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Procédé et machine pour l'obtention d'emballages multiples en matière plastique pour produits divers.
Dans sa demande de brevet français déposée le 22 Janvier 1946 pour "Procédé d'obtention d'emballages mul- tiples applicables en particulier aux comprimés et produits analogues", le demandeur, en considération des avantages que présentait pour l'emballage de produits divers, l'emploi de feuilles très minces de chlorure de vinyle ou de matières plastiques équivalentes (élasticité, imperméabilité, facili-
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té d'adhérence), a décrit un procédé et un appareil qui per- mettent, par la réunion de deux feuilles desdites matières, de former des emballages possédant les caractéristiques es- sentielles des emballages multiples alvéolés.
Toutefois le dispositif décrit pour réaliser ces sortes d'emballages ne s'applique bien qu'avec des produits solides relativement durs et résistants (comprimés, pilules, pastilles, etc...), puisque dans ce dispositif, les objets à emballer servent eux-mêmes de poinçons pour former les logements dans lesquels lesdits objets sont enfermés.
Mais lorsque les objets ou produits à emballer sont au contraire délicats ou de nature friable ou s'il s'agit des produits mous ou en poudre, le procédé et la machine décrits dans la demande de brevet français précitée peuvent devenir difficilement applicables.
La présente -invention vise à résoudre cette diffi- culté et à réaliser dans tous les cas, d'une façon simple, commode et rapide, des emballages en matière plastique dans lesquels les produits ou objets à emballer sont enfermés dans des alvéoles à la forme et/ou à la dimension desdits objets ou produits. L'invention trouveprincipalementson intérêt dans le cas d'emballages formés au moyen de deux feuilles de chlorure de vinyle ou de matière plastique équi- valente, mais elle peut aussi bien, dans ses caractéristi- ques essentielles, s'appliquer aux emballages en acétate de cellulose ou autre matière plastique équivalente.
La dite invention porte tout d'abord sur un procé- dé qui consiste essentiellement à former, au moyen d'une combinaison de matrices et de poinçons appropriés, des al- véoles dans une feuille, au moins, de matière plastique en
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chassant l'air qui se trouva sur la face à protubérances de la feuille de façon à conserver dans les matrices, par l'ef- fet de dépression ainsi orée, et au moins pendant un certain temps, la forme donnée aux alvéoles lorsque les poinçons ont été retirés, à remplir les alvéoles de la feuille infé- rieure et à fermer l'emballage au moyen des matrices qui ont servi à la formation des alvéoles.
La machine qui fait l'objet'de l'invention et qui comporte, en particulier, l'application du procédé ci-dessus indiqué, présente les caractéristiques suivantes considérées isolément ou suivant toute combinaison :
1 - La presse comporte deux matrices en opposition dont une au moins présente, des ajourages qui ont sensiblement la forme des produits ou objets à emballer et qui sont fer- més, d'un côté, par un fond mobile formant soupape automati- que, ces deux matrices en opposition étant combinées avec un système de poinçons susceptible de venir se placer entre elles lorsqu'elles sont écartées l'une dé l'autre, puis de s'esca- moter sur le côté pour permettre ensuite aux deux matrices de venir au contact l'une de l'autre avec une certaine pres- sion;
2 - Entre les matrices précitées peut également venir se placer, au moment voulu, un organe de garnissage des alvéoles préalablement formés dans la feuille inférieure de matière plastique, cet organe pouvant s'escamoter égale- ment sur le côté, après vidange de son chargement;
3 - Le système d'emboutissage des alvéoles est constitué par une série de poinçons de forme appropriée mon- tés sur un organe de support et qui passent à travers les orifices correspondants d'un presse-flan coopérant avec la
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matrice adjacente., ce presse-flan étant maintenu en position de pression par des ressorts interposés entre ce presse-flan et l'organe de support des poinçons;
4 - Le système de poinçons peut comporter deux jeux de poinçons opposés, l'un d'eux coopérant avec la ma- trice inférieure et l'autre avec la matrice supérieure et chacun d'eux, en outre, avec un presse-flan correspondant;
5 - Les poinçons comportent de préférence des canaux d'évacuation d'air;
6 - La matrice, en combinaison avec son presse- flan, comporte un dispositif de pincement automatique des bords de la feuille de matière plastique; @ 7 - Des organes en saillie disposés sur des par- ties mobiles prévues sur le bord des matrices pour le pince- ment précité permettent, lorsque l'emballage est terminé, de libérer automatiquement les bords pincés des feuilles de ma- tière plastique;
8 - L'organe de garnissage des alvéoles est cons- titué par une plaque ajourée qui vient se placer d'abord au- dessous d'un appareil de chargement et ensuite entre les matri- ces de la presse, dès que les alvéoles ont été formés au moins dans la feuille inférieure de -- matière plastique;
9 - L'appareil de chargement peut être constitué avantageusement par une boîte retournée interchangeable con- tenant des tubes dans lesquels se trouvent les produits à emballer et formés par une plaquette ajourée coulissante dont les trous peuvent venir alternativement se placer en regard d'une part des extrémités ouvertes des tubes et d'autre part des orifices de la plaque ajourée de garnissage prévue sous 8 );
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10 - La boîte précitée comporte des organes de maintien et de support pour les tubes en question, ainsi que des organes d'immobilisation desdits tubes.
