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Procédé et appareil pour enlever et transporter les cendres et les résidus analogues des foyers
Cette invention a pour objet un procédé et un appa- reil pour enlever et transporter les cendres et les résidus analogues des foyers et utilisables en particulier mais sans aucune limitation pour l'enlèvement des cendres, des mâche- fers et des résidus semblables des foyers dans lesquels on brûle du combustible et plus particulièrement des cendres provenant des foyers de chaudières alimentés par des oombus- . tibles pulvérisés.
L"entraînement hydraulique pour concasser et éli- miner les particules compacifiées de diverses matières est bien connu pour l'enlèvement des cendres de foyers et des conglomérats de produits des mines et de divers genres de terre appartenant à des terrains stratifiés perméables à l'eau, les matières solides ayant subi l'érosion due à cet entraînement hydraulique étant conduites ou chariées'par de l'eau en vue de leur traitement dans des canaux ou rayères, les matières solides étant séparées de leur eau d'entraîne- ment par un appareillage connu en n'importe quel point dési- ré.
Le jet d'eau unique normalement employé est desti- né à réagir sur un seul plan et pour avoir une zone d'es- pace libre proportionnelle à l'énergie du jet, et comme la
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longueur réellement effective de la projection du jet pour une pression économique représente au maximum trois mètres environ, les appareils employés jusqu'à présent ont été étu- diés de façon que la base de la trémie à cendres soit divi- sée en une série de plans inclinés relativement, courts de glissement des cendres, de façon que chaque jet individuel comporte sa propre zone convenable d'enlèvement des cendres, les remous de l'eau dégageant les cendres pour permettre leur entraînement.
On a également pensé à munir la base d'une trémie ou d'une sole à cendres d'une série d'ajutages placés trans- versalement à sa longueur et étudiés pour osciller par rap- port à une entrée centrale. Dans ce dernier cas, le courant d'érosion en croix ou en diagonale nuit à l'écoulement des cendres entraînées vers 11-orifice de sortie, et dans certai- nes positions de l'ajutage pendant son oscillation , ce cou- rant d'érosion fait un certain angle par rapport à l'écou- lement de la matière qui s'échappe. Cette particularité se traduit par un empilage ou tassage des cendres et par la création de dépôts de cendres entre les entrées ou les par- ties centrales des ajutages.
De même, si une longue base de trémie à cendres est divisée en plusieurs soles, ce qui impose des raccor- dements multiples et un montage exact des jets, les frais de premier établissement et d'entretien sont très élevés. Cet- te disposition des soles impose d'ailleurs inévitablement une opération de décendrage exagérément longue et compli- quée, puisqu'il faut manutentionner séparément les cendres provenant de chacune des soles et manoeuvrer à la main chaque jet et son arrivée d'eau sous pression.
De plus, dans diverses constructions de base de trémies à cendres dégagement par jet d'eau, on doit pré- voir une plaque d'aisselle pour diviser la base de la trémie en compartiments convenables, chacun étant étudié en vue d'un décendrage individuel et séparé. Si les plaques d'ais-
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selle réfractaires placées entre des soles adjacentes ont la forme d'un prisme triangulaire, on sait que la chaleur de rayonnement du foyer ne tarde pas à les détruire.
Si par contre, en vue de parer, à cette difficulté, les'plaques d'aisselle en question'sont plates à leur sommet, ces faces supérieures plates forment des logements où se prennent les cendres et que ne peuvent atteindre effectivement les jets d'eau, de sorte que les couches de cendres qui sont ainsi rapprochées de la source de chaleur formée par la combus- tion du combustible tendent à se vitrifier et à former une . sorte de glaçure qui doit être enlevée périodiquement à la main, ce qui peut obliger à un arrêt de marche.
