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"Chaud-ron-ouiseur électrique" Les chaudrons-cuiseurs électriques habituellement utilisés, notamment pour la préparation des aliments destinés au bétail, sont constitués par une cuve cylindrique ou tron- conique le plus souvent en tôle galvanisée, comportant un fond plat surlequel sont réparties et fixées les résistances chauffantes. Cette disposition, si elle est de construction simple, présente à l'usage de multiples inconvénients.
La cuve en tôle galvanisée est sujette à des corro- sions rapides, surtout avec des eaux granitiques.'Ces corro- sions sont accélérées lorsque le chaudron n'est pas entretenu dans un parfait état de propreté. Elles sont aggravées par l'effet d'un échauffement excessif accidentel, qui peut prove- nir soit de l'absence d'eau dans la cuve ou le maintien de l'appareil branché lorsqu'il est vide, échauffement qui en- traîne la détérioration du chaudron. Cette détérioration est
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d'autant plus grave, puisque les résistances sont reparties sur le fond et fixées à celui-ci, qu'elle oblige à transporte@ tout le chaudron en atelier et en faire le démontage complet.
Enfin, en raison de la forme plate du fond du chaudron, il est nécessaire, en service normal, pour maintenir immergés 1 a.sur- face chauffante, de prévoir une grande quantité d'eau de cuisson, ce qui exige une dépense importante d'énergie élec- trique .
La présente invention a pour objet une réalisation de chaudron-cuiseur électrique qui permet d'éviter ces incon- vénients. Elle consiste prévoir le chau@ron-cuiseur en ion- te, d'une seule pièce, avec un fond bombé à double, courbure et comportant, venu de fonderie, un logement horizontal dispo- sé suivant un diamètre du chaudron pour recevoir les résis- tances chauffantes. Sur- le fond, au raccord des deux parties de courbure différente est ménagée une partie horizontale.
Sur le logement pour les résistances est prévue une ailette longitudinale verticale dont l'extrémité arrive au même niveau que ladite partie horizontale du fond. Sur cette partie horizontale et l'ailette sus-indiquée, est posée une plaque perforée.
Avec cette disposition, on réalise dans le fond du chaudron une capacité de faible volume destinée à rece- voir l'eau de cuisson. L'eau, quoique en volume réduit, baigne complètement le logement des résistances chauffantes , ne risquant de laisser à nu aucune partie de celui-ci.
L'ailette fixée au logement des résistances sert simultanément à assurer le refroidissement de celui-ci, en facilitant la dissipation de la chaleur et sa transmission à l'eau qui le baigne sur toute sa surface et à supporter
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la plaque perforée.
Grâce à laconstruction en fonte, on peut se dis- penser de galvaniser l'intérieur de la cuve ; on augmente la résistance aux corrosions, celles provenant de la nature de l'eau aussi bien que celles provenant d'un nettoyage insuffisant de la cuve. La paroi en fonte supporte des grat- tages prolongés, ce qui rend l'entretien plus commode sans risque de détériorations. La réalisation du fond bombé qui facilite le démoulage, a en outre l'avantage de résister aux dilatations, tout en ménageant relativement une grande surface de contact avec l'eau favorisant la transmission de chaleur et l'égalisation des températures. On prévient ainsi les risques de manque d'eau, malgré la faible quantité d'eau mise en jeu. Au surplus, de par la construction en fonte et la forme du chaudron, l'appareil est plus résistant aux, échauffements excessifs accidentels.
La forme à double cour- bure constitue en même temps un support pour la plaque perfore.
Enfin, la cavité, de préférence tubulaire, recevant les résistances, permet, tout en ménageant de bonnes condi- tions d'échange thermique, de rendre aisément interchangea- bles les résistances chauffantes et, en cas d'avarie, d'assu- rer leur remplacement sur place sans déplacement de tout le chaudron.
L'ensemble du chaudron-ouiseur électrique ainsi constitué permet de réaliser à volonté la cuisson des ali- ments du bétail aussi bien à l'eau qu'à la vapeur. Il est particulièrement avantageux pour la cuisson à la vapeur, une petite masse d'eau introduite sous la plaque perforée au contact de la partie chauffante étant très rapidement portée à l'ébullition. Grâce à la combinaison des éléments ci-dessus
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décrits, le chaudron-cuiseur selon l'invention permet une économie sensible de chaleur. Il est en outre très résistant, ce qui est particulièrement intéressant dans les conditions où il est appelé à être utilisé. Il est d'un entretien facile et se dépanne en quelques instants.