D'autres caractéristiques et avantages de la pré- sente invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre et à l'examen du dessin annexé sur lequel on a.re- présenté, schématiquement et à titre d'exemple seulement, un mode de réalisation de l'invention.
Sur ce dessin :
La figure 1 est une coupe verticale d'une machine établie suivant l'invention;.
La figure 2 est une coupe analogue à celle de la figure 1, mais partielle seulement et représentée pour une autre position de fonctionnement;
La figure 3 est une coupe analogue à celle de la figure 2, mais pour une troisième position de fonctionnement;
Les figurés 4 et 5 montrent, en coupe, le détail du dispositif de pincement des bords des feuilles de matière plastique, pour deux positions de fonctionnement;
La figure 6 est une vue en élévation du dispositif de chargement des alvéoles qui peut être utilisé en conjonc- tion avec une machine de confection de l'emballage du type représenté sur la figure 1;
La figure 7 en est une vue en plan;
La figure 8 est une coupe faite suivant VIII-VIII de la figure 6, avec parties en élévation;
La figure 9 est une coupe faite suivant IX-IX de la figure 7;
Les figures 10 et 11 sont des vues partielles analogues à la figure 9, mais pour d'autres positions de fonctionnement.
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Ainsi qu'on le voit sur le dessin, la machine d'as- sujettissement des deux feuilles de matière plastique 1 et f' entre lesquelles doivent être emballés les produits est mon- tée dans une presse formée par exemple d'une table 1 et d'une tête 2 fixes réunies par des colonnes 3 et d'un plateau mo- bile 4 solidaire d'un piston ou coulisseau 5, lequel est ac- tionné de dessous la table par tout moyen convenable non re- présenté (levier à main, presse hydraulique ou à air compri- mé, etc...);
le plateau 4 est guide, dans son mouvement de montée et de descente par les colonnes 3 par exemple qui peu- vent être un nombre quelconque, pourvu qu'ellesne gênent pas les mouvements d'escamotage des organes qui, comme on le verra plus loin, doivent venir se placer, à certains mo- ments entre le plateau mobile 4 et la tête fixe2 de la presse.
Sur le plateau mobile 4 est fixée, de toute maniè- re appropriée, une matrice 6 et sous la tête fixe 2 est éga- lement fixée, par tout moyen voulu, une autre matrice 6'.
Ces deux matrices comportent des ajours 7 et 7' dont la òr- me correspond, de préférence, au profil des objets ou pro- duits à emballer. Il y a autant d'ajours dans chaque matrice que l'on désire emballer d'objets ou de produits en une seule opération.
Comme on le voit, dans les deux matrices, le fond de chaque orifice 7 ou 7' est formé par un élément mobile 8 ou 8' qui repose sur un épaulement intérieur de la matrice et qui est maintenu en position contre cet épaulement par un ressort 9 ou9'.
Les matrices 6 ou 6'sont chauffées à la tempéra- ture convenable par exemple au moyen de résistances inté- rieures 10 et 10'.