Dans ces conditions, un autre but de la présente invention est de supprimer totalement les plaques d'aisselle de ce genre et d'utiliser une embase continue dont la lon- gueur peut représenter toutes dimensions appropriées à la largeur du foyer de la chaudière. Cette caractéristique est harmonisée avec la tendance moderne qui consiste à accroî- tre très notablement la capacité d'évaporation des éléments producteurs de vapeur individuels, les trémies à cendres ayant de ce fait des. dimensions telles que la difficulté du décendrage s'en trouve augmentée.
Une autre difficulté se présente dans l'hypothèse de cendriers de courte longueur et de jets uniques, en ce sens que les cendres peuvent débouler à la manière d'une avalanche et obstruer l'orifice de sortie et le canal d'écou- lement principal. Dans la pratique normale, l'orifice de sortie desservant un cendrier ou une sole quelconque est protégé par un volet pivotant à contre-poids, de sorte que quand les cendres déboulent , le choc de leur masse surmon- te la résistance du contre-poids et qu'une fraction des cen- dres qui déboulent ainsi risque d'engorger l'orifice de sor- tie et le canal d'évacuation principal.
En dehors des buts sus-indiqués, l'invention se propose d'obvier de façon économique à nombre des difficul-
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tés qui se sont présentées jusqu'ici, de simplifier la con- struction nécessaire de la trémie cendre au-dessous de la grille ou du foyer et plus généralement de créer un procédé se prêtant à des applications souplesà la volonté des usa- gers pour l'enlèvement de cendres et de scories de diverses natures et compositions, le dispositif d'actionnement qui assure le décendrage étant amené automatiquement ou autrement en position de travail, puis écarté automatiquement ou autre- ment du trajet que parcourent les cendres ainsi entraînées.
L'invention est matérialisée dans un procédé pour déplacer et enlever les cendres ou d'autres matières solides du même genre consistant à obliger ces matières solides à s'accumuler sous la forme d'une pile ou d'un tas sur un sup- port incliné vers le haut de l'avant vers l'arrière, à sou- mettre cette pile de cendres à une érosion et à une désagré- gation progressives en projetant contre sa surface .frontale, en succession depuis l'avant jusqu'à l'arrière de ce support et au fur et à mesure que la surface frontale de cette pile recule, une série de jets d'eau à pression élevée dirirés vers le haut le long du dit support et placés dans sa lon- gueur en tandem à des intervalles ne dépassant pas la lon- gueur de travail effective des dits jets d'eau,
et à aider l'entraînement et l'élimination par l'eau de ces matières solides ainsi soumisesl'érosion ou à la désagrégation vers le bas et à l'écart du dit support incliné en proje- tant de haut en bas contre ce support, en succession par rapport à la première série de jets d'eau, une autre série de jets d'eau à haute pression projetés en tandem le long du dit support.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, un dispositif est prévu pour refroidir le support du tas de cendres.
Le procédé de déplacement et d'enlèvement des cendres ou autres matières solides que prévoit l'invention comprend également l'action de haut en bas d'un ou plusieurs
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jets alternés avec un ou plusieurs jets projetés vers le haut, la disposition de ces jets étant étudiée de manière à leur permettre d'agir sur des zones séparées srétendant collectivement sur tout'e la largeur de la face frontale de la pile ou du tas de matières.
L'invention est également matérialisée dans un ap- pareil pour la mise en oeuvre du susdit procédé de décen- drage et comprenant une trémie unique de réception des cen- dres ayant la forme d'une auge et mesurant une longueur su- périeure à sa largeur, les côtés de cette trémie convergeant vers une embase inclinée longitudinalement et comportant à sa partie avant et à son extrémité,inférieure un orifice de sortie pourvu d'une porte à commande positive et, disposée en tandem dans le sens longitudinal et le long de cette em- base, une série d'ajutages dirigés vers l'arrière et une sé- rie d'ajutages dirigés vers l'avant, ces divers ajutages étant destinés, en vue de la production de jets d'eau, à être rac- cordés à une canalisation d'eau à haute pression,
un canal d'écoulement étant prévu pour recevoir la matière qui s'échap- pe par le dit orifice placé à l'avant de la trémie.
