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" PROCEDE ET APPAREIL POUR LA FABRICATION DE VACCINS ET
D'ANTIGENES" la présente invention se rapporte à un procédé perfectionné de fabrication de vaccins. Elle permet de pro- duire des vaccins connus d'une puissance accrue et de pro- duire des vaccins contre certaines maladies pour lesquelles on n'avait pas jusqu'ici produit de vaccins satisfaisants.
On définit habituellement un vaccin comme une suspension de micro-organismes tués ou atténués. Bien aucune suspension de micro-organismes vivants ou autres produits infectieux soit capable de produire des anti-corps dans @ l'animal ou l'homme auquel elle est administrée, l'emploi de micro-organismes vivants non-atténués dans un vaccin s'accom- pagne du danger de déclancher la maladie dans l'animal ou l'homme à qui le dit vaccin vivant est administré.
L'emploi de vaccins vivants atténués n'est lui-même pas sans-danger en raison de la possibilité que les micro-organismes y contenus ne reprennent subitement leurs propriétés pathogènes
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La présente invention se rapporte à des types de vaccins
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tués ou inactivés, Oe type d vaccin est généralement sans danger quand il est administré d'une manière judicieuse et sa valeur dépend entièrement de son aptitude à produire des anti-corps et par conséquent à. provoquer une immunité de l'animal ou l'homme à qui il est administré.
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Les vs.coins généralement employée de nos jours se préparent par l'un de deux procédés. Los vaccins tués par la chaleur se préparent par chauffage d'une suspension contenant les mlcro-org"smes vivante au point thormo-léthal et pendant le temps exigé. Ces vaccins sont moyennement efficaoas dans certaine cas comme préventifs do la maladie chez l'homme;
c'at le cas par exemple, du vaccin contre la fièvre typhoïde'. La chaleur a toutefois pour effet, non
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seulement dr tuer les mîcxo..4xganiamtaf maie encore de mo- difier la structure chimique de parties constitutives du micro-organisme t par conséquent affecte notablement ses
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propriétés antigènes (production à'anti-corps), ce qui di- ninue fortMitent son aptitude a. produire des anti-corps.
C'est ainsi que dans de nombreux oa8 un vaccin tué ou inac- tivé obtenu! par chauffage n'a qu'une #alQ faible ou nulle d'immunisation contre la maladie pour laquelle on l'em- ploie.
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Un deuxième procédé de production de vaccins cou- ram-ment utilisé est l'inactivation chimique d'une culture vivante. Les produits chimiques habituellement employée
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pour inactiver les diverses bactérie2, virus ou autres pro- duits infectieux sont le phénol, le merthioiate, le formol Pt 1 chloroforme. Un exemple de vaccin de ce type est le vaccin antirabique qui cet généralement inactivé par addi- tion de 1% de phénol à une suspension infectée de tissu cé-
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rébral à 8 ô. Les essaie ln vivo montrent que le vaccin an- tîrabique est relativement pela puissant et ses qualités de
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conservation sont limitées en raison de la détérioration progressive des antigènes nous l'action du phénol.
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On 8#0$t efforcé dlnaot1vér)1.S suspensions <? bac- téries où de virus par irradiation 9à 3.. lumière ultra- violette produite par la lampe de quartz à arc au mercure ou par la lampe de quartz froid*,. Bien que les expériences effectuées jusqu'ici aient montré que les bactéries etv
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virus pouvaient tire inaotivé. par la fumier* ultra-violett., les vaccina obtenue au moyen do ce procédé ne sont pas meilleure que ceux obtenue en tuant les micro-organismos par la chaleur ou les produits chimiques, et les résultats ne sont pas constante,.
Pour ce qui concerne llrad1atlon des suspensions de micro-organismes au moyen des radiations ultra-violette, les méthodes employées ont exigé de longues
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périodes d'exposition (9 minutes à 4 heur.s, avec une moyen- ne de 25 â48 minutes) telles quo les propriétés antigénos des micro-organismes ont été affaiblies ou détruites. Une surexposition des micro-organismes à la lumière ultra-
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v1okfltt entraîne la destruction des propriétés antigènes des vaccins.
