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" Perfectionnements aux procédés et appareils de traitement de textiles et de matières analogues "
La présente invention concerne des procédés et des appareils pour le traitement de matières textiles et de matières analogues. Par "niatières textiles" on entendra ici les diffé- rentes matières employées dans l'industrie textile, par exemple les tissus, le feutre, les filés ou les pièces ou nappes de matière, y compris par exemple le coton, la laine, la rayonne, le nylon et d'autres matières naturelles ou synthétiques, ainsi
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que les tissus, le feutre, les feuilles, pièces, nappes ou filés en verre ou maliens plastiques synthétiques. Il est bien entendu que l'emploi du mot "textile" ne limite pas l'ap- plication de l'invention à une matière tissée.
Le mot "matiàres" employé dans la description et les revendications s'applique à toutes les matières citées ci-dessus.
Il y a, dans l'industrie textile, divers procédés suivant lesquels ont traite la matière en y appliquant la chaleur et/ou la pression. Ceci est notamment le cas dans la teinture et l'impression, où l'on peut employer aussi des traitementstels que le vieillissement, la teinture, le tam- ponage ou le fixage, tandis qu'il y a d'autres cas dans les- quels la pression peut être employée avec ou sans chaleur, par exemple pour l'essorage et l'imprégnation de la matière.
En outre, dans l'industrie textile, lorsqu'on désire traiter la matière par une liqueur de traitement, on emploie divers procédés pour que la liqueur réagisse sûrement sur la matière jusqu'au degré optimum. Par exemple, dans la tein- ture des tissus par le procédé au tampon, on fait généralement passer le tissu à travers le bain de teinture, puis dans une calandre pour éliminer le liquide en excès. Dans ce cas on rencontre des difficultés dues aux irrégularités de l'épais- seur du tissu et à l'inégalité de la pression d'essorage ou d'extraction que l'on obtient, par suito de ces irrégularités, avec une calandre mécanique qui tend à chasser une plus grandequantité de liquide au passage des parties les plus épaisses.
Suivant un autre type de procédé, l'expulsion est obtenue à l'aide d'un extracteur-aspirateur avec lequel l'égalité des résultats dépend de la porosité du tissu.
Un troisième procédé est celui qui est employé dans la cuve ou le bac de teinture et suivant lequel on fait passer la matière à travsrs la liqueur à plusieurs reprises, en nombre suffisant pour que l'on obtienne le résultat désirée mais la maîtrise de ce procédé n'est pas facile, car il est dif-
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fiai le de maintenir des conditions idéales de volume, de températures et de concentration du colorant dans les récipients en question, qui ont une capacité fixe et, dans lesquels il peut être nécessaire de traiter différents poids et différentes longueurs de matières.
Pour les opérations effectuées sur des textiles et comprenant une action de chauffage appliquée à la matière, il y a actuellement trois procédés principaux, qui sont : premiè- rement l'utilisation d'une machine du type à carneau chaud dans laquelle la chaleur est transmise à la matière par con- vection; deuxièmement l'emploi d'une machine du type à cylindres dans laquelle la matière vient en contact avec la surface chaude du cylindre et, troisièmement, le type à rayonnement, c'est-à-dire celui dans lequel la chaleur est transmise par rayonnement, Le premier procédé à l'inconvénient d'exiger la présence d'air qui vient en contact avec la matière et qui peut avoir une action défavorable sur le traitement; en outre, il est coûteux et relativement insuffisant en ce qui concerne l'effet thermique.
Le deuxième procédé est efficace, mais il a aussi l'inconvénient d'exiger la présence de l'air et dans bien des cas il produit un glaçage indésirable de la surface lorsqu'il s'agit d'un tissu. Quant au troisième procédé, il est coûteux et il a les mêmes inconvénients que le premier.
En ce qui concerne les procédés suivant lesquels une pression est appliquée sur la matière textile, la pratique usuelle consiste à appliquer cette pression au moyen de rou- leaux ou de plaques, ces deux manières entraînant plus ou moins une détérioration de la surface de la matière, notamment lors- qu'il s'agit de tissus.
L'un des buts de la présente invention consiste à remédier à ces difficultés ou à les atténuer.
