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Perfectionnements aux métiers à tisser.
La présente invention concerne les métiers à tisser et, en particulier, un métier à tisser perfectionné pouvant être agencé pour tisser des produits étroits tels que des ru- bans, courroies, sangles, etc. et capable de fonctionner à des vitesses beaucoup plus grandes que les métiers utilisés jus- qu'ici pour tisser des produits de ce genre.
Le métier à tisser qui fait l'objet de la présente invention rentre dans la catégorie des métiers à tisser du type dit "sans navette", dans lesquels les fils de trame ou de rem- plissage sont lancés à travers la foule (ou pas) entre les fils de chaîne au moyen d'un doigt de remplissage ou d'une aiguille d'insertion de trame, et dans lesquels un autre dispositif, constitué ordinairement par une aiguille à tricoter disposée du côté opposé de la foule, coopère avec l'aiguille d'insertion pour saisir la boucle de fil de trame lancée par cette aiguille
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à travers la foule, ce dispositif ou cette aiguille à tricoter retenant les boucles de fil de remplissage ou de trame disposées par l'aiguille d'insertion de trame dans les ouvertures des fils de chaîne et enfilant chaque boucle dans la boucle précé- dente,
de façon à produire une lisière tricotée le long de ce bord.
On a déjà proposé et utilisé jusqu'ici divers types de métiers à tisser de ce genre, sans navette, mais ils prê- taient à critique pour une raison ou pour une autre. Dans la plupart de ces métiers, les lisses servant à former et à chan- ger la foule entre les fils de chaîne étaient disposées à une distance tellement grande par rapport à la façure ou ligne de serrage du produit en cours de tissage que celles des parties des fils de chaîne qui se trouvaient entre les lisses et la façure tendaient à fléchir ou à rester en arrière pendant le changement de foule et, en conséquence,que les fils de chaîne étaient soumis à un effort excessif pendant le changement de pas, et il en résultait souvent que la foule ne présentait pas l'ouverture voulue, ou qu'elle ne s'ouvrait pas au moment voulu pour l'entrée de l'aiguille d'insertion de trame.
En conséquen- ce, il en résultait un produit médiocre manquant d'uniformité.
De même, on voit que si les lisses se trouvent à une distance trop grande de la façure, il est nécessaire d'employer une ma- chine de grandes dimensions, encombrante et'exigeant forcément un grand emplacement sur le sol. D'autre part, si les lisses sont trop -rapprochées de la façure, elles gênent le mécanisme de serrage généralement employé dans ces métiers. En outre, dans ce cas, un mouvement relativement long des lisses est nécessaire pour produire des foules ayant une hauteur suffisan- te pour recevoir le doigt de remplissage ou l'aiguille d'inser- tion de trame, 'ce qui limite notablement la vitesse à laquelle on peut faire fonctionner le métier efficacement.
De plus, dans la plupart de ces métiers, le dispositif de sautereaux et de lis-- ses, ainsi que son mécanisme d'entraînement, étaient construits
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et agencés de telle manière qu'il était nécessaire de monter les sautereaux à une distance relativement grande les uns des autres, de sorte que le dispositif,de sautereaux et de lisses était étalé sur une surface relativement grande, exigeant na- turellement beaucoup de place dans la machine, ce qui avait pour conséquence que l'ensemble extérieur extrême de sautereau et de lisse se trouvait à une grande distance de la façure, ce- ci étant naturellement un inconvénient.
Dans d'autres métiers de ce type, on utilisait un mé- canisme de serrage distinct pour amener les duites successives à la position voulue sur la façure. On a bien proposé jusqu'ici d'établir l'aiguille d'insertion de trame et de la faire fonc- tionner de façon qu'elle serve à la fois de dispositif de lan- cement des duites entre les fils de chaine et de dispositif de serrage ou de dispositif amenant les fils de chaîne successifs sur la façure, ce qui permettait de se passer de dispositif de serrage distinct; mais les aiguilles proposées et employées jusqu'ici pour une telle application combinée étaient construi- tes et actionnées de telle façon que seule l'extrémité libre de l'aiguille venait en contact avec la duite lorsque l'aiguille était retirée de la foule.
Ceci était un 'inconvénient, parce qu'il en résultait que le serrage des duites n'était pas uni- forme. En d'autres termes, dans ces métiers, lorsque l'extrémité du doigt ou de l'aiguille était retirée de la foule, elle en- fonçait simplement la duite dans la façure, d'une façon qui n'était pas uniforme, et elle ne la serrait pas en même temps d'un bout à l'autre sur toute la largeur du tissu, de façon à appliquer les duites uniformément sur la façure, de sorte qu'il en résultait souvent que le fil de trame n'était pas serré d'une façon égale entre les fils de chaîne du produit fini.
C'est pourquoi la présente invention a pour but, d'une façon générale, de réaliser '.-un métier à tisser dans lequel tous les inconvénients mentionnés ci-dessus, ainsi que d'autres,
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ont été supprimés et, en même temps, de créer -un. métier qui soit petit, compact et capable de fonctionner à une vitesse fortement augmentée par rapport aux autres métiers du type sans navette proposés et employés jusqu'ici.
L'un des buts de la présente invention consiste à réa- liser un métier perfectionné dans lequel toutes les lisses sont disposées à une distance relativement courte par rapport à la façure, de sorte qu'elles n'ont besoin de parcourir qu'une dis- tance relativement courte pour former la foule et changer le pas, ce qui permet au métier de fonctionner à des vitesses relativement grandes.
Un autre but de l'invention consiste à réaliser un métier perfectionné dans lequel les sautereaux, ainsi que les lisses qu'ils portent, sont montés directement les uns et les unes près des autres et en prise coulissante entre eux ou entre elles, de façon à réduire au minimum l'emplacement total occupé par les sautereaux et les lisses.
Un autre but de l'invention consiste à réaliser un mé- tier perfectionné du type sans navette, dans lequel une aiguille à tricoter relativement mince et semblable à une lame sert à lancer des boucles de fil de trame dans la foule et d'un bout à l'autre de la foule.
Un autre but de l'invention consiste encore à créer un organe, ou une aiguille de remplissage ou d'insertion de trame, relativement mince et en forme de lame, servant non seu- lement à lancer des boucles de fil de trame à travers la foule, mais aussi à serrer les duites précédentes contre la façure sur toute la largeur du tissu et simultanément sur tous les points de cette largeur.
Un autre but de l'invention consiste à créer un métier perfectionné, sans navette,dans lequel l'organe de remplissage ou l'aiguille d'insertion suit, dans son trajet, une courbe ermée relativement petite ayant sensiblement la forme du chiffre
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8 et se rapprochant sensiblement d'un mouvement alternatif rec- tiligne permettant de monter les lisses relativement près de la façure.
Un autre but de la présente invention consiste à créer un métier perfectionné, sans navette, 'comprenant un organe de remplissage ou une aiguille d'insertion de trame ayant des con- formations telles que des rebords ou des gouttières se trouvant sur des faces opposées de l'organe ou de l'aiguille et dans les- quels ou lesquelles le fil de trame est disposé lorsque l'ai- guille est lancée dans la foule et retirée de celle-ci, de façon à empêcher tout contact gênant entre les fils de chaine et le fil de trame pendant que l'aiguille est engagée dans la foule.
Un autre but de la présente invention consiste à créer un métier perfectionné du type sans navette, dans lequel le pas est changé pendant que l'organe de remplissage ou 1'aiguille d'insertion de trame se trouve dans sa position avancée dans la foule précédente, de façon à produire un effet de ciseaux sur cette aiguille et à faire en sorte que la boucle formée dans le fil de trame à l'extrémité de l'aiguille y soit mainte- nue jusqu'à ce qu'elle soit convenablement accrochée sur le côté de la foule, tout en permettant au métier de fonctionner à des vitesses relativement grandes.
Un autre but de la présente invention consiste encore à créer un métier perfectionné, sans navette, comprenant un dis- positif servant à mesurer et à distribuer le fil de trame à un organe de remplissage ou à une aiguille d'insertion de trame pendant le passage à travers la foule, ce dispositif tirant le fil de trame hors de sa source d'alimentation dans des condi- tions telles qu'il ne puisse tirer hors de cette source d'ali- mentation qu'une quantité de fil de trame suffisante pour une seule duite à la fois, tout en empêchant le fil de trame de # s'affaisser et de se tortiller dans la foule et en assurant que
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des longueurs identiques de fil de remplissage soient introdui- tes dans la foule.
Divers autres buts et avantages de la présente inven- tion résulteront plus clairement de la description ci-après.
Un mode de réalisation pratique de la présente inven- tion est représenté à titre d'exemple dans les dessins ci-joints.
Dans ces dessins:
La fig.l est un plan du métier perfectionné conforme à la présente invention.
La fig.2 en est une élévation de profil.
La fig.3 en est une élévation de dos.
La fig.4 est une coupe par la ligne 4-4 de la fig.l.
La fig.5 est une coupe par la ligne 5-5 de le fig.l.
La fig.6 est une coupe par la ligne 6-6 de la fig.2.
La fig.7 est une coupe par la ligne 7-7 de la fig.l.
La fig.8 est une coupe par la ligne 8-8 de la fig.l.
La flg.9 est une coupe par la ligne 9-9 de la fig.2.
La fig.10 est une coupe par la ligne 10-10 de la fig.2.
La fig.ll est une coupe par la ligne 11-11- de la fig.l.
La fig.12 est une coupe transversale, à une plus grande échelle, semblable à la fig.4, représentant l'ensemble monté au sommet du métier et comprenant l'organe de remplissage ou l'ai- guille d'insertion de trame, ainsi que son dispositif d'entrai- nement.
La fig.13 est une coupe par la ligne 13-13 de la fig.12.
La fig.14 est un plan de détail, à une plus grande échelle, de l'organe de remplissage perfectionné, ou de l'ai- guille d'insertion de trame perfectionnée, conforme à la pré- sente invention.
La fig.l4a. est une coupe par la ligne 14a-14a de la fig.14.
La fig.15 est une vue, partie en coupe, du bord inté- rieur de l'aiguille telle qu'elle est représentée dans la fig.14.
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La fig.16 est une coupe transversale, à une plus grande échelle, d'un métier semblable à celui de la fig. 5, montrant l'ensouple enrouleuse et la position des lisses pour la formation d'une foule entre les fils de chaîne.
La fig.17 est une coupe par la ligne 17-17 de la fig.16.
La fig.18 est une coupe verticale ; àune plus grande échelle, passant par l'un des cadres de lisses et montrant la façon dont ce cadre est attaché à l'un des soutereaux.
La fig.19 est une coupe par la ligne 19-19 de la fig.18.
La fig.20 est une coupe par la ligne 20-20 de la fig.18.
La fig.21 est une coupe par la ligne 21 de la fig.18.
La fig.22 est une vue partielle, à une plus grande échel- le de l'une des lisses, montrant la disposition de l'oeillet dans la lisse.
La fig.23 est un plan, à une plus grande échelle, du métier à proximité de la façure, montrant le mouvement de l'or- gane de remplissage ou de l'aiguille d'insertion de trame dans la foule entre les fils de chaîne, ainsi que la mise en position du fil de trame dans cette foule.
La fig.24 est un plan, à une plus grande échelle, du métier au point de tissage, montrant l'organe de remplissage ou l'aiguille d'insertion de trame dans leur position de serrage dans le foule, ainsi que l'aiguille à tricoter coopérant avec l'extrémité libre de l'aiguille d'insertion de trame pour saisir la boucle de fil de trame insérée dans la foule par cette der- nière aiguille.
La fig.25 est une coupe par la ligne 25-25 de la fig.24, montrant le changement de pas.
La fig.26 est un plan, à une plus grande échelle, sem- blable à la fig.18, montrant l'aiguille de remplissage ou d'in- sertion de trame au moment où elle est retirée de la foule lors- que l'aiguille à tricoter est passée à travers la boucle du fil #de trame et s'y est accrochée.
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La fig.27 est une coupe par la ligne 27-27 de la fig.26, montrant le changement de pas s'effectuant pendant Que l'aiguille de remplissage ou d'insertion de trame est encore engagée dans la foule formée auparavant, de façon à produire un effet de ci- seaux sur l'aiguille d'insertion de trame, et
La fig.28 est une vue partielle de l'extrémité libre de l'aiguille d'insertion de trame,montrant comment une boucle est formée sur le fil de tramme sur la face inférieure pour re- cevoir l'aiguille à tricoter.
Le métier à tisser conforme à la présente invention et représenté dans les dessins ci-joints comprend un bâti creux rectangulaire 2 ayant des parois d'extrémité 3 et 4, des parois latérale 5 et 6, une paroi supérieure 7 et une paroi de fond 8, ce bâti étant constitué de préférence par une pièce coulée en acier. Un palier 9, dans lequel est tourillonné un arbre 10 est monté d'une façon appropriée dans la paroi d'extrémité 3, comme le montrent clairement les figs. 5 et 6 des dessins. Près de son extrémité extérieure, sur le côté extérieur du bâti, l'arbre 10 porte un volant 12 et une poulie 13, sur laquelle peut passer une courroie reliée à une source appropriée de force motrice telle qu'un moteur (non représenté) entraînant l'arbre 10.
Dispositif à sautereaux et à lisses
Deux paires d'arbres parallèles 14, 15, 16 et 17 sont montées à l'intérieur du bâti 2, les arbres de chaque paire étant disposés l'un au-dessus de l'autre et espacés l'un de l'autre (fig.7). Des roues dentées 19, 20, 21 et 22 sont mon- tées une sur une extrémité de chacun des arbres 14, 15, 16 et 17 respectivement, les roues dentées 19 et 20 des arbres 14 et 15 engrenant entre elles,tandis que les roues dentées 21 et 22 des arbres 16 et 17 engrènent entre elles. Les deux roues den- tées 19 et 21 des arbres inférieurs 14 et 16 engrènent également avec une roue dentée 18 montée sur l'extrémité intérieure de
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l'arbre moteur 10.
On voit que, grâce à cette disposition, l'ar- bre 10 entraine, lorsqu'il tourne, les arbres 14, 15, 16 et 17 sous l'action des roues dentées 18, 19, 20, 21 et 22. Les ar- bres 14 à 17 sont tourillonnés dans des paliers appropriés 23, 24,25 et 26 respectivement, ces paliers étant montés sur deux paires de supports 27 et 28, les supports de chaque paire étant espacés l'un de l'autre et portés par des plaques 29 et 30 res- pectivement montées sur les parois latérales 8 et 7 respective- ment du bâti 2, par tout moyen approprié, tel qu'une rangée de vis à machines 27a. Deux organes, 31 et 32, tiges ou arbres sensiblement parallèles entre eux et aux arbres 14 et 15 sont montés entre les paires de supports 27 et espacés entre eux.
Plusieurs leviers espacés 33, quatre dans le cas présent, sont montés horizontalement directement au-dessous de l'arbre 14, une extrémité de chacun de ces leviers étant articulée sur la tige inférieure 31. Une rangée de dents 34 est disposée à l'extrémi- té opposée de chacun des leviers 33, de façon à former une den- ture partielle dans un but qui sera indiqué plus loin.
