Machine munie d'un dispositif agencé pour actionner, à chaque cycle de fonctionnement, un organe de protection que comprend la machine. Cette invention a pour objet une machine munie d'un dispositif agencé pour actionner, à chaque cycle de fonctionnement, un organe de protection que comprend la machine, celle-ci comprenant un embrayage d'entraîne ment commandant son fonctionnement et -Lui organe de commande destiné à être actionné par un opérateur, ledit dispositif compre:- riant des moyens de liaison reliant ledit organe de protection indépendamment, d'une part, à l'un de deux éléments qui coopèrent pour engager et dégager l'embrayage et, < l'antre part, audit organe de commande.
La machine faisant l'objet de l'invention est caractérisée en ce que lesdits moyens de liaison sont agencés de manière que le dégage- ment de l'embrayage soit provoqué par la venue en prise, l'un avec l'autre, sur toute l'étendue de leurs surfaces coopérantes respec tives, (lesdits éléments de l'embrayage, et que l'engagement.
de l'embrayage soit empêché de se produire avant que l'organe de protection se soit arrêté dans une zone de sécurité choisie d'avance, et qu'il s'effectue alors par déplace ment, l'un par rapport à l'autre, desdits élé ments, d'une course correspondant à la mise hors de prise de toute l'étendue desdites sur faces coopérantes.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, deux formes d'exécution de la machine faisant. l'objet de l'invention.
La fig. 1. est une vue de côté d'une presse constituant une première forme d'exécution. La fig. 2 est une vue de front de la presse représentée à la. fig. 1.
La fig. 3 est une coupe partielle selon la ligne 3-3 de la fig. 1.
La fig. 4 est une vue en plan, partielle ment en coupe, de la partie de la. presse repré sentée à la fig. 3.
La fig. 5 représente de côté un organe de protection que comprend la presse représentée à la fig. 1, et des éléments de support de cet organe.
lies fig. 6 et 7 sont respectivement une vue de front et une vue en plan de l'organe de pro tection représenté à la fig. 5.
La fig. 8 est une vue de profil d'une ma chine à, piquer constituant une seconde forme d'exécution.
La fig. 9 est une coupe partielle selon la ligne 9-9 de la fig. 8.
Les fig. 10 à 15 représentent un organe de protection et des parties coopérantes de la machine représentée à la fig. 8, dans diffé rentes positions de fonctionnement.
Dans les fig. 1 et 2, 10 indique le bâti d'une presse, 11 indiquant une enclume ser vant de support pour une pièce à travailler et dont la position n'est réglable que dans une direction longitudinale, pour des objets à tra vailler de différentes profondeurs, l'épaisseur de la matière à travailler ne variant que très peu et pouvant être considérée comme cons tante du point de vue du fonctionnement du dispositif de protection. La machine comporte un pilon<B>12</B> qui peut coulisser dans ledit, bâti et auquel un mouvement de va-et-vient est transmis à partir d'un arbre d'entraînement 13.
Le pilon 12 est disposé de manière à être actionné par un levier représenté schéma tiquement en traits mixtes, qui est articulé en 14 et oscille, entraîné par un maneton 15, solidaire de l'arbre d'entraînement 13. Un bloc de pression 16 est porté par<B>k</B> pilon 12. Cette machine est destinée à fixer une bande de papier ou d'une autre matière, munie d'un adhésif, sur une pièce disposée par l'opérateur sur l'enclume 11. Pour obtenir ce résultat, le bloc de pression 16 doit appliquer fortement la bande sur ladite pièce disposée sur ladite enclume; il est donc nécessaire de protéger les doigts de l'opérateur pour qu'ils ne soient pas pincés sous ledit bloc 16. Les détails de la machine, à l'exception du dispositif de pro tection, ne seront pas décrits par la suite.