Conformément à la présente invention, un procédé de traitement de matières textiles ou de matières analogues par
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l'application cl3 chaleur à ces niatièr3s se caractérise en ce qu'on fait -caB8er la matière à travers un bain constitué par un al 1, nota''Ment un métal fondu, liquida a la température de frai terrent, n'étant pas absorbe par la matière ni par boute substance de traitement se trouvant sur la muti:0re, ne réagis- sant pas ni sur la matière ni sur cette ;Ju1Js li::.ic,> , et n'absor- 'b aà? -t p.s une substance de trritanlent quelconque appliquéo sur la :.:
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qUGÜ8nt ni sur la matière ni sur cette substance 3t n'absorbant pas cette dernière.
On a constaté qu'un métal ayant un point de fusion peu élevé d'environ 70 C convient très bien pour atteindre les buts visés par l'invention. Lorsqu'elle est appliquée à la teinture ou à un autre traitement, la liqueur de traitement peut être disposée de manière à flotter à la surface du métal fondu à l'endroit où la matière entre dans celui-ci.
Un appareil utilisé pour la mise en pratique de l'invention peut comprendre un récipient de traitement contenant un métal fondu ayant un point de fusion inférieur à 100 C ou environ, des moyens pour faire passer la matière à traiter à travers le métal fondu contenu dans ce récipient, et des moyens pour régler le chauffage de ce métal fondu.
En outre, dans la teinture de matières textiles au moyen de colorants à la cuve, il est d'usage d'employer l'un des deux procédés suivants :
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l - On teint dans un récipient contenant un colo- rant à la cuve dissous dans une quantité appropriée d'alcali et d'agent réducteur entre certaines limitas 'de température variant suivant le colorant employé. Plusieurs passages dans la cuve de teinture sont généralement nécessaires. La matière est ensuite oxydée, lavée et savonnée.
2. - On emploie le procédé au'tampon et au pigment, procédé suivant lequel la matière est imprégnée avec une suspen- sion aqueuse de colorants à la cuve non dissous, après quoi on la sèche et on la traite dans un réciepient par des quantités appropriées d'alcali et de réducteurs à une température appro- priée pour solubiliser la couleur sur place et pour fixer le colorant sur le tissu. La matière est ensuite oxydée, lavée et s av onn ée .
Comme différents colorants exigent des proportions différentes d'alcali et de réducteurs et sont, dans bien des cas, très sensibles aux conditions de température, il est extrêmement difficile et dans certains cas impossible d'employer certains colorants à la cuve en combinaison entre eux dans une seule teinture.
Un autre but de l'invention consiste donc à atténue: ces difficultés et à permettre la teinture au moyen de colorants à la cuve de différents typesou de différents colorants au soufre employés simultanément dans los mêmes conditions de tempé- rature et de concentration de l'alcali ou des alcalis.
Conformément à la présente invention, on emploie, pour la teinture de matières textiles au moyen de colorants à la cuve ou au soufre, un procédé suivant lequel on teint la matière par l'application simultanée de plusieurs colorants à la cuve ou au soufre dans des conditions de température commu- nes, on fait passer la matière et ses colorants à travers un bain de métal à l'état liquide et l'on utilise des quantités communesd'alcali- ou de réducteurs ou d'aoûts analogues.
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Cenfermement à un procède connu do teinture à la cuve, procède suivant lequel la teinture est continus et 1.3 tissu 3st soumis ?1, un court passais 2.. travers le colorant, l'alcali et t 1) réducteur, la ,) ,"of 0, <' l11.' do 1, YW 8.11 C obtenue est limites par la solubilité du colorant, i b 1;isiv aosorbo non propre poids d3 solution, 3t si la. soluoilitè maxima dru colorant est de 10 c;v, 18. ,rofond8ur de nuança pouvant 3tre obtenue est de lu ,.. 1 l'on c^,,L?Tll,;Y:tO la i; .J a..#i ± 1 1 é 1..5 colorant, de façon qu'une partis 1"3 ci colorant ne soit 1r's en ,-iolution, le colorant n'3st pas fixe sur le tissu et il ast élimine, ensuite par le lavage.