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Entre ces matrices, lorsqu'elles sont éloignées l'une de l'autre (voir figure 1), peut venir se placer un dispositif d'emboutissage ou de'poinçonnage 11 qui peut pi- voter autour de la colonne 3 de la presse sur laquelle il est retenu, en hauteur, par un épaulement 12 de ladite colon- ne, tout en pouvant coulisser vers le haut à partir de cette position, Ce dispositif peut occuper deux positions extrêmes : une position entre les matrices 6 et 6' (figure 1) et une position d'escamotage complètement en dehors des plateaux de lâ presse (position en partie visible sur la figure 3).
Ce dispositif d'emboutissage est une combinaison poinçon-presse-flan un peu analogue à celui qui a été décrit par le demandeur dans sa demande de brevet français déposée le 4 Janvier 1944 pour "Procédé et appareillage perfectionnés pour la fabrication de plaques ou bandes à empreintes multi- ples au moyen de feuilles minces en matière plastique", mais ' ici, dans le mode de réalisation qui a été représenté à ti- tre d'exemple, le dispositif est à double effet, c'est-à- dire qu'il agit à la fois sur deux feuilles f et f', de matiè- re plastique que l'on place entre les faces de ce dispositif et les faces des matrices 6 et 6' (voir figure 1).
Ce dispositif est essentiellement constitué par une plaque 13 qui porte un double jeu de poinçons 14-14' s'opposant les uns aux autres, lesquels par le moyen d'épau- lements 15, sont fixésà la plaque 13; un goujon à vis 16 permet d'assurer le blocage de ces poinçons, Sur ces poin- çons peuvent coulisser deux plaques presse-flans 17 et 17'.
La surface de base ou d'attaque 18 ou 18' des poinçons est normalement mais pas nécessairement dans le même plan que la face externe 19 ou 19' des presse-flans
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17 et 17'.La disposition choisie normale ou autre est main- tenue, pendant que le dispositif est au repos par des butées 20 et 20' prévues à l'extrémité des tiges de guidage 21 et 21' sur lesquelles peuvent glisser les plaques presse-flans 17 et 17', car des ressorts22 et 22' poussent ces plaques contre les butées en question.
Le dispositif d'emboutissage et de poinçonnage 11 peut être, comme les matrices 6 et 6', si cela est nécessai- re, chauffé par des résistances noyées dans la masse(et non représentées).
Sur l'autre colonne 3 de la presse peut également pivoter une plaque distributrice 23 à tiroir ajouré destinée à amener les objets ou produits à emballer au-dessus des al- véoles formés dans la feuille inférieure ± par le dispositif d'emboutissage 11 dans le but de garnir ou de remplir lesdits alvéoles, Le chargement de cette plaque de distribution peut se faire de toute manière voulue, par exemple à la main, mais de préférence d'une façon automatique ou semi-automati- que, comme on le décrira plus loin à propos d'un autre mode de réalisation dans lequel d'ailleurs la plaque distributri- ce 23, au lieu d'être pivotante est coulissante.
A noter que la plaque distributrice 23 peut être avantageusement d'un type analogue à celui qui a été décrit dans le brevet n 845.072 déposé par le demandeur le 20 Avril 1938.
On va indiquer maintenant, en se référant aux fi- gures 1 à 3, de quelle manière fonctionne la partie de machi- ne qui vient d'être- décrite.
Le dispositif général étant dans la position repré- sentée sur la figure 1 avec les feuilles ' et f' en place, on fait monter le coulisseau 5, ce qui a pour effet de soulever
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le plateau 4 et la matrice 6 fixée sur ce plateau, entraî- nant la feuille f qui vient s'appliquer contre la face infé- rieure du presse-flan 17. La montée continuant, l'ensemble du dispositif de poinçonnage ou d'emboutissage se soulève, puisque comme on l'a vu il est libre de coulisser vers le haut sur la colonne 3. La feuille f' est soulevée à son tour et vient alors s'appliquer sur la face inférieure de la ma- tries supérieure 6'.
La pression continuant à s'exercer de bas en haut, les presse-flans 17-17'compriment les ressorts 22-22'; les poinçons 14-14', repoussant la matière plastique, pénètrent alors dans les ajours 7 et 7' des matrices, confor- mant progressivement et simultanément des- alvéoles dans les deux feuilles de matière plastique. A la fin de cette opéra- tion les organes de la machine se trouvent alors dans la position représentée sur la figure 2.