Les dessins annexés illustrent la réalisation du
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chau11"on-cuiseur suivant l'invention.
Les figures 1 et 2 représentent ledit chaudron moitié en coupe verticale, moitié an élévation selon deux plans per- pendiculaires ; la figure 3 est une vue de détail du fond bombé à double courbure.
Le chaudron-cuiseur électrique est constitué par une cuve en fonte tronconique 1. Cette cuve comporte, à sa partie supérieure, une collerette 2 venue de fonte, destinée à recevoir le couvercle 3. Ce couvercle comporta une cavité
4 pouvant recevoir une épaisseur de calorifuge. Deux touril- lons 5 venus de fonte, sont fixés à la cuve 1, à hauteur convenable, pour permettre la suspension du chaudron sur un chevalet (non représenté), et son basculement. Des poignées
6 sont ménagées à la partie supérieure de la cuve, servant à assurer le basculement.
Selon la caractéristique essentielle de l'inven- tion, la cuve 1 comporte un fond bombé, vanu de fonte avec elle, qui présente deux parties courbes 7 et 8 se raccordant en 9 suivant une partie horizontale 9. A la partie inférieure une cavité tubulaire 10 traverse le fond dans le sens perpen-
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diculaire cW l'axe de suspension. Cett0 cavité 10 sert de logement aux résistances électriques chauffantes 11. Elle est surmontée d'une ailette longitudinale verticale 12.
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Une plaque perforée 13, de préférence en fonte, et munie d'une poignée 14, repose sur la partie 9 du fond de la, cuve et sur l'ailette 12.
Les résistances 11 sont constituées par une série de 'boudins logés dans les cannelures d'une colonne en matière réfracta.ire. Elles sont du type ordinairement utilisé pour les chauffe-eau électriques à accumulation. Elles se placent aisé- ment dans le logement 10 et sont facilement interchangeables.
Les conexions au câbla d'arrivée de courant se font sur la tête en laiton repoussé qui garnit une des extrémités de la colonne chauffante et sont protégées de tout contact dangereux par un capot 15.
Un cylindre en tôle 16 est fixé à la collerette 2 et sert de chemisage au calorifugeage 17 (laine de verre par exemple). Un fond en tôle 18 relié au cylindre 16 sert à supporter le calorifuge à la partie inférieure. On voit que par la forme du chaudron l'épaisseur du calorifuge est plus grande à la base, c'est-à-dire dans les parties où régnent les plus fortes températures.
Le chaudron qui vient d'être décrit peut servir à de multiples usages: chauffage de l'eau, cuisson d'aliments.
Dans cette application, il est susceptible de présenter les plus grands avantages par rapport aux chaudrons ordinairement utilisés. Il permet notamment de préparer de façon commode, sans précautions spéciales et sans risques de détérioration, la nourriture des animaux tels que les porcs. Cette prépara- 'ion peut notamment se faire dans de bonnes conditions de sécurité et de rapidité, à la vapeur, ce qui laisse aux produits toutes leurs qualités nutritives.
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A cet effet, on verse de l'eau dans le chaudron jusque ce que la cavité 10 soit noyée. De par la forme bombée du fond 7-8-9, une faible quantité d'eau suffit. On. dispose la. plaque perforée 13 qui se pose à la fois sur la partie 9 du fond et sur l'ailette 12. Sur cette plaque 13, on verse les produits à cuire: betteraves, pommes de terre, etc.. On branche le courant sur les résistances 11. Celles-ci chauffent le logement 10 et la chaleur se dissipe par la partie 8 du fond bombé et par l'ailette 12 qui sont en contact avec l'eau.
Celle-ci, de faible volume, est rapidement portée à l'ébulli- tion et la cuisson est assurée à la vapeur très rapidement, La cuve étant d'ailleurs calorifugée, les produits restent chauds fort longtemps et peuvent être servis aux animaux sans réchauffage une dizaine d'heures après la cuisson.
La forme du fond, non seulement permet la mise en oeuvre d'une faible quantité d'eau et assure le chauffa- ge rapide de celle-ci, mais encore elle comporte une car- taine élasticité qui permet de supporter sans détérioration, dilatations et rétractions. Le chaudron ainsi réalisé peut être mis entre toutes les mains, même non expérimentées.
En cas d'avarie aux résistances, leur remplacement est immédiat, sur place, sans démontage compliqué.