L'organe de protection lui-même, indiqué par le chiffre 17 représenté en détail dans les fig. 5, 6 et 7, est conformé pour entourer de la façon la plus complète possible le bloc de pression 16. Comme la position de la face frontale f de l'enclume 11 peut varier du fait que ladite enclume peut être déplacée longi tudinalement pour permettre d'effectuer dif férents travaux, un organe auxiliaire de pro tection 18 est monté sur l'organe principal de protection 17, de manière à pouvoir coulisser longitudinalement par rapport à ce dernier et. à pouvoir être réglé pour empêcher l'opé rateur de placer ses doigts de manière qu'ils soient pris à l'intérieur des parois laté rales de l'organe principal de protection 17.
L'organe auxiliaire de protection est en rela tion de fonctionnement avec l'enclume 11, de manière qu'il se déplace longitudinalement avec cette dernière à laquelle il est relié par une bielle 18'. Ainsi qu'on peut le voir en particulier à la fig. 5, l'organe de protection 17 est monté sur une tige 19 au moyen de deux éléments 20 et 21. L'a tige 19 est supportée par le bâti 10, et elle est logée dans une glis sière ménagée dans la partie arrière du pilon 12. L'organe de protection 17 et ses éléments de support sont agencés de manière à cons- tituer un ensemble mobile libre qui est sup porté par un bras 22 (voir aussi fig. 2) qui vient en contact avec la. face inférieure de l'élément 20.
De plus, l'organe de protection 17 est aussi relié de façon élastique au bras 22 au moyen d'un ressort. 23 qui est fixé à l'une de ses extrémités à. l'élément. 20 au moyen d'un boulon 20' et, à son autre extrémité, au bras 22 au moyen d'une goupille 22'. Le bras 22 qui est monté sir un arbre 24 porté par des paliers ménagés sur le bâti 10 est relié à un mécanisme de commande pour un em brayage que comprend la machine. L'arbre 24 porte également un bras 25 auquel est reliée une tige 26 qui est articulée à l'une des extré mités dudit bras 25 au moyen d'une liaison à. axe et fente à, mouvement perdu. A son autre extrémité, la tige 26 est, articulée à. une pé dale de commande, non représentée, des tinée à être actionnée par l'opérateur dp la machine.
Le bras 25 porte aussi un pivot 27 auquel est fixée l'une des extrémités d'un res sort 28, dont l'autre extrémité est fixée à une goupille 29 fixée au bâti 10 de la machine.
Un élément 30, d'une paire d'éléments des tinés à se verrouiller l'un l'autre pour assurer la commande de l'embrayage de la machine, est monté de manière à pouvoir coulisser dans le bâti 10 (voir fig. 1, 3 et 4). Ledit élément 30 est monté dans une glissière ménagée dans un support. 31 fixé au bâti 10 de la machine. L'autre élément 33 de ladite paire d'éléments est articulé au bâti 10 moyen d'un axe 32. Cet élément 33 est normalement -maintenu dans la position représentée aux fig. 1 et 3 au moyen d'un ressort 31. Une saillie 33' de l'élément 33 est disposée pour coopérer avec un logement 30' ménagé dans l'élément 30, d'une manière et dans un but. décrits plus loin en détail.
L'élément 30 porte des gou jons 35, 36 et 37 et il est. retenu dans sa glis sière au moyen d'une plaque 38. Ainsi qu'on peut le voir en particulier à la fig. 3, l'arbre 24 porte aussi un bras 39 qui est articulé à l'élément 30 par le goujon 36 qui est logé dans une fente pratiquée dans ledit bras. -Un levier de came 41 est articulé au bâti au moyen d'un axe 40 et relié à l'élément 30 au moyen du goujon 37 qui est logé dans une fente pratiquée dans ledit levier. Le levier 41 porte un galet. 41' qui coopère avec une came 42 portée par l'arbre d'entraînement 13, la dite came servant à commander le levier 41. de la façon décrite ci-dessous.
Un élément 47 de l'embrayage est monté sur Lui axe 43 fixé au bâti 10; il est normalement maintenu contre une goupille d'arrêt 48 au moyen d'un ressort 49. Le prolongement supérieur de l'élé ment 47 est conformé pour coopérer avec un élément 50 de L'embrayage, servant à en gager l'embrayage de la machine et qui est normalement maintenu en prise avec ledit élément 47, comme représenté à la fig. 3. L'élément 47 est actionné par le goujon 35 que porte l'élément 30. Ainsi qu'on peut le voir à la fig. 1, le dispositif de protection comprend un levier à deux bras 52 qui est articulé à un. axe 51.
