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Perfectionnements aux dispositifs de sécurité ou daLjpdur*\' machines. 4 i 1 11 ) ¯ 1 'f'\ ***.<.
La présente invention se rapporte à des dispositifs de sécurité ou gardes pour des machines dans lesquelles la pièce à travailler est amenée par un opérateur dans un espace de travail entre une paire de mécanismesde travail, dont l'un est prévu pour servir également de support pour la pièce, ou uniquement de support pour la pièce s'il ne faut un mécanisme de travail que d'un seul côté. Il a toujpurs été difficile de munir ce genre de machines d'un dispositif de sécurité efficace, à cause du grand espace de manipulation nécessaire, de la vitesse élevée à laquelle la garde doit agir et parce que la commande de l'opérateur doit lui per- mettre d'effectuer à volonté une ou plusieurs opérations consécu- tives.
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On a proposé de nombreux dispositifs de sécurité, et la présente invention se rapporte à ceux où la commande de l'opéra- teur est effectuée par l'intermédiaire du système de garde seul, la garde elle-même commandant le travail de la machine par l'in- termédiaire de l'accouplement ou embrayage de celle-ci, lequel est, pour le reste, complètement indépendant de la commande de 1'opérateur. L'application de ce principe à la pratique présente des difficultés mécaniques qui, particulièrement dans le cas de grandes vitesses de travail, n'ont pas permis à ce type de garde - en principe le plus satisfaisant cependant - de s'imposer pour l'usage courant.
Les dispositifs de garde du type en question doivent, pour posséder une valeur pratique remplir un certain nombre de conditions, et aucun des dispositifs proposés n'a jusqu'à présent rempli ces conditions de manière satisfaisante. La principale condition est que la garde ne doit pas réduire la visibilité, occuper, ou réduire l'espace de manipulation ou gêner l'opérateur en quelque manière que ce soit; en deuxième lieu elle ne doit pas Infliger un coup douloureux à la main de l'opérateur, même en évi- tant une blessure, troisièmement la commande de l'accouplement, qui en dépend, doit être à l'épreuve de l'usure, et, bien que la garde doive être sensible pour être efficace, elle doit être in- sensible quant à la relation entre la position de garde et la po- sition des éléments actionnant l'accouplement:
enfin le disposi- tif de garde doit rendre la machine automatiquement insensible à la commande de l'opérateur, au cas où la garde a été momentanément enlevée.
La première condition implique que la déplacement de la garde doit être aussi grand que possible, ce qui, avec le fait que
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de nombreuses machines du type précité doivent travailler à grande vitesse, proscrit iL'utilisation de la pesanteur pour n'importe quelle partie du mouvement de la garde. En outre, le mouvement rapide du système de garde rend nécessaire, en pratique, une construction telle que les forces d'inertie à l'arrêt de la garde ne peuvent être transmises à l'obstacle, le doigt par exemple, que dans une mesure réglée et très faible, cette construction n'entraînant pas la destruction instantanée et positive de l'é- nergie cinétique du système de garde tout entier.
Pour remplir la troisième condition de sécurité posée plus haut, il faut que, quand la garde a parcouru son trajet complet sans obstacle, les moyens pour empêcher l'accouplement d'embrayer soient encore susceptibles ' d'engagement relatif complet, le déblocage final de ces moyens constituant une action automatiques postérieure au mouvement de la garde vers la position de sécurité. Comme la commande de l'opéra- teur ne s'exerce que par l'intermédiaire du système de garde, il est facile de satisfaire à la quatrième condition de sécurité par des détails de construction appropriés, si les autres conditions ont été remplies.
Pour certaines machines, dans lesquelles l'espace de travail doit être ajustable pour admettre des pièces d'épaisseurs différentes, il est également utile que la garde assure une pro- tection en empêchant la machine de fonctionner sans la présence d'une pièce, des blessures sérieuses pouvant être occasionnées @i la garde ne répond pas à cette condition.