La presse est à ce moment bloquée et ne peut plus monter, car les faces internes 24 et 24' des presse-flans, sont alors en contact avec les faces de la plaque porte-poin- çons 13 ou avec des butées réglables interposées limitant la course des poinçons.
Les poinçons se sont donc enfoncés dans les matri- ces d'une profondeur égale à la distance qui séparait au dé- part, les presse-flans 17-17' de la plaque porte poinçons 13 (ou des butées). Si cette distance était par exemple, de 5mm; les poinçons ont descendu de 5mm dans les matrices et formé des alvéoles de 5mm de profondeur.
On sait que les feuilles en matière plastique tel- le que le chlorure de vinyle se laissent aisément déformer, mais que, par contre, dès qu'elles sont libres, elles revien- nent d'elles-mêmes à leur forme primitive, en l'ocourence la forme plane.
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En d'autres termes, dès que l'on ouvre la presse et que de la position de la figure 2 on revient à la position de la figure 1, les alvéoles formes ont tendance à disparaî- tre, la feuille revenant à sa forme de départ, comme le 'Le- rait une feuille de caoutchouc, bien que son Glasticité soit beaucoup moins grande que celle de ce dernier produit, et d'une nature différente.
Cette tendance à. un retrait rapide est d'autant plus accentuée que la mise en forme par l'outil a été elle- même de plus courte durée; autrement dit, plus on reste long- temps dans la position figure 2, mieux les alvéoles sont mar- qués et plus la persistance de la forme est accentuée.
Il s'ensuit que si l'on veut former des alvéoles rapidement, sans temps de mise en forme appréciable, on se heurte à une quasi-impossibilité, le retrait des alvéoles formés étant presque instantané, c'est pour remédier à cet inconvénient, c'est-à-dire pour retarder ce retrait d'un cer- tain nombre de secondes indispensables aux opérations subsé- quentes, que, suivant l'invention, on a disposé, sous les ajours des matrices, les éléments mobiles 8 et 8' qui se comportent à la façon de soupape.
Leurs bords sont rodés sur l'épaulement où ils reposent et lesdits éléments sont soute- nus par les ressorts 22 ou 22' dont la force a été convenable- ment calculée.La profondeur de l'ajour d'emboutissage dans chaque matrice a été en outre calculée de faqon que l'alvéo- le formé vienne occuper tout le volume disponible.
De ce fait l'air est complètement chassé du loge- ment qu'il occupait, de sorte que 1'.alvéole est maintenu provisoirement en forme par la pression atmosphérique s'exer- çant sur la face découverte de l'alvéole. Dans les poinçons
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des trous d'air 14a (représentés seulement dans les premiers poinçons à gauche) sont ménagés pour que, lors du démoulage il n'y ait pas de rappel de matière, celle-ci étant extrême- ment mince (quelques centièmes de mm).
Par conséquent lorsque l'on revient à la position de la figure 1, on a en haut et en bas, deux plaques de ma- tière plastique embouties dont les alvéoles sont maintenus à la forme des matrices.
A ce moment, le dispositif d'emboutissage 11 est revenu également dans la position représentée sur la figure 1. Il est alors possible de le dégager d'entre les matrices en le faisant par exemple tourner de 180 autour de la colon- ne 3 pour l'amener complètement à droite de la machine (figu- re 3).
C'est alors qu'on fait pivoter de 1800 la plaque distributrice 23 montée sur la colonne 3 et préalablement chargée des objets ou produits à emballer. En fin de course de pivotement grâce à un dispositif de butée convenablement disposé, on fait jouer le tiroir de cette plaque pour ouvrir les ajours de la plaque distributrice au-dessus des alvéoles; les produits tombent alors à la place voulue . On retire la plaque distributrice 23, maintenant vide, en la faisant pi- voter de 180 autour de la colonne 3 pour libérer l'espace compris entre les matrices et pour ramener cette plaque à la position de chargement.
