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" Perfectionnements aux engins de levage pour véhicules'
La présente invention a pour objet des perfectionnements apportés aux engins de levage et plus particulièrement à ceux destinés à permettre le changement rapide des roues ou des bandages des véhicules routiers ou de ceux circulant sur voies , ferrées.
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L'invention a également pour objet les nouveaux produite industriels que constituent les engins de levage comportant les perfectionnements en question.
D'une manière générale, les engins de levage perfection- nés conformément à l'invention sont caractérisés par l'appli- cation d'un système de rotules ou articulations sphériques as- surant une mise en place correcte de l'engin de levage et per- mettant au bâti de celui-ci de se prêter sans rupture d'équi- libre aux heurts ou sollicitations imprévus subis par le véhicule pendant l'opération de changement de roue ou de bandage.
Les perfectionnements formant'l'objet de l'invention portent tant sur des organes nouveaux que sur des combinai- sons nouvelles de moyens de levage (tels que crics, vérins, chèvres, etc..). Ils sont essentiellement caractérisés par les deux particularités suivantes:
1 - le corps principal, ou bâti, de l'engin de levage, constitué par un corps creux de longueur constante, suppor- tant (ou renfermant) le mécanisme de levage, repose sur le sol par l'intermédiaire d'une articulation sphérique ou de tout autre dispositif donnant le même résultat dont le cen- tre est situé, par construction, sur l'axe, généralement vertical, de principale résistance du bâti, grâce à quoi ce dernier est rendu pratiquement orientable en tous sens autour de son point de contact avec le sol, soit directement par une semelle sphérique,
soit par l'intermédiaire alun so- cle amovible ou non;
2 - la liaison mécanique entre la charge à soulever,et
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le mécanisme de soulèvement s'effectue par l'intermédiaire d'une potence, amovible ou non, encastrée dans la charge (ou le véhicule) et dont l'extrémité libre se raccorde au mécanisme par une articulation sphérique (ou par tout autre dispositif donnant le même résultat) dont le centre est situé, également par construction, sur l'axe longitudinal de résistance prin- cipale du bâti, axe passant déjà par le centre d'articulation au sol.
La combinaison nouvelle de ces deux moyens essentiels constitue une caractéristique fondamentale de l'invention.
Elle procure les avantages suivants: a/ le bâti chargé en bout suivant un axe passant par deux articulations sphériques se trouve'soustrait à tous efforts de flexion transversale (hormis le flambage) tendant à le déformer; b/ l'absence de déformation assure le meilleur rendement continu du mécanisme, celui-ci se trouvant soustrait aux frot- tements, points durs, coincements, etc.. qui résulteraient de déformation des organes .de guidage ou autres solidaires du bâti; c/ le corps du bâti s'oriente librement suivant l'axe , joignant les centres d'articulation dont l'un décrit un arc de cercle autour du point de pivotement du véhicule;
d l'engin de levage peut être utilisé en toute, sécuri- té dans lès rampes à fortes déclivité ou sur les routes à section transversale très bombée, grâce à la possibilité d'orienter préalablement le corps du bâti suivant la verti- cale; une conséquence de cet avantage est que l'effort né-
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cessaire se trouve réduit au minimum, la composante verticale étant égale à la charge réelle; de plus, on obtient une très grande sécurité de l'équilibre général au cours du levage-, e/ la sécurité est encore accrue, dans les très fortes déclivités, par la possibilité de parer à l'insuffisance des freins consécutive à la perte d'adhérence des roues soulevées:
il est, en effet, possible d'incliner convena- ' blement le bâti, de manière à lui donner "du pied" pour l'arc bouter à la façon d'une béquille et pour lui permettre ainsi de s'opposer à la dérive du,véhicule. f/ ainsi qu'il a été dit plus haut, les deux articulations susvisées permettent au bâti de conserver son équilibre même si le véhicule subit des heurts ou des sollicitations imprévus pendant le changement de roue;
g/ enfin, le retour rapide à terre du véhicule, sans fati- gue de manoeuvre de l'engin de levage, est possible sans danger ni pour ledit engin, ni pour le véhicule, ni pour l'opérateur, grâce au fait qu'il suffit de desserrer les freins et de solliciter le véhicule dans un sens parallèle à la. marche pour faire osciller le bâti comme une béquille autour du point d'articulation au sol et pour amener les roues à reposer sur le sol.