Une autre rangée de leviers horizontaux'65, quatre dans le cas présent, est disposée au-dessus de l'arbre 15, l'ex- trémité extérieure de chacun de ces leviers étant articulée sur la tige supérieure 32. Une rangée de dents 36 semblables aux dents 34 des leviers 33 est disposée sur l'extrémité intérieure de chacun des leviers 35. Les leviers 33 et 35 sont décalés entre eux pour les raisons déjà indiquées. L'arbre 14 porte plusieurs cames 37 espacées entre elles et en.nombre égal à celui des leviers 33 avec lesquels elles coopèrent. L'arbre 15 porte plusieurs cames semblables 38 espacées et en nombre égal à celui des leviers 35 avec lesquels ces cames coopèrent.
Cha- cun des leviers 33 porte, au milieu de sa longueur, un galet 33a, chacun de ces galets servant d'organe. conjugué pour une dame respective 37, et chacun des leviers 35 porte un galet @ semblable 35a servant d'organe conjugué pour l'unie des cames
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respectives 38. Un ressort hélicoïdal de tension 39 disposé ver- ticalement entre chacun des leviers 33 et l'un des leviers 35 sert à rapprocher ces leviers 33 et 35 l'un de l'autre en les faisant mouvoir autour de leur axe d'articulation avec les ti- ges 31 et 32 respectivement. Ces ressorts 39 ont pour but de maintenir les galets 33a et 35a des leviers 33 et 35 respective- ment en contact avec leurs cames respectives 57 et 38 portées par les arbres 14 et 15.
Un ensemble analogue de leviers et de cames est dispo- sé du côté opposé du métier et de l'arbre 10. Cet ensemble com- prend une autre paire de tiges ou d'arbres parallèles 40 et 41 respectivement, s'étendant entre les paires de supports 28.Plu- sieurs leviers 42, quatre dans le cas présent, sont disposés au- dessous de l'arbre 16, de ce côté du métier, une extrémité de chacun de ces leviers étant articulée sur la tige 40. Une ran- gée de dents 43 est disposée à l'extrémité opposée ou extrémité intérieure de chacun des leviers 42,de façon à former une den- ture partielle. L'arbre 16 porte plusieurs cames espacées 44 en nombre égal à celui des leviers 42 avec lesquels elles coo- pèrent.
Une autre série de leviers 45, au nombre de quatre dans le cas présent, est disposée au-dessus de l'arbre 17, une extré- mité de chacun de ces leviers étant articulée sur la tige 41 et chacun de ces leviers portant une rangée semblable de dents 46.
Plusieurs cames espacées 47 en nombre égal à celui des leviers
45 avec lesquels ces cames coopèrent, sont montées sur L'arbre
17. Chacun des leviers 42 porte, au milieu de sa longueur, un galet 42a servant d'organe conjugué pour une cane respective 44 et un galet semblable 45a monté sur chacun des leviers 45 sert d'organe conjugué pour une came respective 47. Un ressort de tension 48 semblable au ressort de tension 39 et sensiblement parallèle à celui-ci est disposé verticalement entre chacun des leviers 42 et l'un des leviers 45, les extrémités de ces res- sorts étant fixées aux leviers respectifs. Ces ressorts 48 ont
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pour but de maintenir les galets 42a et 45a des leviers 42 et 45 en contact avec leurs cames respectives 44 et 47 des arbres 16 et 17 respectivement.
On conçoit que les leviers de chaque grou- pe de leviers 33, 35, 42 et 45 sont décalés par rapport aux leviers de chaque autre groupe. En d'autres termes, les leviers d'un groupe ne sont pas montés directement au-dessus ou en face des leviers d'un autre groupe quelconque. Cette disposition per- met de monter les leviers d'entraînement avec leurs cames rela- tivement près les uns des autres.
Comme le montrent plus clairement les figs. 5 et 7, plusieurs sautereaux allongés 50 en forme de barres relativement minces, dont quatre sont représentés dans les dessins, sont montés verticalement à l'intérieur du bâti 2, au centre du mé- tier, entre les paires d'arbres 14, 15 et 16,17 et s'étendent de haut en bas jusqu'à un point se trouvant au-dessous des le- viers les plus bas 33 et 42. Ces sautereaux sont disposés sur une même ligne, directement les uns près des autres et en prise coulissante les uns avec les autres. Près du sommet et près du fond de chacun des sautereaux, une partie épaissie 51 présente des surfaces planes opposées qui jouent le rôle de portées cou- lissantes pour les sautereaux lorsque ceux-ci effectuent leur mouvement de va-et-vient et coulissent les uns sur les autres, en restant côte-à-côte, lorsque le métier fonctionne.
Près de l'extrémité inférieure du premier sautereau et de chaque quatrième sautereau 50 à partir du premier, sur l'un des bords dessauteraux, il y a une rangée de dents 53 qui coopè- rent et engrènent avec les dents 34 qui se trouvent à l'extrémité des leviers respectifs 33.
Du côté opposé du deuxième sautereau et de chaque quatrième sautereau venant après le, deuxième, sur le bord et près du sommet de chaque sautereau, il y a une rangée de dents semblables 54 qui coopèrent et engrènent avec les dents 46 qui se trouvent à l'extrémité des leviers respectifs #45. De même, près du fond du troisième sautereau et de chaque
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quatrième sautereau à partir du troisième, sur celui des bords du sautereau qui est opposé à la face qui porte les dents 53, il y a une autre rangée semblable de dents 55 qui coopèrent et engrènent avec la rangée de dents 43 se trouvant à l'extrémité des leviers respectifs 42.
Le quatrième sautereau et chaque quatrième sautereau après le quatrième portent également, sur celui des bords qui est opposé à la face sur laquelle se trouvent les dents 54 du deuxième sautereau, une rangée de dents sembla- bles 56 coopérant et engrenant avec les dents qui se trouvent à l'extrémité des leviers respectifs 35.
Près de l'extrémité inférieure de chaque sautereau 50, il y a un oeillet 57 qui traverse le sautereau et auquel est fixée une extrémité d'un ressort hélicoïdal de tension 58, l'ex- trémité opposée de chacun de ces ressorts étant convenablement fixée, en 59 par exemple,aux parois intérieures 5 et 6 du bâ- ti. Ces ressorts ont pour but de maintenir les dents portées par les bords des sautereaux en prise avec les dents des leviers respectifs et d'empêcher tout mouvement perdu ou tout jeu des sautereaux et des leviers.
Les parties inférieures du sautereau 50 sont montées à mouvement alternatif dans un logement de forme rectangulaire
60 pratiqué dans un guide horizontal 61 en forme de barre fixé aux deux supports 28 et formant de préférence un pont entre eux.
De même, les parties supérieures des sautereaux passent à tra- vers une ouverture 62a pratiquée dans le sommet 7 du bâti et à travers une ouverture de forme rectangulaire 62 pratiquée dans un bloc ou autre organe de guidage 63 monté sur le sommet du bâ ti. Une plaque réglable ou amovible 64 montée au sommet de l'organe de guidage 63 est fixée à cet organe au moyen de vis à machines 65. Cette plaque a pour but de faire varier la gros- seur de l'ouverture 62 de l'organe 63 suivant le nombre de sau- tereaux pouvant être montés à l'intérieur ou employé pour toute armure particulière. Dans le cas présent, on n'a représenté que
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quatre sautereaux, ce qui est d'ailleurs suffisant pour produire un article tissé de la façon habituelle.
On conçoit cependant que l'on peut employer jusqu'à, seize sautereaux, si on le désire, pour obtenir toute armure.. désirée, les leviers et les cames étant montés en nombre suffisant, soit seize, pour.entraîner ce nombre de sautereaux. Lorsqu'on utilise quatre sautereaux, comme dans le cas présent, on voit que l'on n'emploie qu'un nombre correspondant de leviers et de cames, -soit également qua- tre. Lorsqu'on désire employer seize sautereaux, on enlève com- plètement la plaque 64, l'ouverture 62 de la pièce 63 ayant les dimensions voulues pour loger ce nombre de sautereaux, et lors- qu'on emploie un nombre plus petit de sautereaux, on règle la position de la plaque 64 de façon que l'ouverture 62 soit tout juste assez grande pour loger le nombre de sautereaux que l'on emploie.
On voit que, lorsqu'on utilise des sautereaux ainsi construits et ainsi disposés, avec leur dispositif d'entraîne- ment,l'emplacement total occupépar les sautereaux est réduit au minimum.
Comme le montrent plus clairement les fig.18 à 22 des dessins, deux plaques horizontales 66, parallèles et espacées, sensiblement perpendiculaires aux sautereaux, sont montées à l'extrémité supérieure de chacun des sautereaux 50 et fixées à cette extrémité. Un goujon 67 est disposé entre les plaques 66, près de chaque extrémité de celles-ci. Il y a plusieurs harnais ou cadres de lisses 68 en forme d'U renversé, consti- tués de préférence chacun par un morceau de fil métallique élas- tique en soi ou par une bande métallique étroite et plate, chacun de ces cadres pouvant être fixé à l'un des sautereaux 50.
Une partie en forme de crochet 69 est disposée à l'extrémité de chacune des branches ou parties latérales de chacun des cadres 68,ces parties 68 étant disposées entre les plaques 66 et en. prise avec les goujons 67 qui se trouvent entre celles-ci. En d'autres termes, par suite de l'élasticité du cadre, les parties
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69 en forme de crochets peuvent être convenablement mises en place, par échappement, à l'extrémité des sautereaux et dispo- sées sur les faces intérieures des goujons respectifs 67, les branches ou parties latérales tendant à faire ressort vers l'ex- térieur pour s'écarter l'une de l'autre, de façon que les parties en forme de crochets qu'elles portent soient amenées en prise avec les goujons respectifs 67.
Deux barres à lisses horizonta- les 70 et 71, espacées l'une de l'autre, sont disposées dans chaque cadre de lisses 68, l'une de ces barres à lisses étant disposée près du sommet du cadre et l'autre étant disposée près du fond du cadre. Ces barres passent à travers des ouvertures oblongues disposées en ligne et pratiquées sur les faces respec- tives du cadre. Une partie élargie ou déformée 72 et 73 est disposée à une extrémité de chacune des barres 70 et 71 respec- tivement, de façon à empêcher ces extrémités des barres de passer à travers les ouvertures du cadre. Des parties en forme de crochets 74 et 75 sont disposées sur les extrémités des barres 70 et 71 respectivement et se font face.
Ces barres à lisses 70 et 71 sont montées dans les cadres par leur insertion à travers les ouvertures d'un côté des cadres et à travers les ouvertures de l'autre côté des cadres, les parties élargies ou déformées 72 et 73 empêchant les barres de passer complètement à travers les ouvertures. Dans ces positions, les parties en forme de crochets 74 et 75 des extrémités opposées de ces barres se trouveront sur la face extérieure du côté opposé du cadre.
Un organe de retenue 76, élastique en soi, est disposé vertica- lement entre les parties en forme de crochets 74 et 75 des bar- res 70 t 71 respectivement ; cet organe est fendu à chaque ex- à correspondre trémité et ses fentes sont disposées de façon/aux parties res- pectives en forme de crochets 74 et 75 et à coopérer avec elles pour immobiliser les barres 70 et 71 dans le cadre. Chaque cadre 68 porte plusieurs lisses 77 constituées de préférence chacune par une pièce de métal élastique et relativement mince.
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Près de chaque extrémité de chacune des lisses 77 se trouve une ouverture 78 de forme rectangulaire, ces diverses ouvertures étant légèrement plus grandes que la section transversale des barres 70 et 71 avec lesquelles elles coopèrent. Les lisses 77 sont vissées et montées coulissantes sur les barres à lisses 70 et 71, qui passent à travers les ouvertures respectives prati- quées dans les extrémités des lisses. En d'autres termes, les lisses 77 sont construites et disposées de façon à pouvoir se mouvoir horizontalement par rapport aux barres 70 et 71 et à leurs cadres respectifs. Chaque lisse 77 porte en son centre un oeillet 79 à travers lequel on peut faire passer un fil de chat- ne, de la façon qui sera décrite plus loin.
On verra que les lisses 77 sont disposées sans être fixées à l'intérieur du cadre entre les côtés de celui-ci, et que l'organe de retenue 76 est disposé entre les extrémité en forme de crochets 74 et 75 des barres à lisses 70 et 71 respec- tivement sur la face extérieure du cadre, cet organe de retenue à ressort 76 empêchant les lisses de se déplacer par rapport aux barres à lisses. Si l'on désire remplacer l'une quelconque des lisses ou la retirer des barres à lisses, on enlève l'orga- ne de retenue 76 pour supprimer sa prise de verrouillage avec les parties en forme de crochets des barres horizontales; à cet effet il suffit de le repousser élastiquement vers l'extérieur pour l'écarter de la face latérale du cadre, et de le séparer des parties en forme de crochets des barres.
On verra alors que les barres horizontales 70 et 71 peuvent alors être déplacées latéralement à travers les ouvertures pratiquées dans les côtés du cadre de lisses, ce qui permet de remplacer les lisses ou de les enlever. Lorsqu'on a remplacé le nombre voulu de lisses ou lorsqu'on les a retirées des barres, on remet celles-ci en place en les faisant passer à travers les ouvertures pratiquées dans les côtés du cadre, puis on remet également l'organe de rete- nue 76 en place, de façon qu'il vienne en prise avec les parties
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respectives en forme de crochets 74 et 75 des ba.rres à lisses; pour cela, il suffit de lui faire reprendre sa position en utilisant son élasticité, de façon qu'il immobilise les barres à lisses 70 et 71 de nouveau dans leur position par rapport au cadre de lisses.
Comme on peut le voir dans les fig.13 et 23, ces cadres à lisses 68 sont gradués quant à leurs dimensions du premier au dernier,de façon à permettre aux fils de chaîne de passer convenablement en venant du centre ou de l'autre source d'alimentation. En d'autres ternies, la distance entre les côtés de chaque cadre est inférieure à la distance entre les côtés du cadre suivant d'un bout à l'autre de la rangée de cadres,, de façon que la distance entre les côtés des cadres converge vers la première lisse, afin de rassembler graduelle- ment tous les fils de chaîne lorsqu'ils passent dans le métier.
Un peigne fixe 80 est disposé à une certaine distance !en arrière des cadres de lisses, et les fils de chaîne venant de la source d'alimentation passent à travers ce peigne, qui les maintient séparés avant qu'ils n'arrivent aux lisses 77. Ce peigne 80 est monté de préférence sur un support 81 fixé de pré- férence à l'extrémité extérieure du bloc de guidage 63 au moyen de vis à machines 82.
Dispositif à aiguille de remplissage ou de trame.
Comme le montrent plus clairement les fig.l et 12 à 15 des dessins, un doigt de remplissage allongé ou une aiguille de trame allongée 100 servant à insérer des boucles de fil de trame à travers la foule entre les fils de chaîne, d'une façon qui sera décrite plus loin, sont disposés au sommet du bâti 2, d'un côté du centre du métier et du dispositif à sautereaux et lisses.