Cette dernière condition ne présente aucun avantage pour certaines machines qui ne reçoivent que des pièces d'épaisseurs semblables, et dans lesquelles la sé- curité normale assurée par la garde ne peut être affectée par l'aug- mentation de l'espace de travail pour travailler des épaisseurs
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plus grandes* La présence ou l'absence de cette dernière caracté- ristique dans une réalisation déterminée n'entraîne que des mo- difications de détails, tandis qu'il est essentiel de maintenir toutes les autres caractéristiques dans chaque cas.
La présente invention a pour objet principal un système de garde du type défini ci-dessus remplissant toutes les condi- time pratiques énumérées plus haut.
Suivant l'invention, dans un système de sécurité ou garde qui doit être actionné en tant que partie de chaque cycle de travail de la machine à laquelle il est appliqué et qui est relié Indépendamment @t respectivement à la commande de l'opéra- teur et à un accouplement moteur commandant le travail de la ma- chine, les liaisons entre la garde, la commande de l'opérateur et l'accouplement sont telles que deux pièces de l'accouplement coopérant pour embrayer et débrayer celui-ci agissent seulement pour débrayer ledit accouplement par contact de l'entièreté de leurs surfaces d'engagement, et agissent seulement pour embrayer l'accouplement après que la garde proprement dite a atteint une position - ou une gamme de positions - déterminée de sécurité, par l'action d'un mouvement relatif faisant suite à leur engage- ment complet.
On place de préférence une paire d'éléments verrouil- lables entre la garde et une des pièces commandant l'accouplement, la disposition étant telle que le mouvement des pièces pour em- brayer ou débrayer l'accouplement dépend uniquement de la pool- tion relative des éléments verrouillables. La construction est telle que la garde est déplacée positivement de sa position de sécurité, mais y est rappelée sous l'action d'éléments élasti- ques.
En outre la garde est, de préférence, prévue pour se dépla- cer initialement dans la position de sécurité sous l'action d'un A
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élément de commande tel qu'une pédale, maie, quand cette pédale est retenue dans la position active et quand la machine fonction- ne de manière continue, la machine et la garde se trouvent placées sous la commande d'une partie du mécanisme de la machine action- née positivement, comme une came ou un autre élément convenable prévu dans ce but. De plus, on incorpore de préférence des moyens pour empêcher la mise en marche de la machine dans le cas où la garde dépasse sa position de sécurité, et pour rendre inefficace la commande de l'opérateur si la garde est momentanément enlevée.
Afin que la présente invention soit clairement comprise, on en décrira ci-après deux modes de construction, avec référence aux dessins annexés, dans lesquels:
La tig. 1 est une vue en élévation de cote des parties principales d'une machine à renforcer les angles des cartonnages, munie d'un système de garde suivant la présente invention*
La fige 2 est une vue en élévation de face de la machi- ne représentée par la fige 1.
La fige 3 est une coupe partielle suivant la ligne 3-3 de la fige 1.
La fig. 4 est une vue en plan correspondant à la tige 3, partiellement en coupe.
La fige 5 est une vue en élévation de côté de la garde et de son dispositif de fixation, séparés de la machine.
Les fige* 6 et 7 sont respectivement une vue de coté et une vue en plan de la garde proprement dite.
La fig. 8 est une vue en élévation de coté des parties principales d'une agrafeuse munie d'une forme modifiée de garde suivant la présente invention.
La fige 9 est une vue partielle suivant la ligne 9-9 ' de la fige 8, et
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Les tige* 10 à 15 représentent des détails des parties du système de garde dans différentes positions relatives et dif- férentes circonstances.
Dans les figs. l et 2, 10 représente le bâti d'une ma- chine à renforcer les angles des cartonnages et 11 une enclume ou support qui, dans le cas d'une machine de ce genre, nécessite seulement un réglage longitudinal pour des profondeurs d'ouvrage différentes, l'épaisseur des pièces à travailler ne variant que très peu et pouvant être considérée comme constante pour ce qui concerne le dispositif de garde de la machine. Un chariot 12 cou- lissant verticalement dans le bâti 10 reçoit un mouvement de va- et-vient d'un arbre entraîneur 13, de toute manière convenable.
