Appareil pour traiter des matières textiles. lai présente invention concerne tut appa reil pour le traitement de matières textiles.
Par matières textiles , on entendra ici les différentes matières employées dans l'indus trie textile, par exemple les tissus, le feutre., les filés on les pièces ou nappes de matière, y compris par exemple le coton, la laine, la rayonne, le nylon et. d'autres matières natu relles on synthétiques, ainsi que les tissus, le feiiti#e, feuilles, pièces, nappes ou filés en verre ou matières plastiques synthétiques.
Pour effectuer aur des textiles des opéra- tion@ comprenant une action de chauffage appliquée à la matière, on connaît trois types de inacliines, qui sont: premièrement. une ma chine du type à carneau chaud dans laquelle la chaleur est. transmise à la matière par con vection;
deuxièmement-, une machine du type à cylindre dans laquelle la matière vient en eoutact avec la surface chaude du cylindre et, t roisièmenient, une machine à. rayonnement, e'eçt-à-clire dans laquelle la chaleur est trans- mise par rayonnement.. Le premier type de niacliines ci. l'inconvénient d'exiger la présence d'air (lui vient en contact avec la.
matière et qui peut avoir tune action défavorable sur le traitement: cri outre, il est coûteux et relat-i- veinent insuffisant en ce qui concerne l'effet thermique. Le deuxième type de machines est efficace. mais il a aussi l'inconvénient d'exiger la présence de L'air et dans bien des cas, il produit. un glaeage indésirable de la surface lorsqu'il s'agit. d'un tissus. Quant au troisième type, il est coûteux et. il a les mêmes incon vénients que le premier.
L'appareil faisant l'objet de la présente invention vise à remédier à ces difficultés ou à les atténuer. Cet appareil est caractérisé en ce qu'il comprend un récipient de traitement susceptible de contenir un métal liquide, des moyens pour transporter et. guider la matière à traiter à travers ce récipient et des moyens de chauffage régal!ables pour chauffer le mé tal liquide.
On a constaté qu'un métal ayant un point de fusion peu élevé d'environ 70 C convient très bien pour être utilisé avec l'appareil se- lon 1"invention. Lorsque cet. appareil est uti lisé pour la teinture ou un autre traitement, une liqueur de traitement peut être disposée de manière à flotter à la surface du métal liquide à l'endroit où la. matière entre dans celui-ci.
Grâce aux moyens de chauffage réglables, on. petit régrer la température du métal li quide suivant les colorants particuliers qui sont employés; on peut régler de même la quantité d'alcali et de ré,diicteur.
Le métal employé doit être de préférence liquide à des températures d'an moins 100 C et au-dessus et., de préférence à. des tempéra- Cures d'au moins 80 C et au-dessus. A titre d'exemple de métaux appropriés pour le bain de traitement, on citera, les alliages métalli ques ayant tin point de fusion peu élevé.
On a constaté que l'alliage métallique ayant approximativement la composition eutectique suivante: Etain 13,3 Plomb 26,611/0 Bismuth 50,011/0 Cadmiiun 10,01/0 convient partieulièrement bien;
son point de fusion est d'environ 70 C. Les alliages métalli ques connus dans le commerce sous les noms d'alliages de Wood ou de Ross conviennent également bien; quant au mercure, il convient bien, mais il est relativement coûteux et ses fumées peuvent être dangereuses pour la santé.
Tout autre métal liquide au-dessous de 100 C ou environ, n'étant pas absorbé par la matière traitée ni par toute liqueur ou subs tance de traitement employée et ne réaâissant chimiquement ni sur cette matière ni sur cette liqueur ou substance et n'absorbant pas cette dernière, peut convenir également. Beaucoup de ces métaux sont naturellement solides à la température atmosphérique, tandis que d'au tres sont liquides à la température atmosphé rique.
Lorsque happareil est appliqué notamment à la teinture d'une matière, mais aussi à d'au tres traitements utihsa.nt une liqueur de trai tement et lorsque le métal liquide a une den sité considérablement plus grande que celle de la liqueur, la liqueur peut être employée avantageusement sous la forme d'une couche ou d'une colonne de liquide flottant à la sur face du métal liquide,
la matière passant à travers cette liqueur de traitement et l'absor bant immédiatement avant d'entrer dans le métal liquide.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'appa reil faisant l'objet de l'invention, ainsi qu'une variante.
La. fi-. 1 est une vue schématique de l'en semble de ladite forme d'exécution et de la va riante.