Cette aiguille est relativement mince et plate et re- lativement large de façon que sa forme soit sensiblement celle d'une lame, et sa section transversale va de préférence en s'amincissant de son bord antérieur à son bord postérieur, comme - le montre la fîg.14a. L'extrémité extérieure ou extrémité libre
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de l'aiguille est de préférence amincie en 101, la surface supé- rieure étant taillée en biseau, de façon à former une extrémité en pointe émoussée 102. Les faces opposées de.cette aiguille présentent un rebord longitudinal ou une gouttière longitudina- le 103, ces deux rebords ou gouttières se trouvant directement en face l'un ou l'une de l'autre et, de préférence, à une petite distance à l'intérieur à partir du bord intérieur 104 de l'ai- guille.
Un oeillet 105, à travers lequel le fil de trame peut passer, se trouve près de l'extrémité extérieure ou extrémité libre de l'aiguille, qu'il traverse de part en part, et en ligne avec la gouttière ou les rebords 103.
L'extrémité intérieure de l'aiguille 100 est fixée à un organe à mouvement alternatif ou curseur d'aiguille 106, de pré- férence au moyen de deux vis à machines 107. La partie postérieu- re extrême 108 de l'organe à mouvement alternatif 106 a de pré- férence une forme cylindrique, de façon à présenter une partie en forme de piston montée coulissante dans une partie en forme de cylindre 109 d'un organe à mouvement alternatif 110.
Cet or- gane à mouvement alternatif 110 est monté dans un palier appro- prié 112 disposé à la partie supérieure 7 du bâti, et il est relié au moyen de vis 116 à un rebord 113 qui se trouve à l'ex- trémité supérieure d'un arbre vertical 114 tourillonné, de son côté, dans un palier approprié 115 porté par le bras d'un support 117 disposé à l'intérieur du bâti et faisant partie de celui-ci.
Comme le montrent les figs.4 et 11 des dessins, un le- vier 118 disposé au-dessous du support 117 est fixé, par une de ses extrémités, à l'extrémité inférieure de l'arbre 114. Un ga- let tournant 119 convenablement monté à l'extrémité opposée du levier 118 joue le rôle d'organe conjugué coopérant avec une came 180 portée par un arbre vertical 121, afin de faire oscil- ler l'organe 110 dans le but et de la façon que l'on décrira plus loin.
Comme le montrent plus clairement les figs.5 et 11, un ressort hélicoïdal de tension 127 est disposé de préférence
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d'un côté du levier 118 et relié par une extrémité à ce levier et par l'autre extrémité à l'extrémité d'une cheville 128 por- tée par le support 117. Ce ressort a pour but de maintenir le galet 119 constamment en contact avec la came 120. Un logement 122 en forme de fente oblongue est ménagé au centre et au fond de l'organe 110 pour coopérer avec le rebord 113 de l'arbre 114 et une cheville 123 montée mobile dans ce logment est reliée par un pas de vis au curseur d'aiguille 106 sur la face inférieu- re de celui-ci.
Une bielle 124 disposée à l'intérieur du bâti s'engage par une extrémité dans la fente 122 et elle est articu- lée, par exemple en 133, sur la cheville 123 qui s'y trouve.
L'extrémité opposée de la bielle 124 est articulée sur une che- ville 125 portée par une manivelle combinée avec une came 126 et fixée, de son côté, à l'arbre 121. Grâce à cette disposition le curseur d'aiguille 106 et l'aiguille de trame 100 qu'il porte reçoivent un mouvement alternatif par rapport à l'organe oscil- lant 110.
L'arbre vertical 121 est disposé près d'une extrémité de l'arbre horizontal 16, perpendiculairement à celui-ci et tourillonné dans des paliers appropriés 129 portés par le sup- port 117. Une roue dentée conique 130 fixée à l'extrémité infé- rieure de l'arbre 121 engrène avec une roue dentée 131 montée sur un prolongement de l'arbre 16, ce qui fait que l'arbre 121 est entraîné par cet arbre sous l'action des roues dentées 21 et 18 lorsque le métier fonctionne.
Tension et mesure de la trame.
On considérera, maintenant plus particulièrement la fig.11 des dessins, figure dans laquelle on a représenté un dispositif servant à tendre le fil de trame et désigné d'une fa- çon générale par 150, ainsi qu'un dispositif, désigné dansson ensemble par 151 et servant à mesurer et à distribuer le fil de trame pour l'amener à l'aiguille, de la façon qui sera décrite plus loin. Le dispositif tendeur comprend une pièce verticale
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filetée, oblongue et en forme dé tige 152, qui est visage dans une partie saillante 153 disposée à la partie supérieure 7 du bâti, d'un côté de l'organe oscillant'110, et qui s'engage à l'intérieur du bâti.
L'extrémité supérieure de l'organe 152 por- te une partie décollettée et filetée 154 sur laquelle sont mon- tées, de façon à pouvoir effectuer un mouvement relatif par rap- port à cette partie, deux paires de pièces en forme de plaques de disques élastiques circulaires 155, 156, ces pièces étant montées l'une sur l'autre et percées, en leur centre, d'un trou à travers lequel passe l'extrémité décolletée 154 de l'organe
152. La partie décolletée 154 présente une fente diamétrale 188, dans laquelle est disposée une partie diamétrale centrale de la plaque supérieure 156. La plaque inférieure de la paire de pla- ques 155 repose sur'un écrou de serrage 156 vissé sur la par- tie extérieure filetée de la pièce 152.
Un ressort hélicoïdal de compression 157 en forme de tronc de cône disposé autour de la partie décolletée 154 se trouve au-dessus de la paire de plaques 156, en contact avec la plaque supérieure de cette paire.
Un écrou réglable 158 disposé au-dessus du ressort 157, sur la .partie filetée de la partie décolletée 154, permet de faire va- @ier la compression exercée par le ressort 157 sur le sommet du disque 156. Le ressort 157 applique une pression sur la paire de plaques 156, plaques qui, de leur côté, sont repoussées vers la paire de plaques 155, et l'on voit que, grâce à cette dispo- sition, le fil de trame est soumis à un certain effort de ten- sion lorsqu'il est disposé entre les plaques opposées de la paire de plaques 155 et 156.
Une ouverture longitudinale 159 est pratiquée dans l'axe de la pièce 152 et une pièce en forme de cheville ou de plongeur 160, de forme allongée, est montée à mouvement alter- natif dans cette ouverture, une des extrémités de cette pièce pouvant venir en contact avec la partie diamétrale de la plaque- supérieure de la paire de plaques 156, plaque qui est disposée dans la fente diamétrale 188 de la partie d'extrémité décolletée
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154.
L'extrémité opposée du plongeur 160 s'engage dans le bâti et repose sur une saillie 161 d'un levier coudé 162 articulé par exemple en 163 sur le support 117. Un levier 164 est arti- culé, à une extrémité, sur le levier coudé 162 par exemple en 165, et son extrémité opposée est articulée en 166 par exemple sur un autre levier coudé 167 qui, de son côté, est articulé sur le support 117, par exemple en 168. Le levier coudé 167 porte un galet rotatif 169 qui est maintenu en contact avec une came 170 fixée sur l'arbre 121. On voit que, lorsque l'arbre 121 tourne, le plongeur 160 peut effectuer un mouvement alternatif dans un plan vertical sous l'action du galet 169, des leviers coudés 167 et 162 et du levier 164.
On voit aussi que, lorsque le plongeur 160 se meut, son extrémité supérieure fait monter la pla- que supérieure 156 en l'écartant de la paire de plaques 155, de façon à assurer, entre les plaques 155 et 156, un jeu suffisant pour laisser passer librement le fil de trame entre elles.
Le mécanisme de distribution de trame ou dispositif de mesure 161 est monté du même côté de l'organe oscillant 110 que le dispositif tendeur 150 à une certaine distance, déterminée d'avance, de ce dispositif 150 et de l'oeillet 105 qui se trou- ve à l'extrémité de l'aiguille 100. Ce mécanisme de distribu- tion comprend un bras angulaire oscillant 171 dont une extré- mité est fixée à un bout d'arbre 172 monté dans un palier appro- prié 173 qui se trouve au sommet du bâti. L'extrémité opposée ou extrémité libre du bras 171 est déportée, par exemple en 174, de façon à être disposée au-dessus de la partie cylindrique 109 de l'organe oscillant 110.
Cette extrémité déportée ou extrémité libre porte un oeillet 175 à travers lequel passe le fil de trame venant du dispositif tendeur 150 pour aller à l'oeillet 105 qui se trouve à l'extrémité de l'aiguille 100.
Une pièce 176 traversée de part en part par des oeillets 177 et 178 superposés et traversés par le fil de trame se trouve au sommet de la partie cylindrique de l'organe oscillant entre le
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bras 171 et l'oeillet de l'aiguille ainsi que le dispositif ten- deur 150. Une autre pièce 179 disposée en avant de la pièce 176, au sommet de la partie cylindrique 109, porte un oeillet qui est également traversé par le fil de trame et sensiblement en ligne avec l'oeillet 105 qui se trouve à l'extrémité de l'aiguille 100.
L'organe oscillant 110 porte, de préférence en un point situé au-delà de la pièce 179, ian doigt de guidage 180 constitué par un fil métallique pouvant contribuer à maintenir le fil de trame dans la gouttière supérieure ou sur le rebord supérieur 103 de l'aiguille.
Un bras 181 est fixé à l'extrémité inférieure du bout d'arbre 172 et une tige à mouvement alternatif 182@est articulée par exemple en 183 sur une extrémité de ce bras, qui est monté dans un palier approprié porté par le support 117 disposé à l'in- térieur du bâti. Un galet 184 en contact avec la came 185 portée par l'arbre 121 est monté à rotation à l'extrémité opposée de la tige 182. L'extrémité de cette tige est également fixée de pré- férence à la pièce 189 en forme de levier de culasse sur l'arti- culation ou l'axe du galet 184, par exemple en 190, cette pièce 189 étant articulée, de son côté, sur le support 117 par exem- ple en 191. Cette pièce a pour but de supporter et de guider l'extrémité intérieure de la tige 182.
Un collet réglable 186 est disposé au milieu de la longueur de la tige 182 et un ressort hélicoïdal de compression 187 disposé entre ce collet et une fa- ce adjacente du support 117 maintient constamment le galet 184 en contact avec la came 185.
ENSEMBLE COMPRENANT L'AIGULLLE A TRICOTER.
Comme le montrent les figs. 1, 5, 9, 11, 16 et 23 des dessins, une plaque de poitrinière de ruban ou de tissu 200, fixée au bâti de préférence au moyen de vis à machines 201 et maintenue dans sa position sur ce bâti par un assemblage à rai- nure et languette 202, est disposée au centre du sommet du bâti d'un côté de l'aiguille 100 et de son ensemble, à une distance
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relativement courte par rapport aux lisses 77. Cette plaque de poitrinière comprend une pièce en forme de bloc ayant une sur- face supérieure arquée 203 disposée en son centre et des faces de rebord 204 et 205 dirigées vers le haut.
Après le tissage, le ruban ou le tissu peut venir s'appliquer sur la surface arquée 203 et passer par dessus cette surface, les bords 204 ayant pour but de guider les fils de trame extrêmes et de les confiner sur la plaque de protection sur la façure qui est disposée sur le bord intérieur 206 de la plaque de poitrinière. Un guide en for- vis me de doigt 207 fixé à une 199 au-dessus de la plaque de poitri- nière et d'un côté de cette plaque, est constitué par un fil métallique qui se trouve sur la plaque de poitrinière près de son extrémité antérieure et directement à côté du rebord adja- cent ou de la face adjacente 204, et qui a pour but de mainte- nir le bord du tissu fini appliqué contre la face intérieure du rebord 204.
Toutefois, si on le désire, un organe d'abaissement en forme de plaque disposée au-dessus de la plaque de poitrinière et en contact avec le ruban, peut servir à maintenir les fils de chaîne en position sur la plaque.
Un organe oblong à mouvement alternatif 208 monté sur celui des côtés de la plaque de poitrinière 200 qui est opposé à l'aiguille 100 et sur le côté opposé de la foule formée par les fils de chaîne porte, à une de ses extrémités,des organes de serrage 209 dans lesquels est fixée amovible une aiguille à tricoter 210, qui est de préférence du type à palette. Une piè- ce 211 en forme de culasse fixée à la pièce 208 au milieu de sa longueur a une extrémité fourchue 212 dans laquelle s'engage l'extrémité supérieure d'une cheville d'entraînement 213. La cheville 213 passe à travers une ouverture en forme de fente 214 pratiquée au sommet du bâti et elle est fixée à un levier coudé 215 disposé à l'intérieur du bâti.
Le levier coudé 215 est articulé sur le support 117 au moyen d'une cheville 216 et l'une des branches de ce levier coudé porte un galet 217 qui
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est en contact avec une came 218 fixée sur l'arbre 121. Un res- sort de tension 219 est relié, par une de ses extrémités, à l'autre branche du levier coudé 215 et par son extrémité opposée à la face intérieure du bâti. Ce ressort a pour but de mainte- nir le galet 217 en contact avec la came 218.
On voit que grâce à cette disposition, la pièce 208 et l'aiguille à tricoter 210 qu'elle porte sont animées d'un mouvement alternatif sous l'ac- tion de la came 218, du galet 217 et du levier coudé 215 dans un plan sensiblement perpendiculaire au bord antérieur 206 de la plaque de poitrinière 200, l'aiguille étant disposée directement près de la face extérieure de la plaque de poitrinière.
Un levier oscillant 220 disposé en un point qui se trou- ve sur un c8té de l'ensemble des lisses, du même côté du métier que l'aiguille à tricoter 210, est fixé par une de ses extrémi- tés à un arbre vertical 221 monté dans un palier approprié au sommet du bâti. Cet arbre s'engage dans le bâti et sur son ex- trémité intérieure se trouve un autre levier 222 dont l'extrémité libre porte un galet rotatif 223 en contact et coopérant avec la came combinée avec une manivelle 126. Un ressort hélicoïdal 224 qui se trouve au-dessus du levier 222, autour de l'arbre 221, est fixé par une de ses extrémités à la face inférieure du sommet du bâti en 225, son autre extrémité étant en prise avec le le- vier 222, par exemple en 226. Ce ressort a pour but de mainte- nir le galet 223 en contact avec la came 126.
Un galet 227 monté sur l'extrémité libre du levier 220 porté par l'arbre 221 au-dessus du sommet du bâti est agencé de préférence en vue d'un réglage excentrique par rapport à l'ex- trémité du levier. On voit que, grâce à cette disposition, le levier 220 effectue un mouvement oscillant sur un arc relative- ment petit, de façon à agir sur le bras pour le rapprocher et l'écarter du côté de la foule. Le galet monté à l'extrémité de ce levier coopère avec la palette 228 de l'aiguille à tricoter 210 pendant son mouvement alternatif, et il a pour but de fer- mer la palette par intermittences de façon à former une boucle
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fermée à l'extrémité de l'aiguille dans une de ses positions.
Tirage du ruban¯ou de la chaîne.