Dans la forme de réalisation représentée à titre d'exempt ce chariot est mis en mouvement par un levier représenté en pointillé, pivotant en 14 et oscillant au moyen d'un pivot 15 fixé de maniè- re convenable à l'arbre entraîneur 13. Un bloc presseur 16 est mon- té de manière convenable sur le chariot 12. La fonction principale d'une machine de ce genre consiste à fixer une bande de papier adhésif ou une autre matière sur la pièce présentée par l'opéra- teur sur l'enclume 11, et pour cela le bloc presseur 16 doit pres- ser la bande sur la pièce placée sur l'enclume, avec une pression considérable; c'est pourquoi il est nécessaire de protéger les doigts de l'opérateur pour les empêcher d'être prie soue le bloc- presseur.
Les détails de la machine, autres que la garde, ne font pas partie de l'invention, et ne seront plus mentionnés dans la suite de la description. La garde proprement dite, indiquée par 17 et représentée en détail par les fige* 5, 6 et 7 est prévue pour entourer le bloc presseur 16 aussi complètement qu'il est nécessai- re. Comme la position de la face, avant 1 de l'enclume 11 est va- riable, parce que l'enclume peut se déplacer longitudinalement
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pour s'adapter à des profondeurs d'ouvrage différentes, on associa à la garde principale 17 une garde secondaire 18, de manière que cette dernière puisse coulisser longitudinalement par rapport à la garde principale, et puisse être réglée,de manière à empêcher l'opérateur de placer ses doigts entre,
les parois latérales de la garde principale 17. La garde secondai- re, qui, dans la forme de réalisation/est reliée à l'enclume 11 pour se déplacer longitudinalement avec elle par l'intermédiaire d'un bras 18', ne fait pas partie de la présente invention, et ne sera plue mentionnée dans la suite. On peutt voir, particuliè- rement sur la fige 5, que la garde 17 est montée sur une tige 19 par deux pièces 20 et 21. La tige 19 est supportée à l'inté- rieur du bâti 10, et dans la forme représentée, logée dans une glissière pratiquée à la partie arrière du chariot 12. La garde 17 et son dispositif de fixation constituent un système pouvant se mouvoir librement, supporté par un bras 22 (voir aussi la fig. 2) en contact avec la partie inférieure de la pièce 20.
D'autre part la garde est reliée élastiquement au bras 22 par un ressort 23 fixé à une extrémité à la pièce 20 par la cheville 20', et à l'autre l'extrémité au bras 22 par une cheville 22'.
Le bras 22, monté sur un arbre 24 logé de manière convenable dans le bâti 10 est associé au mécanisme de commande de l'accouplement L'arbre 24 est également prévu pour porter un bras 25 relié de toue manière convenable à la commande de l'opérateur, on peut par exemple, comme sur la figure, prévoir une tige 26 pivotant à une extrémité sur le bras 25 par une liaison à bouton et bou- tonnière, et reliée à l'autre extrémité à une pédale ou disposi- tif de commande analogue. Le bras 25 porte également un pivot 27, auquel est attaohéeune extrémité d'un ressort 28, l'autre extré- mité de celui-ci étant fixée à un pivot 29 monté sur le bâti 10 de la machine.
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Dans le bâti 10 est monté à coulisse un élément 30, (Fige. 1, 3 et 4) qui constitue un des éléments d'une paire d'é- léments verrouillables ayant pour rôle de commander l'accouplement de la machine; cet élément se déplace dans une glissière pratiquée dans une pièce 31 boulonnée ou fixée d'une autre manière au bâti
10. Un élément 33 pivote sur un axe 32 monté sur le bâti 10 et coopère avec l'élément 30, constituant ainsi le second des élé- ments verrouillables, cet élément 33 étant normalement maintenu dans la position des fige* l et 3 au moyen d'un ressort 34.
Une partie saillante 33', solidaire de l'élément 33 est destinée à coopérer avec un retrait 30' ménagé dans l'élément 30, de la ma- niére décrite ci-après. L'élément 30 est également muni de pivots de liaison 35-36 et 37, et est retenu dans la glissière par une plaque 38 formant couvercle. Comme on le voit dans la fig. 3, un bras 39 est également fixé à l'arbre 24, lequel bras est effecti- vement relié à l'élément 30 par le pivot 36 qui s'engage dans une tente du bras 39. Un levier à came 41 pivote sur le bâti en 40, et;est relié de manière pivotante à l'élément 30 par le pivot 37, engagé dans une fente dudit levier.