L'appareil que prévoit l'invention comprend égale- ment un dispositif permettant de ramener par translation ou par rotation vers l'arrière les ajutages par lesquels jaillissent les jets d'eau dans une position arasée par rap- port à l'embase de la trémie, en position de repos, afin d'éviter une accumulation sur elle de matières solides avant ou après son fonctionnement.
Les ajutages producteurs de jets d'eau ont une forme étudiée pour entraver au minimum le mouvement des ma- tières solides qui sont entraînées vers l'orifice de sortie terminant l'embase de la trémie.
La porte de commande de l'orifice de sortie de la trémie est, de préférence, du type courbe, c'est-à-dire à auto-dégagement et montée pour pivoter au,-tour d'un axe transversal à l'orifice de sortie de la trémie, cette porte
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étant tarée par un contre-poids et déplaçable soit à la main, soit par une commande électrique utilisant un solénolde. Cet- te porte est creusée sur son bord de fermeture d'une gor- ge permettant son drainage à partir de la. sole ou de l'em- base de la trémie en position fermée.
Cette embase ou sole de la trémie a, de préféren- ce une construction métallique, et les ajutages par lesquels jaillissent les jets d'eau sont répartis le long de cette embase, chacun étant porté par dès montures pivotantes sé- parées, une des faces de la monture étant plane et placée de niveau avec l'embase quand l'ajutage est au repos, de sorte qu'un écoulement ininterrompu peut se produire au-dessus de la monture quand l'ajutage est ramené en arrière. Ce mode de montage est appliqué ou peut être appliqué à tous les aju- tages, sauf l'ajutage avant, mais les divers ajutages sont profilés dans le sens de l'écoulement des cendres quand ils occupent leur position de travail pour n'opposer qu'un mi- nimum d'entrave au courant de liquide.
Suivant la réalisation à préférer, les ajutages sont amenés automatiquement en position de travail dans la sole par l'arrivée même du liquide sous pression dans ces ajutages, et ramenés automatiquement en arrière dès que la pression des liquides cesse de se manifester. Ce mouvement et ce fonctionnement automatiques des ajutages sont assurés d'une ou plusieurs façons, c'est-à-dire par la force de ré- action provenant de l'arrivée du liquide sous pression, par un dispositif hydraulique comportant un cylindre et un piston ou encore par une timonerie reliée à un moteur quelconque actionné par le liquide sous pression ou par une source d'é- nergie extérieure. Le retour en arrière des ajutages peut être facilité jusqu'à la limite de leur mouvement par des organes élastiques ou par des organes agissant par gravité.
L'embase de la trémie à cendres est formée, de préférence, de blocs de fonte profilés disposés de manière à ménager. une surf ace supérieure unie et à s'enchevêtrer les
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uns dans les autres. Ces blocs profilés sont', de préférence, creux et refroidis par une circulation d'eau, leur série re- posant sur un sommier ou radier en béton ou sur des pou- trellestransversales. 'embase ou sole de la trémie a la forme approximative d'une auge à section semi-circulaire et présente une certaine déclivité de l'arrière vers l'avant,
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et les ajutages sont étudiés pour pénétrer ou s'encastrer - des dans la sole en prenant la place d'un ou plusieurs/blocs de fonte, la transmission permettant le rappel en arrière des ajutages étant montée, de préférence, au-dessous de la dite sole.
Pour accélérer le fonctionnement de cet appareil de décendrage, il importe que les fonctions de l'opérateur soient réduites au maximum de simplicité. A cet effet, l'in- vention prévoit la commande électrique des divers éléments participant au fonctionnement de l'appareil à partir d'un tableau de distribution unique et par boutons poussoirs ou dispositifs de déclenchement à micro-interrupteur ou encore par télé-commande hydraulique avec leviers de commande prin- cipaux groupés et, comme dans l'hypothèse d'organes de com- mande électriques,placés dans le voisinage de l'extrémité de sortie de la trémie.