Lorsqu'on emplois le bain qui fait l'objet de l'in- vention, toutefois, il peut y avoir une couleur non dissoute dans la bain de teinture et un fixage completest obtenu à la
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suite du passade à travers le bain de tr it::3YIEmt, qui peut être par exeMple à une tenpcrature relativenant haute de l'ordre de 85 C à 120 C, le laps de temps nécessaire étant de l'ordre
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do quinze secondes, ou nsme de cinq secondes.
Four le traib11l3nt de la n' tière dnls le bain, le bain peut .%tre porté, comte on l' 8. dit plus haut, à une tem- pérature cie plus de lUOo C et effectivement il une température élevée quelconque, à condition que cette température n'endommage pas la matière (que celle-ci soit humide ou sèche), ou bien l'on peut employer tout liquide ou toute substance de traite- ment.
Le mode de traitement ci-dessus, conforme à l'in- vention, est également applicable au procédé 1 décrit plus haut ainsi qu'au traitement ultérieur (après le passade au tampon suivant le procédé 2) décrit plus haut.
On peutrégler la température du bain suivant les colorants particuliers qui sont employés; on peut régler de même la quantité d'alcali et de réducteur.
L'agent employé pour le bain doit être de préféren-
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ce liquide, à des températures d'au moins 100 C et au-dessus et, de préférence à des températures d'au moins 80 C et au- dessus. A titre d'exemple de matières appropriées pour le bain de traitement, on citera les alliages métalliques ayant un point de fusion peu élevé. On a constaté que l'alliagp métalli- que ayant approximativement la composition eutectique suivante :
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<tb> Etain <SEP> 13, <SEP> 3%
<tb>
<tb> Plomb <SEP> 26,7 <SEP> %
<tb>
<tb>
<tb> Bismuth <SEP> 50,0 <SEP> %
<tb>
<tb>
<tb> Cadmium <SEP> 10,0%
<tb>
convient particulièrement bien ; point de fusion est d'en- viron 70 .
Les alliages métalliques connus dans le commerce sous les noms d'allia de Wood ou de Ross conviennent égale- ment bien; quant au mercure, il convient bien, mais il est relativement coûteux et ses fumées peuvent être dangereuses pour la santé. Toute autre matière liquide au-dessous de 100 C ou environ, n'étant pas absorbée par la matière traitée ni par toute liqueur ou substance de traitement employée et ne réagissant chimiquement ni sur cette matière ni sur cette liqueur ou substance et n'absorbant pas cette dernière, peut convenir également. Beaucoup de ces agents sont naturellement solides à la température atmosphérique, tandis que d'autres sont liquides à la température atmosphérique.
Lorsqu'elle est appliquée notamment à la teinture d'une matière, mais aussi à d'autres traitements utilisant une liqueur de traitement et lorsque le liquide du bain a une densité considérablement plus grande que celle de la liqueur, la liqueur peut être employée avantageusement sous la forme d'une couche ou d'une colonne de liquide flottant à la surface du liquide du bain, la matière passant à travers cette liqueur de traitement et l'absorbant immédiatement avant d'entrer dans le liquide du bain.
On décrira maintenant, à titre d'exemple, un appa-
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rail approprié pour la mise en pratique des procédés qui font l'objet de l'invention et qui sont appliqués notamment à la teinture des textiles.
La figure 1 est une vue schématique de l'ensemble de l'appareil.
La figure 2 est une coupe verticale transversale du bain, à une plus grande échelle,
La figure3 est une vue schématique d'un détail, et
La figure 4 est une coupe transversale par la ligne IV-IV de la figure 3.
La figure 5 est une vue en perspective du bac de teinture, et
La figure 6 est une coupe verticale par la ligne VI-VI de la figure 5.
Le tissu 1 se déroule de rouleaux etpasse, en vue de la teinture, sur des rouleaux , comme cola est repré- senté en traits mixtes, puis il est dirigé directement vers le bas pour entrer dans la bain 4, qui comprend un parcours d'entrée unique en 4a et un parcours de sortie unique en 4b, le tissu passant autour d'un rouleau de fond 5. Le tissu teint sort ensuite pour aller s'enrouler sur le rouleau 6.
La liqueur de teinture est disposée de manière à flotter à la surface du bain de métal, comme cela sera décrit en détail plus loin, et le niveau de cette liqueur de tein- ture est maintenu constant au moyen d'un récipient 7 muni d'une soupape à flotteur et alimenté par un réservoir principal 8.
