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"Procédé et dispositif pour l'enregistrement d'impulsions électriques et en particulier de sons".
On connaît déjà des procédés et des dispositifs pour l'enregistre- ment et la reproduction d'impulsions électriques et en particulier de sons, dans lesquels l'enregistrement du son se fait par aimantation de plaquettes alignées en un support de son allongé et qui se caractérisent par une vites- se minime pour l'enregistrement du son.
La présente invention se rapporte à un procédé perfectionné pour l'en registrement des impulsions et des sons et à des dispositifs permettant la réalisation du procédé. Le nouveau procédé permet d'employer des vitesses d'enregistrement encore plus petites que dans les procédés connus. Il per- met en outre une fabrication simple, peu coûteuse, d'un support de son fonc- tionnant d'une façon irréprochable et qui se caractérise par le fait que l'enregistrement du son se fait par aimantation longitudinale de tronçons de fils minces, placés transversalement au mouvement d'enregistrement du son étroitement l'un près de l'autre, et en plusieurs couches isolées magné- tiquement l'une de l'autre.
Le dispositif pour la réalisation du procédé comporte un tambour d'enregistrement du son et des têtes magnétiques de conversation, d'écoute et d'effaçage, et se caractérise par le fait que le support de son enroulé sur le tambour consiste en de minces tronçons de fils étroitement juxtapo- sés transversalement au mouvement d'enregistrement des sons, empilés en
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plusieurs couches isolées magnétiquement l'une de l'autre. L'épaisseur de ces tronçons de fils est en outre avantageusement très minime et le nombre des couches est pris aussi grand que possible.
Le dessin annexé représente au moyen des fig. 1 à 10, à titre d'e- xemple, quelques formes de réalisation de l'invention. Les fig. l, 2 et 3 montrent une partie d'un tambour d'enregistrement de son avec une tête de conversation ou d'écoute en vues en coupe, de côté et en plan, de minces tronçons de fils étroitement juxtaposés et disposés en plusieurs couches étant représentés étendus.
Aux fig. 4 à 7 on a représenté plusieurs coupes de fragments du tam- bour dans lesquels les tronçons de fils ont des formes différentes. La fig.
8 montre la partie la plus importante d'un dispositif complet d'enregistre- ment de son avec tête de conversation ou d'écoute et tête d'effaçage. Les fige 2 et 10 montrent finalement des vues en plan de tambours d'enregistre- ment de son, dont le premier possède un support de son enroulé en hélice, tandis que le second présente un support de son consistant en anneaux indi- viduels fermés sur eux-mêmes. En outre, sur toutes les figures, les pièces ayant les mêmes fonctions sont désignées par les mêmes chiffres.
On a désigné aux fig. 1, 2 et 1 par 1, des pièces d'une bande de sup- port de son qui présente de minces tronçons de fils 2 aimantables, placés transversalement au sens de mouvement indiqué par une flàche en coupe trans- versale à la fig. 2. La bande de support de son est en outre enroulée sur la surface d'un tambour 3. Les différentes parties juxtaposées de la bande de support de son sont séparées l'une de l'autre par des rainures 4. Dans ces rainures s'engagent les pièces polaires,,-5 d'un aimant servant de tête de conversation ou d'écoute et comportant la bobine d'excitation 6.
Il est avantageux de donner une forme en pointe aiguë aux pièces polaires 2 du cô- té tourné vers les extrémités du fil et de prévoir une très minime distance entre les pièces polaires et les extrémités de fils. Pour une meilleure com- préhension de ce qui précède, on a représenté en coupe à la fig. les deux pièces polaires 5.
La fabrication de la bande de support de sons décrite se fait par
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exemple de la manière suivante : Surune bande ou un noyau plat 1 en une ma- tière souple non aimantable, telle que du cuivre, de l'étain, du nylon, de la résine synthétique ou une matière analogue, on enroule plusieurs couches d'un fil très minoe aimantable. La bande de support de son présente après cette opération la section représentée en partie en pointillé du côté droit de la fig. 1. La bande de support de son ainsi préparée est reportée alors sur le tambour 1 et y est collée par exemple.par pression et chaleur. L'es- pace des rainures 4 nécessaires pour les pièces polaires 2 est ensuite rendu libre par le fait que les parties dessinées en pointillé de la bande de sup- port de son sont enlevées nettement.
Pour qu'alors les différents tronçons de fils ne se séparent pas, ils doivent être bien reliés l'un par rapport à l'autre et au noyau 7, et au tambour 3. Dans ce but on peut munir le fil mince, avant l'enroulement, d'une couche de vernis appropriée qui sert d'ag- glutinant lors du traitement subséquent du support de son par la chaleur et la pression. La couche de vernis forme alors en même temps l'isolation ma- gnétique entre les différentes spires. Comme matériaux pour la couche de vernis, on peut employer avec avantage la gomme-laque, une résine synthéti- que thermoplastique ou une matière analogue.