Ces divers organes de contrôle sont beaucoup moins nombreux suivant la présente invention qu' ils ne sont normalement nécessaires, étant donné que la simple manoeuvre déterminant l'arrivée de l'eau sous pres- sion à n'importe quel ajutage producteur de jet a pour effet d'amener automatiquement cet ajutage en position de travail et que, dans certaines réalisations, l'interruption de l'ar- rivée d'eau ramène l'ajutage à sa position de repos.
Dans toute la présente description, l'expression "jet d'eau'] désigne le jet d'eau projetée par l'ajutage et l'expression "ajutage" englobe l'ajutage proprement dit. et l'enveloppe dans laquelle il est monté.
Dans les dessins annexés, qui représentent des réalisations constructives préférées de l'appareil avec tré-
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mie à cendres et ajutages rétractiles conformeà l'invention:-
La fig.l est une vue en plan de la trémie.
La fig.2 est une vue en coupe verticale faite par la ligne II-II de la fig.l
La fig. 3 est une vue en coupe transversale faite par la ligne III-III de la fig.2.
La fig 4 est une vue en élévation latérale avec cou- pe partielle d'une réalisation constructive qu'on peut donner à un ajutage rétractile ou escamotable logé dans l'embase de la trémie.
La fig. 5 est une vue en section droite faite à tra- vers l'embase de la trémie munie de l'ajutage rétractile que montre la fig.4.
La fig. 6 est une vue en coupe faite à travers l'ori- fice de sortie commandé par une porte de la trémie, dans sa position ouverte, la coupe étant faite par la ligne VI-VI de la fig.2.
La fig.7 est une vue prise au niveau de la ligne VII-VII de la fig.2 , la porte étant supposée en position fermée.
La fig. 8 est une vue en coupe horizontale d'une variante de construction d'un ajutage rétractile logé dans une paroi latérale de la trémie.
La fig.9 est une vue en coupe horizontale de la trémie et de l' ajutage représentés dans la fig. 8, cet aju- tage étant logé dans ses parois latérales.
La fig.10 est une vue en élévation d'arrière de l'ajutage représenté en fig.9.
La fig.ll est une vue en élévation de face d'une va- riante de construction d'un ajutage rétractile.
La fig.12 est une vue en coupe longitudinale de l'a- jutage représenté en fig. 11.
La fig.I3 montre l'application du dispositif auto- matique assurant le rappel en arrière de l'ajutage représen- té en fig . 11 et 12.
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Les figs. 14 et 15 sonb des vues montrant respeotivement en élévation latérale et en plan les détails d'un ajutage rétractile profilé.
La trémie 1 a la forme d'une auge ou cuvette allongée et est délimitée par des parois latérales 2 convergeant vers le bas et par des parois avant 3 et arrière 4 se terminant par une embase formant.sole. Les parois de cette trémie sont cheminsées par une matière réfractaire 6 telle que des, briques réfractaires ou leur équivalent et sont supportées
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nar des membrures métalliques 7 formant bâti montées sur un aUtre ' radier 8 en béton ou sur. une/fondation convenable. La partie inférieure du garnissage ou chemisage réfractaire 6 comporte un parement métallique 9, et l'ambase 5 de la trémie est formée de blocs métalliques profilés 10 enchevêtrés les uns dans les autres et reposant sur unesupport métallique 11 porté par les membrures de bâti 7.
Ces blocs 10 présentent sur leur face inférieure des canaux 12 à inter-communication formant un labyrinthe parcouru par l'eau de refroidissement arrivant par une tubulure 64 prévue dans la paroi arrière 4, le refroidissement des blocs 10 contribuant à empêcher les particules vitreuses de cendres de s'agglomérer et d'adhérer aux blocs 10.