Comme cela est indiqué en tireté en 9, on peut faire passer le tissu, suivant une variante, à travers une auge à tampon 10 pour absorber la liqueur de teinture, après quoi le tissu passe dans l'intervalle laissé entre des rouleaux 11 pour redescendre ensuite dans le bain de la façon déjà décrite.
Dans ce cas le niveau de la liqueur con- tenue clans l'auge 10 est également maintenu constant et cette
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auge est alimentée par un réservoir principal 12
Comme le montre la figure 2, le récipient de tein- ture comprend des plaques latérales 13, 14 se faisant face, très rapprochées l'une de l'autre et montées dans un bâti com- @ prenant un socle 15 et un dessus 16. Il y a également une cloison centrale 12.; le bain proprement dit a ainsi un minimum de volume, de sorte qu'on n'a besoin que d'un mini- mum de métal pour le bain, métal qui est relativement coû- teux, et d'un minimum de chauffage.
Le trajet du tissu à travers le bain est indiqué en 4a et 4b en traits mixtes et la chaleur est transmise au métal par intervalles dans la totalité du bain, par une série de tuyaux à vapeur indiqués en 18, de chaque cote du tissu pendant son parcours d'entrée unique 4a et son parcours de sortie unique 4b. Le métal transmet la chaleur intimement au tissu sans réagir chimiquement sur la matière ni sur la liqueur de teinture et il n'absorbe pas cette liqueur, d'au- tre part, le métal n'est pas -absorbé par le tissu. Il est également évident que l'on peut ainsi non seulement régler facilement la température de l'opération, mais aussi régler la pression appliquée au tissu suivant la profondeur et la densité du bain de métal.
Lorsqu'on emploie du mercure, par exemple, la pression peut être appliquée sans augmenta- tion au-dessus de la température atmosphérique.
Le sommet du récipient contenant le bain est élar- gi comme cela est indiqué en 19,. et la surface du métal est indiquée en 2.0' La liqueur de teinture 21 est contenue dans un bac à teinture 22 qui peut faire corps avecle récipient contenant le bain ou être monté amovible sur ce récipient,, et qui porte un appendice descendant ouvert en bas et plon- geant dans le bain de métal. Comme on l'a dit plus haut, la liqueur de traitement est fournie par un réservoir et le niveau est maintenu constant. Le niveau du bain de métal peut
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aussi être maintenu constant si on le désire.
Il est donc évident que la liqueur de +inture flotte à la surface du bain de métal et qu'une quantité réglable et déterminée d'avance de cette liqueur est absor- bée par le tissu immédiatement avant l'entrée de celui-ci dans le bain de métal. Un conçoit en outre que le tissu n'est pas exposé a l'air pendant l'opération de séchage.
La pièce de tissu et l'appendice 23, ainsi que l'ensemble de la construction du récipient contenant le bain sont étendus, suivant la largeur du tissu, jusqu'à la largeur nécessaire pour traiter différentes largeurs de pièces, et pour empêcher le tissu d'adhérer aux surfaces ad- jacentes des éléments 13, 14, et 17, ces surfacespeuvent porter des saillies intérieures séparées les unes des au- tres, par des évidements qui sont de préférence reliés entre eux hydrauliquement. De cette façon le métal fondu peut toujours passer entre le tissu et les surfaces des éléments 13, 14 et 17, de façon à équilibrer la pression de chaque coté du tissu.
On peut obtenir ce résultat commodément à l'aide de crénelures pratiquées sur les surfaces du récipient contenant le bain, et un moyen approprié consiste à pratiquer des créneluns oblongues allant du fond au sonmetdu bain pro- proment dit et légèrement inclinées sur la verticale, par exemple d'environ 2 1/2, comme cela est indiqué dans les fi- gures 3 et 4. On a constaté qussi qu'il,est utile que les cré- nelures pratiquées sur des surfaces opposées soient inclinées dans des sens opposés, afin de dévier le tissu; par exemple, si les crénelures de la surface intérieure de 13 sont inclinées vers la droite, les crénelures de la surface opposée de 17. seront inclinées vers la gauche.