Les caractéristiques sommairement indiquées ci-dessus peuvent être réalisées de manières très diverses. A titre d'illustration seulement des possibilités de mise en oeuvre de l'invention et sans aucun caractère limitatif de la. portée de celle-ci, on va en décrire maintenant plusieurs modes de réalisation représentés sur le dessin schématique annexé sur lequel:
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Les.fig. 1 à 4 sont des schémas montrant divers modes d'utilisation de l'engin de levage perfectionné;
Les fig. 5 à 7 sont respectivement une vue de face d'un , premier mode de réalisation de l'appareil, une coupe par VI-VI de la fig. 5 et une coupe par VII-VII de la même figure;
La fig. 8'montre en coupe horizontale un certain nombre de formes possibles de la section au bâti de l'engin;
Les fig. 9,10 et 11 représentent une variante dans laquelle le corps du bâti est formé de deux coquilles assemblées par sou- dure ou par tout autre moyen, les fig. 9 et 10 étant respecti- vement une vue de face et une vue¯de profil et la fig. 11 une coupe par Xi-XI de la fig. 9;
Les fig. 12 et 13 représentent en vue de face. avec coupe partielle et en plan, respectivement, un mode' 'de réalisation de la potence;
Les fig. 14 et 15 représentent un autre mode de réali- sation de la potence en élévation avec coupe partielle et en coupe horizontale par XV-XV de la fig. 14 respectivement;
Les fig. 16,17 et 18 représentent une autre variante encore de l'appareil vu de face en élévation avec coupe par- tielle et en coupe horizontale, respectivement;
Les fig. 19 et 20 montrent à plus grande échelle que les figures précédentes, en coupe verticale et en coupe ho- rizontale respectivement, un mode de réalisation de l'articu- lation inf-érieure de l'appareil de levage;
Les fig. 21 et 22 sont des vues semblables montrant un autre mode de réalisation;.
Les fig. 23 et 24 sont une coupe verticale et une coupe ho- rizontale par XXIV-XXIV de la fig. 23 respectivement, d'un mode de réalisation de l'invention avec mécanisme de levage à vis suspendue;
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Les fig. 25 et 26 sont des vues semblables montrant une variante du même mécanisme;
Les fig. 27 et 28 montrent en élévation, avec coupe par- tielle, et en coupe Horizontale par XXVIII-XXVIII de la fig.
27 respectivement, un mode de réalisation de l'invention avec mécanisme de levage à crémaillère suspendue;
La fig. 29 est une coupe vertic'ale montrant une variante dans laquelle la crémaillère précitée est remplacée par une chaîne;
Les fig. 30 et 31 sont une coupe verticale et une cou- pe horizontale par XXXI-XXXI respectivement, d'un mode de réalisation de l'invention comprenant un mécanisme de le- vage à treuil;
Les fig. 32 et 33 sont des schémas montrant des varian- tes du même mécanisme;
La fig. 34 montre schématiquement un autre mode de réalisation de treuil ;
Les fig. 35, 36 et 37 sont des schémas montrant des cônes de formes différentes pour treuils à efforts régula- risés;
La fig. 38 est une coupe verticale montrant un mode de réalisation d'un tel treuil;
La fig. 39, enfin, représente un cône à gorge en hélice à diamètre décroissant en spirale.
Comme on le voit sur le dessin, l'engin de levage pour véhicules formant l'objet de l'invention comprend essentielle- ment un corps principal ou bâti 1 constitué par un corps creux de longueur constante supportant (ou renfermant) le mécanisme de levage et reposant sur le sol soit directement par une se-
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melle sphérique (voir fig. 1, 3 et 5), soit par l'intermédiaire d'un socle amovible ou non (voir fig. 2,4,19,20,21,22).