L'p101 la lampe do quartz à mercure pour l'irradiation d s vaccins a conduit à cette conclusion assez générale que les organismes sont altérés avant que la sté- rilisation des micro-organismes soit obtenue, Si les anti- gènes présents dans le micro-organisme sont altérés, leur
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faculté de production d4anti-corps chez 1'hammsr est généra- lemnt affaiblie.
Bien que les résultats obtenus jusqu'ici par irra- diation de suspensions de virus ou de bactéries au moyen de la lampe de quartz à arc au mercure ou de la lampe de quartz
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froide n'aiont point compôrté d'augmentation Ce* la puissance ou dois propriétés d'antigènes des vaccine, la emanditease a trouvé qu'on pouvait obtenir des résultats fortement amé-
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livrés par la présente technique nouvelle et réglée d'irra-
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diation au moyen de laquelle on provoque l'inactivation des micro-organismes sans affecter d'un* manière sensible leurs propriétés antigènes.
La présente méthode aboutit ainsi à la production de vaccine puissante et donne égale- ment des résultats régulièrement bons et uniformes chaque fois que l'on soumet des suspensions à ce traitement. On a déterminé qu'il faut un minimum de 5 à 10 milliwatts par seconde et par centimètre carré d'une énergie de longueur d'onde de 2537 A pour produire une destruction adéquate des micro-organismes (Acceptance of Ultra Violet Lampe for Disinfecting Purposes, Journal of the American Médical Association, 24 Janvier 1942, p. 298).
Les principes réglant l'action des radiations ultra-violettes sur les micro-organismes en vue de la pro- duction de vaccin. sont les suivante :
1) Une quantité définie d'énergie ultra-violette par unité de temps est nécessaire pour tuer l'agent infec- tieux.
2) Les radiations ultra-violettes, particulière- ment de l'ordre Schuman, sont facilement absorbées par les solutions aqueuses limpides et ont une pénétration limitée particulièrement dans les fluides troublée contenant des matières organiques.
3) L'énergie ultra-violette doit atteindre l'agent infectieux et être absorbée par lui pour exercer une action léthale.
4) L'excès d'irradiation détruit rapidement les propriétés antigènes d'un agent Infectieux.
La présente invention fournit les moyens, pour la première foie, de produire des Vaccins complètement tuée avec un minimum d'altération et par une exposition très rapide d'une mince pellicule à une source puissante de radia- tione ultra-violettes qui, à coté d'une fort* émission dans
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l'extrême ultra-violet (2600 à 2000 ) émet des radiations dans l'ordre Schuman, de telle aorte que l'inactivation se produit très rapidement.
Pour la réalisation de l'invention, on emploie de préférence une chambre d'irradiation perméa- ble aux ultra-violets spécialement conçue pour obtentr un écoulement rapide d'une pellicule uniforme d'une suspension de micro-organismes dont l'épaisseur peut être abaissée jusqu'à. 0,1 mm.
la technique antérieur* employait des couches fixes de suspensions de micro-organismes contenues dans des cristallisoirs ou une colonne de fluide à. travers un tube droit en en spirale, en s'en remettant à. l'agitation,, pour exposer toutes les parties de la suspension* L'exposi- tion des suspensions dans des cristallisoirs somme on vient de l'indiquer exigeait de très longues expositions (15 à 90 minutes) de telle sorte qu'elle est non seulement indus- triellement impraticable car la quantité de vaccin est très petite, mais encore- qu'une telle surexposition donne des vaccins de médiocre qualité.
Les suspensions en tubes deman- dent également de très longues expositions (15 minutes à 4 heures), le procédé est incertain et n'est pas susceptible de normalisation, de telle sorte qu'on ne peut obtenir de résultats constants et que souvent le vaccin est sans valeur en raison de la surexposition qu'il a subie. La présente combinaison d'un* source de lumière ultra-violette d'intensi- té suffisante et d'une pellicule mince et uniforme d'une suspension de micro-organismes permet d'inactiver les micro- organsimes avec la quantité minimum d'énergio exigée pour cette Inactivation$ ce qui permet d'éviter les effets nuisi- bles provenant d'une sur-irradiation.