Ainsi que le montrent plus clairement les figs. 1, 2, 3 et 5 des dessins., le sommet du bâti porte, près de sa face pos- térieure 4, un support angulaire 250 sur lequel est articulée, par exemple en 266, une pièce 251 sensiblement en forme de J renversé. L'extrémité supérieure 252 de la pièce 251 passe par dessus le sommet du métier et elle se trouve à une certaine distance de ce sommet; en outre, elle est de préférence fourchue en 253, un galet à friction 254 étant monté à rotation entre les branches de cette extrémité. Un abrasif constitué par de la toile d'émeri est disposé de préférence autour de la périphérie de ce galet pour empêcher le tissu fini de glisser par rapport au galet.
Ce galet 254 est accompagné, sur un de ses côtés, par une roue dentée 255 engrenant avec une roue dentée semblable 256 disposée, avec un galet 257 qui se trouve au-dessoussur un arbre 267 qui se trouve au sommet du bâti. Le galet 257 est semblable au galet 250, mais son diamètre est de préférence un peu plus grand. De même, la roue dentée 256 est un peu plus gran- de que la roue dentée 255, de sorte que le galet 254 se meut à une vitesse plus grande que celle du galet 257, dans un but qui sera indiqué plus loin. Une tige ou barre 255 autour de laquelle le tissu peut passer avant d'arriver au galet 254 est disposée d'une façon appropriée immédiatement au-dessous et en avant de ce galet 254, dans la partie supérieure du bâti.
Un ressort de tension 259 disposé d'un côté de la piè- ce 251 est fixé, par une de ses extrémités à une cheville 260 saillant extérieurement à partir de l'extrémité supérieure 252 de la pièce 251, l'extrémité opposée de ce ressort étant conve- nablement fixée au sommet du bâti, par exemple en 261. Ce res- sort a pour but de faire tourner la pièce 251 autour de son pivot en 266, de façon à maintenir les galets 254 et 257 et à les rapprocher l'un de l'autre.
L'autre branche 263 de la pièce 251
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s'étend de haut en bas le long du bord extérieur de la paroi postérieure 4 du bâti et porte à son extrémité une vis 264 ayant une poignée en forme d'écrou 265 disposée à son extrémité ex- térieure, l'extrémité intérieure de cette vis 264 pouvant coopé- rer avec une pièce de butée 268 montée sur la face extérieure 4 du bâti. Cette vis de réglage 264 a pour but de faire tourner la pièce 251 autour de son pivot en 266 pour régler la position du galet 254 porté par cette pièce, par rapport à celle du galet opposé 257 qui coopère avec le précédent ce qui permet de faire varier le jeu laissé entre ces deux galets.
Une roue à chaîne 270 est fixée, dans une partie dé- portée de la paroi latérale 6 du bâti, sur l'extrémité de l'ar- bre 267, sur lequel le galet 257 et la roue dentée 256 sont mon- tés. Une chaîne 271 passe sur cette roue, ainsi que sur une au- tre roue à chaîne 272 montée à rotation, à une certaine distance au-dessous de la roue 270, sur un bout d'arbre 273 porté par la paroi latérale du bâti. Un levier à position réglable 275 est articulé entre les deux roues à chaîne 272 et 270 sur le côté du bâti, par exemple en 274, et porte une petite roue à chaîne 276 montée à rotation à l'extrémité libre de ce levier sur le côté extérieur de la chaîne 271, avec laquelle elle peut coopérer pour maintenir la chaîne 271 sous la tension voulue sur les roues 270 et 272, l'empêchant ainsi de cliqueter.
L'arbre 273 porte aussi une roue dentée 277 qui est fixée à la roue à chaîne 272 et qui fait partie d'un engrenage compound monté en-dessous.
Cet engrenage compound ou ce train d'engrenage comprend une roue dentée 278 et une roue dentée 286 montée directement près de la première et fixée à celle-ci, ces deux roues dentées étant mon- tées à rotation sur l'extrémité libre d'une pièce 279 en forme de levier à position réglable, la roue dentée 286 engrenant avec la roue dentée 277. L'extrémité opposée de la pièce 279 présen- te une fente longitudinale 280 dans laquelle se trouve une vis 281 servant à fixer la pièce 279 dans une position réglable sur
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le côté du bâti. Une autre roue dentée 283 engrenant avec la roue dentée 278 est disposée au-dessous de celle-ci sur l'extrémité d'un arbre tournant 282 qui s'engage dans le bâti et qui est convenablement tourillonné sur le côté 6 de ce bâti.
L'extrémi- té opposée de l'arbre 282 porte, à l'intérieur du bâti, une autre roue dentée 284 qui engrène avec une roue hélicoïdale 285 montée sur un prolongement de l'arbre 16.
On voit donc que le galet 257 est entraîné par la chai-
278, ne 271, l'engrenage compound 227, 286, 283 et les roues dentées 284 et 285, lorsque l'arbre moteur 10 fait tourner l'arbre 16.
Lorsque l'arbre 267, qui porte la roue dentée 256, tourne avec le galet 257, on voit que le galet 254 tourne également par suite de ce que les roues dentées 255 et 256 engrènent entre elles. On conçoit que la vitesse des galets 254 et 257 détermine le nombre de duites par unité de longueur dans le tissu fini, par suite de ce que ces galets tirent le tissu ou les fils de chaîne à travers le métier; en conséquence plus la vitesse de ces galets est grande, moins il y a de duites par unité de longueur dans le tissu fini, et réciproquement plus la vitesse de ces galets est petite, plus le nombre de duites est grand. L'engrenage com- pound a pour but de faire varier à volonté la vitesse des galets 254 et 257e et par conséquent le nombre de duites par unité de longueur dans le tissu ou ruban fini.
On conçoit que l'on peut faire varier la vitesse de ces galets en changeant simplement les dimensions des roues dentées respectives 278 et 286. Par exemple,si l'on désire avoir un grand nombre de duites dans le tissu fini, on emploie une roue dentée 286 ayant un diamètre relativement petit, de sorte que les galets 254 et 257 sont -entraînés à une vitesse plus grande que si l'on employait une roue dentée plus grande.
Fonctionnement.
On introduit les fils de chaîne W dans le métier en les enfilant à partir d'un centre (non représenté) ou d'une
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autre source d'alimentation à travers le peigne 80, comme le montrent les fig. 1, 2 et 5 des dessins, puis à travers les oeillets 79 des lisses 77 des cadres de lisses 68 portés par les sautereaux 50, comme le montrent les fig.16, 23, 25 et 27, en les faisant passer par dessus la plaque de protection 200, sous la tige fixe 258, puis'en les faisant remonter et passer autour du galet 254, en les faisant rèdescendre entre ce der- nier galet et le galet opposé 257 du mécanisme de tirage de la chaîne ou du ruban, après quoi ils sortent du métier.
Les fils de chaîne sont constamment soumis pendant leur passage à tra- vers le métier, à un effort de tension exercé par tout disposi- tif approprié (non représenté), de façon à rester relativement tendus. Dans le cas présent, comme le montrent les figs.23, 24 et 26, on a représenté cinquante-neuf fils de chaîne pour tisser un ruban 25/32 de 25 mm. de large, mais il est bien entendu que l'on peut employer un nombre de fils de chaîne plus grand ou plus petit, suivant la largeur que l'on désire donner au ruban ou au tissu, et suivant le poids, ainsi que l'épaisseur et le type de l'armature que l'on a choisis.
De même, dans le cas présent, on a représenté quatre sautereaux et quatre lisses pour obtenir l'armure désirée, mais il est bien entendu, comme on l'a dit plus haut, que l'on peut employer tout nombre désiré de sautereaux et de lisses jusqu'à seize inclusivement, suivant l'armure que l'on désire obtenir.
On met ensuite le fil de remplissage ou de trame F en place dans le métier en l'enfilant à partir d'une bobine (non représentée) ou de toute autre source d'approvisionnement à travers le dispositif tendeur 150 et autour de ce dispositif, comme le montre les fig.l, 2 et 11 des dessins, puis à travers l'oeillet 177 du montant ou de la pièce 176, à travers' l'oeil- let 175 qui se trouve à l'extrémité du bras oscillant 171, puis, en revenant en arrière, à travers l'oeillette 178 du- montant 176, à travers l'oeillet du montant ou de la pièce 179,
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puis sous le fil métallique de guidage 180, ensuite le long du rebord 103 ou la face supérieure du doigt de remplissage ou de l'aiguille de trame 100,
puis en le faisant descendre à travers l'oeillet 105 qui se trouve à l'extrémité de cette aiguille,et en le ramenant en arrière le long du rebord 103 sur la face inférieure de l'aiguille 100 pour arriver sur le côté des fils de chaîne M.
Lorsque les fils de chaîne et de trame ont été enfilés et mis en place dans le métier de la façon qui vient d'être dé- crite, le métier est prêt à être mis en marche pour le tissage.
On fait alors tourner l'arbre d'entraînement principal 10 au moyen d'une source de force motrice appropriée quelconque, telle qu'un moteur (non représenté) par l'intermédiaire d'une courroie et d'une poulie 13 fixée sur l'arbre 10, comme le montrent les fig.l, 5 et 6. On voit que, lorsque cet arbre tourne, les arbres
14, 15, 16 et 17 sont entraînés en rotation sous l'action des roues dentées 19, 20, 21 et 22 montées sur ces arbres respecti- vement, et de la roue dentée 18 portée par l'arbre 10.
Lorsque les arbres 14 è 17 tournent, un mouvement alternatif vertical est imprimé aux sautereaux 50 et aux lisses 68 qu'ils portent, par les cames 37, 38, 44 et 47 respectivement portées par ces ar- bres, les galets 33a, 35a 42a et 45a portés par les leviers ar- ticulés respectifs 33, 35, 42 et 45, ainsi que les dents portées par ces leviers coopérant avec les sautereaux 50 pour les entraî- ner, comme le montrent clairement les fig.6 et 7 des dessins.
Comme le montrent,les fig.4, 5 et 6 des dessins, l'a.r- bre 16 entraîne l'arbre vertical 121 sous l'action des roues den- tées 130 et 131, et un mouvement oscillant est imprimé à la piè- ce 110 et à l'arbre 114 auquel cette pièce est reliée, ce mouvement étant produit par le levier 118, le galet 119 qu'il porte et la came 120 montée sur l'arbre 121, comme le montrent les fig.9, 10, 11 et 12. L'aiguille de trame 100 et l'organe cou- lissant 106 sur lequel elle est montée reçoivent un mouvement alternatif qui leur est imprimé par la tige 124 et la pièce 126,la ,
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came ou excentrique, montée à l'extrémité supérieure de l'arbre
121.
Le dispositif tendeur 150 est actionné par la tige vertica- le 160, les leviers coudés 162 et 167, le levier 164 et le galet
169 qui coopère avec la came 170 montée.sur l'arbre 121. Le mé- canisme 151,de distribution ou de mesure du fil de trame est ac- tionné par l'arbre 172, le bras de manivelle 181, la tige à mouvement alternatif 182, le ressort 187 et le galet 184 qui coopère avec la came 185 portée par l'arbre 121. Un mouvement alternatif est imprimé à l'aiguille à tricoter 210, ainsi qu'à la pièce 208 sur laquelle elle est montée, par le levier coudé
215, le ressort 219 et le galet 211 qui coopère avec la came
218 montée sur l'arbre 121.
Le levier oscillant 220 qui sert à fermer la palette 228 de l'aiguille à tricoter 210 est actionné par l'arbre 221, le levier 222 et le galet 223 porté par ce le- vier et coopérant avec la came 126 portée par 1-'arbre]21.
Comme le montrent les fig.2, 3, 5 et 6, les galets 254 et 257 d'entraînement de la chaîne sont entraînés par les roues dentées respectives 255 et 256, les roues à chaîne 270 et 272, sur lesquelles passe la chaîne 271, l'engrenage compound 277,
278 et 283, l'arbre 282 sur lequel#t engrenage est monté, la roue dentée 284 qui est également montée sur l'arbre 282 et la roue dentée 285, qui est montée sur un prolongement de l'arbre
116. On conçoit que tous ces mécanismes, tels qu'ils sont dé- crits ci-dessus, sont actionnés par des mouvements réglés dans le temps les uns par rapport aux autres.
Après avoir ainsi décrit la façon dont les divers mé- canismes du métier perfectionné sont actionnés, on décrira main- tenant l'opération de tissage proprement dite. Lorsque-les sautereaux 50 sont actionnés, comme le montrent les fig.16, 25 et 27 des dessins, la moitié des fils de chaîne W sont déplacés de bas en haut et les fils de l'autre moitié sont déplacés de haut en bas pour former entre eux la foule destinée à recevoir le fil de trame ou de remplissage. Dans le cas présent, les (fils de chaîne alternant entre eux sont déplacés alternative-
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ment de bas en haut et de haut en bas pour obtenir une armure et il suffit d'employer quatre sauter eaux et quatre lisses, comme le montrent les dessins, pour obtenir cette armure.
Lorsque la foule a été formée entres fils de chaîne, le fil de trame ou de remplissage F est lancé à travers la foule par le doigt ou l'aiguille de remplissage 100, comme le montrent plus clairement les fig.23, 24 et 25 des dessins. L'aiguille est mise en mouvement, par l'action oscillante de la pièce 110, sui- vant un trajet arqué à travers la foule, jusqu'à ce que son bord intérieur 104 s'approche du bord de la plaque de poitrinière 200 et vienne se placer contre la façure, où il serre la duite pré- cédente en l'appliquant contre la façure sur toute la largeur du tissu, comme le montre la fig.24.
Ainsi qu'il a été expliqué, la pièce 110 est actionnée par la came ou l'excentrique 126 de l'ar- bre 121, cette came étant construite et disposée de façon que la vitesse de l'aiguille de remplissage soit la plus petite lorsque le bord intérieur de cette aiguille occupe sa position la plus avancée contre la façure ou, en d'autres termes, sa position de serrage. La fig.24 montre qu'à ce moment l'extrémité de l'aiguil- le a été lancée du côté opposé de la chaîne et, en conséquence, que le fil de trame F a été transporté à travers la foule de fa- çon à former une boucle dans le fil de trame, qui est ininterrom- pu dans la foule.
L'aiguille de remplissage s'écarte ensuite de la plaque de poitrinière 200 et de la façure, et elle est ramenée en arrière laors de la foule sensiblement en ligne droite en fai- . sant un petit angle avec la foule, comme le montrent les fig.23 et 26. Lorsque l'aiguille de remplissage est lancée dans la foule, les sautereaux 50 et les lisses qu'ils portent sont actionnés de façon que le pas a commencé son changement pour l'insertion de la duite suivante, et que le changement de pas est déjà ef- fectué à moitié lorsque l'aiguille a atteint sa position la plus avancée dans la foule, comme le montre la fig.24,
le changement de pas étant complet lorsque l'aiguille-ou le doigt 100 ont par- #couru sensiblement un tiers de la distance qu'ils doivent parcou-
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rir pendant leur mouvement de retrait pour sortir de la foule.
Autrement dit, le pas change lorsque le doigt ou l'aiguille sont entre les fils de chaîne, ce qui est. l'une des particulari- tés les plus importantes de la présente invention..On voit que, grâce à cette disposition, les fils de chaîne exercent une action de ciseaux sur l'aiguille de trame, comme le montrent les fig.25 et 27 et que, par uite de cette action, les fils de chaîne maintiennent le fil de trame F sur les rebords 103 de l'aiguille de remplissage 100 pendant que cette aiguille se trouve dans la foule. Ces rebords 103 qui se trouvent sur l'aiguille, en haut et en bas, ont pour but de maintenir et d'appliquer la boucle de fil de trame près de la façure et d'empêcher la trame d'être roulée ou déplacée par dessus le sommet et le fond de l'aiguille de rem- plissage.