On met à nouveau la presse en mouvement, l'espace compris entre les deux matrices étant libre, comme on vient de le voit. La matrice inférieure monte, chargée des produits qu'elle vient de recevoir. Elle rencontre la matrice supé- rieure (voir figure 3) qui retient toujours sa plaque alvéo-
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lée pour les raisons qui ont été indiquées précédemment (ac- tion de/la pression atmosphérique s'exerçant sur la face in- terne des alvéoles derrière lesquels tout l'air a été chassé par le moyen des éléments 8' formant , s'oupapes lors de l'en- foncement des poinçons 14' dans la feuille de matière plas- tique f')et en outre de la façon qui sera exposée plus loin.
Coume elles sont à température convenable, les deux feuilles se soudent immédiatement par leurs parties planes et l'embal- lage est réalisé. On fait alors redescendre le plateau infé- rieur 4 et il n'y a plus qu'à recueillir l'emballage. Son extraction des matrices se fait aisément, la force qui rete- nait les feuilles alvéolées dans les matrices étant évidem- ment très facile à vaincre.
Bien que le dispositif d'emboutissage ci-dessus décrit présente de gros avantages il est à noter toutefois qu'il n'a été donné qu'à titre d'exemple et que la formation des alvéoles pourrait être aussi bien obtenue par des moyens différents.
Par exemple, on pourrait, selon une méthode connue, exercer une aspiration en dessous des matrices. Les organes 8 et 8'pouvant jouer le rôle de soupapes si l'on exerce une aspiration en dessous de ces éléments au moyen d'une machine à vide,les feuilles de matière plastique viendront s'appliquer contre les parois des ajours 7 et 7' des matri- ces et contre les éléments 8 et 8' dont les mouvements doi- vent être limités par en dessous, au moyen de butées, ou par des ressorts de force suffisante. Bien entendu, le sys- tème à soupape pourrait être d'un autre type.
Il conviendrait par contre, de disposer entre les deux matrices, avant et pendant l'aspiration, une simple plaque, plane sur ses deux
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faces, destinée à maintenir les deux feuilles de matière plas- tique bien appliquées sur les matrices pendant l'opération de succion, cette plaque étant de préférence plus ou moins chauffée.
On pourrait aussi, au lieu de faire le vide, former les alvéoles par soufflage, au moyen de canaux judicieusement disposés dans la plaque pivotante intermédiaire, la pression jouant le rôle de poinçons, et la plaque le rôle de presse- flans.
Tous ces procédés étant d'une manière générale con- nus on pourra, bien entendu, selon les moyens dont en dispose, selon les qualités des feuilles de matière plastique que l'on emploie ou selon les caractéristiques des produits à emballer, employer l'un ou l'autre desdits procédés. Quel que soit le procédé employé; les matrices doivent avoir des températures telles qu'au simple contact des deux feuilles alvéolées, leurs parties planes réservées entre les alvéoles,' se soudent de façon définitive pour produire un emballage hermétique.
Quelle que soitla méthode employée pour obtenir la formation et le maintien en forme des empreintes pendant un temps suf- fisant, la machine selon l'invention est plus spécialement conçue pour conformer des alvéoles dans.: des feuilles de chlorure de vinyle ou de matières plastiques équivalentes, et pour retenir ces alvéoles en forme et en position pendant un temps suffisant pour permettre la réalisation sur place des opérations subséquentes d'emballage, alors qu'on a tou- jours jusqu'à ce jour réalisé les emballages alvéolés, en fabriquant d'abord les plaques alvéolées dans une machine spéciale et en transportant ensuite ces plaques alvéolées dans une autre machine capable d'assurer le remplissage des
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alvéoles et la fermeture définitive de l'emballage.
On peut donc, grâce à l'invention, sous une même machine, et sans transporter les plaques de matière plastique, former les alvéoles, les remplir et fermer l'emballage, en une suite ininterrompue d'opérations, ce qui permet d'emballer à ca- dence extrêmement rapide, et avec le minimum de manipula- tions, à la fois un très grand nombre d'objets identiques ou des doses égales de produits donnés. Ce procédé et cette machine trouvent donc leur intérêt, non seulement dans l'em- ballage de produits ou objets au moyen de feuilles de chloru- re de vinyle pour lesquelles ils ont été plus spécialement conçus mais encore dans l'emballage au moyen de tous autres types de matière plastique en feuilles.
