<Desc/Clms Page number 1>
Dispositif pour humecter la face supérieure d'une surface mobile
Dans différents domaines de la technique, par exemple dans la préparation chimique de longues bandes, mais en particulier dans la reproduction des clichés d'écriture ou de dessins d'après le principe de l'impression de l'image réfléchie, il est néces- saire de munir la face supérieure, c'est-à-dire la face tournée vers le haut d'une surface mobile (donc s'il s'agit de reproduc- tion, la surface supérieure de la feuille de papier à imprimer) d'un enduit liquide exactement mesuré par unité de surface, et dans ce but différents dispositifs ont déjà été proposés.
Un pa- reil dispositif, s'il doit être employé en combinaison avec des reproducteurs du genre qui vient d'être mentionné, doit répondre àla condition de pouvoir être vidé rapidement - en vue de main- tenir aussi faibles que possible les pertes par évaporation - et de pouvoir être de nouveau rempli rapidement - en vue d'assurer
A -
<Desc/Clms Page number 2>
la disponibilité pour ainsi dire immédiate de l'appareil pour le fonctionnement. Le dosage exact de la quantité de liquide délivrée à la feuille à imprimer a son importance, parce qu'une insuffisance de liquide donne lieu à un tirage pâle ou faible, de lecture difficile, tandis qu'un excès de dissolvant enlève trop de couleur à l'original, ce qui a pour effet de réduire le nombre d'impressions nettes et en tout cas aussi de souiller le cliché.
La solution du problème doit son caractère particu- lier au fait que c'est précisément la face supérieure de la sur- face 'mobile qui doit être humectée. Pour la reproduction d'après le principe exposé ci-dessus il est important d'humecter pré- cisément la face supérieure de la feuille à imprimer, c'est-à- dire de l'imprimer, parce qu'alors chacune des feuilles qui. quitte l'appareil portera l'impression d'une façon bien lisible, ce qui permet un contrôle très simple de l'opération de la copie pendant la marche, sans qu'il soit nécessaire de retourner la feuille à sa sortie de l'appareil. On peut ainsi vérifier pendant la copie la bonne exécution du travail au point de vue de la clarté de la reproduction, de-la répartition exacte de l'impression sur l'épreuve, etc.
Si l'on renonce à l'emploi désavantageux - mais auquel a néanmoins fréquemment recours - de cylindres reporteurs pour reporter l'humidité d'un humecteur sur le papier à humecter, la surface supérieure d'une surface mobile peut évidemment recevoir l'impression désirée par un seul humecteur, dont le récipient à liquide se trouve à un niveau plus élevé que l'en- droit où le liquide doit être utilisé. Dans ce cas il faut donc avoir soin que le liquide ne parvienne pas en quelque sorte @ par le principe du siphon, en excès sur la surface à humecter, ce qui constitue un problème accessoire qui n'a pas encore été
<Desc/Clms Page number 3>
résolu jusqu'ici d'une manière satisfaisante.
L'invention a pour objet un dispositif humecteur particulièrement avantageux pour les appareils reproducteurs qui fonctionnent d'après le principe de la réimpression, parce qu'en outre de la plus grande simplicité de la construction, obtenue par l'élimination la plus grande possible des pièces mobiles telles que pistons de pompes, puiseurs, agitateurs, etf. il contient la quantité de liquide exactement réglée avec une précision qui n'a jamais été atteinte jusqu'ici, même lorsqu'il s'agit des quantités les plus petites, ceci ne se présentant plus dans les appareils reproducteurs du genre mentionné, mais bien dans d'autres champs d'application:-;
le dispositif suivant l'invention se distingue en outre par son aptitude à pouvoir fonctionner immédiatement même après de longues périodes d'inac- tivité et par l'élimination la plus grande des pertes par éva- poration pendant les arrêts de service. En particulier, pour remplir ces deux dernières conditions; les appareils reproduc- teurs connus fonctionnant d'après le procédé de réimpression d'un négatif ont donné lieu à une complication nuisible d'orga- nes augmentant le prix de l'appareil et que l'invention rend presque entièrement inutile.
L'invention utilise également une boîte humectante pourvue d'une languette de mouillage disposée au-dessus de la surface à humecter. Cette boîte n'est en communication que laté- ralement et au moins d'un côté, avec un récipient à liquide situé plus bas, au moyen d'une ou de deux conduites montantes, la grandeur de la quantité de liquide fournie par la languette de mouillage dépendant essentiellement de la différence de ni- veau entre la languette et le récipient à liquide disposé plus bas.
L'installation est établie de telle manière que la quantité de liquide qui se trouvé au-dessus de la surface à humecter et qui est amenée par la languette de mouillage sur la surface mobile @
<Desc/Clms Page number 4>
située plus bas, ne peutpassubir l'action de siphonnèrent qui se produit par suite de cette différence de niveau, parce qu'elle en est empêchée par des forces agissant en sens opposé dans le ou les conduites montantes.
