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Nouveau procédé d'emballage en matière plastique et nouvel emballage: obtenu.
Les emballages multiples pour petits objets tels que comprimés ou produits analogues appartiennent à deux types principaux :
1 - Les emballages non-alvéolés dans lesquels les objets sont simplement placés entre deux feuilles unies et. sont maintenus en place vers le centre de l'espace où
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ils sont enfermés, ceci grâce à la pression que ces feuilles exercent sur eux lorsque celles-ci ont été réunies l'une à l'autre entre les rangées d'objets.
2 - Les emballages alvéolés dans lesquels les objets sont logés dans des cellules dont la forme, le volume et les dimensions, à l'inverse du cas précédent correspon- dent à. ceux des objets à emballer, ces emballages étant for- més de deux feuilles dont une au moins est préalvéolée et qui sont réunies l'une à l'autre par leurs parties planes.
Les emballages non alvéolés sont surtout réalisés au moyen de cellulose régénérée obtenue à partie de viscose (généralement connue sous le nom de "cellophane") ou de pro- duits similaires de très faible épaisseur (un à deux centiè- mes de millimètre).
Les feuilles de ces matières ne convien- nent pas à la formation d'emballages alvéolés car elles ne résistent pas à l'emboutissage ou à. l'étirage et qu'en oubre, lorsqu.' elles sont recouvertes d'un vernis qui permet de les faire adhérer l'une à. l'autre, dans les parties qui doivent être réunies, par simple application de chaleur, ce vernis constitue un obstacle à l'emboutissage à chaud, car il pro- voque l'adhérence des feuilles aux matrices d'emboutissage, ce qui a pour effet de s'opposer au démoulage de ces feuil- les.
Ces emballages non alvéolés ont, en outre, le défaut de laisser, nécessairement, dans les feailles d'emballage, autour des produits, des espaces non utilisés, d'une cer- taine importance, ce qui entraîne l'augmentation de la sur- face de l'emballage.
Pour éviter ces inconvénients et obtenir des em- ballages de plus belle apparence utilisant, avec le minimum d'espaces morts, les feuilles d'emballages, le demandeur a
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été amené antérieurement à réaliser les emballages à alvéo- les préconformés dont il a été question ci-dessus sons 2 .
Ces emballages sont, en général, réalisés à partir des feuil- les d'acétate de cellulose ou de matières plastiques équi- valentes dont l'épaisseur ne saurait, dans la pratique, être inférieure à cinq ou six centièmes de millimètre. De par leur nature même, ces feuilles se prêtent parfaitement à l'emboutissage ou à l'étirage, à la condition de ne pas re- cevoir, préalablement à l'emboutissage, une application de vernis de collage à chaud, pour les raisons qui ont été in- diquées ci-dessus. Aux qualités déjà indiquées dans ce qui précède s'ajoutent, pour ces emballages, du fait de leur épais- seur, une plus grande rigidité et une plus grande solidité que dans le cas des emballages en " cellophane" par exemple.
Par contre, ils nécessitent, pour la réunion des feuilles l'une à l'autre, par leurs parties planes, l'application de colles ou de 'solvants aux dites parties planes au moment de la formation des emballages puisqu'il n'est pas possible d'enduire de vernis les feuilles avant leur emboutissage.
La simple application de chaleur, en effet, ne suffit pas car il faut aller, pour cela, jusqu'à la fusion de la ma- tière, ce qui entraîne la déformation des parties adjacentes, obstacle à peu près insurmontable sur le plan industriel.
La présente invention permet de résoudre toutes ces difficultés. Elle consiste essentiellement à combiner, pour réaliser un emballage, une feuille de matière plasti- que mince non recouverte de vernis mais emboutissable (ma- tière telle que l'acétate de cellulose) avec une feuille de matière plastique extra-mince non ou difficilement emboutis- sable mais recouverte d'un vernis de collage à chaud (ma-
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tière telle que la "cellophane" vendue sous cette forme dans 'le commerce).