Une extrémité dudit levier présente une fourche qui coopère avec un axe 53 disposé dans l'élément de support 21 de l'organe de protection (fig. 1 et 5) alois que l'autre extrémité dudit levier porte un galet 52' qui coopère, pendant le déplacement. de ce levier, avec le second élé ment de verrouillage 33. L'embrayage que comprend la machine est agencé pour assurer l'entraînement de l'arbre 13,à partir d'un arbre menant non représenté.
C'est un em brayage à. un tour de construction quelconque et qui est agencé pour être automatiquement débrayé lorsque son élément. 50 vient buter contre son élément 47, et pour être automa tiquement engagé dès que l'élément 50 est libéré de l'élément 47.
Lorsque la machine est au repos, les dif férents éléments décrits sont dans les posi tions représentées aux fig. 1 à 4, la tige 26 reliée à la pédale de commande étant main tenue abaissée par des moyens convenables, de Manière à contrebalancer l'action du ressort 28 qui actionne le dispositif de protection. Lorsque l'opérateur désire mettre la machine en marche, il soulève la tige 26, de sorte que le ressort '?8 transmet un mouvement de rota tion à l'arbre 24 et, par conséquent, aux bras 39 et 22 reliés à cet arbre. Le déplace- ment du bras 39 provoque celui de l'élément 30 qui se déplace vers la droite, comme repré senté à la fig. 3, de sorte que le levier de came 41 est. déplacé vers la came 42.
Simul tanément, le levier 22 est basculé vers le bas et, sous l'effet. du ressort 23, l'organe de pro tection 17 est abaissé et provoque un mouve ment de basculement du levier 52. Lorsque L'organe de protection arrive près de l'enclume 11, le galet 52' disposé à l'extrémité du levier 52 vient coopérer avec l'élément de verrouil lage 33 et provoque un mouvement de rotation de ce dernier, de sorte que la saillie 33' dudit élément commence à, se déplacer hors du loge ment 30' ménagé dans l'élément 30. C'est seulement lorsque l'organe de protection 17 est complètement abaissé que la saillie 33' est dégagée du logement 30' et permet ainsi à l'élément 30 de poursuivre sa course vers la droite.
L'organe de protection 17 _ peut être fait d'une matière transparente et, lorsqu'il est abaissé autour de la pièce à travailler, il entoure complètement l'espace compris sous le bloc de pression 16. Lorsque l'organe de pro tection atteint une position dite de sécurité, l'élément 30 continue sa course vers la droite sous l'effet du ressort 28, pendant que le bras 22 continue aussi à se déplacer, l'organe de protection restant stationnaire autour de la pièce à travailler, maintenu par le ressort 23 tendu entre cet organe et le bras 22.
De façon simultanée, du fait. du déplacement de l'élé ment 30, le goujon 35 vient en contact avec l'élément de commande pivotant 47 qui était jusque là resté entièrement en prise avec l'élément de commande d'actionnement 50 de l'embrayage, et .du fait du contact dudit goujon 35 avec l'élément 47, ce dernier est déplacé autour de son axe 43 et permet ainsi à l'élément 50 de commander l'engagement de l'embrayage. Ce n'est, qu'à ce moment que la machine se met en marche. Lorsque le pilon 12 commence à remonter, généralement après une demi-révolution de l'arbre 13, la came 42 provoque le -déplacement du levier 41 vers la gauche, contre l'action du ressort 28.
De cette manière, l'organe de protection est relevé et tous les éléments sont ramenés clans leurs positions- initiales légèrement avant l'achèvement d'une révolution complète de l'arbre 13. L'élément 47 est complètement ramené en travers du parcours de l'élément 50 un peu après une demi-révolution de l'arbre 13, du fait -que l'élément 30 se déplace vers la ;anche sous l'action du levier 41 et déplace ainsi le goujon 35 hors .du parcours de l'élément 47 qui est alors ramené dans sa position initiale par le ressort 49.