Pour exposer d'autres caractéristiques de l'invention, on'se référera aux dessins schématiques annexés, dans lesquels Fig. 1 est une coupe transversale à travers un appareil repro- ducteur par réimpression du négatif d'une écriture ou composition et les Figs. 2 et 3 représentent l'humecteur proprement dit à plus grande échelle en coupes longitudinale et transversale.
Sur la Fig. 1, 1 désigne le tambour imprimeur qui porte le cliché, 2 est le cylindre presseur et 3 la feuille de papier à imprimer entraînée par la rotation de ces organes. Une languette de mouillage 4 applique sur la face tournée vers le haut, ¯de cette feuille de papier, le dissolvant de couleur qui est prélevé dans la boite 6 située horizontalement au-dessus de cette feuille; cette boîte communique au moyen d'une- ou de préférence deux conduites verticales 7, situées latéralement, avec le récipient à liquide proprement dit 8.
Ainsi que le montrent les Figs. 2 et 3 la boîte qui porte La languette de mouillage se compose d'un tuyau 6 dis- posé horizontalement au-dessus de la feuille de papier, et sur lequel on place une bande de feutre formant la languette de mouillage 11 qui y est serrée au moyen de vis 12. Cette languette de mouillage reçoit le liquide par plusieurs orifices 14, qui se trouvent en regard de la languette de mouillage proprement dite.
Deux conduites verticales 15 et 16 relient les pièces décrites d'une manière étanche aux réservoirs à liquide 17, 18, le réser- voir 18 étant établi d'une façon qu'on va décrire comme réservoir de remplissage.
Dans la position de fonctionnement tout le système est @
<Desc/Clms Page number 5>
chargé de dissolvant. Le liquide est alors remplacé dans la mesure où il est retiré du tuyau par la languette de mouillage 11, par prélèvement des récipients 17,18 situés à un niveau inférieur; il ne peut pas se produire un afflux de liquide sur la feuille de papier à humecter 3, car le poids de la colonne de liquide située dans les conduites verticales s'y oppose. Cette action devient visiblement d'autant plus grande que la différence de niveau entre le tuyau 6 et les récipients 17 et 18 est plus grande; il en résulte un moyen simple de régler la grandeur de la quantité de liquide à fournir à la face supérieure à humecter de la surface mobile en s'arrangeant de façon à pouvoir faire varier cette différence de niveau.
Dans l'exemple représenté les conduites verticales 15 et 16 sont dans ce but disposées de ma- nière à coulisser d'une manière étanche dans les guides 15' et 16,
Avant la mise en marche de l'humecteur, on doit le remplir, ce qui s'effectue comme suit : on verse le liquide par le tuyau de remplissage 20 de manière à le faire monter par la conduite verticale 15 dans le tuyau 6, qu'il remplit complète- ment pour s'écouler par la deuxième conduite verticale 16 dans la cuve 17 où'il se recueille. Comme tout le système constitue un circuit fermé étanche à l'air, le liquide se maintient dans le tuyau 6 qu'il femplit complètement, ce qui a pour effet de saturer immédiatement de liquide la languette de mouillage 11 de volume comparativement faible. L'aptitude à fonctionner en tout teraps est ainsi assurée.
Lorsque l'opération de réimpression est terminée, on doit' vider l'appareil pour empêcher les pertes par évaporation. Dans,ce but, on se sert d'une soupape 21 norma- lement fermée ; si on ouvre celle-ci par une pression exercée en sens inverse de l'action de son ressort de fermeture, l'air pénètre à l'intérieur du système ce qui a pour effet de vider immédiatement le tuyau. De nouvelles évaporations sont ainsi, pratiquement éliminées.
@
<Desc/Clms Page number 6>
@
On augmente encore 1-'aptitude du système à pouvoir fonctionner immédiatement en ne munissant pas les conduites verticales d'un remplissage de feutre,,d'ouate ou autre matière formant mèche. Il en est de même pour la boite 6, mais il faut alors avoir soin d'empêcher sûrement une entrée de l'air à l'intérieur de cette boite. Dans ce but, le bouchon de feutre dépasse l'orifice le plus éloigné 14 du tuyau 6 d'une quantité a telle qu'une fermeture étanche à l'air est assurée au moins à l'état humide.
Il y a lieu de faire remarquer, que l'installation fonctionne aussi lorsqu'elle est remplie entièrement ou partiel- lement d'une matière absorbante. Toutefois, comme cette matière, qui,peut alors se trouver dans les pièces 15, 16 et 6 ou seule- ment dans le récipient 6 oppose une résistance considérable à l'écoulement du liquide, il pourrait arriver dans ce cas que pour un service rapide le liquide n'arrive pas en quantité suf- fisante, c'est-à-dire que l'humidité ne soit pas fournie en quantité suffisante au moins à la partie médiane de la surface à humecter.
Pour empêcher ceci, il faudrait agrandir le tuyau 6 assez pour que le liquide qui y est emmagasiné soit suffisant pour couvrir le manquant le liquide résultant de l'écoulement contra,-riant à travers les conduites 15 et 16 pendant l'utilisa- tion de la machine.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.