Lorsque l'aiguille de remplissage 100 a été lancée dans la foule et qu'elle a parcouru une petite distance pendant son mouvement de retrait, il se forme une boucle L dans le fil de trame F sur la face inférieure de l'aiguille près de l'extrémité extérieure de celle-ci, entre le fil de chaîne extrême et 1 oeillet 105 à l'extrémité de l'aiguille, comme le montre clairement la fig.28 des dessins. Cette boucle L est formée par l'action du bras oscillant 171 du mécanisme 151 de distribution de trame, de la façon qui va maintenant être décrite.
On conçoit que ce mé- canisme de distribution ou de mesure fournit ou mesure tout juste une longueur de'fil de trame suffisante pour que l'aiguille 100 insère une duite ou une boucle de fil de trame dans la foule, et que, lorsque l'aiguille de remplissage commence son mouvement de retrait, le fil de trame forme ordinairement une boucle à tra- vers l'oeillet 105 sur les côtés extérieurs des fils de chaîne se trouvant au-dessus et au-dessous de l'aiguille.
Toutefois,le bras 171 est actionné par la came 185 tout juste suffisamment pour rentrer une partie du fil de remplissage afin d'éviter ou d'empêcher la formation d'une boucle dans ce fil sur la face su-
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périeure de l'aiguille., le fil de remplissage reposant à plat sur le rebord 103 contre la face supérieure de l'aiguille, mais permettant à la boucle L de se former sur la face inférieure de l'aiguille, comme le montre la fig.28. On voit que cette boucle est maintenue dans le fil de remplissage grâce à l'action de ci- seaux exercée par les fils de chaîne par suite de ce que le chan- gement de pas est déjà effectué à moitié.
A ce moment l'aiguille à tricoter 210 est aetionnée et elle s'engage dans la boucle L formée dans le fil de remplissage F de la façon décrite ci-dessus,en passant à travers cette bou- cle, et le fil de remplissage est bouclé sur l'aiguille à tricoter, comme le montre la fig.26, la boucle de la duite précédente se déplaçant de bas en haut par dessus la tige de l'aiguille.
Lorsque l'aiguille à tricoter se meut en sens inverse, c'est-à-dife lors- qu'elle se retire, sa palette ou son extrémité en forme de cro- chet accroche la boucle de fil de remplissage, et lorsque son mouvement continue l'extrémité en forme de boucle est finalement introduite dans l'extrémité en forme de crochet de l'aiguille à tricoter et lorsque cette aiguille continue à se mouvoir vers sa position de retrait, la palette 228 est fermée par l'action du galet de came 227 porté par le bras 220, de sorte que l'extrémité bouclée de la duite précédente passe par dessus la palette 228 et par dessus l'extrémité de l'aiguille, de la façon bien connue de l'homme de l'art formant ainsi une lisière tricotée le long du bord du tissu en cours de fabrication.
L'aiguille à tricoter continue ensuite à se mouvoir jusqu'à sa position de retrait com- plet,comme le montre la fig.24, et la boucle du fil de trame F, qui se trouve dans la partie en forme de crochet de cette ai- guille, reste dans cette partie jusqu'au cycle suivant du métier, cycle pendant lequel cette boucle est retirée de cette partie par la palette 228 au cours de l'insertion de la duite suivante, ainsi qu'on l'a décrit plus haut. On voit que, pendant ce mouve- ment de retrait complet de l'aiguille à tricoter, la partie bou- clée du fil de remplissage F, partie qui se trouve dans la foule,
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a été appliquée contre la façure du tissu.
Lorsque l'aiguille de remplissage 100 a effectué son mouvement de retrait et qu'elle est sortie de la foule, elle se meut vers la façure en suivant un chemin sensiblement parallèle à cette façure, de façon à con- tribuer à amener le fil de remplissage contre celle-ci. On voit, comme cela est représenté schématiquement en tireté dans la fig.
23, que l'aiguille de remplissage 100 se meut dans la foule en suivant un chemin relativement peu courbe, ayant sensiblement la forme du chiffre 8, ce qui permet de placer les lisses 68 rela- tivement près de la façure du tissu en cours de fabrication, ce qui est une autre particularité Importante de la présente inven- tion. Lorsque l'aiguille de trame a été retirée complètement hors de la foule, on conçoit que le changement de pas a été effectué, de la façon décrite, et que la foule est prête à recevoir la duite suivante. On voit que les fils de chaîne échappent graduellement pour venir occuper une position dans laquelle ils sont hors de contact avec l'aiguille de remplissage 100, afin de former la fou- le pour la duite suivante lorsque l'aiguille revient à sa posi- tion de retrait.
Lorsque l'aiguille de trame revient en arrière, la par- tie en forme de boucle de la duite qui se trouve dans la foule ne peut pas sortir de la foule en suivant le mouvement de l'ai- guille, par suite de ce qu'elle est bouclée autour de l'extrémi- té de l'aiguille de tricotage 210. Pendant ce mouvement de re- trait de l'aiguille de remplissage 100, le mécanisme tendeur 150 est actionné par la tige 160 et la came 170 de façon à supprimer la tension exercée sur le fil de trame ou de remplissage, pour que ce fil soit distribué à partir de sa source.
Le bras oscil- lant 171 est actionné pendant ce mouvement de retrait de l'aiguil- le de remplissage et il tire hors de la source d'alimentation, par l'intermédiaire du dispositif tendeur 150, une quantité suf- fisante de fil de trame pour former la duite suivante, c'est-à- dire assez de fil pour former la boucle de fil de remplissage entre les fils de chaîne. Lorsque cette longueur, déterminée
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d'avance, de fil de remplissage a été retirée de la source d'a- limentation, le dispositif tendeur est actionné pour pincer le fil de remplissage F de façon à empêcher toute continuation de la distribution de ce fil soit au bras 171 soit à l'aiguille 100, jusqu'à ce que la longueur de fil retirée ait été engagée dans la foule par l'insertion de la duite suivante.
En d'autres termes, toute distribution de fil de remplissage de la source d'alimen- tation à l'aiguille de remplissage est empêchée pendant que 1-*ni- guille est lancée dans la foule, et la longueur de fil de remplis- / mesurée par le mouvement du bras 1?1 pend@nt que l'aiguille est sage nécessaire pour la duite suivante est/retirée hors de la foule. Cette mesure du fil de trame pour chaque duite est une autre caractéristique importante de la présente invention. Grâce à l'emploi de ce dispositif de mesure, le fil de trame préparé pour chaque duite a toujours la même longueur et toutes les duites sont appliquées uniformément et maintenues dans la même position dans le tissu en cours de fabrication, ce qui assure l'obtention d'un produit uniforme.
De même, ce dispositif de me- sure empêche le fil de trame de fléchir et de gêner le mouvement des fils de chaîne et, en général, il augmente notablement le rendement et la vitesse de fonctionnement du métier. Ceci com- plète un cycle de fonctionnement du métier et la duite suivante, ainsi que les duites successives, sont insérées dans la foule et le fil de remplissage est tissé avec les fils de chaîne de la même manière que celle qui a été décrite plus haut.
On voit que les sautereaux et les lisses du métier perfectionné ne sont pas seulement montés directement les uns près des autres, de façon à réduire au minimum l'emplacement qu'ils occupent dans le métier, mais aussi que les lisses sont montées à une distance relativement petite par rapport à l'ai- guille de remplissage et à la façon du tissu en cours de fa- brication. es caractéristiques sont avantageuses en ce qu'il n'est pas nécessaire de faire parcourir une très grande distan- ce aux sautereaux et aux lisses pour effectuer le changement de pas et former la foule voulue entre les fils de chaîne. Cette
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position des lisses permet également d'effectuer le changement de pas lorsque l'aiguille de remplissage se trouve entre les fils de chaîne, de la façon décrite plus haut.
Ces caractéristi- ques permettent au métier de fonctionner à des vitesses fortement augmentées, pouvant aller de 1000 à 1.500 tours par minute, ce qui représente naturellement 'trois à quatre fois la vitesse des autres métiers sans navette proposés et employés Jusqu'à présent.
Le montage des lisses près de la façure est également avantageux en ce sens que l'effort exercé sur les fils de chaîne est consi- dérablement réduit, ce qui tend à réduire le retardement des fils de chaîne,, retardement qui est naturellement d'autant plus grand que la distance entre les lisses et la façure est plus grande.
On voit donc que la présente invention crée un métier à tisser de construction relativement réduite et compacte, n'exi- geant que peu de place, simple et relativement peu coûteux re- lativement à sa fabrication et à son fonctionnement, tout en étant efficace et ayant un bon rendement lorsqu'il est utilisé pour fabriquer un produit de qualité. On verra que tous les mécanismes sont de construction simple et qu'ils coopèrent entre eux en effectuant des mouvements réglés à des moments détermi- nés les uns par rapport aux autres. On verra également que les lisses et les sautereaux peuvent être changés rapidement et com- modément, par suite de leur construction et de leur fonctionne- ment, pour obtenir le produit tissé désiré.
Le réglage de la position des pièces et mécanismes de métier à tisser perfec- tionné peut être effectué facilement et commodément, et ces pièces ne se dérèglent pas facilement une fois qu'elles ont été réglés. Bien que l'on n'ait décrit et représenté qu'un seul mode de réalisation pratique de la présente invention, il est bien entendu que ce mode de réalisation n'est donné qu'à titre d'exem- ple, et que d'autres de réalisation sont également possibles dans le cadre de l'invention.
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Improvements to looms.
The present invention relates to looms and, in particular, to an improved loom which can be arranged to weave narrow products such as ribbons, straps, straps, etc. and capable of operating at speeds much greater than the looms heretofore used for weaving products of this kind.
The weaving loom which is the subject of the present invention falls into the category of looms of the so-called "shuttle-less" type, in which the weft or filling threads are thrown through the shed (or not). between the warp threads by means of a filling finger or a weft inserting needle, and in which another device, usually consisting of a knitting needle disposed on the opposite side of the shed, cooperates with the insertion needle to grab the weft thread loop started by this needle
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through the shed, this device or this knitting needle retaining the loops of filling or weft yarn arranged by the weft insertion needle in the openings of the warp yarns and threading each loop into the previous loop,
so as to produce a knitted selvage along that edge.
Various types of shuttleless looms of this kind have been proposed and used heretofore, but they are open to criticism for one reason or another. In most of these looms, the heddles used to form and change the shed between the warp threads were arranged at such a great distance from the face or clamping line of the product being woven that those of the parts warp threads that were between the stringers and the face tended to flex or stay behind during the shed change and, as a result, the warp threads were subjected to excessive stress during the change of pitch, and there This often resulted in the shed not having the desired opening, or not opening when required for entry of the weft insertion needle.
As a result, a poor product lacking uniformity resulted.
Likewise, it can be seen that if the stringers are located at too great a distance from the front, it is necessary to use a machine of large dimensions, cumbersome and necessarily requiring a large location on the ground. On the other hand, if the stringers are too close to the front, they interfere with the clamping mechanism generally employed in these trades. Further, in this case, a relatively long movement of the healds is required to produce crowds of sufficient height to accommodate the filling finger or weft inserting needle, which significantly limits the speed. at which the craft can be operated efficiently.
In addition, in most of these trades, the device of jumpers and lilies, as well as its driving mechanism, were constructed.
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and arranged in such a way that it was necessary to mount the jacks at a relatively large distance from each other, so that the jerk and heddle device was spread over a relatively large area, naturally requiring a lot of space. in the machine, which had the consequence that the extreme outer assembly of toggle and stringer was at a great distance from the face, this being naturally a drawback.
In other such trades, a separate clamping mechanism was used to bring successive picks to the desired position on the face. It has hitherto been well proposed to establish the weft insertion needle and to operate it so that it serves both as a device for throwing the picks between the warp threads and as a device. clamping device or device bringing the successive warp threads to the front, which made it possible to dispense with a separate clamping device; but the needles proposed and heretofore employed for such a combined application were so constructed and operated that only the free end of the needle contacted the pick when the needle was withdrawn from the shed.
This was a disadvantage, because it resulted in the tightness of the picks not being uniform. In other words, in these looms, when the tip of the finger or needle was pulled out of the shed, it simply drove the pick into the face, in a way that was not uniform, and it did not tighten it at the same time from one end to the other over the whole width of the fabric, so as to apply the picks evenly on the face, so that often the result of this was that the weft thread was not tightened evenly between the warp threads of the finished product.
This is why the present invention aims, in general, to provide '. -A loom in which all the disadvantages mentioned above, as well as others,
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have been deleted and, at the same time, create -a. loom which is small, compact and capable of operating at a greatly increased speed compared to other looms of the shuttle-less type proposed and used hitherto.
One of the objects of the present invention is to provide an improved loom in which all the stringers are disposed at a relatively short distance from the face, so that they only need to travel one distance. - relatively short tance to form the crowd and change the pitch, which allows the loom to operate at relatively high speeds.
Another object of the invention is to provide an improved loom in which the jumpers, as well as the stringers which they carry, are mounted directly to one another and to each other and in sliding engagement between them or between them, so to minimize the total space occupied by the jacks and stringers.
Another object of the invention is to provide an improved loom of the shuttleless type in which a relatively thin and blade-like knitting needle is used to launch loops of weft yarn into the shed and from one end. to the other of the crowd.
Yet another object of the invention is to provide a relatively thin blade-shaped, blade-shaped, or weft-inserting or filling member, or needle, serving not only to launch loops of weft thread through the weft. shed, but also to tighten the previous picks against the front over the entire width of the fabric and simultaneously on all the stitches of this width.
Another object of the invention is to create an improved loom, without a shuttle, in which the filling member or the insertion needle follows, in its path, a relatively small closed curve having substantially the shape of the figure.
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8 and approximating a reciprocating rectilinear movement making it possible to mount the stringers relatively close to the facade.
Another object of the present invention is to provide an improved shuttleless loom comprising a filler or weft inserting needle having shapes such as rims or gutters on opposite sides of the weft. organ or needle and in which or in which the weft thread is disposed when the needle is thrown into the shed and withdrawn therefrom, so as to prevent any disturbing contact between the threads of warp and weft thread while the needle is engaged in the shed.
Another object of the present invention is to provide an improved loom of the shuttle-less type, in which the pitch is changed while the filler or weft inserting needle is in its advanced position in the preceding shed. , so as to produce a scissor effect on this needle and to ensure that the loop formed in the weft thread at the end of the needle is held there until it is properly hooked on the needle. the crowd side, while still allowing the craft to operate at relatively high speeds.
Another object of the present invention is still to create an improved loom, without a shuttle, comprising a device for measuring and distributing the weft thread to a filler or to a weft insertion needle during the passage. through the shed, this device pulling the weft thread out of its power source under conditions such that it can only pull out of this power source a quantity of weft thread sufficient to only one pick at a time, while preventing the weft from # sagging and wiggling in the shed and ensuring that
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identical lengths of filler wire are introduced into the shed.