Unedisposition analogue est adoptée sut les surfaces opposées de 17. et de 14. Dans l'exemple représente, les crénelures peuvent être telles que la distance entre leurs sommets soit d'environ 6 mm, et que leur profon-
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deur soit d'environ 3 mm.
Le bac à teinture est représenté avec plus de dé- tails dans les figures 5 et 6, la liqueur de teinture entrant par l'orifice d'admission 84. passant autour de chaque côté lon- gitudinal du bac et entrant à l'intérieur en passant par une série de trous pratiqués de chaque cote, indiqués en 25 et dont la surface va en augmentant de l'extrémité la plus rapprochée à l'extrémité éloignée, afin d'égaliser le courant d'entrée sur toute la longueur du bac.
Pour l'impression des textiles, la couleur sera appliquée 'sur le tissu avant l'entrée dans le bain, de toute façon connue, après quoi l'on fait passer le tissu à travers le bain d'une manière semblable à celle qui est indiquée plus haut, avec ou sans application de liqueur de traitement à la surface du bain de métal ou dans le dispositif à tampon.
En plus du chauffage ou au lieu du chauffage du métal fondu au moyen de tuyaux intérieurs tels que 13, on peut faire passer le métal extérieurement à travers un appareil de chauffage et on peut aussi le filtrer.
Suivant une variante, le bain peut comprendre une série de rouleaux plongeant sensiblement ou entièrement dans le bain de traitement, la matière passant sur cas rouleaux en effectuant un parcours sinueux à travers le bain; les'rou- leaux peuvent ainsi remplir une grande proportion du volume du bain. Comme on l'a dit plus haut, la liqueur de traitement peut flotter à la surface du bain.
On a constaté que lorsqu'on fait passer un tissu, par exemple, à travers un bain de métal liquide, comme cela est décrit plus haut, on obtient les résultats suivants : a) On obtient un effet de compression dépendant de la densité du métal et de la profondeur du bain. La pression est répartie uniformément et ne détériore pas la surface du tissu.
Lorsqu'on emploie un alliage ayant la composition indiquée
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plus haut, ( alliage dont la densitéest d'environ 9), la pression au fond du bain (le liquide peut être approximativement de 1,4 kg/cm2. b) Le métal empêche positivement l'échappement de toute liqueur de frai bernent préalablement appliquée sur le tissu, et il assure l'utilisation effective de la totalité de cette liqueur pour l'opération désirée. c) Le tissu ettoute liqueur qu'il contient attei- gnent presque immédiatement la température du métal et il est ainsi possible de régler les conditions optima pour la réaction.
d) L'exclusion de l'air pendant l'opération a pour effet d'accélérer et de condenser largement l'opération si celle-ci est d'une nature telle qu'elle soit restreinte par la présence de l'air. Il est possible de retenir l'agent du bain et la liqueur, (qui est de nature aqueuse), dans le tissu à des températures de plus de 1000 C. e) Si une couche de liqueur de traitement se trouve au sommet du bain de métal, couche à travers laquelle le tissu passe avant d'entrer dans le métal, une particularité consiste en ce qu'avec un tissu non uniforme la quantité de liqueur appliquée est proportionnelle à la quantité de tissu en un point quelconque, ce qui est la condition requise pour obtenir les meilleurs résultats.
f) Le traitement thermique d'un tissu séché est ef- fectué plus rapidement que par d'autres opérations, par suite du contact intime entre le tissu et le métal. g) La particularité constituée par le transfert rapide¯ de la chaleur peut être utilisée pour sécher des tissus dans le vide, ce qui est considéré cornue représentant les con- ditions optima pour cette application. h) Dans l'application de colorants à la cuve à la laine, la quantité tota,le d'alcali disponible capable d'endom- mager la fibre est restreinte à cause du faible rapport entre
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la liqueur de teinture et le tissu; il est donc possible d'em- ployer les colorantsà la cuve pour la laine d'une façon plus universelle et',la détérioration par l'alcali est restreinte.
