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"Procédé d'établïssement de prothèse oculaire et produit ainsi obtenu" @ Cette invention a pour objet un procédé d'établis- sement de prothèse oculaire, ainsi que .les yeux artificiels¯ obtenus par ce procédé.
La prothèse usuellement appliquée pour le remplace- ment d'un oeil énucléé, est généralement établie en verre, dont la fragilité présente de graves inconvénients, notamment en raison des blessures que peut produire la rupture de l'oeil artificiel dans l'orbite.
Le procédé d'après l'invention, qui remédie à ces inconvénients, consiste à établir d'abord, en une matière transparente incassable, telle qu!un produit de condensation de l'urée, ou matière telle que celle connue dans le commerce sous le nam de "plexiglas", une calotte transparente, sur le fond plat de laquelle on reproduit soit à la main, soit mé- caniquement, par application de couleurs appropriées, liquides ou pâteuses, la pupille et l'iris et qu'on enclave dans une
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reproduction, en cire ou matière analogue de la conjondtive pour obtenir un modèle servant à l'établissement, dans un moule en plâtre ou toute matière appropriée, d'une cavité cor- respondant à la forme de la conjonctive, puis, la cire étant éliminée, et la calotte restant dans le moule,
à appliquer sur les parois de ladite cavité une composition durcissante inco- lore portant, directement ou non, la reproduction colorée des particularités de la conjonctive de l'oeil à appareiller et dont le durcissement est obtenu, ainsi par conséquent que la solidarisation avec la calotte transparente, par polymérisation, provoquée par exemple par chauffage ou autrement, accompagné ou non de pression, dans le but d'obtenir ainsi un oeil arti- ficiel incassable, inattaquable par les sécrétions normales ou pathologiques de l'oeil et d'une grande légèreté.
Dans le dessin annexé, qui représente un mode de réalisation d'un oeil artificiel obtenu d'après l'invention: Fig.l montre schématiquement la calotte sphérique reproduisant la forme des détails placés en avant de l'iris.
Fig.2 est une vue en coupe schématique, reprodui- sant la calotte formant la base de la prothèse, après applica- tion des éléments reproduisant l'iris et la pupille, Fig.3 montre la calotte de fig.2 enchassée dans un modèle de cire ou matière analogue, Fig.4: montre l'ensemble de la prothèse 'dans un moule, par exemple en plâtre,
Fig. 5 montre le moule d'après fig.4: placé dans une enceinte où il doit subir le chauffage et la pression dé- sirée.
Pour la mise en oeuvre du procédé d'après l'inven- tion, on établit tout d'abord une calotte sphérique de dimen- sions appropriées 1 (fig.l) obtenue par moulage, usinage ou autrement, en une matière transparente appropriée, qui pourra
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être de préférence une résine artificielle, ou un produit de condensation de l'urée, par exemple la matière connue dans le commerce sous le nom de "plexiglas". On applique sur le fond plan de cette calotte tout d'abord dans la partie centrale, une couche de couleur noire, 2, représentant la pupille, constituée par exemple par une résine artificielle convenablement colorée, que l'on entoure, après durcissement convenable, d'une couche annulaire 3 de la même substance, convenablement colorée, des- tinée à simuler l'iris.
Cette application s'effectue en étendant tout d'abord la couleur de fond, puis en procédant à des grat- tages suivis d'applications de couleurs convenables, on obtient une imitation convenable de l'iris.
La calotte ainsi peinte est enclavée dans un modèle, par exemple en cire 4, qui correspond à la conjonctive de l'oeil imiter (fig.3), puis l'ensemble ainsi obtenu est placé dans la partie inférieure d'un moule, emplie de plâtre en poudre dans la position indiquée en fig.4. Après une compression con- venable du plâtre 5 de cette partie inférieure 6 du moule, on silicate la surface du plâtre, de façon à permettre un déboitage ultérieur,-puis on tasse du plâtre dans la moitié supérieure 7 du moule. Le plâtre étant convenablement durci, on sépare les deux parties de moule, on enlève la cire 4, en laissant en plane dans le moule la calotte 1, avec ses revêtements de couleur 2 et 3.