La. pédale de commande peut être actionnée de manière à permettre nu goujon 35 de venir, à chaque tour de l'arbre 13, dans la position dans la quelle il maintient l'élément 47 hors du par cours de l'élément 50, le ressort 28 faisant tourner le bras 25 avec l'arbre 24 et le bras 39 qui coopère avec le goujon 36 de l'élé ment 30. La machine fonctionne alors de fa çon continue, le :dispositif de protection étant complètement commandé par la came 42 et par le ressort 28, par l'intermédiaire du levier 41, de d'élément 30, du bras 39, de l'arbre 24 et du bras 22.
La came 42 présente une forme telle que, sons l'effet, du ressort 28, l'organe de protection est complètement abaissé par le bras 22, légèrement avant la fin d'une révolution de l'arbre 13, l'élément 30 étant simultanément. déplacé vers la droite, de sorte que l'élément 47 est dégagé de l'élément 50 et permet l'engagement de l'embrayage. L'organe de protection est ensuite lentement relevé, l'élément. 30 étant simultanément. déplacé vers la gauche, par la came 42 et contre l'action du ressort 28. Ceci permet le fonctionnement continu de la ma chine, jusqu'à ce .que la. pédale soit actionnée pour abaisser latige 26.
Lorsque cette pédale est ainsi actionnée, l'élément 47 est empêché de se déplacer vers la droite par rapport à l'élé ment 50 du fait du déplacement vers la gauche @de Félément 30 jusque .dans la posi tion représentée à la fig. 3, et l'élément 33 vient en prise avec l'élément 30 pour empê cher le goujon 35 de venir en prise avec l'élément. 47, celui-ci étant maintenu dans sa position efficace par le ressort 49.
Grâce à la présence du ressort 23 tendu entre le bras 22, d'une part, et. l'organe de protection 17 et. les éléments servant à le sup porter, d'autre part, l'organe de protection 17 peut être arrêté dans n'importe quelle posi tion au cours de son déplacement vers le bas et rester stationnaire.
Dans n'importe quelle position de cet. organe, sauf dans sa zone ou position de sécurité, la saillie 33' de l'élément 33 se trouve dans le lo,ement 30' pratiqué dans l'élément 30 et empêche le déplacement de ce dernier vers la droite, jusque clans une position permettant l'enga-ement de l'em brayage.
Le parcours de l'élément. 30, comme on peut le voir aux figures, est perpendicu laire au plan dans lequel l'élément 33 petit se déplacer et la coopération de ces ;deux élé ments permet d'obtenir une sécurité com- plète, comme décrit ci-dessous.
A la fig. 3, on voit que si les éléments de verrouillage 30 et 33 sont en prise l'un avec l'autre, le goujon 35 que porte l'élément<B>30</B> ne peut être déplacé suffisamment pour venir en prise avec l'élément 47.
Par consé quent, dans ces conditions, l'élément 47 et l'élément 50 qui commande l'engagement de l'embrayage restent entièrement en prise l'un avec l'autre et, étant donné qu'après sa libé ration sous l'effet d'un déplacement com plet de l'élément. 30, l'élément. 47 est cont- plètement ramené dans sa position initiale par la came 42, les deux éléments 47 et 50 reviennent entièrement. en prise l'un avec l'autre.
De ce fait, l'usure ou la. déformation des angles qui viennent en contact. lors de. la libération de l'élément 50 par l'élément 47 ne peut pas affecter le verrouillage de 1'em- bray.age, de sorte qu'une condition essentielle de sécurité :est ainsi remplie. En se référant à la description ci-dessus, on voit que le début du retrait de l'élément :;3 hors du parcours de l'élément 30 ne peut se produire que lorsque l'organe de protection arrive très près de l'enclume 1.l. Il arrive à. une dis tance de ,cette enclume inférieure à. l'épaisseur d'un :doigt avant que l'élément 33 ne soit dé placé.