Comme le montre la fig. 2, l'embase 5 de la trémie 1 présente une déclivité depuis sa paroi arrière 4 jusqu'à sa paroi avant 3 et se termine par un orifice de sortie 13 fermé par une porte courbe 14 montée pivotante et munie d'un contre- poids 15 et d'une'manette 16 permettant sa manoeuvre. L'ori- fice de sortie 13 et la porte 14 sont logés dans un carter 17 qui permet d'empêcher ou de contrôler à volonté l'entrée de l'air à l'embase de la trémie, et la porte courbe 14 présente une gorge permettant le drainage du liquide provenant de l'embase¯5 quand cette porte est fermée. Dans la paroi du carter 17 qui fait face à l'orifice de sortie¯13 se trouve un ajutage 18 alimenté par de l'eau sous une pression élevée et dirigé vers l'orifice de sortie 13.
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Au-dessous de cet orifice 13 se trouve un canal d'écou- lement 19 muni d'un ou plusieurs ajutages pour faciliter l'entraînement et l'enlèvement de la matière qui lui arrive de cet orifice 13.
De distance en distance le long de l'embase 5 de la trémie 1 sont disposées en tandem deux séries d'ajutages pivotants 18, les tuyères 20 d'une de ces séries d'ajutages étant étudiées pour projeter l'eau vers le haut le long de l'embase 5, tandis que les tuyères 20 de l'autre série sont étudiées pour projeter l'eau vers le bas le long de l'embase 5. Ces ajutages 18 logés dans l'embase de la trémie sont dis- posées de telle sorte que, quand ils sont au repos, ils présentent vers l'intérieur de la trémie 1 une surface arasée par rapport aux blocs de fonte 10. Les détails de la construc- tion et de la disposition des ajutages 18 ainsi logés dans ' l'embase de la trémie sont représentés dans les figs. 4 et 5.
Chaque ajutage est constitué par un boitier 21 calé sur un arbre creux 22 et muni d'un conduit courbe monobloc 23 dont une extrémité communique à l'intérieur du boîtier 21 avec l'arbre creux 22 et dont 1.'autre extrémité est taraudée pour recevoir la tuyère filetée 24. L'extérieur du conduit 23 est profilé pour présenter le minimum d'entrave à l'écoulement du liquide. Le bottier 21 de l'ajutage présente, vu latérale- ment, une forme analogue à celle d'un triangle équilatéral, les angles 25 du bottier 21 étant tronqués et présentant un contour courbe formant un arc de cercle dont le centre coin- cide avec celui de ce triangle. A deux des angles ainsi tronqués sont prévues des butées 26 destinées à limiter à 120 la rotation du bottier 21.
L'arbre creux 22 est perforé pour communiquer avec le conduit 23 et est monté pivotant à chaque extrémité dans des paliers 27 fixés dans les membrures de bâti 6. L'arbre 22 est supporté dans des consoles 28 qui pendent au-dessous d'une plaque 29 ajourée de manière à per- mettre à l'ajutage de faire saillie à travers elles et confor- mées de manière à pouvoir remplacer un:ou plusieurs des
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blocs 10 et à s'araser au niveau de leur surface. Une oreux c.-" extrémité de l'arbre/22 est fermée et porte un levier 30 muni d'un contre-poids 31; son autre extrémité est montée pour pouvoir tourner dans un tuyau d'adduction d'eau à haute pression 32 muni d'une garniture d'étanchéité 33.
L'ajutage décrit ci-dessus est étudié pour tourner automatiquement afin de benir occuper sa position de travail ou sa position de repos selon que l'eau sous pression est envoyée vers lui ou coupée, et le fonctionnement de l'ajutage utilise la force de réaction créée par le jet d'eau qui est projeté hors de sa tuyère 24. Le contre-poids 31 et le levier 30 sont montés sur l'arbre creux 22, de façon que quand on coupe la pression d'eau, ce contre-poids 31 prenne sa position la plus basse ( dessinée en pointillé dans la fig. 4) parmi ses deux positions et que la surface plane 21a du bottier triangulaire 21 de l'ajutage s'arase au niveau des blocs 10, la tuyère 24 étant dirigée vers le bas et vers le gauche'en regardant les dessins.