Le levier 41 porte un galet 41' pour coopérer avec une came 42 portée par l'arbre moteur 13, cette came servant à commander positivement le levier 41 de ma- nière convenable et au moment approprié, comme décrit ci-dessous.
Une pièce 47 pivote sur un axe 43 fixé au bâti 10, et est norma- lement maintenue contre un arrêt 48 au moyen d'un ressort 49 ou de tout autre dispositif adéquat. La partie supérieure de la piè- ce 47 coopère avec un élément 50 embrayant l'accouplement, étant normalement maintenue en engagement avec ce dernier, comme le montre la fig. 3. La pièce 47 est actionnée par l'intermédiaire du pivot 35 porté par l'élément 30. Comme on le voit sur la fig.
1, un levier à deux bras 52 est prévu, et pivote sur le pivot 51;
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une extrémité dudit levier est fourchue et coopère avec un pi- vot 53 de l'élément 21 du système de garde, (Figs. 1 et 5), tan- dis que l'autre extrémité porte un galet 52'qui, quand le levier se déplace, coopère avec le second élément verrouillable 33.
L'accouplement lui-même, associé à l'arbre 13, peut comprendre n'importe quel type d'accouplement à révolution complète, muni d'une pièce correspondant à la pièce 50.
Quand la machine est au repos, la position des diffé- rentes parties correspond aux fige. 1 à 4, la tige 26 associée à la commande de l'opérateur étant maintenue vers le bas de ma- niére à équilibrer l'action du ressort 28 actionnant le système de garde. Quand l'opérateur met la machine en marche, la tige 26 est relevée et le ressort 28 imprime un mouvement rotatif à l'arbre 24 et par conséquent aux bras 39 et 22 associés audit arbre. Le mouvement du bras 39 délace l'élément 30 vers la droite (voir fig. 3) ce qui a pour effet de déplacer le levier à came 41 vers la came 42. Simultanément, le levier 22 est di- rigé vers le bas, et la garde 17 s'abaisse sous l'action de la liaison élastique 23, abaissant en même temps le levier 52.
Quand la garde se rapproche de l'enclume 11, le cylindre 52' à l'extrémité du levier 52 entre en contact avec l'élément verrouillable 33, causant un mouvement pivotant de celui-ci, avec comme résultat que la saillie 33' dudit élément commence à sortir de la fente 30' de l'élément verrouillable 30. Ce n'est que quand la garde est complètement abaissée que la saillie 33' sort de la fente 30', permettant à l'élément 30 de continuer v:-rs la droite. La garde 17 peut être réalisée en matière trans- parente, et, une fois abaissée sur l'ouvrage, protège complète- ment l'espace situé sous le bloc presseur 16.
Si la garde at-
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teint sa position de sécurité, l'élément 30 continue son mouve- ment vers la droite sous l'influence du ressort 28, tandis que le bras 22 continue également à se déplacer, la garde restant immobile sur l'ouvrage grâce à la liaison élastique 23 entre le bras 22 et la garde. En même temps, à cause du mouvement de l'élément 30, le pivot 35 entre en contact avec la pièce 47, qui, jusqu'à ce moment, était restée en engagement complet avec la pièce 50 engageant l'accouplement, et par contact de ce pivot avec la pièce 4?, cette dernière se déplace autour de son pivot 43, permettant ainsi à la pièce 50 d'embrayer l'accouplement, et ctest alors, et alors seulement que la machine peut démarrer.
Quand le chariot 12 commence à s'élever, il se produit en géné- ral un demi-tour environ de l'arbre 13, et la disposition est telle que la came 42 détermine le mouvement du levier 41 vers la gauche, contre l'action du ressort 28. De cette manière, la garde est soulevée et toutes les parties sont replacées dans leur position première, un peu avant que ltarbre 13 ait fait un tour complet. La pièce 47 revient en engagement avec la pièce 50 un peu après un demi-tour de l'arbre 13, parce que l'élément 30 se déplace vers la droite sous l'action du levier 41, déplaçant ainsi le pivot 35 hors du trajet de la pièce 47, qui est rappelée à sa place par le ressort 49. Si l'opérateur cale cette pièce 47 en position, la machine fonctionne de manière continue, la garde et son mécanisme de contrôle étant entièrement soumis à l'action de la came 42 et du ressort 28.