Various other objects and advantages of the present invention will emerge more clearly from the following description.
A practical embodiment of the present invention is shown by way of example in the accompanying drawings.
In these drawings:
Fig.l is a plan of the improved loom according to the present invention.
Fig.2 is a side elevation.
Fig. 3 is a back elevation.
Fig.4 is a section taken along line 4-4 of Fig.l.
Fig. 5 is a section through line 5-5 of fig.l.
Fig.6 is a section through line 6-6 of Fig.2.
Fig.7 is a section through line 7-7 of Fig.l.
Fig.8 is a section through line 8-8 of Fig.l.
The flg.9 is a section through the line 9-9 of fig.2.
Fig.10 is a section through line 10-10 of Fig.2.
The fig.ll is a section through the line 11-11- of fig.l.
Fig. 12 is a cross section, on a larger scale, similar to Fig. 4, showing the assembly mounted on top of the loom and including the filling member or weft inserting needle, as well as its training system.
Fig. 13 is a section taken along line 13-13 of Fig. 12.
Fig. 14 is a detailed plan, on a larger scale, of the improved filler, or weft inserting needle, in accordance with the present invention.
Fig. 14a. is a section taken along line 14a-14a of Fig. 14.
Fig.15 is a view, partly in section, of the inner edge of the needle as shown in Fig.14.
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Fig. 16 is a cross section, on a larger scale, of a loom similar to that of fig. 5, showing the winding beam and the position of the heddles for the formation of a shed between the warp threads.
Fig. 17 is a section taken along line 17-17 of Fig. 16.
Fig. 18 is a vertical section; on a larger scale, going through one of the stringers and showing how this frame is attached to one of the undergrounds.
Fig. 19 is a section taken along line 19-19 of Fig. 18.
Fig. 20 is a section taken along line 20-20 of Fig. 18.
Fig.21 is a section through line 21 of Fig.18.
Fig. 22 is a partial view, on a larger scale, of one of the rails, showing the arrangement of the eyelet in the rail.
Fig. 23 is a plan, on a larger scale, of the loom near the face, showing the movement of the filling member or the weft insertion needle in the shed between the threads of warp, as well as the positioning of the weft thread in this shed.
Fig. 24 is a plan, on a larger scale, of the loom at the point of weaving, showing the filling member or the weft insertion needle in their tightening position in the shed, as well as the needle knitting machine cooperating with the free end of the weft insertion needle to grasp the weft thread loop inserted into the shed by the latter needle.
Fig. 25 is a section through line 25-25 of Fig. 24, showing the change of pitch.
Fig. 26 is a plan, on a larger scale, similar to fig. 18, showing the weft filling or in- sertion needle as it is withdrawn from the shed when l The knitting needle went through the loop of the weft thread and caught it.
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Fig. 27 is a section through line 27-27 of Fig. 26, showing the change of pitch taking place while the filling or weft insertion needle is still engaged in the shed formed previously, from so as to produce a scissoring effect on the weft inserting needle, and
Fig. 28 is a partial view of the free end of the weft inserting needle, showing how a loop is formed on the weft yarn on the underside to receive the knitting needle.
The loom according to the present invention and shown in the accompanying drawings comprises a rectangular hollow frame 2 having end walls 3 and 4, side walls 5 and 6, a top wall 7 and a bottom wall 8. , this frame preferably consisting of a steel casting. A bearing 9, in which a shaft 10 is journalled, is suitably mounted in the end wall 3, as clearly shown in Figs. 5 and 6 of the drawings. Near its outer end, on the outer side of the frame, the shaft 10 carries a flywheel 12 and a pulley 13, over which can pass a belt connected to a suitable source of motive force such as a motor (not shown) driving shaft 10.
Jumper and beam device
Two pairs of parallel shafts 14, 15, 16 and 17 are mounted inside the frame 2, the shafts of each pair being arranged one above the other and spaced from one another ( fig. 7). Toothed wheels 19, 20, 21 and 22 are mounted one on one end of each of the shafts 14, 15, 16 and 17 respectively, the toothed wheels 19 and 20 of the shafts 14 and 15 meshing with each other, while the wheels toothed 21 and 22 of the shafts 16 and 17 mesh with each other. The two toothed wheels 19 and 21 of the lower shafts 14 and 16 also mesh with a toothed wheel 18 mounted on the inner end of the shaft.
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motor shaft 10.
It can be seen that, thanks to this arrangement, the shaft 10 drives, when it turns, the shafts 14, 15, 16 and 17 under the action of the toothed wheels 18, 19, 20, 21 and 22. The ar - Bres 14 to 17 are journalled in appropriate bearings 23, 24, 25 and 26 respectively, these bearings being mounted on two pairs of supports 27 and 28, the supports of each pair being spaced from one another and carried by plates 29 and 30 respectively mounted on the side walls 8 and 7 respectively of the frame 2, by any suitable means, such as a row of machine screws 27a. Two members, 31 and 32, rods or shafts substantially parallel to each other and to the shafts 14 and 15 are mounted between the pairs of supports 27 and spaced apart from each other.
Several spaced levers 33, four in this case, are mounted horizontally directly below the shaft 14, one end of each of these levers being hinged on the lower rod 31. A row of teeth 34 is disposed at the end. - opposite side of each of the levers 33, so as to form a partial denture for a purpose which will be indicated later.
A further row of horizontal levers'65, four in this case, is disposed above shaft 15, the outer end of each of these levers being hinged to upper rod 32. A row of teeth 36 similar to teeth 34 of levers 33 is disposed on the inner end of each of the levers 35. The levers 33 and 35 are offset from each other for the reasons already indicated. The shaft 14 carries several cams 37 spaced between them and en.nombre equal to that of the levers 33 with which they cooperate. The shaft 15 carries several similar cams 38 spaced apart and in a number equal to that of the levers 35 with which these cams cooperate.
Each of the levers 33 carries, in the middle of its length, a roller 33a, each of these rollers serving as a member. conjugate for a respective lady 37, and each of the levers 35 carries a similar roller 35a serving as a conjugate member for the united cams
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respective 38. A tension coil spring 39 disposed vertically between each of the levers 33 and one of the levers 35 serves to bring these levers 33 and 35 closer to each other by causing them to move about their axis of movement. articulation with the rods 31 and 32 respectively. The purpose of these springs 39 is to keep the rollers 33a and 35a of the levers 33 and 35 respectively in contact with their respective cams 57 and 38 carried by the shafts 14 and 15.
A similar set of levers and cams is arranged on the opposite side of the loom and the shaft 10. This set includes another pair of parallel rods or shafts 40 and 41 respectively, extending between the pairs. supports 28.Plu- sieurs levers 42, four in the present case, are disposed below the shaft 16, on this side of the loom, one end of each of these levers being articulated on the rod 40. A run- The set of teeth 43 is disposed at the opposite end or inner end of each of the levers 42, so as to form a partial denture. The shaft 16 carries several cams 44 spaced apart in number equal to that of the levers 42 with which they cooperate.
Another series of levers 45, four in number in the present case, is arranged above the shaft 17, one end of each of these levers being articulated on the rod 41 and each of these levers carrying a row. similar teeth 46.
Several cams spaced 47 in number equal to that of the levers
45 with which these cams cooperate, are mounted on the shaft
17. Each of the levers 42 carries, in the middle of its length, a roller 42a serving as a conjugate member for a respective cane 44 and a similar roller 45a mounted on each of the levers 45 serves as a conjugate member for a respective cam 47. A A tension spring 48 similar to and substantially parallel to the tension spring 39 is disposed vertically between each of the levers 42 and one of the levers 45, the ends of these springs being fixed to the respective levers. These springs 48 have
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for the purpose of maintaining the rollers 42a and 45a of the levers 42 and 45 in contact with their respective cams 44 and 47 of the shafts 16 and 17 respectively.
It will be understood that the levers of each group of levers 33, 35, 42 and 45 are offset with respect to the levers of each other group. In other words, the levers of one group are not mounted directly above or opposite the levers of any other group. This arrangement allows the drive levers to be mounted with their cams relatively close to each other.
As shown more clearly in Figs. 5 and 7, several elongated jumpers 50 in the form of relatively thin bars, four of which are shown in the drawings, are mounted vertically inside the frame 2, in the center of the loom, between the pairs of shafts 14, 15. and 16,17 and extend from top to bottom to a point below the lowest levers 33 and 42. These jumpers are arranged in the same line, directly next to each other and in sliding socket with each other. Near the top and near the bottom of each of the jumpers, a thickened portion 51 has opposing flat surfaces which act as sliding seats for the jumpers as they move back and forth and slide together. on the others, staying side by side, when the job is working.
Near the lower end of the first jumper and every fourth jumper 50 from the first, on one of the sides of the jumper there is a row of teeth 53 which cooperate and mesh with the teeth 34 which lie at the end of the respective levers 33.
On the opposite side of the second jerk and every fourth jerk coming after the, second, on the edge and near the top of each jerk, there is a row of similar teeth 54 which cooperate and mesh with the teeth 46 which are at the top. end of respective levers # 45. Likewise, near the bottom of the third grasshopper and each
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fourth jumper from the third, on that of the edges of the jumper which is opposite to the face which carries the teeth 53, there is another similar row of teeth 55 which cooperate and mesh with the row of teeth 43 located at the end of respective levers 42.
The fourth jumper and every fourth jumper after the fourth also carry, on that of the edges which is opposite to the face on which the teeth 54 of the second jumper are located, a row of similar teeth 56 cooperating and meshing with the teeth which are interlocking. located at the end of the respective levers 35.
Near the lower end of each toggle 50, there is an eyelet 57 which runs through the toggle and to which is attached one end of a tension coil spring 58, the opposite end of each of these springs being properly secured. , at 59 for example, to the interior walls 5 and 6 of the frame. The purpose of these springs is to keep the teeth carried by the edges of the jumpers in engagement with the teeth of the respective levers and to prevent any lost movement or any play of the jumpers and the levers.
The lower parts of the hopper 50 are reciprocally mounted in a rectangular shaped housing
60 formed in a horizontal bar-shaped guide 61 fixed to the two supports 28 and preferably forming a bridge between them.
Likewise, the upper parts of the jumpers pass through an opening 62a made in the top 7 of the frame and through a rectangular opening 62 made in a block or other guide member 63 mounted on the top of the frame. An adjustable or removable plate 64 mounted at the top of the guide member 63 is fixed to this member by means of machine screws 65. The purpose of this plate is to vary the size of the opening 62 of the member. 63 depending on the number of plasters that can be mounted inside or used for any particular armor. In the present case, only
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four jumpers, which is moreover sufficient to produce an article woven in the usual way.
It will be understood, however, that up to sixteen jumpers can be used, if desired, to obtain any desired armor, the levers and cams being mounted in sufficient number, namely sixteen, to drive this number of jumpers. . When four jacks are used, as in the present case, it can be seen that only a corresponding number of levers and cams are used, also four. When it is desired to use sixteen jumpers, the plate 64 is completely removed, the opening 62 of the part 63 having the desired dimensions to accommodate this number of jumpers, and when a smaller number of jumpers is employed, the position of the plate 64 is adjusted so that the opening 62 is just large enough to accommodate the number of jacks being used.
It can be seen that, when using jumpers thus constructed and thus arranged, with their driving device, the total space occupied by the jumpers is reduced to a minimum.
As shown more clearly in fig.18 to 22 of the drawings, two horizontal plates 66, parallel and spaced, substantially perpendicular to the jumpers, are mounted at the upper end of each of the jumpers 50 and fixed at this end. A stud 67 is disposed between the plates 66, near each end thereof. There are several harnesses or frames of rails 68 in the shape of an inverted U, each preferably made of a piece of elastic wire per se or of a narrow, flat metal strip, each of these frames being attachable. to one of the jumpers 50.
A hook-shaped part 69 is arranged at the end of each of the branches or side parts of each of the frames 68, these parts 68 being arranged between the plates 66 and. taken with the studs 67 which are between them. In other words, owing to the elasticity of the frame, the parts
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69 in the form of hooks can be suitably placed, by escape, at the end of the jacks and arranged on the inner faces of the respective studs 67, the branches or side parts tending to spring outwards to move away from each other, so that the hook-shaped parts which they carry are brought into engagement with the respective studs 67.
Two horizontal heddle bars 70 and 71, spaced apart from each other, are arranged in each heddle frame 68, one of these heddle bars being disposed near the top of the frame and the other being disposed. near the bottom of the frame. These bars pass through oblong openings arranged in a line and made on the respective faces of the frame. An enlarged or deformed portion 72 and 73 is disposed at one end of each of the bars 70 and 71, respectively, so as to prevent those ends of the bars from passing through the openings in the frame. Hook-shaped portions 74 and 75 are disposed on the ends of the bars 70 and 71 respectively and face each other.
These heddle bars 70 and 71 are mounted in the frames by their insertion through the openings on one side of the frames and through the openings on the other side of the frames, the widened or deformed portions 72 and 73 preventing the bars from sliding. pass completely through the openings. In these positions, the hook-shaped portions 74 and 75 of the opposite ends of these bars will be on the outer face of the opposite side of the frame.
A retainer 76, elastic in itself, is disposed vertically between the hook-shaped parts 74 and 75 of the bars 70 and 71 respectively; this member is split at each end and its slots are arranged so as to the respective hook-shaped parts 74 and 75 and to cooperate with them to immobilize the bars 70 and 71 in the frame. Each frame 68 carries several heddles 77 each preferably constituted by a piece of elastic and relatively thin metal.
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Near each end of each of the stringers 77 is an opening 78 of rectangular shape, these various openings being slightly larger than the cross section of the bars 70 and 71 with which they cooperate. The healds 77 are screwed and slidably mounted on the heald bars 70 and 71, which pass through the respective openings in the ends of the healds. In other words, the stringers 77 are constructed and arranged so as to be able to move horizontally with respect to the bars 70 and 71 and their respective frames. Each stringer 77 carries in its center an eyelet 79 through which a cat's thread can be passed, in the manner which will be described later.
It will be seen that the stringers 77 are disposed without being fixed inside the frame between the sides thereof, and that the retaining member 76 is disposed between the hook-shaped ends 74 and 75 of the string bars 70 and 71 respectively on the outer face of the frame, this spring retaining member 76 preventing the heddles from moving relative to the heddle bars. If it is desired to replace any of the stringers or remove them from the stringers, the retainer 76 is removed to remove its locking engagement with the hook-shaped portions of the horizontal bars; for this purpose, it suffices to push it elastically outwards to separate it from the side face of the frame, and to separate it from the hook-shaped parts of the bars.
It will then be seen that the horizontal bars 70 and 71 can then be moved laterally through the openings made in the sides of the heddle frame, which makes it possible to replace the heddles or to remove them. When the desired number of beams have been replaced or when they have been removed from the bars, they are put back in place by passing them through the openings in the sides of the frame, then the locking member is also replaced. held 76 in place, so that it engages with the parts
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respective hooks 74 and 75 of the heddle ba.rres; for this, it suffices to make it resume its position using its elasticity, so that it immobilizes the heddle bars 70 and 71 again in their position relative to the heddle frame.