Cette position est représentée en A dans la fig.2, La rotation au delà de cette position est empêchée par les butées 26 qui portent contre la face infé- rieure de la plaque 29. Quand on fait arriver l'eau sous pression, la réaction du jet d'eau qui jaillit de la tuyère 24 fait tourner l'ajutage et son arbre creux 22 dans les paliers 27 en sens inverse des aiguilles d'une montre sur 1200 ou à peu près, une rotation plus accentuée étant empê- chée par la venue de la butée 26 en contact avec la plaque 29.
Cette position de l'ajutage est représentée en fig. 4 et en B en fig. 2.
Une variante de construction de,l'ajutage est représentée dans les figs.ll et 12. Dans cette réalisation, le bottier 34 de l'ajutage constitue une capacité dont la face supérieure fait un angle qui correspond à celle des blocs 10 dans lesquels elle est logée. Ce bottier 34 comporte un conduit interne 35 dont une extrémité'est taraudés pour recevoir l'extrémité d'un tuyau 36 monté télescopiquement à.l'intérieur d'un
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tuyau 37 d'adduction d'eau sous pression élevée, le tuyau 36 traversant une garniture d'étanchéité 38 encastrée dans l'embouchure du tuyau 37.
A son autre extrémité, le conduit interne 35 du boitier 34 de l'ajutage est taraudé pour rece- voir la tuyère 39, Ce boîtier est pourvu de butées 40 s'étendant à partir de sa face inférieure afin de limiter la distance dont l'ajutage fait saillie au-dessus des blocs 10 dans lesquels il est logé. Des tourillons 41 solidaires du tuyau 36 sont enclavés par les bras d'une fourchette 42 solidaire à son autre extrémité d'un arbre 43 supporté par une console 44 elle même solidaire des membrures 5 de l'em- base de la trémie et traversant un palier 45 monté dans la paroi latérale 2 de la trémie. L'extrémité de l'arbre 43 qui se trouve à l'extérieur de la trémie porte un bras 46 calé sur elle et venant en prise avec un écrou 47 faisant partie d'un mécanisme à vis et écrou commandé par une manette 48 fixée à une vis 49.
Au cours du fonctionnement, la manoeuvre du mécanisme à vis et écrou 47-49 par la manette 48 fait pivoter le bras 42 sur l'arbre 43 et élève ou abaisse par là même le tuyau 36 à montage télescopique et l'ajutage fixé à lui. Le mouvement de montée de l'ajutage est limité par le fait que les butées 40 viennent porter contre les blocs 10 et par le fait que le rappel de l'ajutage au-dessous du niveau des blocs 10 est empêché par un collier 50 fixé au tuyau 36 qui bute contre la bague 51 formant col de la garniture d'étan- chéité lors du recul de l'ajutage.
Dans la fig. 13 est représenté l'ajutage sus-décrit étudié en vue de sa commande automatique par le simple fait d'envoyer l'eau sous pression ou d'interrompre son arrivée.
Dans cette construction, le collier 50 supporte la partie médiane d'un levier 52 portant à une extrémité un contre- poids 53 et monté pivotant à son autre extrémité dans une console 54 fixée à l'embase 11 de la trémie.
Quand on envoie l'eau sous pression, la différence de
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pression qui est créée entre le tuyau 36 et,le tuyau 37 par suite du diamètre plus petit du premier soulève l'ajutage jusqu'à sa position de travail, l'action du bras muni du con- tre-poids le ramenant en arrière à une position arasée par rapport aux blocs 10 quand on coupe l'arrivée sous pression.
Dans les fig. 14 et 15 est représentée une construc- tion profilée ou carénée du,bottier 34 de l'ajutage. Dans cette construction, les butées 40 sont placées latéralement au bottier.
L'ajutage ayant la construction que montrent les fig.
8,9, et 10 est destiné à être monté dans les parois laté- rales 2 de la trémie 1. Cet ajutage a sensiblement la mê- me construction que celle qui est représentée dans les fig.