On applique alors sur les faces 8,9 précédemment en contact avec les surfaces du modèle en cire 4, une couche d'épaisseur convenable d'une substance susceptible de durcisse- ment, par exemple sous l'effet de la chaleur, comme c'est le cas pour la substance connue dans le commerce sous le nom de "palapont".
On,appliquera de préférence d'abord une première couche assez mince de matière incolore ou même transparente, sur laquelle on pourra dessiner les vaisseaux sanguins, que l'on recouvre ensuite d'une couche convenable de la même substance, de color a tion ap- propriée.
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Après séchage éventuel, on termine la prothèse à l'aide d'une nouvelle application de "palapont" de couleur convenable et en quantité voulue pour emplir la cavité laissée libre par l'enlèvement de la cire 4.
On ferme le moule, on comprime la matière qu'il contient par serrage des deux parties 6,7 du moule au moyen par exemple d'un étrier 10, muni d'une vis de serrage 11, puis on place l'ensemble ainsi constitué, représenté en fig.5 dans l'eau bouillante dans laquelle on le maintient pendant un temps approprié, détermine par la constitution de la masse emplissant la cavité du moule et qui, pour la masse connue sous le nom de "palapont" est d'environ une demi-heure, de façon à assurer la polymérisation de la pièce moulée.
Au bout d'une demi-heure, on démoule et on retire la pièce terminée, ont on enlève les bavures éventuelles après refroidissement, par exemple en biseautant légèrement les arêtes, puis on la polit jusqu'au lustrage.en opérant de la manière usuelle bien connue. La pièce terminée offre l'aspect représenté en coupe en fig.3, les couleurs étant parfaitement protégées par leur revêtement de matière polymerisée.
Pour la fabrication en série, on remplace le moule en plâtre par un moule métallique ou autre de toute nature ap- propriée convenablement poli. L'adaptation aux malades des pro- thèses fabriquées en série se fait, en cas de nécessité, par exemple en biseautant les bords. Les différents types d'iris sont placés d'avance sur les calottes en stock, en permettant ainsi un établissement rapide des prothèses correspondant à chaque cas particulier.
Si, pour certains cas particuliers, une disposi- tion spéciale est nécessaire, par exemple s'il est nécessaire d'avoir un "limbus cornae" bien vague, on expose à l'action de vapeurs d'acétone le bord circulaire de la calotte sphérique 1, en couvrant convenablement le reste. de la surface de cette ca-
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lotte, ce qui permet d'obtenir une certaine opacité des bords.
De même, il est possible de faire usage de ce procédé après fabri- cation de la prothèse entière. Il est également possible, par le même moyen, de faire ressortir soit l'"arcus senilis", soit lt"ar- cus juvenilis".
Les avantages du procédé d'après l'invention sont les suivants :
1. Coloration, brillant et forme naturels;
2. La prothèse est incassable,
3. Durée illimitée, la matière étant inattaquable par les sécrétions normales ou pathologiques de l'oeil,
4. Tolérance parfaite de la matière par les tissus hu- mains.
5. Légèreté.
6: Possibilité de fabrication par unité ou en série.
7. Grande facilité de fabrication.
REVENDICATIONS.
1. Procédé de fabrication de prothèse oculaire consis- tant à établir une calotte en matière plastique transparente, par exemple'en produit de condensation de l'urée; sur le fond de la- quelle on reproduit la pupille et l'iris par application de couleurs appropriées, cette calotte étnnt enclavée dans une reproduction, par exemple en cire, de la conjonctive pour obtenir le modèle servant à l'établissement du moule, puis à remplacer la cire par une matiè- re plastique convenable, polymerisable, par exemple du pallapont.
2. Procédé selon 1, dans lequel la matière polymerisa- ble est appliquée par couches successives sur les . faces 'de la ca- vité laissée libre par enlèvement de la cire;
3. Procédé selon 1 dans lequel les bords de la calotte sont attaqués par des agents susceptibles de provoquer par attaque une modification d'aspect, telles que des vapeurs d'acétone.
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