Le procédé est intéressant en outre, car, en calcu- lant de façon judicieuse, les volumes des alvéoles formés et les tempsde réalisation, on approche de la solution idéale recherchée dans les emballages alvéolés. La matière, lorsque l'on utilise du chlorure de vinyle ou autre matière équivalente effectuant un retrait, si l'on évite de laisser, dans les logements formés, une quantité d'air appréciable, on obtient un véritable moulage de l'emballage sur l'objet c'est-à-dire un emballage exactement à la forme du produit.
Dans ce qui précède, on a décrit une presse à deux colonnes avec dispositifs pivotants à. droite et à gauche. On pourraitbien entendu avoir une presse à quatre colonnes avec dispositifs coulissants à droite et à gauche entre les colon- nes ou une presse à trois colonnes, combinant un organe cou- lissant et un organe pivotant. On pourrait bien entendu, avec plus de facilité encore obtenir des emballages comportant une seule feuille alvéolée (celle de dessous en principe)
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recouverte et fermée avec une feuille plane. Il suffit dans ce cas de supprimer la partie supérieure du dispositif 11 de formation des alvéoles.
Comme on le voit sur les figures 1 à 3, les presse- flans 17-17' et les matrices 6-6' comportent respectivement une saillie et une rainure coopérant ensemble pour fixer les feuilles! et f' à la manière d'un dispositif d'immobilisa- tion desdites feuilles. ,
Il peut se faire cependant, en particulier lorsque l'on forme des alvéoles très peu profonds, que les bords des feuilles embouties, tendent à se relever trop tôt ou que la plaque supérieure ait tendance à se détacher par un ou plu- sieurs de ses coins ,avant que l'on ait eu le temps de passer aux opérations suivantes. Il est bien évident que ceci serait un inconvénient grave, puisque les alvéoles auraient tendan- ce à se déformer, l'air rentrant trop vite entre la face extérieure de la matrice et la face adjacente de la feuille alvéolée portée par cette matrice.
Pour éviter cet inconvénient, on peut utiliser le dispositif qui a été représenté sur les figures 3 et 4, Le presse-flan 17 (1'organisation est bien entendu la même pour le presse-flan 17') comporte une baguette 25 qui forme un pli dans la feuille ± et l'introduit entre des mâchoires 26-26a disposées autour et sur les bords de la matrice 6 (ou sur deux côtés opposés au moins). L'une de ces machoi- res est fixe et est formée sur la matrice elle-même, l'autre est mobile et est formée sur une pièce 27 comportant, à sa partie inférieure, un léger chanfrein 28 et réunie librement à la matrice 6 au moyen d'une vis 29 et par l'intermédiaire d'un ressort 30 laissant une certaine liberté de mouvement à la pièce 27.
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La matrice 6 étant chaude (et en outre éventuelle- ment le presse-flan 17 et par conséquent sa baguette 25), le pli dans la feuille ' se fait facilement. Lorsque le pras- se-flan 17 s'éloigne ensuite de la matrice 6,la baguette 25 se retire d'entre les machoires 26-26a et laisse le pli de la feuille f pris entre ces mâchoires.
La figure 5 montre les deux matrices 6 et 6' dans la position qu'elles occupent au moment du collage. Comme on le voit, en outre, les pièces 27 et 27' comportent des bos- sages 31 et 31' qui écartent les machoires 26-26a et suppri- ment l'effet de retenue de ces machoires dès que cela n'est plus nécessaire, c'est-à-dire que les matrices arrivent au contact l'une de l'autre, ce qui permet, lorsque le collage est terminé, de libérer l'emballage terminé desdites machoi- res dans lesquelles étaient pincés les bords des feuilles.
Gomme on le voit également, le chanfrein de la pièce 27' est un peu plus prononcé que celui de la pièce 27, ce qui permet aux mâchoires supérieures de s'ouvrir davantage, sous l'effet de la rencontre des deux bossages 31 et31'.
Il s'ensuit que lorsque, l'emballage terminé, la presse redescend, l'emballage suit la matrice inférieure sur laquelle il repose, puisque le pli supérieur est libéré et que l'air rentre sous la feuille alvéolée supérieure f'. supprimant instantanément l'effet de ventouse que l'on avait produit à l'arrière des alvéoles.
