont associés à l'enroule- ment primaire convenable. Les points X de la fig. 2 indiquent où il faut insérer le système de sélection de la gamme dans la fig. 1.
La variation du condensateur Cg effectue le changement de la fréquence de découpage à l'intérieur d'une gamme.
Il est évident que l'invention présente de nombreux usages dans les domaines de la guerre et de la paix. On peut l'utiliser sur des engins maritimes, terrestres ou aériens afin de faciliter la navï- gation ou la conduite dans des zônes encombrées ou dans des passages
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étroits ou afin de suivre un engin ennemi.
On peutl'utiliser pour diriger automatiquement un engin vers une cible fixe ou mobile ou pour entraîner automatiquement un ca- non ou un télescope, etc... en direction d'une cible et pour main- tenir celle-ci "en vue". On peut l'employer pour conserver une alarme radio- électrique dans certaines zônes de façon à prévenir de l'approche d'obstacles dans ces zônes. Comme appareil de mesu- re de la distance, on peut l'employer comme altimètre radio-élec- trique.
REVENDICATIONS.
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1. Un détecteur par réflexion radio-électrique comprenant un émetteur-récepteur radio-électrique ayant des dispositifs pour créer et transmettre les oscillations à très haute fréquence, des dispositifs pour découper périodiquement à une fréquence variable les oscillations engendrées, des dispositifs pour recevoir l'éner- gie oscillante réfléchie par un obstacle et pour commander, d'a- près l'énergie reçue, l'amplitude des oscillations créées, ainsi qu'un dispositif pour détecter le mouvement relatif de l'obstacle et du détecteur par réflexion radio-électrique.
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