En outre, des opérations telles que le chauffage à polymérisation d'un tissu imprégné de produits de condensation préalable de la résine et la fusion de matières thermoplas- tiques sont grandement accélérées. titre d'exemple des avantages cités plus haut, on citera le suivant. Un tissu lourd de coton a été passé au tampon et au pigment avec des couleurs à la cuve non réduites et on l'a fait passer à travers les agents réducteurs usuels, puis dans un bain de mercure,d'une profondeur d'environ 15 cm. à 110 C. Le développement a été complet en 30 secondes contre 30 minutes à une heure qui sont nécessaires lorsque l'opéra- tion est effectuée dans un récipient par les procédés usités jusqu'ici.
Lorsqu'une immersion de longue durée est nécessaire sans que la matière vienne en contact avec l'air, le bain peut comprendre des auges montées en tandem, le niveau du métal liquide étant partout au-dessus du trajet de la matière.
Le volume de l'agent nécessaire pour le bain d'ap- plication de la chaleur et de la pression peut être maintenu au minimum par l'insertion de blocs de remplissage dans les es- paces restant libres dans le bain et non occupés par la matière, au lieu de donner 'une forme correspondante à l'intérieur du bain, de la façon décrite plus haut.
L'invention est naturellement applicable, entre autres, à la teinture à la cuve, à la teinture directe, à la teinture au soufre, et à tous les types de produits chimiques employés pour ces teintures et pour le finissage des textiles, au réglage de la température et de la pression dans ces opéra- tions, à la pression exercée sur des tissus à chaud et à froid, au délustrage des soies et au blanchiment, ainsi qu'au dégrais-
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sage ou lessivage.
On décrira maintenant quelques exemples d'opérations de teinture conformes à la présente invention.
'par exemple, du Bleu Caledon R.N.S. teignant norma- lement à 60 C a donné d'excellents résultats lorsque la tein- ture a été effectuée dans le bain de métal liquide à 108 C.
De même, le Rouge Caledon 3.N.S. teignant normalement à 20-25 C a donné aussi d'excellents résultats lorsque la teinture a été effectuée dans le bein de métal liquide à. 108 C. n outre, la quantité de soude caustique nécessaire normalement jus- qu'ici pour le Bleu Caledon R.N.S. était d'environ 6 gr. par litre, et pour le Rouge Caledon B.N.S. elle était d'environ 2 gr. par litre.
Tous deux peuvent maintenant être appliqués dans le bain de métal liquide ci-dessus avec les mêmes quan- tités, et de grandes variations de la quantité n'affectent pas las résultats d'une façon appréciable, aucune différence importante n'étant observée dans l'un ou l'autre cas pour des quantités variant entre 8 et 20 gr. par litre, la quantité choi- sie étant indépendante de la nature du colorant et ne dépendant que de la quantité, de réducteur qui est employée. Il devient ainsi possible de mélanger des colorants à la cuve de différentes catégories dans une phase de teinture commune.
On a également constaté que le bain de métal liqui- de peut être employé pour les deux types de teinture mentionnés plus haut pour l'emploi de colorants à la cuve (colorants réduits ainsi que la passage au tampon et au pigment), mais il a l'avan- tage important qu'il n'est pas essentiel, avec le procédé à réduction, que la totalité de la couleur soit en solution lors- que le tissu est imprégné.
On décrira maintenant des exemples des trois modes de teinture mentionnés plus haut .
;1 - On prend un tissu préparé à sec et on le fait passer dans un bain de métal liquide (température 108 C) à
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travers un bain de teinture aqueux contenant 100 gr. par litre de Bleu Caledon R.N.S., 10 gr. par litre d'huile Calsoline (Imperial Chemical Industries Limited), 20 gr. par litre de soude caustique, 10 gr. par litre d'hydrosulfite de sodium et 4 gr. par litre de Formosul C. Le passage à travers le bain de métal liquide dure quinze secondeset l'on obtient une nuance sa- tisfaisante. Si l'on compare avec le procédé normal, on constate une grande économie de colorants et de produits chimiques.
2 - On prend un tissu préparé a sec et on le fait passer dans le bain de métal liquide (température 108 C) à tra- vers un bain de teinture aqueux contenant 150 gr. par litre de Rouge Caledon B. N.S., 10 gr par litre d'huile Calsoline (Impérial Chemical Industries Limited), 20 gr par litre de soude caus- tique, 20 gr par litre d'hydrosulfite de sodium et 6 gr par litre de Formosul C. On obtient une bonne teinture par un passa- ge durant quinze secondes.