La. fig. 2 est une coupe verticale transver sale du récipient à métal liquide que com prend l'appareil.
La fig. 3 est une vue schématique d'un dé tail, et la fig. 4 est une coupe transversale par la ligne IV-IV de la. fig. 3.
La fig. 5 est une vue en perspective d'un bac de teinture que comprend ladite forme d'exécution de l'appareil, et la fig. 6 est une coupe verticale par la ligne VI-VI de la. fig. 5.
Dans l'appareil représenté, la matière tex tile à traiter 1 se déroule de rouleaux 2 et passe, en vue de la teinture, sur des rouleaux 3, comme cela est représenté en traits mixtes en fig. 1, puis elle est. dirigée directement. vers le bas pour entrer dans un récipient 4, qui comprend un parcours d'entrée unique en 4a et un parcours de sortie unique en 4b, la matière passant autour d'un rouleau de fond 5. La matière teinte sort: ensuite pour aller s'enrouler sur un rouleau 6.
Le récipient 4 contient, un bain de métal liquide. Une liqueur de teinture est disposée de manière à flotter à la surface du bain de métal, comme cela sera décrit en détail plus loin, et le niveau de cette liqueur de teinture est maintenu constant au moyen d'un réci pient 7 mi-mi d'une soupape à flotteur et. ali menté par un réservoir principal 8.
Comme cela est indiqué en tireté en 9, dans une variante, la matière textile crasse à travers une auge à tampon 10 pour absorber une liqueur de' teinture, après quoi ïa. matière passe dans l'intervalle laissé entre des rou leaux 11 pour redescendre ensuite dans le ré cipient 4 de la façon déjà décrite. Dans ce cas, le niveau de la liqueur contenue dans l'auge 10 est également maintenu constant et cette auge est alimentée par un réservoir prin cipal 12.
Comme le montre la fig. 2, le récipient de traitement 4 comprend des plaques latérales 13, 14 se faisant face, très rapprochées l'une de l'autre et montées dans un bâti compre nant un socle 15 et. un dessus 16. Il y a égale ment une eloison centrale 17; le bain propre ment dit a ainsi un minimum de vol-Lune, de sorte qu'on n'a. besoin que d'un minimum de métal pour le bain, métal qui est relativement coûteux, et d'un minimum de chauffage.
Le trajet de la matière textile à travers le bain de métal liquide est indiqué en 4a et 4b en traits mixtes et la chaleur est transmise au métal par intervalles dans la totalité du bain, par une série de tuyaux à vapeur 18, de eha- que côté de la matière pendant son parcours d'entrée unique 4a. et son parcours de sortie unique 4b. Le métal transmet la. chaleur inti- rnement à.
la matière sans réagir chimiquement sur la matière ni sur la liqueur de teinture et il n'absorbe pas cette liqueur; d'autre part, le métal, n'est pas absorbé par la matière. Il est. également évident que l'on peut, ainsi non seulement régler facilement la température de l'opération, mais aussi régler la. pression appliquée à la matière suivant. la profondeur et la. densité du bain de métal.
Le sommet du récipient contenant le métal liquide est élargi comme cela est indiqué en 19, et la surface du métal .est indiquée en 20. La liqueur de teinture 21 est contenue dans un bac à teinture 22 qui peut faire corps avec le récipient contenant le métal liquide ou être monté amovible sur ce récipient, et qui porte un appendice descendant 23, ouvert en bas et plongeant dans le bain de métal. Comme on l'a. dit plies haut, la liqueur de traitement est fournie par un réservoir et le niveau est main tenu constant.
Le niveau du bain die métal peut aussi être maintenu constant si on le désire.
Il. est donc évident que l'a. liqueur de tein ture flotte à la surface du bain de métal et qu'une quantité réglable et déterminée d'avance de cette liqueur est absorbée par la matière textile immédiatement avant l'entrée de celle-ci dans le bain de métal. On conçoit, en outre, que la. matière n'est pas exposée à l'air pendant son passage dans l'appareil.
L'appendice 23, ainsi que le récipient 4 contenant le métal liquide sont. étendus jus qu'à la largeur nécessaire pour traiter diffé- rentes largeurs de pièces de matière, et pour empêcher la matière d'adhérer aux surfaces adjacentes des éléments 13, 14 et 17, ces sur faces présentent des saillies intérieures sépa rées legs unes des autres par des évidements qui sont de préférence reliés entre eux.