Ce procédé peut être normalisé et est constant et reproductible. En outre, cette combinaison d'une source puissante d'ultra-violets et d'un flux rapide de suspension fournit de grandes quantités de vaccins, suffisantes pour des opérations industrielles. Par
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exemple, un établissement biologique important distribue 10 litres de vaccin antirabique humain et 60 litres de vaccin antirabique vétérinaire par semaine. Avec un* ins- tallation comportant une lampe et quatre chambras d'irra- diation, on peut iradier 10 litres de vaccin antirabique par heure. On peut ainsi produire en sept heures dirradia- tion, au moyen d'une Boule lampe, la fourniture complète d'un* semaine.
Pratiqu*ment, au moyen d* la présente Invention, il est possible de produire un vaccin puissant inactivé en utilisant une épaisseur uniforme de pellicule ne dépassant pas 3 mm. avec un* source de lumière n'émettant pas moins de 10 milliwatts par centlmètre d'énergie dans la gamme de 2537 , avec un* durée d'exposition ne dépassant pas 10 secondes. Toutefois, si l'énergie est plus grande, la pelli- cule plus mince et la durée d'exposition plus courte, le vaccin sera plus puissant et la quantité produite plus grande.
On préfère, par conséquentemployer une pellicule en mouvement dont l'épaisseur ne dépasse pas 0,2 mm. et une lampe décrite ci-dessous ayant un rendement en ultra-violets de 50 milliwatts par centimètre carré, mesuré à une distance de 1 centimètre-, dont 40 milliwatts (80%) de l'énergie irra- diée est entre 2000 et 2600 , 5 milliwatts (10%) au-dessus de 2600 X et 5 milliwatts (la;;) au-dessous de 2000 , c'est- à-dire dans les bandes 1849 A et 1942 A du spectre. Dans ces conditions, le même vaccin peut être Inactivé beaucoup plus rapidement, par exemple en moins de 1 seconde .
La durée d'exposition nécessaire pour tuer complè- tement les bactéries ou virus catt également commandée par la turbidité de la suspension. Alors que les suspensions de 1 milliard de B. ooli de tissu oérébral à 4% sont stérilisées en 0,1 à 0,3 secondes, les suspensions plus denses exigent une plus longue période d'irradiation. On a trouvé que les
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sus pensions denses de B. Pertusses contenant 18 milliards de micro-organisme par cm3 exigent deux secondes d'expo- sition à cette lampe sous forme d'une pellicule de 0,1 mm. d'épaisseur.
Le vaccin antirabique du chien qui exige une suepension de tissu cérébral à 20%, est très trouble et tout à. fait opaque aux radiations ultra-violettes.Il exige par conséquent' une exposition de deux à quatre secondes pour un* pellicule de 0,1 mm. d'épaisseur pour être inactive.
Cette durée peut être quelque peu racourcie en faisant passer la suspension dans deux à quatre chambes d'irradiation disposées en série. Le vaccin encéphalomyélitique de cheval se prépare au moyen d'une suspension à 33,33% d'embryon de poulet. Non seulement cette matière est dense, mais encore elle s'infecte très facilement et exige pour une inactiva- tion complète jusqu'à. 5 secondes d'exposition sous une pellicule d e 0,1 mm. Le sang de porc infeoté par le choléra, qui est très opaque, peut exiger jusqu'à 10 secondes d'ex- position pour une stérilisation complète.
Bien qu'il soit préférable d'irradier une suspen- sion transparente aux ultra-violets, ona maintenant trouvé dans l'industrie qu'il était nécessaire de travailler avec des suspensions de turbidité et de concentrations variées.
Dans la pratique de la présente invention, on établit par un titrage d'irradiation" la temps minium nécessaire pour inectiver une suspension donnée de micro-organismes. Cette durée minimum d'inactivation par irradiation est augmentée dans l'opération de fabrication de manière à assumer une marge de séourité. La destruction des propriétés antigènes des micro-organismes par la lumière ultra-violette est un processus progressif, la rapidité de la destruction dépen- dant de l'intensité et de la longueur d'onde des radiations.