Le procédé qui vient d'être indiqué, et qui con- duit à un produit industriel nouveau constitué par un embal- lage formé d'une feuille de matière plastique préalvéolée non enduite de vernis adhésif et d'une feuille non alvéolée d'une matière plastique différente recouverte d'un vernis adhésif, apporte une très grande simplification dans la fa- brication des emballages alvéolés, puisque tout en conservant intégralement ou à un degré comparable, les qualités de ces emballages (rigidité, belle apparence, utilisation ration- nelle de la surface, résistance), elle permet une fabrica- tion beaucoup plus économique de ces types d'emballages,
puisque la seconde feuille recouverte de vernis qui devient feuille de fermeture pour l'emballage peut être soudée à la feuille alvéolée simplement par application de chaleur sans interposition de colle ou de solvant, alors que l'emploi de ces produits conduit à des opérations d'enduisage qui exi- gent beaucoup de soin et de temps.
En plus, d'ailleurs, de l'économie de main-d'oeu- vre qui permet de réaliser la suppression de l'enduisage en question, une autre économie résulte de l'emploi de la feuil- le de fermeture très mince en matière plastique non ou diffi- cilement emboutissable, c'est le prix de revient sensiblement plus faible de ce genre de feuille par rapport à celui de la feuille d'acétate de cellulose nécessairement plus épais- se.
Il est à remarquer que les feuilles de "cellophane" ou autre matière du mâme genre sont vendues dans le commerce munies de leur vernis adhésif. On pourrait, toutefois, pour
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certaines raisons préférer un vernis de nature autre ou de qualité différente, dans ce cas on pourrait procéder à l'en- duisage de la feuille vierge avec ce vernis, enduisage qui pourrait être effectué par trempage, badigeonnage, pulvérisa- tion etc... En tout cas, il s'agirait là d'une opération simple, rapide et relativement peu coûteuse, ne nécessitant pas les soins particuliers et la grande minutie qu'il faut observer pour l'enduisage des parties planes des feuilles alvéolées avec des colles ou solvants.
Bien entendu, dans ce cas, on devrait laisser sécher la feuille de fermeture avant de l'appliquer sur la feuille alvéolée remplie des produits ou objets à emballer.
On voit, d'après ce qui précède, tout l'intérêt qu'il peut y a voir à réaliser l'opération de fermeture des emballages alvéolés dans les conditions de commodité et de simplicité comparables à celles qui président à la confec- tion des emballages non alvéolés.
Dans la mise en pratique du procédé qui fait l'ob- jet de l'invention, pour réaliser le collage, on'utilisera une matrice chaude contre une matrice froide ou modérément chauffée pour éviter que la feuille de "cellophane" y adhère par sa face extérieure.
Il est à noter d'ailleurs que, dans le cas où l'on partirait de feuilles de fermeture vierges, c'est-à-dire non recouvertes de vernis, on aurait même avantage, dans la pré- paratio ci-dessus envisagée de la feuille, à n'enduire qu'un seul côté de celle-ci, ce qui permettrait d'amployer alors, pour la fermeture deux matrices également chauffées sans risque de collage de la feuille de fermeture à la ma- trice. Au lieu d'enduire cette feuille on pourrait, pour
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réaliser la réunion des deux feuilles, compter uniquement sur l'application de la chaleur qui devrait être alors suf- fisante pour provoquer une sorte de soudure autogène des deux feuilles.
Dans ce cas, il serait avantageux d'utiliser le procédé décrit par le demandeur dans sa demande de bre- vet français déposée le 16 Février 1945 pour "Procédé de collage à chaud des feuilles minces d'acétate de cellulose ou autres matières plastiques équivalentes".
Sur le dessin, on a représenté, schématiquement et à titre d'exemples seulement, divers modes de réalisation possibles de l'invention.