La forme de la came 42 est telle que, quand la garde est complètement relevée, un peu avant un tour complet de l'arbre 13, l'élément 30 a à nouveau complété son mouvement vers la droite avant un tour complet, de manière que la pièce 47 soit dégagée de la pièce 50 et permette l'embraya-
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ge de l'accouplement et le fonctionnement continu de la machine lusqu'à l'arrêt de celle-ci par l'opérateur. Quand l'opérateur arrête la machine, le mouvement de la pièce 47 vis-à-vis de la pièce 50 est empêché par le fait que l'élément 30 est déplacé vers la gauche dans la position de la fig. 3, et que l'élément de verrou 33 se trouve en engagement avec ltélément 30 pour em- pêcher tout mouvement ultérieur, tandis que la pièce 47 est main- tenue dans sa position de travail par le ressort 49.
La description ci-dessus se rapporte au fonctionnement normal de la machine, et il reste à présent à décrire la manière dont la garde protège complètement l'opérateur.
Il est clair que, grâce à la liaison élastique 23 entre le bras 22 et la garde proprement dite et son dispositif d'atta- che, la garde peut être arrêtée et rester stationnaire emtout point de son trajet vers le bas. De ce qui précède, il ressort également, que dans toute autre position de la garde que la po- sition de sécurité, l'élément 33 se trouve dans la fente 30' de l'élément correspondant 30, empêchant ainsi le mouvement de ce dernier élément vers la droite pour déterminer l'embrayage de l'accouplement.
La ligne de déplacement de :1,.'élément 30 est, comme on le voit dans les dessins, à angle droit avec le plan du mouvement de l'élément 33, et la présence de cette paire d'élé- ments verrouillables permet d'atteindre une sécurité complète.
En effet, on voit sur la fig. 3 que, si les éléments verrouillables 30 et 33 sont en engagement, le pivot 35 porté par l'élément 30 ne peut pas se déplacer suffisamment pour engager la pièce 47 et, par conséquent les pièces 47 et 50 commandant l'ac- couplement restent en engagement complet, et, comme après libéra- tion par un mouvement sans obstacle de l'élément 30, la pièce 47 est complètement remise en place par la came 42, il est impossible
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que ces deux éléments se replacent à nouveau en contact, sauf dans le cas d'engagement complet. Il est donc clair que l'usure ou l'arrondissement des surfaces en contact en dernier lieu au moment de la libération de la pièce 50 par la pièce 47 ne peut affecter la commande de l'accouplement, ce qui est une des conditions es- sentielles de sécurité.
Si on se rapporte à l'action des éléments verrouillables, on constate par ce qui précède que le début de la sortie de l'élément 33 de la fonte de l'élément 30 ne peut se produire que si la garde est très près de l'enclume 11, et, jusqu'à une distance équivalant à l'épaisseur de l'extrémité d'un doigt, l'élément 33 ne bouge pas. Au-delà de ce point, l'éloignée ment relatif des deux pièces .ce produit, et immédiatement avant le moment où la garde s'immobilise sur l'ouvrage, s'intercale une courte période intermédiaire, pendant laquelle l'élément 30 peut dépasser ou peut ne pas dépasser l'élément 33. Cette période d'indétermination n'a toutefois pas de conséquences du point de vue sécurité, et l'usure du dispositif ne peut que donner une sésu- rité plus grande.
D'autre part, comme les deux éléments verrouil- lables sont disposés de manière à se mouvoir dans des plans per- pendiculaires, et comme il ne peut y avoir de mouvement entre eux après contact complet, ils ne peuvent se détériorer à l'usa- ge si les arêtes des éléments verrouillables sont initialement à angle vif et trempées. De plus, quand les éléments verrouilla- bles s'engagent mutuellement, comme ilsse touchentà angle droit, la force d'inertie du système d'articulation de la garde ne peut se transmettre à la garde proprement dite et à son dispositif d'attache, et n'intervient donc pas dans le coup subi par un obs- tacle éventuel au mouvement de la garde.