Evidemment, c'est l'exposition la plus courte assurant une stérilisation ou inactivation oomplètui affectera la moins les propriétés antigènes. Certains antigènes sont relative-
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ment stables à l'action des ultra-violets de telle sorte qu'une surexposition damera, encore un vaccin assez efficace.
Toutefois, alors qu'une suspension de tissu cérébral à 4% infecté par la. rage peut être complètement inactivée au moyen de cette lampe sous forme d'une pellicule de 0,2 mm. en une exposition de 0,3 secondes en donnant un vaccin de très forte puissance (protégeant contre 100.000 doses mini- mum léthales),une surexposition de trois secondes, toutes conditions égalesd'ailleurs, donnera un vaccin encore accep- table mais d'une puissance très réduite -(ne progeant par exemple que contre 5.
000 doses minimum léthales). les vaccins préparés d'une manière répétée en quantités industrielles dans les conditions préférées ci- dessus décrites, si on les essaye au moyen des méthodes standard comme l'immunisation de la soumis et si on les compare aux va.coins préparés au moyen du phénol ou autres moyens courants, montrent une valeur d'immunisation qui est un grand nombre de fois celle des vaccins courants et qui apparaît dans dertains cas comme égale à la vaccination au moyen de micro-organismes vivants.
Les dessins ci-joints représentent un dispositif d'éléments d'appareil convenant à la mise en oeuvre du pro- cédé et montrent en particulier la lampe décrite ici qui permet d'obtenir une quantité appréciable de radiations in- férieures à 2000 . Dans ce dessin,
La figure 1 est l'élévation d'un appareil fournis- sant la suspension de vaccin à une cellule en vue de son irradiation.
La figure 2 est une élévation latérale de la cel- lule dans laquelle flet exposée une mince pellicule de vaccine
La figure 3 est une vue en plan de ladite cellule.
La figure 4 est une coupe transversale et vertical de la figure 3, suivant la ligne 4-4.
Comme on l'a indiqué, dans la réalisation de l'in-
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vention, la. suspension du micro-organismes est soumise à l'irradiation d'une source d'énergie ultra-violette intense sous forme d'une mince pellicule coulant d'une manière continue. Certaines variables principales doivent être nor- malisées et maintenues constantes de manière à tuer d'une manière sensiblement complète les micro-organismes, tout en n'affaiblissant qu'au minimum thés propriétés antigènes.
Ce sont: (1) l'énergie ultra-violette, (2) l'épaisseur de la pellicule de micro-organismes, (3) la turbidité de la sus- pension, (4) la durée d'exposition. Il y a corrélation en- tre ces variables. 0-*est ainsi que moins l'on fournit d'é- nergie ultra-violette à la suspension, plus la durée d'ir- radiation pour obtenir la destruction des micro-organismes doit être longue,, Si la solution est plus trouble, la pelli- cule doit être plus mince. Si la pellicule est plus épaisse et (ou) plus trouble, la durée doit être prolongée, la source d'énergie ultra-violette restant constante.
La présente in- vention permet l'ajustement et la corrélation de ces varia- bles.C'est ainsi qu'on peut tuer complètement dans un temps ne dépassant pas 10 secondes avec une épaisseur de pelli- cule ne dépassant pas 3 mm. quand la solution est relative- ment claire. Il,est toutefois, préférable d'effectuer cette opération dans le moins de temps possible, une seconde, avec une pellicule d'une épaisseur inférieure à 0,5 mm.
La figure 1 du dessin représente une lampe capable de produire une quantité appréciable (10%) d'énergie de lon- gueur d'onde inférieure à 2000 permettant l'irradiation des vaccins. La lampe représentée, dans les dimensions ici indiquées, a donné à l'usage de très bons résultats. Comme cela est représenté, la lampe peut avoir la forme d'un tube en U inversé dont la base 10 est en quartz d'optique de très bonnes qualités et d'une épaisseur d'environ 0,5 mm. Selon une forme de réalisation particulière, cette base 10 à un
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diamètre intérieur de 1 cm. et une longueur de le cm.