12 et 13, mais les parois terminales 55 et 56 de son bottier 34 présentent une certaine déclivité, de sorte que ce boî- tier peut être dégagé diagonalement dans le bloc métallique creux 57 dans lequel il est monté. Ce bloc 57 remplace une partie du garnissage réfractaire et du parement métallique des parois latérales 2 de la trémie et est obturé à l'ex- térieur de cette trémie par une plaque 58 munie d'un man- chon tubulaire 59 et d'une patte intérieure 60 faisant corps avec elle. Le' tuyau télescopique 36 traverse un orifice de cette.patte 60, et le tuyau 37 d'adduction d'eau sous pres- sion est monté dans le manchon tubulaire 59.
Un ressort à boudin 61 monté sur le tuyau 36 est arobouté à ses extrémi- tés respectives contre la patte 60 et contre le collier 59; il maintient normalement les tuyaux 36 et 37 dans la posi- tion affaissée, c'est-à-dire dans la position dans laquelle le boîtier 34 de l'ajutage affleure la paroi du bloc 57 à l'intérieur de la trémie 1.
Dans le fonctionnement de cette dernière réalisation constructive de l'appareil, l'envoi de l'eau sous pression provoque une extension du tuyau 36 hors du tuyau 37 malgré l'antagonisme du ressort 61, l'ajutage faisant saillie hors de la paroi 2 dans la trémie 1 et étant ramené en arrière
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sous l'action du ressort 61 quand on coupe l'arrivée d'eau sous pression.
A titre de variante, il peut être prévu un bras pivo- tant 62 pour amener l'ajutage en position de travail ou in- versement en position de repos vers l'arrière.
La mise en oeuvre du procédé que prévoit l'invention pour enlever et transporter les cendres des foyers s'opère de la manière suivante:-
Les cendres 63 qui tombent dans la trémie 1 en prove- nance du foyer sont dirigées par les parois convergeantes 2, 3, et 4 pour former un tas sur les blocs 10 recouvrant l'embase 5. Les blocs 10 sont refroidis par l'eau qui cir- cule au-dessous d'eux à partir du tuyau d'adduction 64 et produisant par conséquent un refroidissement partiel des cendres dont l'effet est d'empêcher ou de réduire au mini- mum la clinkérisation ou agglomération de particules sili- cieuses ou d'autres particules des cendres sur les blocs, les parties ainsi agglomérées étant résistantes 8 l'érosion causée par les jets d'eau projetés à haute pression.
Quand on veut évacuer les cendres de la trémie, on ouvre la porte courbe 14 et on envoie l'eau sous pression dans l'ajutage 18 qui se trouve dans la paroi de 1'.enveloppe 17 de la porte.
Cet ajutage 18 projette un jet d'eau sous une pression élevée contre la surface avant des cendres chaudes 63, la pression du jet d'eau et le refroidissement brusque qui le
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. produit causant une érosion et une désagrégation de , le ,Qr- 1e de 1 ti ti : w18 ¯¯¯.
% - - tie avant du tas de cendres 63. La déclivité de l'embase 5/ fait que les remous dûs au jet d'eau entraînent les cendres et les transportent nettement en dehors de l'embase 5 de le trémie, ce qui leur permet de tomber dans le canal d'écou- lement 19 où leur entraînement et leur évacuation par l'eau. sont aidés-par un ou plusieurs jets d'eau projetés dans ce canal 19A. Quand l'évacuation des cendres provenant de l'em- base de la trémie s'est poursuivie jusqu'au point où ceux des ajutages 18 placés le plus en avant et envoyant leur jet
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d'eau vers le haut le long de l'embase inclinée 6 sont décou- verts et débarassés de cendres on envoie l'eau sous pression, , de sorte que les ajutages sont amenés automatiquement ou , manuellement en position de travail comme décrit ci-avant.
Ces ajutages dirigés vers'le haut évacuent alors une quanti- ,té supplémentaire de cendres, les remous provenant des jets d'eau entraînant les cendres et les obligeant à dévaler le long du fond incliné du canal 19.