As can be seen in Figs. 13 and 23, these heddle frames 68 are graduated in their dimensions from first to last, so as to allow warp threads to pass properly from the center or from the other source. power supply. In other words, the distance between the sides of each frame is less than the distance between the sides of the next frame from one end of the row of frames to the other, so that the distance between the sides of the frames converges towards the first rail, in order to gradually gather all the warp threads as they pass through the loom.
A fixed comb 80 is arranged some distance behind the heald frames, and the warp threads from the power source pass through this comb, which keeps them separate before they reach the heddles 77 This comb 80 is preferably mounted on a support 81 fixed preferably to the outer end of the guide block 63 by means of machine screws 82.
Fill or weft needle device.
As shown more clearly in Figures 1 and 12-15 of the drawings, an elongated filling finger or an elongated weft needle 100 for inserting weft yarn loops through the shed between the warp yarns, of way which will be described later, are arranged at the top of the frame 2, on one side of the center of the loom and of the jerk and smooth device.
This needle is relatively thin and flat and relatively wide so that its shape is substantially that of a blade, and its cross section is preferably tapering from its anterior edge to its posterior edge, as shown in Fig. Fig. 14a. The outer end or free end
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of the needle is preferably thinned at 101, the top surface being bevelled, so as to form a blunt tip end 102. The opposing faces of this needle have a longitudinal rim or longitudinal groove 103 , these two ledges or gutters lying directly opposite one or the other and preferably a small distance inward from the inner edge 104 of the needle.
An eyelet 105, through which the weft thread can pass, is located near the outer end or free end of the needle, which it passes right through, and in line with the gutter or the flanges 103.
The inner end of needle 100 is attached to a reciprocating member or needle slider 106, preferably by means of two machine screws 107. The posterior end portion 108 of the moving member reciprocating 106 is preferably cylindrical in shape, so as to have a piston-shaped portion slidably mounted in a cylinder-shaped portion 109 of a reciprocating member 110.
This reciprocating member 110 is mounted in a suitable bearing 112 disposed at the upper part 7 of the frame, and it is connected by means of screws 116 to a flange 113 which is located at the upper end of the frame. 'a vertical shaft 114 journalled, for its part, in a suitable bearing 115 carried by the arm of a support 117 disposed inside the frame and forming part thereof.
As shown in Figs. 4 and 11 of the drawings, a lever 118 disposed below the support 117 is fixed, by one of its ends, to the lower end of the shaft 114. A rotating roller 119 suitably mounted at the opposite end of the lever 118 acts as a conjugate member cooperating with a cam 180 carried by a vertical shaft 121, in order to oscillate the member 110 for the purpose and in the manner that one will describe later.
As shown more clearly in Figs. 5 and 11, a tension coil spring 127 is preferably arranged
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on one side of the lever 118 and connected by one end to this lever and by the other end to the end of a pin 128 carried by the support 117. The purpose of this spring is to keep the roller 119 constantly in motion. contact with the cam 120. A housing 122 in the form of an oblong slot is provided in the center and at the bottom of the member 110 to cooperate with the flange 113 of the shaft 114 and a pin 123 mounted movably in this housing is connected by a no screw to the needle cursor 106 on the underside thereof.
A connecting rod 124 arranged inside the frame engages at one end in the slot 122 and it is articulated, for example at 133, on the pin 123 which is there.
The opposite end of the connecting rod 124 is articulated on a pin 125 carried by a crank combined with a cam 126 and fixed, for its part, to the shaft 121. Thanks to this arrangement, the needle cursor 106 and the The weft needle 100 which it carries reciprocate with respect to the oscillating member 110.
The vertical shaft 121 is disposed near one end of the horizontal shaft 16, perpendicular to it, and journaled in suitable bearings 129 carried by the support 117. A bevel gear 130 attached to the lower end. - upper of the shaft 121 meshes with a toothed wheel 131 mounted on an extension of the shaft 16, which means that the shaft 121 is driven by this shaft under the action of the toothed wheels 21 and 18 when the loom is operating .
Weft tension and measurement.
Consideration will now be given more particularly to FIG. 11 of the drawings, in which there is shown a device serving to tension the weft thread and generally designated by 150, as well as a device, generally designated by 151 and serving to measure and distribute the weft thread to bring it to the needle, as will be described later. The tensioning device comprises a vertical part
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threaded, oblong and rod-shaped 152, which is face in a protruding part 153 disposed at the upper part 7 of the frame, on one side of the oscillating member'110, and which engages inside the frame .
The upper end of the member 152 carries a necked and threaded part 154 on which are mounted, so as to be able to perform a relative movement with respect to this part, two pairs of parts in the form of plates. circular elastic discs 155, 156, these parts being mounted one on top of the other and pierced, in their center, with a hole through which passes the low-cut end 154 of the member
152. The necked portion 154 has a diametrical slot 188, in which is disposed a central diametral portion of the upper plate 156. The lower plate of the pair of plates 155 rests on a clamping nut 156 screwed onto the part. external threaded tie of part 152.
A compression coil spring 157 in the form of a truncated cone disposed around the necked portion 154 is located above the pair of plates 156, in contact with the upper plate of this pair.
An adjustable nut 158 disposed above the spring 157, on the threaded portion of the necked portion 154, makes it possible to vary the compression exerted by the spring 157 on the top of the disc 156. The spring 157 applies pressure on the pair of plates 156, plates which, for their part, are pushed back towards the pair of plates 155, and it can be seen that, thanks to this arrangement, the weft thread is subjected to a certain tension force. zion when disposed between the opposing plates of the pair of plates 155 and 156.
A longitudinal opening 159 is made in the axis of the part 152 and a part in the form of an ankle or plunger 160, of elongated shape, is mounted in reciprocating motion in this opening, one of the ends of this part being able to come in. contact with the diametrical part of the upper plate of the pair of plates 156, which plate is disposed in the diametrical slot 188 of the necked end part
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154.
The opposite end of the plunger 160 engages in the frame and rests on a projection 161 of an elbow lever 162 articulated for example at 163 on the support 117. A lever 164 is articulated, at one end, on the lever. bent 162 for example at 165, and its opposite end is articulated at 166 for example on another bent lever 167 which, for its part, is articulated on the support 117, for example at 168. The bent lever 167 carries a rotating roller 169 which is maintained in contact with a cam 170 fixed on the shaft 121. It can be seen that, when the shaft 121 rotates, the plunger 160 can perform a reciprocating movement in a vertical plane under the action of the roller 169, the bent levers 167 and 162 and lever 164.
It can also be seen that, when the plunger 160 moves, its upper end causes the upper plate 156 to rise, separating it from the pair of plates 155, so as to ensure, between the plates 155 and 156, a sufficient clearance for let the weft thread pass freely between them.
The weft distribution mechanism or measuring device 161 is mounted on the same side of the oscillating member 110 as the tensioning device 150 at a certain distance, determined in advance, from this device 150 and from the eyelet 105 which is hole - ve to the end of the needle 100. This distribution mechanism comprises an angular oscillating arm 171, one end of which is fixed to a shaft end 172 mounted in a suitable bearing 173 which is located at the end of the needle. top of the frame. The opposite end or free end of the arm 171 is offset, for example at 174, so as to be disposed above the cylindrical part 109 of the oscillating member 110.
This offset end or free end carries an eyelet 175 through which passes the weft thread coming from the tensioning device 150 to go to the eyelet 105 which is located at the end of the needle 100.
A part 176 traversed right through by eyelets 177 and 178 superimposed and crossed by the weft thread is located at the top of the cylindrical part of the oscillating member between the
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arm 171 and the eyelet of the needle as well as the tensioning device 150. Another part 179 disposed in front of the part 176, at the top of the cylindrical part 109, carries an eyelet which is also traversed by the thread. weft and substantially in line with the eyelet 105 which is located at the end of the needle 100.
The oscillating member 110 carries, preferably at a point located beyond the part 179, a guide finger 180 consisting of a metal wire capable of helping to hold the weft wire in the upper channel or on the upper rim 103 of the needle.
An arm 181 is fixed to the lower end of the shaft end 172 and a reciprocating rod 182 @ is articulated for example at 183 on one end of this arm, which is mounted in a suitable bearing carried by the support 117 arranged inside the frame. A roller 184 in contact with the cam 185 carried by the shaft 121 is rotatably mounted at the opposite end of the rod 182. The end of this rod is also preferably fixed to the part 189 in the form of a lever. cylinder head on the articulation or axis of the roller 184, for example in 190, this part 189 being articulated, for its part, on the support 117, for example in 191. The purpose of this part is to support and to guide the inner end of the rod 182.
An adjustable collar 186 is disposed in the middle of the length of the rod 182 and a compression coil spring 187 disposed between this collar and an adjacent face of the support 117 constantly maintains the roller 184 in contact with the cam 185.
SET INCLUDING THE KNITTING NEEDLE.
As shown in figs. 1, 5, 9, 11, 16 and 23 of the drawings, a breast plate of tape or fabric 200, fixed to the frame preferably by means of machine screws 201 and held in its position on this frame by a spoke assembly - nure and tongue 202, is arranged at the center of the top of the frame on one side of the needle 100 and its assembly, at a distance
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relatively short compared to stringers 77. This breastplate comprises a block-shaped piece having an arcuate top surface 203 centrally disposed and rim faces 204 and 205 facing upward.
After weaving, the tape or the fabric can come to be applied on the arcuate surface 203 and pass over this surface, the edges 204 having the aim of guiding the extreme weft threads and of confining them on the protective plate on the front which is disposed on the inner edge 206 of the breast plate. A finger-shaped guide 207 attached to a 199 above the breast plate and to one side of this plate is made of a metal wire which is located on the breast plate near its breast plate. anterior end and directly adjacent to the adjacent flange or adjacent face 204, and which is intended to hold the edge of the finished fabric applied against the inner face of the flange 204.
However, if desired, a plate-shaped lowering member disposed above the breast plate and in contact with the tape, can be used to hold the warp threads in position on the plate.
An oblong reciprocating member 208 mounted on that of the sides of the chest plate 200 which is opposite the needle 100 and on the opposite side of the shed formed by the warp threads carries, at one of its ends, members clamp 209 in which is removably attached a knitting needle 210, which is preferably of the paddle type. A yoke-shaped piece 211 attached to part 208 at the middle of its length has a forked end 212 into which the upper end of a drive pin 213 engages. Pin 213 passes through an opening. in the form of a slot 214 formed at the top of the frame and it is fixed to an elbow lever 215 disposed inside the frame.
The bent lever 215 is articulated on the support 117 by means of a pin 216 and one of the branches of this bent lever carries a roller 217 which
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is in contact with a cam 218 fixed on the shaft 121. A tension spring 219 is connected, by one of its ends, to the other branch of the elbow lever 215 and by its end opposite to the inner face of the frame. . The purpose of this spring is to keep the roller 217 in contact with the cam 218.
It can be seen that thanks to this arrangement, the part 208 and the knitting needle 210 which it carries are driven in a reciprocating movement under the action of the cam 218, the roller 217 and the angled lever 215 in a plane substantially perpendicular to the front edge 206 of the breast plate 200, the needle being disposed directly near the outer face of the breast plate.
An oscillating lever 220 disposed at a point which is on one side of the heddle assembly, on the same side of the loom as the knitting needle 210, is fixed by one of its ends to a vertical shaft 221. mounted in a suitable bearing at the top of the frame. This shaft engages in the frame and on its inner end there is another lever 222, the free end of which carries a rotary roller 223 in contact and cooperating with the cam combined with a crank 126. A helical spring 224 which is attached. located above the lever 222, around the shaft 221, is fixed by one of its ends to the underside of the top of the frame at 225, its other end being in engagement with the lever 222, for example at 226 The purpose of this spring is to keep the roller 223 in contact with the cam 126.
A roller 227 mounted on the free end of the lever 220 carried by the shaft 221 above the top of the frame is preferably arranged for eccentric adjustment with respect to the end of the lever. It can be seen that, thanks to this arrangement, the lever 220 performs an oscillating movement over a relatively small arc, so as to act on the arm to bring it closer to and away from the crowd. The roller mounted at the end of this lever cooperates with the pallet 228 of the knitting needle 210 during its reciprocating movement, and its purpose is to close the pallet intermittently so as to form a loop.
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closed at the end of the needle in one of its positions.
Pulling the ribbon or the chain.
As shown more clearly in figs. 1, 2, 3 and 5 of the drawings., The top of the frame carries, near its rear face 4, an angular support 250 on which is articulated, for example at 266, a part 251 substantially in the shape of an inverted J. The upper end 252 of the part 251 passes over the top of the loom and is at a certain distance from this top; in addition, it is preferably forked at 253, a friction roller 254 being mounted for rotation between the branches of this end. An abrasive consisting of emery cloth is preferably disposed around the periphery of this roller to prevent the finished cloth from slipping relative to the roller.
This roller 254 is accompanied, on one of its sides, by a toothed wheel 255 meshing with a similar toothed wheel 256 arranged, with a roller 257 which is located below a shaft 267 which is located at the top of the frame. The roller 257 is similar to the roller 250, but its diameter is preferably a little larger. Likewise, toothed wheel 256 is somewhat larger than toothed wheel 255, so that roller 254 moves at a greater speed than that of roller 257, for a purpose which will be indicated later. A rod or bar 255 around which the fabric can pass before reaching the roller 254 is suitably disposed immediately below and in front of this roller 254, in the upper part of the frame.
A tension spring 259 disposed on one side of the part 251 is fixed, by one of its ends to a pin 260 projecting outwardly from the upper end 252 of the part 251, the opposite end of this spring. being suitably fixed to the top of the frame, for example at 261. The purpose of this spring is to make the part 251 rotate around its pivot at 266, so as to hold the rollers 254 and 257 and to bring them closer together. one another.
The other branch 263 of room 251
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extends from top to bottom along the outer edge of the rear wall 4 of the frame and carries at its end a screw 264 having a nut-shaped handle 265 disposed at its outer end, the inner end of this screw 264 which can cooperate with a stop piece 268 mounted on the outer face 4 of the frame. The purpose of this adjustment screw 264 is to rotate the part 251 around its pivot at 266 to adjust the position of the roller 254 carried by this part, relative to that of the opposite roller 257 which cooperates with the previous one, which makes it possible to make vary the clearance left between these two rollers.
A chain wheel 270 is fixed, in a remote part of the side wall 6 of the frame, on the end of the shaft 267, on which the roller 257 and the toothed wheel 256 are mounted. A chain 271 passes over this wheel, as well as over another chain wheel 272 rotatably mounted, at a certain distance below the wheel 270, over a shaft end 273 carried by the side wall of the frame. An adjustable position lever 275 is articulated between the two chain wheels 272 and 270 on the side of the frame, for example at 274, and carries a small chain wheel 276 rotatably mounted at the free end of this lever on the side outside of chain 271, with which it can cooperate to keep chain 271 under the desired tension on wheels 270 and 272, thus preventing it from clicking.
Shaft 273 also carries a toothed wheel 277 which is attached to chain wheel 272 and which is part of a compound gear mounted below.