Il ne reste qu'à extraire l'emballage de la matri- ce inférieure. En fait, cela s'opère sans effort ni difficul- té, sans même qu'il soit nécessaire en général d'exercer une pression sur le bossage 31.
Tout dispositif de pincement etde retenue des bords des feuilleséquivalent à celui qui a été décrit ci- dessus, à titre d'exemple, pourrait d'ailleurs être utilisé.
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Pour la clarté du dessin on a représenté un dispo- sitif réduit pour des emballages comportant cinq empreintes dans une direction et trois dans l'autre. Lorsqu'il s'agit de produits tels que des comprimés par exemple, on opère, en pratique, avec des dispositifs comportant plusieurs centaines d' emp rei nte s .
S'il s'agit de comprimés moyens (environ 15mm de diamètre) on utilise des dispositifs produisant l'emballage de deux à trois cents unités à la fois, et comme, la cadence de production est de l'ordre de deux cycles par minute, on atteint aisément une production de 30. 000 comprimés à l'heure.
Ces chiffres ne sont d'ailleurs donnés qu'à titre d'indica- tion et ne sont nullement limitatifs.
Etant donné cette production importante, il y a évidemment intérêt à adjoindre à la machine qui vient d'être décrite un dispositif'de remplissage des alvéoles permettant d'atteindre des cadences de 'chargement de cet ordre.
Or avec la plupart des machines, on a à redouter l'encrassement; l'empoussièrage ou le bris occasionnel , et à peu près inévitable de quelques comprimés lorsqu'il s'agit de produits de cette nature; l'acheminement de telles quanti- tés dans les emballages décrits, sans défaillances, présente, de ce fait, des difficultés et est incertain. L'emploi de machines imparfaites ou insuffisantes rendrait donc les perfectionnements techniques apportés par la présente inven- tion en grande partie sans objet. Aussi pour utiliser au maximum les possibilités de la présente invention, il est préférable d'utiliser un dispositif de remplissage rapide et simple tel que celui qui a été représenté ]sur les figu- res 6 à li.
Il est toutefois à noter qu'on peut, si le pro-
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duit le permet, utiliser d'autres dispositifs, par exemple celui qui a été décrit par le demandeur dans sa demande de brevet français déposée le 15 Liai 1946 pour "Dispositifs pour le remplissage rapide de feuilles alvéolées en matière plastique destinées à l'emballage de comprimés, pastilles, pilules, et autres produits de forme régulière".
Dans le dispositif de chargement représenté sur les figures 6 à 11, au lieu de partir d'une machine dont la ca- dence risquerait de ne pas suivre le débit possible, on part de tubes 32 remplis, en dehors du dispositif de chargement actuel, au moyen des machines bien connues et couramment en usage dans les laboratoires qui fabriquent et conditionnent des comprimés. Les tubes 32, au sortir du remplissage, sont placés dans une boîte 33 qui en contient autant qu'il y a d'alvéoles à. remplir d'un coup. Ils sont maintenus dans les deux sens, à un écartement qui correspond à celui des alvéo- les ,grâce à des entretoises 34 et 34' en forme de grille (figure 8).
De plus pour les immobiliser, des tiges 35 à section légèrement ovale et couvertes de caoutchouc par exemple, agissent à la façon de cames de blocage, tournent sur elles-mêmes sous l'action par exemple d'une manivelle 36 (figure 9) qui bloque toutes les rangées d'un coup et immobilisent par une légère pression tous les tubes 32 en position correcte.
Cette boîte 33 que l'on voit renversée, sur les différentes figures 6 à 11, est munie d'un couvercle coulis- sant 37 qui peut être maintenu en place au moyen de glissiè- res 38 rapportées par exemple, comme on l'a représenté sur la figure 9. Grâce à ce couvercle, on peut renverser la boî- te 33 contenant les tubes 32 et c'est dans cette position qu'elle est mise en service.
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Le couvercle de cette boîte a deux caractéristi- ques particulières: son épaisseur est égale à l'épaisseur des comprimés et il est percé d'autant de trous qu'il y a de tubes, ces trous laissent exactement passer les comprimés.