La partie 10 de la lampe est reliât aux branches 11 qui peuvent être en quartz du commerce et dont la longueur totale est de 15 cm. environ. Chacune de ces branches est muni* d'une chemise d'eau 12 avec tuyau de sortit 13 au point supérieur et tuyau d'entrée 14 au point inférieur. Ainsi que cela est représenté, la chemise d'eau possède un prolongement 15 recouvrant une partie de la base de la lampe et la jonc- tion du quartz commercial constituant les branches 11 avec le quartz à hautes qualités optiques formant la base 10 se fait immédiatement après l'extrémité de la chemise d'eau au moyen d'un joint approprié 16.
Une nappe de mercure 17 est disposée dans une ampoule ou prolongement 18 dépassant la chemise d'eau et dont la longueur est de préférence de 3 cm.
La lampe est reliée aux bornes 19 d'un circuit électrique avec interrupteur 20 et résistance réglable ou bobine de ré- sistance 21 monté* en série.
Pour la construction de cette lampe, on utilise du quartz d'optique de très bonne qualité et on prend le plus de précautions possibles quant à la pureté du quartz de manière à obtenir una structura très perméable aux radiati- ons comprises entre 1500 et 2000 . La lampe est fabriquée de la manière couramment utilisée dans la fabrication des tubes à rayons X en la faisant fonctionner pendant quelques heures ou davantage sous l'énergie maximu@ pendant qu'elle est en relation avec une pompe à vide. Il est également dé- sirable que la lampe soit recuite au four à 650 C. pendant qu'elle est reliée à la pompe, puis balayée au moyen d'un gaz inerte comité-l'argon, avant l'admission du mercure.
Le mercure employé doit être privé de gaz et de toutes impuretés y compris les oxydes. Après la période d'évacuation, la lam- pe est scellée de la manière habituelle et prête à l'emploi.
La lampe fonctionne sous une faible pression de
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vapeur de mercure,, environ 20 microns, et pas plus de 50 microns. Les chemises de refroidissement 12 sont employées danss ce but et on y fait circuler de l'eau à la température d'environ 10 C. par les entrées 14 et les sorties 13 pen- dans le fonctionnement de la lampe. Pour éviter la difficul- té d'amorçage d'une lampe à une pression aussi faible, on chauffe le mercure, on fait passer le courant et on fait fom tionner une bobine à haute fréquence extérieure à la lampe.
Après amorçage, on fait passer de l'eau froide dans les cham- bres 12 en réglant la résistance 21 de manière à maintenir un courant constant d'environ 5 ampères. quand on est par- venu à des conditions stables avec un courant de 5 ampères et une circulation d'eau froide dans les chambres de refroi- dissements on peut augmenter l'intensité jusqu'à. 15 ampères; la lampe est alors prête à l'emploi.
Pour le traitement du vaccin, la suspension est placée dans un réservoir approprié et fournie à. débit cons- tant tout près de la base 10 de la lampe. A titre d'illus- tration, on a représenté un ballon 25 contenant la suspension à une hauteur permettant le réglage par gravité de l'écoule- ment de suspension. Comme cela est représenté, le col du ballon est fermé par un bouchon de caoutchouc 26. Un tube 27 pour l'arrivée de l'air traverse le bouchon, son extrémité étant disposée au-dessus du niveau de la suspension indiqué en 28. L'extrémité du tube extérieure au ballon est disposée également au-dessus de ce niveau et garnie d'un tampon 29 de coton ou autre matière appropriée.
Le tube de sortie 30 traverse aussi le bouchon de caoutchouc et est relié à un raccord flexible 31, morceau de tube de caoutchouc, par exemple. Le débit de la suspension de vaccin est réglé au moyen d'un dispositif 32 qui, comme cela est représenté, peut être un tube capillaire.,On verre avec une partie étran- glée 33. On peut employer tout autre dispositif de réglage.