On va décrire maintenant d'une manière plus détaillée
1 l'organisation particulière du nouvel appareil de levage.
Le corps 1 du bâti (voir notamment fig. 5, 6 et 7) est constitué-par une paroi mince obtenue par pliage, roulage, emboutissage, matriçage, ou venue de fonderie et donnant une section de forme enveloppante, géométrique ou non, de manière à former une poutre creuse ouverte suivant une boutonnière longitudinale 2 dans laquelle coulisse librement la potence 3 encastrée d'autre part dans k charge à soulever.
La fig. 8 représente à titre d'exemple seulement diverses sections pouvant -être données à la poutre dont il vient d'être parlé. Le corps ainsi réalisé est léger; il est fermé et renforcé à ses extrémités, savoir: en haut par le support 4 du mécanisme de levage .et à la partie inférieure par une semelle sphérique 5 formant rotule.
L'assemblage des trois éléments, principaux du bâtiest réalisé par tous moyens .appropriés tels que, par exemple, sou- dure, rivetage,, vis, boulons, sertissage, etc.. ou encore, ce mode de réalisation constituant une caractéristique,essentielle de l'invention, par scellement intime obtenu par refroidissement et retrait d'éléments coulés sur le corps même de la poutre.
Dans une'variante que montrent les fige 9 à 11, le corps du bâti creux 1' est constitué par deux demi-coquilles assem- blées par soudure ou,par¯tous autres moyens (voir en parti- culier fig. 10 et 11), l'une desdites coquilles comportant la boutonnière ou coulisse 2' pour l'e passage de la potence et l'ensemble desdites coquilles formant à la partie sùpé-
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rieure le logement 4' du mécanisme de levage et, à la partie inférieure, la rotule ou surface d'appui 5'.
La liaison mécanique de l'appareil de levage avec la charge à soulever est réalisée de la manière suivante: la potence 3 qui pénètre dans le bâti par la boutonnière 2 et qui peut coulisser librement le long dudit bâti, est encastrée par son autre extrémité dans la charge à lever.
L'articulation dont le centre est situé par construction sur la ligne d'axe AB de l'engin de levage (voir fig. 1 à 4) peut être réalisée (voir fig. 12 et 13) au moyen d'une oreille 6 prolongée par un tourillon 7 qui peut tourner dans la potence 3 et qui comporte une gorge dans laquelle s'engage une vis 8 permettant la rotation, mais s'opposant au déplace- ment longitudinal du tourillon 7; dans un autre mode de réa- lisation (voir fig. 14 et 15) la potence 3 reçoit le tourillon 9 d'une large chape 10 portant un tourillon 11 qui peut se déplacer à l'intérieur du bâti 1, deux boutonnières 12 diamé- tralement opposées étant à cet effet ménagées dans ledit bâti.
Dans ce mode de réalisation, les deux pièces constituant le bâti sont assemblées à la partie supérieure et à la partie inférieure pour former un tout.
Dans une autre variante encore, la liaison entre la potence et le mécanisme de levage est réalisée à l'extérieur du corps de bâti au moyen d'un dispositif constitué par des éléments symétriques (tringles, rubans.souples, chaînes, câ- bles, etc..). Les fig. 16 à 18 montrent d'une manière tout à fait schématique un mode de réalisation d'une telle liaison, au moyen de câbles. Dans ce cas, la potence 3 reçoit un col- lier 13 prolongé par un tourillon 14 pouvant tourner dans la
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potence, collier sur lequel sont frappés les câbles 15 et 16 disposés symétriquement par rapport à l'axe AB et guidés jusqu'au mécanisme par les poulies 17 et 18 dont les axes sont solidaires du bâti 1.