Sur ce dessin :
La figure 1 est une vue, en coupe, d'un premier mode de réalisation;
La figure 2 est une vue analogue d'un second mode de réalisation;
Et la figure 3 une vue, en coupe également, d'un emballage analogue à celui de la figure 2 mais destiné à une autre forme de produit.
Comme on le voit sur les différentes figures, l'em- ballage est formé de deux feuilles différentes : l'une, la feuille 1, qui est préalvéolée à la forme et sensiblement aux dimensions des produits ou objets à emballer et qui est faite en une matière plastique emboutissable ou étirable (acétate de cellulose ou matière plastique équivalente), l'autre, la feuille 2, plus mince que la précédente, qui n'est pas alvéolée et qui est faite en une matière plastique différente revêtue d'un vernis de collage à chaud(tout au moins intérieurement) et non nécessairement emboutissable (cellulose régénérée obtenue à partie de viscose, connue sous le nom de. "cellophane").
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Les alvoéles 3 de la feuille alvéolée 1 ( figure 1) peuvent avoir une profondeur correspondant à l'épaisseur des produits ou objets à emballer (qui, dans l'exemple représen- té, sont des comprimés 4, mais qui pourraient être tout dif- férents). Ces derniers peuvent donc s'y trouver logés com- plètement, ce qui fait que la feuille de "cellophane" après collage se trouve être parfaitement plane,
Par contre, les alvéoles 3' peuvent être moins profonds, comme on l'a représenté sur la figure 2; dans ce cas, les produits 4' débordent plus ou moins le niveau géné- ral des parties planes de la plaquette alvéolée 1 et la feuille de "cellophane" se bombe légèrement au droit des alvéoles.
Il est facile de comprendre toutefois que le pro- duit ou objet ne doit pas trop déborder à l'extérieur de l'alvéole, car il deviendrait alors pratiquement impossible d'appliquer la feuille de "oellophane" 2, les alvéoles étant en principe, très rapprochés les uns des autres, si l'on veut conserver l'une des plus intéressantes caractéristiques des emballages multiples alvéolés.
En conséquence, selon la forme préférée de l'inven- tion, la profondeur des alvéoles est établie de façon que l'objet déborde légèrement (cas des figures 2 et 3) afin que la feuille de "cellophane" 2 puisse s'appliquer sans diffi- caltés et sans plis, tout en immobilisant le produit ou ob- jet qui se trouve ainsi serré sur le fond de l'alvéole 3'.
Sur la figure 3, on a représenté une disposition analogue à celle de la figure 2, mais appliquée à l'embal- lage d'une pilule, d'une bille ou d'un objet cylindrique vu en coupe. Dans ce cas, l'alvéole 3" n'épouse. pas aussi exac- tement que dans le cas de la figure 2 la forme du produit,
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car il faut que l'entrée de l'alvéole soit assez large pour permettre l'introduction du produit.
L'invention peut s'appliquer évidemment à l'embal- lage en bandes ou en plaquettes d'objets ou de produits de formes quelconques différant de ceux qu'on a représentés, la forme de l'alvéole devant être établie en conséquence.
On peut, bien entendu, emballer également, par le procédé décrit les produits en poudre.
Bien que l'invention s'applique plus spécialement à la confection d'emballages multiples, comme on l'a repré- senté, elle peut évidemment s'appliquer à la confection d'emballages individuels.
REVENDICATIONS
1 - Procédé d'emballage en matière plastique pour produits et objets divers caractérisé par le fait qu'on ap- plique sur une feuille de matière plastique emboutissable et non recouverte de vernis adhésif, ladite feuille portant les objets ou produits à, emballer, une feuille de matière plasti- que non nécessairement emboutissable recouverte d'un vernis de collage à chaud, et jouant simplement le rôle de fermetu- re, la réunion des deux feuilles se faisant par simple appli- cation de chaleur et de pression.