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L'autre extrémité de ce tube est reliée à un raccord appro- prié 34, représenté par un tube de caoutchouc, lequel,est lui-même relié à la cellule 35 dans laquelle se fait l'ir- radiation de la suspension. Le cellule est représentée en détail dans les figures 2 à 4 du dessin. La cellule est également formée de quartz optique de très bonne qualité facilement perméable aux longueur* d'onde inférieures à 2000 A et comporte deux extrémités tubulaires 36. La partit intermédiaire 37 de la cellule est aplatie de manière à for- mer un passage 38 entre ces deux extrémités, d'une épaisseur d'environ 0,1 mm.
L'épaisseur des parois de la partie 37 de la cellule ne doit pas dépasser 0,5 mm. Bien que les dimen- sions de la cellule puissent varier, on a obtenu de bons résultats avec una- cellule dans laquelle la partie aplatie 37 a un* largeur de 1 cm. et une longueur de 10 cm. environ.
La suspension traitée passe de la cellule 35 dans une fiole bouché* 39 dans laquelle on la recueille. Comme cela est représenté, la fiole est munie d'un bouchon de caoutohouc 40 pourvu d'un tube 41 la traversante l'extrémité du dit tube étant reliée à l'extrémité de la cellule au moyen d'un raccord approprié tel qu'un morceau de tube de caout- chouc 42. Un second tube 43 traverse le bouchon 40 et est muni d'un tampon 44 en coton ou autre matière appropriée ,
La lampe ci-dessus décrite, d'une puissance d'en- trée de 500 watts, produit 50 milliwats d'énergie par cent!- mètre carré.
On a déterminé que si l'on utilise une envelop- pe imperméable aux radiations inférieures . 2000 , au lieu do quartz optique de haute qualité et si un mesure le rende- ment de la lampe, ce rendement est inférieur de 5 milliwatts au rendement de 50 milliwatts, ce qui indique que 10% de l'énergie estde longueur d'ondo Inférieure à 2000 A. On a déterminé d'une maniera similairo que sensiblement 10% de l'énergie de la lampe est à environ 2600 A, les 40 milliwatts
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restant étant entre 2000 et 2600 .
La lampe privée de l'é- nergie inférieure à 2000 provoque la stérilisation et l'inaotivation des micro-organismes dans une suspension en un traitement d'une durée qui ne dépasse pas 10 secondes sous une épaisseur de pellicule ne dépassant pas 1 mm.
En présence de l'énergie inférieure à 2000 , par exemple dans l'emploi de l'enveloppe 10 de quartz optique de haute qualité, l'inaotivation complète est assurée en moins de 1
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seconde dans une ptllicu3, d'une épaisseur ne dépassant pas 1 mm.
Des essais répétés effectués au moyen de la lampe ici décrite et utilisant des longueurs d'onde inférieures
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à 2000 X montrent qu'une suspension à 1OCe.' de Baotériùm coli dans l'eau distillée contenant environ 1 milliard de micro-organismes par cc. est complètement stérilisée en 0,2 seconde de traitement à une distance de 0,5 à 1 cm. de la lampe et sous une épaisseur de pellicule de 0,2 mm. On attribue ces résultats à l'émission d'une quantité considéra- ble (10%) d'énergie de longueurs d'ondes inférieures à
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2000 A, ls, 6nt.étant particulièrement puissante dans les lignes 1849 et 1942 et à l'action totale rapide sur l'émul- sion toute entière que comporte la présente méthode.
Ces résultats sont obtenus sans affecter les proprlétés antigènes
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des m1oro-organ1emes, comme on le montrera dans la suite.
On a également tué en 0,$ seconde 2%erthella typhi.
(souche 58), onella..nterlt1d1s. staphylococcus aureus et namooaoaus type 1. Une irradiation de 0,4 seconde inactive une suspension à 4% du virus de la rage et du virus chr1"o1.1J1 hm,ho'citiepc; une irradiation de 0,8 se- conde inactive la virus enoehalitis St,, Louis.