Les modes de réalisation qui viennent d'être décrits ne sont donnés qu'à titre d'exemples. Il est bien entendu que l'invention vise expressément l'application de toute liaison mécanique (souple ou non) entre la charge a soulever et-le mécanisme de levage, liaison telle que le ou les ef- forts transmis au bâti 1 donnent naissance à une résultante unique se confondant,avec l'axe longitudinal AB du bâti ou passant par une articulation sphérique (ou autre dispositif équivalent) ayant par construction son centre sur ledit axe AB.
On va décrire maintenant diverses réalisations des mé- canismes pouvant être appliqués à l'engin de levage objet de l'invention pour assurer le levage de la charge, l'invention visant d'une part l'application nouvelle de dispositifs connus pour la réalisation desdits mécanismes de levage et, d'autre part, des dispositions nouvelles qui constituent des carac- téristiques de l'invention. Pour la clarté de l'exposé les mécanismes de levage qui vont être décrits seront groupés dans les catégories suivantes:
A - Mécanismes à vis irreversibles.
B - Mécanismes reversibles, ceux-ci se subdivisant en: a) mécanismes à crémaillère, b) mécanismes à chaîne, c) mécanismes à treuils, 'ces derniers mécanismes se sub- divisant eux-mêmes en mécanismes à treuils à efforts régularisés et en mécanismes à treuils à effort constant.
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A - Mécanismes à vis irréversibles.
La combinaison d'un bâti réalisé de la manière ex- posée plus haut, avec un mécanisme de levage par vis et écrou constitue une caractéristique essentielle de l'in- vention. Celle-ci porte également sur un dispositif nou- veau de vis suspendue qui sera, décrit ci-après.
Les fige 23 et 24 montrent un premier mode de réali- sation d'un tel mécanisme.
Le bâti 1, pouvant pivoter sur sa base sphérique 5, soit directement sur le sol, soit, comme le montrent les fige 21 et 22, par l'intermédiaire d'un socle 19, est ter- miné, à son extrémité supérieure, par un berceau sphérique 20 recevant la genouillère 21 du support 22. Un pignon 23 formant écrou, monté de préférence sur billes (comme le montre la fige 23), mais pouvant également tourner dans un coussinet, reçoit un mouvement de rotation d'un pignon 24, lui-même commandé par la manivelle 25 qui tourne dans le support 22.
Le pignon-écrou 23 se visse sur la vis 86 dont la rotation est empêchée par l'axe 27 (voir fige 12, 13, 23 et 24) engagé dans un oeil de l'oreille 6 qui, par son tourillon 7, peut tourner autour de l'axe de la potence 3. L'axe 27 est engagé d'autre part dans une chape 28 formée à la partie inférieure de la vis 26.
Grâce à cette organisation, la rotation de l'écrou- pignon 23 commandée par la manivelle 25 provoque la trans- lation linéaire de la vis 26 et, par conséquent, celle de la charge suspendue à ladite vis par l'intermédiaire de la
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potence 3. Un doigt 29 maintient.en place tous les éléments du mécanisme ci-dessus décrit en toutes circonstances de manutention hors de charge.
Dans la variante que montrent les fig. 25 et 26, c'est la vis 26t solidaire dans ce cas du pignon 23' (lequel reçoit un mouvement de rotation du pignon 24' lorsqu'on agit sur la manivelle 25) qui est entraînée en ',rotation, l'écrou 30 monté sur ladite vis étant immobilisé en-rotation par les axes 31, 31 de la chape 32 qui se prolongent par le tou- rillon 7' pouvant tourner dans la potence 3,
Le mécanisme des fig. 25 et 26 comporte une particu- larité constituant une caractéristique essentielle de l'in- vention ( et qui peut d'ailleurs être appliquée au mécanisme des fig. 85 et 26):
le doigt 29 dont il a été parlé plus haut porte un grain de butée 33 (réglable ou non) qui prend appui par l'intermédiaire d'une bille sur le pignon 23', le centre de ladite bille se trouvant au centre de la genouillère sphérique 20-21 de,rayon R (fig. 25), ce dispositif permettant la libre articulation et assurant en même temps le main- tien des jeux normaux.