Si on redoute que la couche de vernis soit expulsée partiellement entre les spires du fil par le traite- ment pàr la chaleur et la pression du support de son et qu'ainsi l'isolement magnétique entre les tronçons de fils disparaisse, on peut remédier par exemple à ceci par le fait que le fil est recouvert avant le vernissage d'une couche d'oxyde non-magnétique ou d'une autre couche d'une substance non-thermoplastique, non-magnétique, résistant à la pression. Une autre pos- sibilité consiste à mettre à la place de la couche de vernis une couche de métal soudable telle que du cuivre, de l'étain, du plomb, du cadmium, etc..
Lors du traitement par la chaleur et la pression, il se produit dans ce cas un soudage rigide des tronçons de fils, ce qui donne un support de son très solide, invariable.
Le support de son fabriqué de cette manière simple convient très bien pour l'enregistrement magnétique d'impulsions et de sons. La subdivi- sion très fine ainsi obtenue de la bande de support de son permet une
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vitesse minime d'enregistrement de son. Lors de l'enregistrement des sons, le flux de force magnétique dans les pièces polaires 5 et les tronçons de fils a une allure suivant les lignes dessinées en pointillé. Si la tête ma- gnétique constituée par les pièces polaires 5 et la bobine 6 fonctionne com- me tête de conversation, les tronçons de fils sont aimantés longitudinale- ment dans la direction des lignes en pointillé. La tête d'écoute magnétique destinée à la prise de son est en principe la même qu'une tête de conversa- tion.
L'aimantation donnée aux nombreux tronçons de fils 2 relativement longs, montés magnétiquement en parallèle, lors de l'enregistrement du son, produit lors de la prise du son une aimantation intensive du noyau de la tê- te d'écoute et induit par conséquent des tensions relativement fortes dans la bobine de la tête d'écoute.
La fig. 4 représente une forme de réalisation de la bande de support de son qui se distingue de la forme suivant la fig. 1 seulement par le fait que les rainures 4 entre les bandes du support de son sont taillées en forme de trapèze. De ce fait, la bande de support de son reçoit également une for- me correspondante en trapèze en coupe transversale. Dans cette coupe trans- versale les différents tronçons de fils 2 présentent des longueurs différen- tes, ce qui a une influence favorable lors de l'enregistrement des sons en ce sens que sur les différents tronçons de fils de longueurs différentes su- perposés, on peut appliquer des fréquences différentes.
Il est possible avec cette forme de réalisation, de même qu'avec d'autres formes décrites plus loin, de faire glisser les pièces polaires sur les extrémités convenablement polies des tronçons de fils.
La fig. représente une autre possibilité de conformation des bandes de support de son et de la tête magnétique. Dans cet exemple, le mince fil aimantable a été enroulé sur un noyau rond 8. Le support de son est collé dans des rainures demi-rondes de la paroi 1 du tambour. Par entaillage de deux rainures latérales 4, on crée de la place également ici pour les deux pièces polaires 2 qui doivent dans ce cas être repliées à angle droit à leurs extrémités. Le trajet de lignes de force prenant naissance dans cette disposition, est celui indiqué à la fige 1 par des lignes en pointillé.
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Si on élimine par tournage ou à la meule, dans un support de son établi suivant la fig. 5, toute la moitié supérieure, on obtient une disposition suivant la fige ± qui peut se comprendre immédiatement après les explica- tions données jusqu'à présent.
Si le noyau 8 de la fige ± est pris rectangulaire au lieu d'être rond et si le support de son pourvu d'un semblable corps de support est enchâssé dans des rainures correspondantes du tambour des sons, on obtient après le tournage ou le meulage de la partie de la garniture de fil dessinée en poin- tillé à la fig. 7, une section transversale en forme d'U de la bande du sup- port de son.
Dans la partie principale, représentée à la fig. 8, d'un dispositif enregistreur de son, on a désigné par 9 le tambour des sons, par 10 la ban- de de support de son enroulée en hélice sur le tambour, par 11 une tête de conversation ou d'écoute, et par 12 une tête d'effaçage magnétique s'éten- dant sur toute la longueur du tambour. La tête de conversation 11 est fixée sur un écrou 13 de tige filetée qui, suivant le sens de rotation de la tige d'avancement 14, se déplace de la gauche ou vers la droite. La barre de gui- dage 15 empêche alors la rotation de l'éorou.
La tige 14 et le tambour 2 sont couplés ensemble de façon qu'à chaque rotation du tambour corresponde un avancement déterminé de l'écrou de la tige ou de la tête de conversation qui s'engage avec ses pièces polaires dans les rainures entre les spires de la bande de support de son. Le couplage de la tige d'avancement 14 au tam- bour a été réalisé par exemple à la fig. 8 à l'aide des roues dentées 16 et 17.