Pour déterminer le pouvoir immunisant du vaccin
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antirabique produit conformément à la présente invention comparativement aux vaccins standards actuellement disponi-
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blés, on a effectué des essais sur des souris blanches (? 13à 15 grs. et séparées suivant le sexe et le poids. Les souris sont inoculées au moyen de 0,25 cc. d'émulsion de tissu cérébral de lapin à 0,5 % de chaque vaccin par voie intrapéritonéale, tous les deux jours, en tout six doses, suivant la technique de Habel. Le vaccin de la présente in- vention a été comparé avec un vaccin traité au phénol déli- vré par le Départant of Health de L'Etat d'Illinois.
On a trouvé que le point final pour les souris non-vaccinées utilisées comme contrôle était une dilution de la dose es- sayé* à un point compris antre 10-7 7 et 10-8. Dans le cas des souris inoculées avec le vaccin au phénol, le point final est compris entre 10-4 et 10-5, le vaccin manifestant ainsi une protection contre 1000 doses léthales. Dans le cas des souris inoculées par le vaccin du présent procédé, le point final est une dilution comprise entre 01-2 et 10-3, l'effet de protection du vaccin s'étendant ainsi à 100.000 doses léthales .
Les suspensions ainsi traitées sont égal,*ment gran- dement améliorées en égard à l'emploi comme antigènes dans les essais de fixation complémentaire en vuo des diagnostics.
Très fréquemment, on n'emploie pas les essais de ce type en ration des risquas que comporte la manipulation d'antigènes vivants qui étaient auparavant nécessaires dans ces essais.
Les antigènes Inactivés par des produits chimiques comme le formol, ou par chauffage, s'étaient montrés non satis- faisants. On a trouvé qu'on pouvait préparer par le présent procédé des antigènes de fixation complémentaire satisfai- sants de choriomeningitis lymphocitique. Ces antigènes ne sont pas dangereux parce qu'ils ont été inactivés par le traitement. Ils ne sont pas infectieux, dépourvus de proprié- tés anti-complèmentaires, sont fortement spécifiques, et sont aussi puissants comme antigènes que la suspension pri-
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mitive de virus vivant avant irradiation.
La comparaison de l'activité de ces antigènes avec celle des antigènes préparés par chauffage et aussi avec celle des antigènes vivants a montré que l'antigène irradié et l'antigène vivant ne sont pas anti-complèmentaires, alors quo l'est l'antigène inactivé par le formol. Tous les anti- gènes ont été dilués de 1 à 100 et les résultats obtenus représentent la plus .Saute dilution pour la fixation d'un sérum donné.
Dans la présente description, on s'est référé des vaccins qui sont des suspensions de micro-organismes.
Il est bien connu que certains micro-organismes élaborent des toxines, connues sous le nom de exotoxines, ou contien- nent certaines toxines connues sous le nom de endotoxines.
Ces toxines peuvent provoquer des réactions sévères et pour faire un vaccin acceptable, il est nécessaire de modifier ou de dé-toxifier le vaccin. Bien que dans certaines sus- pensions, les micro-organismes puissent être complètement tués en une fraction de seconde, les toxines qui les accom- pagnent peuvent exiger une exposition 10 foisplus grande pour être dé-toxifiées. C'est ainsi qu'une suspension contenant 1.000.000.000 de micro-organismes de la dysenterie Shiga peut être stérilisée par une exposition de 0,2 seconde sous une épaisseur de pellicule de 0,1 mm. Cette matière est encore toxique et produit des réactions sévères et la mort par injection à la souris.
Si la durée de l'irradiation est portée à 4 secondes, le vaccin est dé-toxifié et inoffensif par injection à. la souris. Cette exposition supplémentaire n'affecte pas sensiblement ses propriétés antigènes. L'ex- pression d'"inactiation des micro-organismes" utilisée ici comprend la détoxification des toxines quand le type de micro-organisme comporte des' toxines.
Comme on l'a indiqué, les valeurs données oorres-
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pondent aux résultats optimum et elles peuvent varier au delà des limites établies en permettant de retirer encore certains des avantages du procédé et de produire des vaccins acceptables suivant les exigences minimum des normes actuel- les. Cette pratique est considérée comme entrant dans le cadre de la présente invention.