Quand la garde proprement dite et son dispositif d'attache sont arrêtés avant la fin de leur trajet complet, les seules forces pouvant agir sur l'obstacle sont
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les forces provenant de l'énergie cinétique de la garde propre- ment dite et de son dispositif d'attache, c'est-à-dire les élé- ments 19, 20, 21, 1? et 52, et la force exercée par la liaison élastique 23. Aucune autre force du mécanisme de garde ne peut être transmise à la garde proprement dite. Parmi ces forces l'énergie cinétique de la garde elle-même et de son dispositif d'attache est, par construction, rendue aussi faible que possible, par exemple par un choix judicieux dee matériaux et par la réduc- tion du poids de ceux-ci, et cette énergie n'offre aucun incon- vénient même pour une amplitude considérable et une grande vites- se.
Afin de diminuer le poids on peut par exemple, perforer de manière convenable la tige 19. La liaison élastique 13 ne doit avoir qu'une valeur suffisant à compenser la différence entre l'accélération due à la gravité et l'accélération requise, ce qui est une force très réduite. On notera que, si la machine fonction- ne à une vitesse appréciablement supérieure à la vitesse prévue, cette force sera inadéquate, et la machine sera réduite à des cycles séparés, sous la commande de 1 t opérateur. La force appli- quée à un obstacle peut donc être réduite de manière à pouvoir être impunément supportée par le doigt ou la main.
Il est nécessaire, à diverses fine, d'enlever occasion- nellement la garde 17, ce qu'on peut réaliser en libérant le pivot 53 (Fige. 1 et 5) fileté à cet effet, et en faisant glisser l'élément 21 de l'élément 20, ce qui permet d'enlever la garde.
Il est clair que par l'enlèvement de la garde, la liaison avec le levier 52 se trouve interrompue, et que ce levier ne peut plus être mis en mouvement par le mécanisme de garde. Par conséquent l'élément verrouillable 33 ne peut se déplacer et la machine ne peut donc être mise en marche par la commande de l'opérateur avant que la garde ne soit remise en place.
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Dans l'application de l'invention à une agrafeuse, montrée sur les fige, 8 à 15, la ligne W1, W1 de ces figures représenté la partie supérieure de l'ouvrage qui reste très approximativement constante par rapport au mécanisme d'agrafage placé au-dessus, mais la relation dudit mécanisme et de la po- sition donnée au support de la pièce à agrafer varie de manière considérable suivant l'épaisseur de la pièce.
Il faut donc, dans ce cas,protéger un espace de travail variable, et cette application est décrite ci-dessous à titre d'illustration de la parfaite généralité d'application du principe de protection suivant la présente invention,
Sur les Figs. 8 et 9, le bâti de la machine est dési- gné par 54; à l'intérieur du bâti est monté un arbre moteur 55, portant un élément d'embrayage et de débrayage d'accouplement monté de manière convenable. A l'autre extrémité de l'arbre moteur se trouve le mécanisme d'agrafage logé dans la partie avant du bâti 54. Ce mécanisme ne faisant pas partie de la pré- sente invention ne sera plus mentionné dans la suite de la description.
Les figs. 8 et 10 à 15 représentent une forme conve- nable de garde, divisée en deux partiee latérales 57 et 58, mais cette forme de construction n'est pas essentielle, la seule condition à satisfaire étant que la garde doit être dé- coupée de manière à permettre au mécanisme agrafeur d'entrer en contact avec la pièce. La garde est montée eux une tige libre mobile 59, logée dans le bâti de toute manière convenable, cette tige 59 étant supportée de manière positive par l'un des bras d'un levier 60 tournant sur un pivot 61, porté par un sup- port 62 fixé au bâti, ou monté directement sur le bâti si on le désire.