L'appareil que l'on vient de décrire procure les avantages suivants:-
Grâce au jeu normal des trois articulations constituées par là base sphérique 5, par la genouillère sphérique 20-21 et par l'axe 27, on obtient à coup sûr, dès l'application de la charge sur la,potence, l'alignement de l'axe propre lon- gitudinal de,la vis en concordance avec l'axe propre,AB du bâti 1.
Il s'ensuit que l'on est assuré, par 'oonstruo- tion, de faire travailler la vis uniquement à la traction
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et de faire travailler le bâti uniquement à la compression; le travail nécessaire pour produire la rotation de la vis (fig. 25 et 26) ou de l'écrou (fig. 23 et 24) ne peut être augmenté par aucun frottement anormal ni par aucun coincement, étant donné que la vis reste forcément recti- ligne et que les supports ou coussinets s'orientent libre- ment en concordance avec l'axe même de rotation.
La vis suspendue travaillant à la traction rigoureuse- ment suivant son axe peut être de diamètre très réduit, con- trairement à ce qui se produit avec les vis travaillant à la compression ou soumises à des flexions transversales : on réalise ainsi un gain de poids importante
La réduction du diamètre des filets diminue,, en pro- portion directe, les frottements lors de la rotation de l'écrou (à surface égale de portée) on obtient ainsi une augmentation du rendement mécanique.
La vis suspendue permet de réaliser des courses très importantes sans aucun risque de flexion ou de flambage: on obtient par suite un rendement mécanique constant quelles que soient la longueur de la course ou la position de la charge, position plus ou moins éloignée de l'unique appui de l'appareil de levage sur le sol.
Enfin, ainsi qu'il est facile de s'en rendre compte par les fig. 23 à 26, on peut orienter l'ensemble du méca- nisme (et notamment la manivelle 25) d'une manière prati- quement quelconque (de 360 dans un plan horizontal), grâce à l'appui sphérique 20'. En pratique, il en résulte la pos- sibilité d'orienter suivant un arc de 180 environ la position
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de la manivelle, ce qui peut être particulièrement précieux lorsqu'on manque de place latéralement pour actionner ladite manivelle perpendiculairement au flanc du véhicule.
Des ergots (ou organes équivalents) peuvent être prévus .pour donner la principale orientation convenable que l'on choi- sit avant le soulèvement de la charge. Dès qu'elle a été soule- vée, la charge elle-même fixe le mécanisme dans sa position sur son berceau sphérique 20-21.
Il va de soi que les engrenages coniques représentés sur, , les fig. 23 et 25 peuvent être remplacés par tous organes habituels couramment utilisés pour ces sortes de,renvois de mouvement et notamment par des pignons hélicoïdaux, des vis tangentes, etc..
La manivelle décrivant un cercle dans un plan perpen- diculaire à l'axe AB du bâti, peut être calée directement sur la vis 26 ou sur son écrou-pignon 23, tous renvois étant ainsi supprimés.
B - Mécanismes reversibles.'
L'application, en remplacement des vis et écrous ci-des- sus visés, de mécanismes de soulèvement reversibles, permet de nombreuses combinaisons rentrant dans le cadre de la présen- te invention et plus particulièrement l'obtention de perfec- tionnements supplémentaires qui vont être indiqués maintenant. a) Mécanismes à crémaillère.
Dans le mode de réalisation que représentent les fig. 27 et 28, le mécanisme de levage comprend un pignon de commande
34 calé sur l'axe de la manivellé 25 et engrenant avec une crémaillère 35.
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Conformément à une caractéristique de l'invention, le diamètre primitif du pignon 34.est tangent à l'axe AB passant à la fois par le centre du berceau sphérique 20 (qui coopère avec la pièce 20') et par celui de l'articulation au sol 5.
La crémaillère 35 supporte la charge par l'intermédiaire du tourillon 36 dont l'axe se confond avec l'axe AB. Un doigt 37 maintient les organes en place hors du cas de charge.
On réalise ainsi un dispositif de crémaillère suspendue' dans un 'berceau à rotule, dispositif procurant des avantages analogues à ceux indiqués plus haut pour les vis suspendues. b) Mécanismes à chaîne.