3 - On prend un tissu préparé sec et on le fait passer dans le bain de métal liquide (température 108 C) à travers un bain de teinture aqueux contenant 50 gr par litre de Bleu Caledon R. N.S., 50 gr par litre de Rouge Caledon B.N.S., 10 gr par litre d'huile Calsoline (Imperial Chemical Industries Limited), 20 gr par litre de soude caustique, 20 gr par litre d'hydrosulfite de sodium et 5 gr par litre de Formosul C. Le passage qui dure quinze secondes environ, produit la couleur gris bleu solide que l'on peut attendre d'une nuance combinée de ces deux colorants.
Après l'oxydation et le savonnage, toutes ces tein- tures possèdent le haut degré de résistance au lavage que l'on obtient normalement avec ce type de colorant.
Dans un autre exemple d'application de l'invention à l'aide de l'alliage métallique mentionné plus haut pour le bain de traitement, on porte l'alliage à la température de 102 0, les cotés plats du récipient étant recouverts de gaz en fil
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d'acier ? 10. Le tissu de coton à développer ( ou traiter) dans cette machine est d'abord "passé a.u tampon et au pigment" sur une machine ordinaire à tampon à deux rouleaux avec une pression de 60 % à l'aide d'une liqueur d'imprégnation contenant 150 gr de Bleu Caledon R.N.S., 30 cm3 d'huile Calsoline et 80 gr. de gomme anglaise (1: 1) par litre.
Lorsque le tissu est imprégné, on le fait passer, non séché, dans le bain de métal fondu à travers un bac sans fond disposé à la surface du bain, le bord inférieur étant plongé dans le métal fondu. On introduit dans ce bac une liqueur de développement aqueuse contenant 45 gr de sou- de caustique, 60 gr d'hydrosulfite de soude et 10 cm3 de Tepol X (Technical Products Limited) par litre, à une température de 60 C.
On règle l'arrivée de la liqueur de développement dans le bac suivant l'absorption par le tissu, et la quantité de liqueur de développement qui est en contact avec le tissu peut être relativement petite. Le passais du tissu et l'arrivée de la liqueur de développement servent à abaisser la tempéra- ture de la surface de l'alliai fondu, de façon à éviter l'ébul- lition de la liqueur aqueuse de développement au moment du contact.
Le passade du tissu imprégné à travers le métalfondu dure de 10 à 15 secondes et lorsque le tissu a été finalement oxydé, lavé et savonné, il est coloré en nuance bleu nourri d'une excellente solidité coiffe celle que l'on ootient norma- lement avec ce colorant.
Suivant un autre exemple d'application de l'inven- tion à l'aide du même appareil que pour l'application de colo- rants au soufre, on fait passer un tissu de coton sec et lessivé dans le bain de métal fondu à 102 G à travers un bain de teinture aqueux contenant 20 gr de Sulphol Khaki 2G (200%), 20 gr de soude caustique, 20 gr d'hydrosulphite de sodium et 10 cm3 de Teepol X par litre, arrivant à 60 C. On règle la vitesse du tissu pour donner une durée d'immersion de 10 à 15 secondes dans le bain de métal fondu. Le tissu teint est
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finalement oxydé, lavé et séché.
On décrira maintenant un exemple de l'utilisation de l'appareil conforme à l'invention pour le "vieillissement" ou le développement de tissus imprimés. Un tissu cellulosique est imprimé à la machine en trois couleurs à l'aide des colorants à la cuve Jaune Caledon G.N.S., Bleu Caledon R.N.S. et Orange Caledon Brillant 6 R.S.
Voicila formule pour chaque couleur :
20 parties de colorants,
50 parties de pâte d'amidon ou de fécule(16,3 kg d'amidon ou de fécule, que l'on fait bouillir dans 181,8 litres d'eau), 25 parties d'une solution de cellulose méthylique a 5%.
Le tissu imprimé peut être séché et conservé indé- finiment avec le développement.
On le développe par le passage au tampon sur une calandre au-dessus du bain de métal fondu avec une solution con- tenant :
20 gr par litre de gomme de fève de caroube,
60 gr par litre de soude caustique, 100 gr par litre d'hydrosulfite de sodium,
10 gr par litre de teepol S,
10 ml par litre de pyridine.