On voit qu'il y a deux positions pour ce couvercle coulissant 37 : une où les comprimés peuvent s'échapper tous ensemble par les trous (figure 10), l'autre où, au contraire, les par- ties pleines les arrêtent (figure 9). C'est bien entendu dans cette position que l'on place le couvercle pour retourner la boîte.
Comme on le voit sur les figures 6 à 8, le disposi- tif de garnissage des alvéoles décrit ici à titre d'exemple fonctionne par coulissement au moyen d'une plaque distribu- trice coulissante 39, au lieu de fonctionner par pivotement comme la plaque distributrice 23 de la figure 1.
Au lieu d'avoir, sur le côté de gauche de la machi- ne, une seule colonne 3 (figure 1), on utilise deux colonnes 3a et 3b (voir figure 7) fixées à la table 1 et soutenant le plateau supérieur de la machine, c'est entre ces deux colonnes que la plaque distributrice 39 coulissera, de gau- che à droite lorsqu'elle est pleine, de droite à gauche lors- qu'elle vient d'être vidée. Des colonnettes 40 supportent des glissières 41 (voir figures 6 et 8.) dans lesquelles coulisse la plaque de distribution 39 qui porte, au-dessous d'elle, un tiroir 42 de soutien des comprimés. Cette plaque de distribution 39 a, elle aussi, de préférence, une épais- seur égale à celle des comprimés.
Sur les glissières 41 sont montés des supports 43 sur lesquels viennent reposer et s'emboîter deux barres 44 solidaires de la botte 33 qui contient les tubes; ces barres 'servent à maintenir la botte '
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suspendue sur lesdits supports 43; deux butées 45 assurent la mise en place correcte (voir figure 6).
Sur la figure 9 la couvercle 37 est à la position d'arrêt des comprimés. Au moyen d'un levier 46 (figure 7) pivotant sur la colonne 3a, on fait reculer le couvercle 37; il vient dans la position représentée sur la figure 10. Un comprimé de chaque tube tombe dans chaque trou correspondant du couvercle.' Des ressorts 47 (figure 7) repoussent le cou- vercle 37 dès qu'on lâche le levier 46 arrêtant ainsi à nou- veau les comprimés qui sont dans les tubes 32 et on se trouve dans une position analogue à celle de la figure 9, mais avec cette différence (voir figure 11) que les comprimés pris dans le mouvement de tiroir du couvercle sont venus tomber dans les trous de la plaque distributrice coulissante 39 qui se trouve immédiatement chargée en une seule fois d'autant de comprimés qu'il y a de tubes (plusieurs centaines en pra- tique).
Il n'y a plus qu'à faire coulisser cette plaque dis- tributrice 39 au dessus des alvéoles qui viennent d'être formés, ce qui peut être fait facilement,la plaque 39 étant prolongée à l'arrière par une partie 39a de longueur voulue, grâce à quoi, la partie chargée peut exécuter son mouvement d'aller et retour entre les deux matrices 6 et 6'. Lorsqu' elle arrive en position convenable de déchargement, une bu- tée vient faire jouer le tiroir 42 qui laisse échapper les comprimés, lesquels tombent dans les alvéoles.
On ramène ensuite le dispositif vers la gauche pour une nouvelle opération.
On voit qu'il suffit de remplacer les bottes vides par des boîtes pleines pour suivre avec facilité, sans enraya- ges possibles ou défaillances mécaniques, les possibilités optima du système d'emballage proposé.
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On pourrait bien entend'u, employer des boîtes fai- tes de blocs solides, en matière plastique moulée par,exemple, avec des trous remplaçant les tubes amovibles.
REVENDICATIONS
1 - Procédé de fabrication d'emballages multiples au moyen de deux feuilles minces de matière plastique carac- térisé par le fait qu'on forme, au moyen d'une'combinaison de matrices et de poinçons, des alvéoles dans une des feuil- les au moins, en chassant l'air qui se trouve sur la face à protubérances de cette feuille de façon à conserver, dans les matrices, par l'effet de dépression ainsi créé, et au moins pendant un certain temps, la forme donnée aux alvéo- les lorsque les poinçons ont été retirés, qu'on remplit les alvéoles et qu'on ferme l'emballage au moyen des matrices qui ont servi à la formation des alvéoles.