Ces mécanismes constituent en quelque sorte un cas parti- culier du mécanisme à crémaillère que l'on vient de décrire, la chaîne pouvant être considérée comme une crémaillère sou- ple. La fige 29 montre un mode de réalisation d'un tel mé- canisme. La charge se trouvant suspendue en un point situé par construction sur l'axe AB et par l'intermédiaire d'une liaison souple, on peut supprimer le berceau sphérique 20-20' du mode de réalisation de la fig. 27. On réalise ainsi une simplication notable du mécanisme et on obtient cependant les avantages précédemment exposés.
Dans le mode de réalisation de la fige 29, la charge est suspendue en 38 à la chaîne 39 engrenant avec le pignon spé- cial 40 calé sur l'arbre de la manivelle 25.
La chaîne peut être constituée par un ruban métallique souple en une ou plusieurs épaisseurs. C'est ce mode de réalisation que représente plus particulièrement la fig. 29.
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Un galet fou 41 appuie le ruban 39 contre le pignon 40 et l'ensemble est centré sur l'axe AB par le support 42 soli- daire du bâti 1.
L'extrémité inférieure du ruban (ou chaîne) 39 est as- semblée sur la tête de la potence. Son autre extrémité est libre.
L'invention vise particulièrement un dispositif assurant l'enroulement du ruban 39 dans un tambour 43 dans lequel il s'inscrit librement suivant une spirale, même dans le cas d'un ruban formé de plusieurs épaisseurs pouvant glisser sans résistance l'une sur l'autre par leur extrémité libre.
Ainsi qu'on le conçoit aisément, la charge suspendue en 38 tend le ruban 39 suivant une ligne droite, ledit ruban étant en prise avec la denture du pignon 40.
Les déplacements de la potence en tous sens sont limités par un dispositif spécial qui sera décrit ci-après à propos des mécanismes à treuil. c) Mécanismes à,treuil.
L'application d'un treuil à tambour comme dispositif de levage permet de réaliser d'une manière simple le centrage de la charge par une résultante de forces se confondant générale- ment avec l'axe AB du bâti: il suffit pour cela, en mettant à profit la souplesse des câbles (ou chaines) de prévoir leur enroulement sur, le tambour,du treuil de manière telle que la charge se trouve centrée par'symétrie.
Les fig. 30 et 31 montrent à titre d'exemple un mode de réalisation d'un tel mécanisme comportant une moufle à deux brins, dont la poulie de retour 44 folle sur l'axe 27 de la
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potence 3, tend également les deux brins 45,45 du câble ancré sur le bâti 1 en 46 et s'enroulant sur le treuil 47 supporté par ledit bâti et sur l'arbre duquel est calée la manivelle de manoeuvre 25.
Dans la position.haute, le centrage est parfait lorsque les deux brins courts sont symétriques, par construction, par rapport à l'axe AB.
Dans la position basse, le centrage est plus approximatif mais la longueur des câbles permet une correction suffisante dans la pratique, sans frottements importants, par guidage positif dans le bâti. C'est ainsi, par exemple, comme le mon- tre la coupe horizontale de la f ig. 31, que l'ensemble de la tê- te de potence peut être guidé :par le tourillon 48 prenant appui sur les ailes 49 et 50 du bâti; par la poulie 44 portant, par sa périphérie, sur l'intérieur du bâti; enfin par la chape 51 formant tête de potence et guidée latéralement contre les ailes 49 et 50 du bâti.
C'est ce dispositif de guidage, limitant les déplacements en tous sens de la tête de potence, qui est également applica- ble au mécanisme décrit plus haut et représenté sur la f ig. 29.
La fig. 32 représente d'une manière tout à fait schémati- que un mécanisme à treuil simplifié dans lequel la charge est attaquée par un seul brin libre 45'.
