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" Procédé d'obtention de masses et objets à action antibiotique."
La présente invention concerne l'obtention de masses et d'objets à action antibiotique.
On a déjà proposé, pour rendre certaines surfaces ou certains objets auto-désinfectants, insecticides ou anti-crypto- gamiques, d'incorporer, partrempage ou autres moyens analogues, aux substances qi constituent ces surfaces ou ces objets, une certaine quantité de produits chimiques liquides doués de proprié- tés spécifiques antiseptiques, insecticides ou anti-cryptogamiques.
Dans certains cas, en particulier avec différentes sub@- tances support poreuses ou capillaires, on a obtenu des résultats assez satisfaisants. Cependant, on a constaté que les propriétés antiseptique, insecticide ou anti-cryptogamique ainsi conférées aux objets ou surfaces traités tendaient à disparaître relative- ment rapidement en raison de la volatilité des substances chimi- ques utilisées pour ledit traitement, même si ces substances étaient additionnées de corps fixateurs à faible tension de vapeur.
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La présente invention a pour objet un procédé aui per- met d'obtenir des masses, objets ou surfaces à aetion antibiotique c'est-à-dire antiseptique, insecticide ou anti-cryptogamique, ca@a- ble de conserver cette action pendant une durée pratiquement illi- mitée.
L'invention a également pour objet les masses et objets traitas conformément à ce procédé.
Celui-ci consiste fondamentalementintroduire, sous forme d'une dispersion régulière, dans la substance constituant 1. masse ou objet auquel on désire conférer une action antibiotique, une substance chimique antibiotique capable ce se cristalliser à l'intérieur de ladite substance de base.
La substance antibiotique peut être introduite dans la substance de base soit sous forme liquide ou d'une solution dans un solvant partir duquel ladite substance antibiotique peut so cristalliser, soit directement sous forme cristalline, L'introduc- tion elle-même neuf être réalisée car tout moyen connu capablede tonner lieu une dispersion régulière de la substance antibiotique dans la substance de base et d'assurer un mélange ou une interp@- nétration aussi poussé que nossible de ces dites substances.
C'est ainsi oue, dans le cas où la substance de base se présente, -, un moment quelconque, sous forme pulvérulente, liquide ou pâteuse à une température peu supérieure à la normale, on peut procéder par simple mélange intime de la substance antibiotique dans la subst@@- ce de base. Dans le cas où la masseà traiter se présente sous form, solide plus ou moins spongieuse ou poreuse, par exemple dans le car ce masses de bois, de métal poreux ou de caoutchouc spongieux, on peut procéder par injection ou imprégnation de ladite substance, l'état liquide ou dissous, dans la masse en question.
La substance antibiotique utilisée peut être mélangée, @vent son introduction dans la matière de base, d'autres subs- @
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tances telles que, par exemple, l'huile de lin ou le latex, à par- tir desquelles cette substance, après mélangeà chaud, peut tou- jours recristalliser par refroidissement.
Comme substances antibiotiques, susceptibles d'être utilisées conformément à l'invention, on peut citer titre d'exemple :
Comme antiseptiques, l'acide phénique, le white-spirit, les essences antiseptiques cristallisables, ces substances étant de préférence utilisées dans le cas du traitement d'objets en bois, papier, matières plastiques ou autres matières analogues ; résor- cine, le para-isopropyl-méthyl-phénol ou acide thymique, de préfé- rence en mélange avec de l'huile de lin, du benzène ou du latex, ces substances étant particulièrement indiquées pour le traitement de masses ou objets en caoutchouc, naturel ou synthétique et étant alors incorporées à la substance de base, par exemple latex, avant ou rendant la vulcanisation.
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Comme insecticides ou anti-cryptogamiques, les composés organiques chlorés tels que le dichloro-diphényl-trichloréthane, l'hexachlorohexane; le trichlorophénol, le trîchloréthane, le
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ohloro-rg,aphtalène, le paradichloro benzène, l'orthodîchlorobenzène, l'alpha,ehloronaphtaléne, ou le paradi nitro-benzène, le xylénol, 1" pyréthrine, le tétrachlorure de carbone, le benzoate de ben-zyle (oxyde de benzyle et d'éthyle).
Les substances susmentionnées peuvent être utilisées seules ou en mélanges.
Les résultats les plus avantageux, tant du point de vue économique que du point de vue de la durée de persistance de l'ac- tion antibiotique conférée paraissent devoir être obtenus en uti- lisant ces substances ou leurs mélanges dans une proportion de l'ordre de 20% du poids de la masse à traiter. Cependant, cette @
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proportion n'est citée qu'à titr3 de simple exemple et l'on peut s'en écarter, dans le sens d'uneaugmentation ou d'une diminution, sans sortir du cadre de l'invention.
Les masses ou objets traitas conformément à l'invention acquièrent des propriétés antibiotiques oui se manifestent d'une façon pratiquement illimitée. C'est ainsi qu'en mélangeant du thy- mol à du latex, dans une proportion de 1b % du poids de ce der- nier, on a pu obtenir, partir du latex ainsi traita après vul- canisation, des objets en caoutchouc qui, après dix ans, conser- vaient encore des propriétés aseptiques.
Le procède selon l'invention s'applique particulière- ment bien en vue de l'obtention d'articles de chirurgie ou d'hy- gièn en caoutchouc, gants, tabliers, alèses, tapis, pessaires, sondes, drains, condoms, tétines et autres articlos analogues.
On peut également traiter conformément à l'invention, des enduits, peintures, vernis, mastics, cires et autres produits analogues, en particulier pour la conservation et l'entretien des bois. C'est ainsi que l'on peut obtenir des cires présentant des propriétés insecticides ou anticryptogamiques, d'une grande uti- lité pour la conservation des meubles.