L'action des jets d'eau dirigés vers le haut comme il vient d'être dit continue à imposer une érosion et une désa- grégation au tas,de cendres jusqu'à ce que l'ajutage qui agit vers le bas le long de l'embase Inclinée 5 soit débarassé de cendres.-A ce moment, cet ajutage est mis en action. Le jet d'eau à haute pression dirigé vers le bas le long de l'emba- se 5 contribue à assurer l'entraînement des cendres et leur évacuation par les remous produits par les jets d'eau qui a- gissent vers le haut et débarassent de cendres la région infé- rieure de cette embase.
Au fur et à mesure que la face du tas de cendres recule sous l'action des jets d'eau à haute pression, d'autres aju- tages dirigés vers le haut et vers le bas le long de l'emba- se inclinée 5 sont amenés successivement en action jusqu'à ce que la totalité de l'embase de la trémie soit sensible- ment exempte de dépote..' de cendres. Pour assurer aux'ajuta- ges l'efficacité de travail requise, leur écartement le long de l'embase 5 doit être calculé-de telle sorte que la distan- ce entre les jets dirigés successivement vers le haut* et vers le bas ne soit pas supérieure à la distance à laquelle les jets d'eau sont efficaces pour soumettre à l'érosion et à la désagrégation la masse de cendres contre laquelle ils sont dirigés.
Cette distance variera naturellement avec les dimen- sions des tuyères emboîtées dans les ajutages et avec la pression d'eau dont on dispose pour faire fonctionner l'ap- pareil. Les ajutages doivent, en outre, être disposés de tel-
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le manière que les jets d'eau qui en jaillissent attaquent collectivement des zones comprenant la totalité de la lar- geur de la surface avant du tas de cendres a fin d'éviter qu'il ne subsiste des ilôts de cendres non attaqués par l'érosion. Ces facteurs ainsi que la résistance l'érosion du type de cendre soumis au travail sont déterminants au point de-ve de la disposition qui convient pour les ajuta- ges dans n'importe quel appareil particulier.
En plus des ajutages disposés dans l'embase 5 de la trémie, des ajutages supplémentaires dirigés vers le haut et vers le bas et logés dans les parois latérales de la trémie peuvent faciliter la désagrégation, l'entrainement et l'évacuation des cendres, comme représenté dans les figs. 8,9 et 10.
Les modes de construction des ajutages représentés dans les figs 11 à 15 peuvent être employés au lieu des ajutages pivotants que montrent les figs. 1, 2, 4 et 5, les ajutages étant étudiés dans les deux cas en vue de fonctionner automatiquement lorsqu'on envoie la pression d'eau ou qu'on l'interrompt ou encore en vue d'une commande positive manuelle ou avec dispositif auxiliaire mécanique.
C'est ainsi, par exemple, qu'un dispositif peut être prévu pour mettre eh action ou au repos un ou plusieurs des ajuta- ges en question selon n'importe quelle succession désirée en utilisant des solénoides à télé-commande ou un autre mécanisme d'actionnement en combinaison avec la commande de l'adduction d'eau sous pression.
L'action exercée par les jets d'eau jaillissant des ajutages sur le tas ou la pile de cendres peut être observée à travers un regard convenablement disposé (non représenté), l'opérateur réglant le régime de marche de ces ajutages suivant les observations qu'il fait. Ainsi, par exemple, quand la partie inférieure de l'embase 5 a été débarrassée de cendres, on peut mettre au repos les ajutages dinigés vers
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.le haut et vers , /le bas et attaquant cette même partie de l'embase et les
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faire tourner ou les ramener en arrière pour qu'ils affleurent cette embase afin de ne,pas gêner l'entraînement de la matière évacuée par les jets d'eau jaillissant des autres ajutages placés plus haut le long'de cette embase inclinée.
Ainsi, les jets dirigés vers le bas peuvent être projetés alternativement par rapport aux jets dirigés vers le haut et en succession de l'avant à l'arrière de l'embase inclinée.