Lors d'un enregistrement de son, le tambour 9 est mis en rotation et grâce au dispositif décrit, la tête coulisse alors lentement. La minime vi- tesse d'enregistrement nécessaire dans ce procédé exige même pour un enre- gistrement d'une demi-heure une longueur relativement minime de la bande de support de son, de sorte que toute la bande de support de son peut trouver place sur un petit tambour. La petite vitesse de rotation du tambour per- met un démarrage et un arrêt rapide du dispositif, ce qui est important lors de l'enregistrement de conversation de courtes durées, vu que de ce
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fait la longueur des tronçons intermédiaires restant vides nécessairement entre les différentes parties de la bande du support de son utilisées pour l'enregistrement de la conversation, est réduite au minimum.
La prise de son se fait de la même manière que l'enregistrement de son, par rotation du tambour. On peut alors employer une tête d'écoute par- ticulière magnétique, ou bien la tête de conversation peut être changée de connexions pour servir de tête d'écoute. En vue de l'effaçage des impulsions ou des sons enregistrés, on produit à l'aide de la tête d'effaçage 12, dans le voisinage immédiat de la surface du tambour, un champ magnétique intense qui est en état de désaimanter tous les tronçons de fils de la bande de sup- port de son ou leur donne à tous une aimantation préalable uniforme. Au lieu d'une tête d'effaçage spéciale, on peut employer d'une manière connue une tête de conversation ou d'écoute ordinaire en donnant à cette tête une for- te aimantation, en la chargeant d'un courant continu intense.
Les fig. et 10 représentent une vue en plan de deux tambours d'en- registrement de son, dont l'un (fig. ) possède un support de son enroulé en hélice comme à la fig. 7, tandis que dans l'autre tambour (fig. 10), le support de son est subdivisé en anneaux 18 individuels s'étendant parallè- lement l'un à l'autre et fermés sur eux-mêmes.
La fig. n'exige pas de plus amples explications, vu que toutes les pièces correspondant à celles de la fig. 8 ont été pourvues des mêmes chif- fres de référence. C'est le cas également pour la fig. 10. On a toutefois prévu ici pour chaque anneau du support de son une tête de conversation ou d'écoute particulière. Cette disposition convient particulièrement bien pour l'enregistrement d'une série de courtes conversations, vu qu'on utilise a- lors pour chaque conversation un anneau de support de son. L'écoute des différentes conversations s'obtient avec un semblable dispositif de façon extrêmement simple, vu que les différentes têtes d'écoute peuvent être mi- ses en circuit dans un ordre de succession quelconque.
La répétition de chaque conversation individuelle est également rendue possible par cette disposition de la manière la plus simple. On a désigné finalement à la fig.
10 par 19, une tête d'effaçage s'étendant sur toute la longueur du tambour.
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Cette tête d'effaçage possède les pièces polaires 20 s'engageant dans les rainures entre les anneaux 18 du support de son. Par une semblable confor- mation de la tête d'effaçage, on obtient qu'après une seule rotation du tam- bour il se produit un effagage complet des sons.
Il va de soi que le fil mince utilisé pour la fabrication de la ban- de de support de son peut présenter avantageusement une section ronde, mais peut avoir également une autre section quelconque, par exemple carrée, rec- tangulaire ou elliptique. A la place d'un tambour on peut employer également un disque pour la fixation de la bande de support de son. Dans ce cas la bande de support de son doit par exemple être enroulée en spirale de l'in- térieur vers l'extérieur sur le disque et les rainures dans lesquelles les pièces polaires des têtes magnétiques s'engagent possèdent une forme en spi- rale correspondante.
REVENDICATIONS.
1. Procédé pour l'enregistrement magnétique d'impulsions électri- ques et en particulier de sons, caractérisé en ce que l'enregistrement se fait par aimantation longitudinale de minces tronçons, de fils isolés ma- gnétiquement l'un de l'autre, juxtaposés étroitement transversalement au mouvement d'enregistrement de son et se suivant en plusieurs couches.
2. Dispositif pour l'enregistrement et la reproduction d'impulsions électriques et en particulier de sons, qui présente un tambour d'enregis- trement de son et des têtes magnétiques de conversation, d'écoute et d'ef- façage, caractérisé en ce que le support de son enroulé sur la surface du tambour est constitué par de minces tronçons de fils isolés magnétiquement l'un de l'autre, juxtaposés étroitement transversalement au mouvement d'en- registrement des sons et se suivant en plusieurs couches, et qui sont aiman- tés longitudinalement lors de l'enregistrement de son.