De cette faon, le métal liquide peut toujours passer entre la matière textile et les surfaces des éléments 13, 14 et 17, de façon à éqiûli- brer 1a pression de chaque côté de la matière.
On peut obtenir ce résultat. commodément à l'aide de crénelures pratiquées sur les surfa- ces du récipient contenant le métal liquide, et un moyen approprié consiste à pratiquer des crénelures allant du fond au sommet du ré- eipient 4 et légèrement inclinées sur la verti cale, par exemple d'environ 2 1/2, comme cela est indiqué dans les fig. 3 et 4.
On. a constaté aussi qu'il, est utile que les crénelures prati quées sur des surfaces opposées soient incli- nées dans des sens opposés, afin de dévier la matière; par exemple, si les crénelures de la surface intérieure de 13 sont inclinées vers la droite, les crénelures de la surface opposée de 17 seront inclinées vers la gauche.
Une dispo sition analogue est adopté sur les surfaces opposées de 17 et de 14. Dans l'exemple repré senté, les crénelures peuvent être telles que la distance entre leurs sommets soit d'environ 6 mm, et que leur .profondeur soit d'environ 3 mm.
Le bac à teinture est représenté avec plus de détail dans l'es fig. 5 et 6, la liqueur de teinture arrivant par un conduit d'admission 24, passant le long de chaque côté du bac et entrant à l'intérieur en passant par une série de trous 25 pratiqués de chaque côté, et dont la section v a en augmentant de l'extrémité d'arrivée à l'autre extrémité afin d'égaliser le courant d'entrée sur toute la longueur du bac.
Pour l'impression des matières textiles, la couleur sera appliquée sur la matière avant l'entrée dans le métal liquide, de toute façon connue, après quoi l'on fait passer la matière à travers le métal d'une manière semblable à celle qui est indiquée plus haut, avec ou sans .application de liqueur de traite ment à. la surface du bain de métal ou dans le dispositif à tampon.
En plus du chauffage ou au lieu du ehauf- fage du métal liquide ait moyen de tuyaux intérieurs 13, on. peut faire passer ale métal extérieurement à travers un dispositif de chauffage et on peut aussi le filtrer, Dans une variante, une, série de roideaux peuvent être disposés de faeon à plonger par tiellement on entièrement, dans le métal li quide, la matière passant sur ces rouleaux en effectuant. un parcours sinueux à. travers le métal liïlLiide;
les rouleaiLl peuvent. ainsi rem plir une grande partie du volume du bain. Comme on l'a dit, phis haut, la. liqueur de traitement peut. flotter à la surface du bain.
On a constaté due lorsqu'on fait passer une matière textile à travers un bain de métal liquide, comme c'est. le cas dans l'appareil dé crit plus haut., on obtient les résultats .sui- vants c_) On obtient un effet de compression dé pendant de la densité du métal et de la pro fondeur du bain. La pression est répartie iini- forménient et ne détériore pas la surface de la matière.
Lorsqu'on emploie un alliage ayant la. composition indiquée plus haut (alliage dont, la. densité est d'environ 9), la pression au fond du bain de métal liquide peut. être approximativement de 1,4 l@g/cm\@.
b) Le métal empêche positivement l'échap pement de toute liqueur de traitement. préala blement appliquée sur la. matière, et il assure l'utilisation effective de la. totalité de cette liqueur pour l'opération désirée.
c) La matière et. toute liqueur qu'elle con tient atteiflment presque immédiatement la température du métal et il est ainsi possible de régler les conditions optima. pour la réac.- t.ion.
(Z) L'exclusion de l'air pendant. l'opération a. pour effet d'accélérer et de condenser lar gement. l'opération si celle-ci est d'une nature telle qu'elle soit restreinte par la. présence de l'air. II est possible de retenir le métal liquide et la liqueur (qui est de nature aqueuse), dans la matière à des températures de plLis de l00 C.
Q) Si une couche de liqueur de traitement. se trouve ait sommet du bain de métal, cou che à. travers laquelle la matière passe avant d'entrer clans le métal, une particularité con siste en ce qu'avec -une matière non uniforme, la quantité de liqueur appliquée est propor tionnelle à la. quantité de matière en un point quelconque, ce qui est- la condition requise pour obtenir les meilleurs résultats.
f) Le traitement thermique d'une matière séchée est effectué plus rapidement que par d'autres opérations, par suite du contact. in time entre la matière et le métal.