On prend le tissu humide sortant de la machine à tampon et on le fait passer directement à travers le bain de métal, le métal liquide ayant une température de 90 C et la durée d'immersion étant de 15 secondes. u sortir du bain de métal, on oxyde le tissu et on le savonne comme d'habitude.
Pour le traitement de filés suivant la présente in- vention, il n'est pas nécessaire de maintenir chaque filé séparé des autres et l'on peut tolérer un rassemblement raisonnable des filés en faisceau, La teinture des filés peut être effec- tuée pendant le passage du filé dans le faisceau à partir d'un empaquetage convenable quelconque et, si on le désire, conjoin- tement avec l'encollage. Lorsqu'on emploie ce procédé, le faisceau de filés peut être produit avec une variété de cou- leurs si l'on divise en plusieurs sections le bac de teinture sans fond mentionné plus haut et disposé à la surface du métal
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f ondu.
On a constaté en pratique que, bien que le métal ne soit pas absorbe par le tissu ou l'autre matière, de petites par- ticules de métal provenant du bain de métal fondu peuvent adhérer à la matière après le traitement et l'on peut éliminer ce métal en excès au cours d'une opération ultérieure, le cas échéant pendant le savonnage, et lorsqu'on désire opérer ainsi, le métal doit être d'un type fondant à une température au moins aussi basse que 100 C.
La température désirable pour la fusion du métal liquide et la température désirée pour le fonctionnement varient considérablement suivant le procédé envisagé. Lorsqu'une liqueur aqueuse est employée à la surface du métal liquide, ce dernier doit avoir un point de fusion bien inférieur à 100 C, sans quoi une solidification se produira au point de contactavec l'eau. La température de fonctionnement ne doit pas non plus être trop haute, sans quoi la liqueur aqueuse qui se trouve à la surface entrera violemment en ébullition.
En réalité, les demandeurs ont employé avec succès des tompératures de fonction- nement d'environ 100 C, mais il est possible que l'on puisse dépasser cette température en augmentant la vitesse du tissu et par conséquent aussi la vitesse d'arrivée de liqueur aqueuse plus froide à la surface du métal liquide.
Lorsque la solution =le teinture est appliquée sur le tissu au moyen du dispositif à tampon, et lorsqu'il n'y a, pas (le liqueur aqueuse à la surface du métal liquide, les deman- deurs utilisait encore des températuresde fonctionnement plus élevées. Si le tissu humide atteint une température de 100 C ou davantage pendant son passade, la vapeur se dégage plus ou moins violemment à la surface de sortie du métal liquide. l'hais la température atteinte par le tissu humide dépendra de la vitesse du tissu aussi bien que de la température du métal.
En tout cas le dégagement violent de vapeur est une particula-
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rite qui n'est pas forcément insurmontable.
En ce qui concerne la détérioration du'tissu ou de la substance de traitement, le facteur temps est tout aussi imper tant que la température et alors que 15 minutes à 1600 C pour- raient avoir un effet nuisible sur les textiles, l'effet de 160 pendant 10 secondes est probablement négligeable.
Suivant la présente invention, notamment lorsqu' elle appliquée à la teinture ou à l'impression, on réalise fréquemment une grande économie sur la dépense de chaleur par rapport aux procédés connus précédemment. Comme le traite- ment est effectué à une température supérieure à la tempéra- ture usuelle, on réalise une économie de temps qui est beau- coup plus grande en proportion et, en conséquence, il en résulte une économie de chaleur. En outre, on réalise une plus grande économie sur l'emploi du colorant, car, suivant l'invention, la seule quantité de colorant qui est perdue à la fin du traitement est la petite quantité qui reste dans le récipient contenant le colorant ou dans le bac au-dessus du bain de métal ou de l'autre agent, mais cette quantité est si petite et si concentrée qu'elle peut être conservée pour être utilisée à nouveau.
Par contre, dans les procédés an- térieurs, le colorant du bain de teinture est dilué et il représente une masse notable de sorte qu'il est impossible de le conserver dans des conditions normales et qu'il est forcément perdu.
RENDISSIONS.
L'invention s'étend notamment aux caractéristiques ci-après et à leurs combinaisons.
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