La tige 59 et le levier 60 sont également reliés l'un
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à l'autre élastiquement au moyen d'un ressort 63 fixé à une extrémité à un pivot 64 sur la tige 59 et à l'autre extrémité à un pivot ;65 porté par lodit levier. Dans la construction représentée, une tente 66 est pratiquée dans la tige de garde
59, ce qui permet à cette tige de remplir elle-même le rôle d'un des éléments verrouillables, évitant ainsi un élément spécial analogue à l'élément 33 de la forme de réalisation pré- cédemment décrite. L'autre bras du levier 60 est articulé par un pivot 67 à un élément verrouillable 68 pouvant glisser lon- gitudinalement, relié à son tour à la commande de l'accouplement.
L'élément 68 coopère avec la fente 66 dans la tige de la garde 59, d'une manière plus complètement décrite ci-après. Une pièce b9 est également reliée au pivot 67, et est fixée à un élément 71 au moyen du pivot 70, coopérant avec l'élément 56 ; dans le cas représenté, cette pièce coulisse dans un support 72 fixé au bâti de la machine. Un levier à came 73, pivotant sur le bâti en 74, est également prévu pour coopérer avec le pivot 70 porté par l'élément 71; ce levier est muni d'un bras de commande por- tant un pivot 75 et un galet de came 76 destiné à coopérer avec une came 77 fixée à l'arbre moteur 55. On ressort 79 est égale- ment fixé à une extrémité de l'élément 71 par un pivot 78, l'au- tre extrémité de ce ressort étant fixée à un pivot 80 du bâti de la machine.
L'élément 71 porte également un autre pivot 81 associé à un des bras d'un levier 82 pivotant on 83 sur le bâti ou sur le support 72 fixé au bâti. L'autre bras du levier 82 est relié de manière pivotante à une tige 84, pouvant être re- liée par son autre extrémité à la commande de l'opérateur. La tige 84 est attirée vers le bas par tout moyen convenable con- tre l'action du ressort 79, et sert normalement à maintenir le mécanisme de garde dans la position de la fige 8.
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Quand la commande de l'opérateur est déplacée pour mettre la machine en marche, la tige 84 est relevée faisant ainsi tourner le levier 83 autour de son pivot et permettant au ressort 79 de déplacer l'élément commandant l'accouplement
71 vers la droite (voir fig. 8). Par l'intermédiaire du pivot
70, le levier a. came 73 est déplacé également, de manière que son autre bras se rapproche de la came 77, et, en même temps, la pièce de liaison 69 agit sur l'élément verrouillable 68 par l'intermédiaire du pivot 67 et fait glisser cet élément vers la droite par apport à la position de la fige 8. Les éléments 71 et 68 sont reliée entre eux afin de se déplacer de manière pra- tiquement identique.
Il faut noter également que l'élément 71 entre initialement en contact avec l'élément d'accouplement 56 à une distance appréciable de son extrémité. Quand les éléments 71 et 68 se déplacent, le levier 60, associé également au pivot 67 tourne autour de son pivot 61, et le ressort 63 abaisse la garde sur l'ouvrage. Quand la garde est abaissée, la longueur de l'élément 71 est telle que celui-ci est encore en engagement complet avec l'élément 56.
Après que la garde est entrée en con- tact avec le travail, les éléments 71 et 68-continuent leur mouvement vers la gauche Jusqu'au moment où l'élément 68 se trou- ve en engagement complet avec la fente 66 de la tige de la garde, comme le représente la fig. 12, ce qui dégage complètement l'é- lément 71 de l'élément 56, embrayant ainsi l'accouplement; pen- dant ce temps la garde est restée en contact avec l'ouvrage, grâce à la liaison élastique 63.
La machine peut alors démarrer, et, si la commande de l'opérateur reste dans la position de mar- che, la machine continue à fonctionner, avec le système de garde sous la commande de la carne 77 et du ressort 79, la came servant, exactement comme dans la construction précédente, à lever et à
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abaisser la garde en tempe utile, jusqu'au moment où,l'opérateur arrête la machine au moyen de la commande, ou jusqu'au moment où la garde ne peut entrer en contact avec l'ouvrage, ce qui a pour effet de stopper immédiatement la machine par l'engagement com- plet des éléments 71 et 56. Si la garde rencontre un obstacle qui l'empêche d'entier en contact avec l'ouvrage, l'élément 68 ne peut achever son mouvement complet vers la gauche, laissant ainsi les éléments 71 et 56 en engagement complet.