This compound gear or this gear train comprises a toothed wheel 278 and a toothed wheel 286 mounted directly next to the first and fixed thereto, these two toothed wheels being mounted to rotate on the free end of a part 279 in the form of a lever with adjustable position, the toothed wheel 286 meshing with the toothed wheel 277. The opposite end of the part 279 has a longitudinal slot 280 in which there is a screw 281 serving to fix the part 279 in an adjustable position on
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the side of the frame. Another toothed wheel 283 meshing with the toothed wheel 278 is disposed below the latter on the end of a rotating shaft 282 which engages in the frame and which is suitably journaled on the side 6 of this frame.
The opposite end of shaft 282 carries, inside the frame, another toothed wheel 284 which meshes with a helical wheel 285 mounted on an extension of shaft 16.
It can therefore be seen that the roller 257 is driven by the chain.
278, ne 271, the compound gear 227, 286, 283 and the gears 284 and 285, when the motor shaft 10 turns the shaft 16.
When the shaft 267, which carries the toothed wheel 256, rotates with the roller 257, it is seen that the roller 254 also rotates as a result of the toothed wheels 255 and 256 mesh with each other. It will be appreciated that the speed of rollers 254 and 257 determines the number of picks per unit length in the finished fabric, as a result of these rollers pulling the fabric or warp threads through the loom; consequently the greater the speed of these rollers, the fewer picks there are per unit length in the finished fabric, and conversely the lower the speed of these rollers, the greater the number of picks. The purpose of the compound gear is to vary at will the speed of the rollers 254 and 257e and therefore the number of picks per unit length in the finished fabric or ribbon.
It will be appreciated that the speed of these rollers can be varied by simply changing the dimensions of the respective toothed wheels 278 and 286. For example, if it is desired to have a large number of picks in the finished fabric, a wheel is used. toothed 286 having a relatively small diameter, so that the rollers 254 and 257 are driven at a greater speed than if a larger toothed wheel were employed.
Operation.
The warp threads W are introduced into the loom by threading them from a center (not shown) or from a
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another power source through comb 80, as shown in Figs. 1, 2 and 5 of the drawings, then through the eyelets 79 of the heddles 77 of the heddle frames 68 carried by the jumpers 50, as shown in figs. 16, 23, 25 and 27, passing them over the plate protection 200, under the fixed rod 258, then by making them go up and pass around the roller 254, making them descend between this last roller and the opposite roller 257 of the chain or tape pulling mechanism, after what they get out of the job.
The warp threads are constantly subjected, during their passage through the loom, to a tensile force exerted by any suitable device (not shown), so as to remain relatively taut. In the present case, as shown in figs.23, 24 and 26, fifty-nine warp threads have been shown for weaving a 25/32 tape of 25 mm. wide, but it is understood that one can use a greater or less number of warp threads, according to the width which one wishes to give to the ribbon or to the fabric, and according to the weight, as well as the thickness and type of reinforcement that we have chosen.
Likewise, in the present case, four jumpers and four heddles have been represented to obtain the desired armor, but it is understood, as we said above, that one can use any desired number of jumpers and stringers up to sixteen inclusively, depending on the desired weave.
The filler or weft thread F is then placed in the loom by threading it from a spool (not shown) or any other source of supply through the tensioning device 150 and around this device, as shown in Figs. 1, 2 and 11 of the drawings, then through the eyelet 177 of the post or part 176, through the eyelet 175 which is at the end of the swing arm 171, then, going back, through the eyelet 178 of the post 176, through the eyelet of the post or part 179,
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then under the guide wire 180, then along the flange 103 or the upper face of the filling finger or the weft needle 100,
then by making it descend through the eyelet 105 which is at the end of this needle, and bringing it back along the rim 103 on the underside of the needle 100 to arrive at the side of the threads of M.
When the warp and weft threads have been threaded and placed in the loom in the manner just described, the loom is ready to be started for weaving.
The main drive shaft 10 is then rotated by means of any suitable motive force source, such as a motor (not shown) through a belt and a pulley 13 attached to the motor. 'shaft 10, as shown in fig.l, 5 and 6. It can be seen that, when this shaft turns, the shafts
14, 15, 16 and 17 are driven in rotation under the action of the toothed wheels 19, 20, 21 and 22 mounted on these shafts respectively, and of the toothed wheel 18 carried by the shaft 10.
When the shafts 14 to 17 turn, a vertical reciprocating movement is imparted to the jacks 50 and to the beams 68 which they carry, by the cams 37, 38, 44 and 47 respectively carried by these shafts, the rollers 33a, 35a 42a and 45a carried by the respective hinged levers 33, 35, 42 and 45, as well as the teeth carried by these levers cooperating with the jumpers 50 to drive them, as clearly shown in Figs. 6 and 7 of the drawings.
As shown in Figs. 4, 5 and 6 of the drawings, the shaft 16 drives the vertical shaft 121 under the action of the sprockets 130 and 131, and an oscillating movement is imparted to the part 110 and to the shaft 114 to which this part is connected, this movement being produced by the lever 118, the roller 119 which it carries and the cam 120 mounted on the shaft 121, as shown in fig. 9 , 10, 11 and 12. The weft needle 100 and the sliding member 106 on which it is mounted receive a reciprocating movement which is imparted to them by the rod 124 and the part 126, la,
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cam or eccentric, mounted on the upper end of the shaft
121.
The tensioning device 150 is actuated by the vertical rod 160, the angled levers 162 and 167, the lever 164 and the roller.
169 which cooperates with the cam 170 mounted on the shaft 121. The mechanism 151, for distributing or measuring the weft thread is actuated by the shaft 172, the crank arm 181, the movement rod 182, the spring 187 and the roller 184 which cooperates with the cam 185 carried by the shaft 121. A reciprocating movement is imparted to the knitting needle 210, as well as to the part 208 on which it is mounted, by the angled lever
215, the spring 219 and the roller 211 which cooperates with the cam
218 mounted on shaft 121.
The oscillating lever 220 which serves to close the pallet 228 of the knitting needle 210 is actuated by the shaft 221, the lever 222 and the roller 223 carried by this lever and cooperating with the cam 126 carried by 1- ' tree] 21.
As shown in Figs. 2, 3, 5 and 6, chain drive rollers 254 and 257 are driven by respective toothed wheels 255 and 256, chain wheels 270 and 272, over which chain 271 passes. , the compound gear 277,
278 and 283, the shaft 282 on which the gear is mounted, the toothed wheel 284 which is also mounted on the shaft 282 and the toothed wheel 285, which is mounted on an extension of the shaft
116. It will be understood that all of these mechanisms, as described above, are actuated by movements regulated in time with respect to one another.
After having thus described the manner in which the various mechanisms of the improved loom are operated, the actual weaving operation will now be described. When the jumpers 50 are actuated, as shown in Figs. 16, 25 and 27 of the drawings, half of the warp threads W are moved up and down and the threads of the other half are moved up and down to forming between them the shed intended to receive the weft or filling thread. In this case, the (warp threads alternating between them are displaced alternatively-
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from bottom to top and top to bottom to obtain armor and it is enough to use four jumping waters and four healds, as shown in the drawings, to obtain this armor.
When the shed has been formed between the warp threads, the weft or filling thread F is thrown through the shed by the filling finger or needle 100, as shown more clearly in Figs. 23, 24 and 25 of drawings. The needle is set in motion, by the oscillating action of the part 110, following an arcuate path through the shed, until its inner edge 104 approaches the edge of the breastplate 200 and comes to place itself against the front, where it tightens the previous pick by applying it against the front over the entire width of the fabric, as shown in fig. 24.
As has been explained, the part 110 is actuated by the cam or eccentric 126 of the shaft 121, this cam being constructed and arranged so that the speed of the filling needle is the smallest. when the inner edge of this needle occupies its most advanced position against the face or, in other words, its clamping position. Fig. 24 shows that at this time the end of the needle was thrown from the opposite side of the warp and, as a consequence, that the weft thread F was carried through the shed so forming a loop in the weft thread, which is uninterrupted in the shed.
The filling needle then moves away from the breastplate 200 and the faceplate, and is pulled back through the shed substantially in a straight line by doing. sant at a small angle with the shed, as shown in fig. 23 and 26. When the filling needle is thrown into the shed, the jumpers 50 and the heddles which they carry are actuated so that the step has started its change for the insertion of the next pick, and that the change of pitch is already done halfway when the needle has reached its most advanced position in the shed, as shown in fig. 24,
the change of pitch being complete when the needle - or the finger 100 have traveled - substantially a third of the distance which they must cover -
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laughing as they retreat to get out of the crowd.
That is, the pitch changes when the finger or needle is between the warp threads, that is. one of the most important features of the present invention. It can be seen that, thanks to this arrangement, the warp threads exert a scissor action on the weft needle, as shown in Figs. 25 and 27 and that, as a result of this action, the warp threads hold the weft thread F on the flanges 103 of the filling needle 100 while this needle is in the shed. These flanges 103 which are on the needle, top and bottom, are intended to hold and apply the loop of weft yarn close to the face and to prevent the weft from being rolled up or moved over. top and bottom of the fill needle.
When the fill needle 100 has been thrown into the shed and has traveled a small distance during its withdrawal movement, a loop L is formed in the weft thread F on the underside of the needle near the outer end thereof, between the end warp thread and eyelet 105 at the end of the needle, as clearly shown in fig. 28 of the drawings. This loop L is formed by the action of the oscillating arm 171 of the weft distribution mechanism 151, in the manner which will now be described.
It will be appreciated that this dispensing or measuring mechanism provides or measures just a sufficient length of weft thread for needle 100 to insert a pick or loop of weft thread into the shed, and that when the weft thread is When the filling needle begins its retraction motion, the weft thread ordinarily forms a loop through eyelet 105 on the outer sides of the warp threads above and below the needle.
However, the arm 171 is actuated by the cam 185 just enough to retract a portion of the filler wire to avoid or prevent the formation of a loop in this wire on the upper face.
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lower side of the needle., the filler thread lying flat on the flange 103 against the upper face of the needle, but allowing the loop L to form on the underside of the needle, as shown in fig. .28. It can be seen that this loop is maintained in the filler yarn thanks to the action of scissoring exerted by the warp yarns as a result of the change of pitch having already been effected halfway.
At this point the knitting needle 210 is actuated and it engages the loop L formed in the filling yarn F as described above, passing through this loop, and the filling yarn is looped over the knitting needle, as shown in Fig. 26, with the loop of the previous pick moving from bottom to top over the needle shaft.
When the knitting needle moves in the opposite direction, that is, when it is withdrawn, its paddle or hook-shaped end catches the loop of filler yarn, and when its movement The loop-shaped end is finally introduced into the hook-shaped end of the knitting needle and as this needle continues to move to its withdrawn position the pallet 228 is closed by the action of the roller cam 227 carried by arm 220, so that the looped end of the preceding pick passes over the pallet 228 and over the end of the needle, in a manner well known to those skilled in the art thus forming a knitted selvedge along the edge of the fabric being manufactured.
The knitting needle then continues to move to its full retracted position, as shown in fig. 24, and the weft yarn loop F, which is in the hook-shaped part of this needle, remains in this part until the next cycle of the loom, during which cycle this loop is withdrawn from this part by the pallet 228 during the insertion of the next pick, as described in more detail. high. It can be seen that, during this movement of complete withdrawal of the knitting needle, the looped part of the filling yarn F, part which is in the shed,
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was applied against the face of the fabric.
When the filling needle 100 has performed its retraction movement and has left the shed, it moves towards the face, following a path substantially parallel to this face, so as to help bring the thread of filling against it. It can be seen, as is shown schematically in dashed lines in FIG.
23, that the filling needle 100 moves through the shed following a relatively slightly curved path, substantially in the shape of the number 8, which allows the healds 68 to be placed relatively close to the face of the fabric being worked. workmanship, which is another important feature of the present invention. When the weft needle has been withdrawn completely from the shed, it will be appreciated that the change of pitch has been made, as described, and the shed is ready to receive the next pick. It can be seen that the warp threads gradually escape to occupy a position in which they are out of contact with the filling needle 100, in order to form the gap for the next pick when the needle returns to its position. withdrawal.
When the weft needle moves back, the loop-shaped part of the pick which is in the shed cannot exit the shed following the movement of the needle, as a result of which it is looped around the end of the knitting needle 210. During this retraction movement of the filling needle 100, the tensioning mechanism 150 is actuated by the rod 160 and the cam 170 in such a manner. in removing the tension exerted on the weft or filling thread, so that this thread is distributed from its source.
The oscillating arm 171 is actuated during this withdrawal movement of the filling needle and pulls out of the power source, through the tensioning device 150, a sufficient quantity of weft yarn. to form the next pick, ie enough yarn to form the loop of filler yarn between the warp yarns. When this length, determined
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In advance, of the filler wire has been withdrawn from the power source, the tensioning device is actuated to clamp the filler wire F so as to prevent any further distribution of this wire either to the arm 171 or to needle 100, until the length of thread withdrawn has been engaged in the shed by the insertion of the next pick.
In other words, any distribution of filler yarn from the power source to the filling needle is prevented while the needle is thrown into the shed, and the length of the filling yarn is prevented. / measured by the movement of arm 1? 1 while the needle is needed for the next pick is / withdrawn from the shed. This measurement of the weft yarn for each pick is another important feature of the present invention. Through the use of this measuring device, the weft yarn prepared for each pick always has the same length and all the picks are applied evenly and held in the same position in the fabric being manufactured, which ensures the obtaining a uniform product.
Likewise, this measuring device prevents the weft yarn from sagging and impeding the movement of the warp yarns and, in general, it significantly increases the efficiency and speed of operation of the loom. This completes one cycle of operation of the loom and the next pick, as well as successive picks, are inserted into the shed and the filler yarn is woven with the warp yarns in the same manner as described above. .
It can be seen that the jumpers and stringers of the improved loom are not only mounted directly close to each other, so as to minimize the location they occupy in the loom, but also the stringers are mounted at a distance relatively small compared to the filling needle and the way of the fabric being made. These characteristics are advantageous in that it is not necessary to make the jumpers and stringers travel a very great distance to effect the change of pitch and to form the desired shed between the warp threads. This
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The heddle position also makes it possible to change the pitch when the filling needle is between the warp threads, as described above.
These characteristics allow the loom to operate at greatly increased speeds, which can range from 1000 to 1500 revolutions per minute, which is naturally three to four times the speed of other non-shuttle looms proposed and employed heretofore.
The mounting of the heddles close to the face is also advantageous in that the force exerted on the warp threads is considerably reduced, which tends to reduce the delay of the warp threads, delay which is naturally as much. greater than the distance between the stringers and the face is greater.
It is therefore seen that the present invention provides a loom of relatively small and compact construction, requiring little space, simple and relatively inexpensive in terms of its manufacture and operation, while being efficient and effective. having good performance when used to make a quality product. It will be seen that all the mechanisms are of simple construction and that they cooperate with one another by carrying out movements regulated at times determined with respect to each other. It will also be seen that the heddles and toggles can be changed quickly and conveniently, due to their construction and operation, to obtain the desired woven product.
The adjustment of the position of the parts and mechanisms of an improved loom can be easily and conveniently carried out, and these parts do not become easily out of adjustment once they have been adjusted. Although only one practical embodiment of the present invention has been described and shown, it is understood that this embodiment is given only by way of example, and that Other embodiments are also possible within the scope of the invention.