Le schéma de la fig. 33 représente l'ensemble d'un dispo- sitif de moufle à quatre brins. Le câble amarré au bâti 1 en un point fixe 52, s'enroule successivement: sur une poulie 53 folle sur le tourillon 54 de la potence
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3; sur une poulie de retour 55 tournant folle sur'un axe 56 solidaire du bâti; sur une deuxième poulie montée folle sur l'axe 54 de la potence; enfin, sur le tambour 57 du treuil calé sur la manivelle ' de manoeuvre 25.
Le schéma de la fig. 34 montre une variante de palan à quatre brins analogue à celui des f ig. 16 à 18 avec câbles extérieurs. Ce mode de réalisàtion convient pour le levage de fortes charges et assure une symétrie constante. Le câble attaché,au point fixe 58 sur le bâti 1 s'enroule sur les deux poulies 59 et 60 montées sur le collier-potence 61, sur les , poulies 62 et 63 montées sur le bâti, enfin sur le tambour 64 du treuil solidaire de la manivelle 25 et supporté par le bâti.
Les quatre brins du câble sont rigoureusement symétriques et supportent des charges sensiblement égales donnant naissance à quatre forces symétriques dont la résultante statique unique se confond avec l'axe AB (axe de symétrie générale) du corps du bâti.
Treuils à efforts régularisés.
Le procédé qui consiste à soulever un véhicule par un mouvement de bascule obtenu en le sollicitant (verticàlement de bas en haut) d'un seul de ses côtés offre des avantages du point de vue de la commodité .de manoeuvre,, mais donne lieu à des inconvénients. En effet, au début du soulèvement (par . le châssis ou par la carrosserie) la charge est extrêmement faible en raison du fait qu'elle est équilibrée par l'action
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des ressorts de suspension. Elle croit ensuite au fur et à mesure que les ressorts se- détendent.
La charge n'atteint sa valeur maximum qu'après le passage des ressorts à l'état libre lorsque, en travaillant en sens inverse, lesdits res- sorts sollicitent les organes non suspendus (essieux, roues, pont, etc..) jusqu'au moment où ils leur font quitter l'appui qu'ils avaient conservé jusque là sur le sol.
Il résulte de ce qui vient d'tre exposé:
1 - que la course linéaire du cric est considérable;
2 - que l'effort à exercer sur la manivelle pour obtenir le levage croît comme la charge et comme le rendement mécanique de l'ensemble;
3 - que si l'on admet une démultiplication moyenne pour le mécanisme, l'effort à exercer sur la manivelle a une valeur exagérée en fin de levage;
4 - ou bien que si l'on prend l'effort maximum-comme base de démultiplication, on se trouve amené à admettre un effort trop faible et, par conséquent, un nombre de tours inutilement grand au début du levage.
L'invention permet, dans le mode de réalisation qui va être décrit maintenant, de régulariser l'effort à exercer sur la manivelle et, en fait, de permettre d'actionner celle- ci avec un effort constant. On obtient ce résultat grâce à un perfectionnement applicable aux treuils à tambour et à câbles (ou à chaînes) ordinaires, la régularisation de l'ef- fort étant réalisée grâce à l'application d'un tambour à profil particulier, affectant d'une manière générale une for-
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me conique, les diamètres successifs d'un tel tambour étant déterminés en tenant compte des charges croissantes corres- pondant aux diverses positions du véhicule au cours de son soulèvement.
La fig. 38 montre un mode de réalisation d'un tel treuil constituant une solution approchée dans laquelle la régulari- sation de l'effort s'effectue par échelons. Pour la simpli- cité du dessin, il n'a été figuré que trois échelons, mais il est bien entendu que le nombre de ceux-ci pourrait être multiplié à volonté. Le cric proprement dit est de l'un des types précédemment décrits (plus particulièrement celui que représente la fig. 30, le dessin montrant les trois posi- tions (position inférieure 65a, position moyenne 65b et position supérieure 65c) le long de l'axe AB. La charge relevée pour chacune de ces trois positions a permis de dé- terminer les trois diamètres 66c, 66b, 66a correspondants du tambour du treuil donnant un couple constant à la manivelle.