D'un autre côté, si la commande de l'opérateur arrête la machine, le levier
82 entre en action, etpar contact avec le pivot 81 déplace l'é- lément 71 vers la droite, contre le ressort 79, de manière que ledit élément se trouve à nouveau en complet engagement avec l'élément 56.
Les fige. 10 à 15 représentent des vues détaillées des éléments verrouillables; la fig. 10 montre la position des parties quand la machine est au repos sous la commande de l'opéra- teur. La fige 11 représente la position relative des éléments verrouillables quand la garde touche l'ouvrage; on voit que, dans cette position, l'élément 68 peut passer à la position de la fig. 12, correspondant à l'embrayage de l'accouplement. Après l'insertion de l'agrafe, la came 77 renvoie positivement ltélé- ment 68, agit sur le levier 60, et, après que l'élément 68 est sorti du trajet de la tige de la garde 59, relève la garde.
Il est avantageux, dans le cas de machines à agrafer, @ù la grande vitesse à laquelle elles travaillent souvent, et parce- que le travail ne doit pas ê,tre replacé entre deux points, de donner à la came servant à relever la garde une forme telle que celle-ci ne soit que partiellement relevée, comme sur la fig. 13 par exemple. La commande de l'opérateur toutefois, a toujours
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pour effet de relever la garde dans la position de la fige 10.
Les figs. 10 à 13 représentent le travail normal de la machine, c'est-à-dire pour un mouvement normal de la garde. Si le mouve- ment de la garde est arrêté en un point voisin du travail, comme dans la fige 14, l'élément verrouillable 68 est arrêté, de même que l'élément 71 qui y est relié, pendant qu'il se trouve encore sur le trajet de l'élément 56 embrayant et débrayant l'accouple- ment, (voir fig. 8) ce qui a pour ffet de stopper la machine.
On notera que les considérations développées plus haut, au sujet de la force supportée par un obstacle, de la disposition et de l'usure des surfaces correspondantes et de la non-transmission des forces d'inertie des parties extérieures à la garde propre- ment dite s'appliquent à la présente forme de réalisation. Il faut également noter, sur la fige Il$ que l'élément 68 présente un retrait à son extrémité coopérant avec la fente 66 pratiquée dans la tige 59, et qu'un second enclenchement se produit (fig.
15) empêchant la mise en marche de la machine si la garde tombe plus bas que le niveau W W de la partie supérieure du travail.
Dans ces conditions, la machine ne peut être mise en marche par la commande de l'opérateur sans la présence d'une piéce à travailler, et protège donc automatiquement l'opérateur,, De mê- me, si les éléments de garde 57 et 58 sont enlevés, les éléments verrouillables assument à nouveau la position de la fige 15, car la tige de la garde tend à se déplacer vers le bas au-delà de sa position normale, et la partie en retrait de l'élément 68 s'engage dans la tente 66 de la tige de la garde, ce qui empêche le mouvement complet dudit élément 68 vers la gauche, laissant ainsi l'élément 71 en engagement complet avec l'élément 56 et empêchant l'embrayage de l'accouplement.
La machins ne peut ¯donc, dans aucune circonstance, être mise en marche par la commande de
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l'opérateur sans la présence des éléments de garde.
On remarquera également que, si la fente est ménagée dans une pièce séparée, pouvant être fixée et réglée sur la tige dela garde 59, on peut ajuster la ou les positions de ver- rouillage suivant la position de la partie supérieure du travail, dans certaines limites. Cette caractéristique s'applique à des machines comprenant un support fixe pour la pièce à travailler, une portée fixe du mécanisme de travail mais différentes épais- seurs des pièces à travailler. Sous cette dernière forme, la garde peut être utilisée pour éviter l'introduction de matières d'épaisseur dépassant la limite de sécurité, et également, pour empêcher la mise en marche de la machine pour une quantité de matières Inférieure à un minimum donné. Cette caractéristique présente un intérêt dans le cas de machines travaillant des matières en feuilles placées en tas.
Il ressort de ce qui précède que l'invention peut ê/tre utilement appliquée à tous les types de machines compre- nant un accouplement moteur à révolution complète, auxquels on ne peut appliquer des gardes fixes.
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