De plus, pour chaque gradin du tambour on donne au cône un profil tel que l'angle qu'il fait avec le câble soit infé- rieur à 90 afin d'assurer le serrage naturel du câble sur la spire précédente déjà enroulée.
Le passage d'un.gradin du cône à l'autre pour la montée de la charge s'effectue en allant d'un grand diamètre vers un diamètre plus petit et se fait par conséquent sans difficulté. Dans le sens de la descente, le passage. d'un petit cône sur un cône plus grand s'effectue en déroulement et par conséquent également sans difficulté.
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Les fig. 35 à 37 montrent trois types principaux possibles de cônes présentant des profils .imposés par la variation de charges réelles enregistrées, ces cônes assurant une régula- risation parfaite de l'effort moteur.
La fig. 39 montre schématiquement un cône comportant une gorge hélicoïdale dont le diamètre va en décroissant en spirale, cette organisation de cône permettant d'obtenir à volonté une variation du pas et des rayohs d'enroulement et d'assurer ainsi une relation parfaite entre les charges réelles et les rayons d'enroulement, grâce à quoi le coup,le à la manivelle peut tre rendu rigoureusement constant.
Les divers modes de réalisation décrits plus haut compor- tent, pour le bâti 1 de 1' appareil de levage, une base d'appui plus ou moins sphérique destinée à reposer directement sur le sol. Conformément à une caractéristique de l'invention, on peut combiner, avec une telle surface d'appui un socle formant, en combinaison avec l'extrémité inférieure du bâti, une véritable articulation à rotule. Les figs. 21 et 22 montrent un tel dispositif de socle destiné à être combiné avec une extrémité arrondie de bâti.
La variante des fige 19 et 20 comporte la solution in- verse, le socle 19' qui repose sur le sol présentant une sur- face convexe, tandis que l'extrémité inférieure du bâti 1 présente une surface concave 5'.
Les socles précités reposent de préférence sur le sol par l'intermédiaire de trois patins 67, orientables par ro- tation sur l'axe 68 et par flexion d'une patte 69.
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Ce dispositif procure des avantages dont les principaux sont les suivants:
Grande légèreté de construction;
Robustesse de l'ensemble par limitation des flexions des pattes 69 ou de la rotation sur les axes 68 par la venue en contact, du fait de l'élasticité, des pattes 67 et du socle 19 (ou 19');
Assise parfaite au sol grâce à l'appui sur trois points et à l'élasticité partielle des appuis;
Possibilité de calculer la flexibilité du socle 19 (ou 19') de telle manière que la distance a au,sol (fig. 21) soit réduite à zéro'pour une charge,inférieure à la normale;
Surface de sustentation de valeur croissante dans le cas d'un sol trop mou offrant une résistance insuffisante.
Dans les systèmes à chaînes, câbles, etc.. décrits plus haut, il convient de prévoir un ressort remplaçant la charge pour les manutentions, ledit ressort intervenant notamment pour maintenir toujours tendus en place les brins de chaîne ou câble sur le treuil, les poulies, etc..
Ce ressort est figuré schématiquement en 70 sur la fig.
50. Il est constitué par un.ruban élastique (ou par un res- sort quelconque) amarré au point fixe 46 et régnant sur toute la longueur du bâti; il passe sur la poulie de renvoi 71 pour venir s'attacher ,sur l'axe 27:.il sollicite ainsi la poulie 44 et assure par conséquent le maintien sous tension constante des deux brins 45 du câble. La longueur du ruban élastique 70
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peut être doublée, triplée, etc..-par rapport à la course utile par utilisation d'une ou plusieurs poulies 71.
Il est bien entendu que les détails de réalisation décrits et figurés n'ont été donnés qu'à titre d'illustration des possibilités de mise en oeuvre de l'invention et que l'on pourrait modifier, de diverses manières les détails en questio.n ou remplacer certains dispositifs par des dispositifs équiva- lehts sans que l'économie de l'invention s'en trouve pour cela altérée.