Dès .ce point, le retrait de l'élément 33 se produit et, juste avant, que l'organe de pro tection ne vienne appuyer sur la pièce à tra vailler, il p a une petite période intermé- diaire pendant laquelle l'extrémité efficace du .logement 30' de l'élément 30 peut dépas ser ou ne pas dépasser la saillie 33' de l'élé ment 33. Cependant., l'existence -de cette pé riode intermédiaire n'a pas de conséquence du point. de vue de la sécurité et une usure des parties coopérantes des éléments 30 et 33 agit. clans le sens .d'une plus grande sécurité.
De plus, (lu fait. que les deux éléments de verrouillage 30 et 33 sont disposés de manière à se déplacer dans des plans perpendiculaires l'un à ].'autre et aussi du fait qu'ils ne peuvent, se déplacer l'un par rapport à l'autre après que l'élément 30 a. été arrêté par la saillie 33' de l'élément 33, ces éléments ne peuvent. être .détériorés par une usure si les bards (le leurs parties coopérantes ont primitivement été nettement marqués et trempés.
De plus, les forces d'inertie des moyens de liaison de ].'organe de protection à l'embrayage et à l'organe de commande ne sont trarLsniises à cet organe de protection et aux éléments servant à se supporter que par l'intermédiaire du ressort 23 et ne peuvent, de ce fait, aggraver le choc produit sur un obstacle placé sur la trajectoire de l'organe de protection.
Lorsque l'organe de protection et les éléments servant à le supporter sont arrêts avant d'avoir achevé leur course complète, les seules forces qui peuvent agir sur ]'obstacle sont celles qui sont dues à l'énergie cinétique du seul organe de protec tion 17, des éléments 19, 20 et 21 qui servent à le supporter et du levier 52, et la force exercée par le ressort 23. Aucune autre force provenant du mécanisme du dispositif de pro- tect.ion n'est transmise à l'organe de protec tion 17.
Parmi les forces susceptibles d'être exercées sur un obstacle par l'organe de pro tection 17, la. force due à l'énergie cinétique de l'organe 1.7 et des éléments de support 19, 20 et 21 est rendue aussi petite que possible par un choix approprié des matériaux consti tuant cet. organe et ces éléments et en rédui sant leurs poids; la force due à cette énergie cinétique ne constitue pas un inconvénient, même pour de grandes amplitudes et de grandes vitesses de déplacement de l'organe 1.7. Pour réduire le poids, la tige 19 peut, par exemple, être évidée.
La force transmise par le ressort 23 doit seulement compenser la différence entre la pesanteur et la force due à l'accélération impartie à l'organe de protec tion; de ce fait, elle est. très petite. Il faut remarquer que si la machine fonctionne no tablement plus vite que la vitesse prévue, la force du ressort 23 est insuffisante, et la ma chine ne pourra effectuer qu'une course isolée à chaque aetionnement de la pédale par l'opé rateur. Ainsi, la force exercée sur un obstacle peut être réduite à. une valeur qui peut être supportée sans danger par la main ou les doigts de l'opérateur.
Si, dans différentes occasions, il est né cessaire d'enlever momentanément l'organe de protection 17, cette opération peut être effee- tuée en dévissant le boulon 53 (fig. 1 et 5) et en glissant l'élément 21 hors de l'élément 20, de façon à libérer l'organe de protection 17 qui peut alors être enlevé. Une fois l'organe de protection enlevé, la liaison est interrom pue entre le levier 52 et le mécanisme du dis positif de protection, de sorte que et levier 52 ne peut être actionné par ledit mécanisme.
De ce fait, l'élément de verrouillage 33 ne peut être actionné et la machine ne peut être mise en marche au moyen de la pédale d#-_ com mande, jusqu'à ce que l'organe de protection ait été remis en place sur la machine.
Les fig. 8 à 15 représentent une machine à piquer. Dans ces figures, la ligne W-W représente le niveau supérieur de l'ouvrage qui reste presque invariable par rapport à un mécanisme de piquage disposé au-dessus d'un plan correspondant à ladite ligne, alors que la position dudit mécanisme par rapport à un support pour l'ouvrage, dont la position est réglable, peut varier considérablement selon l'épaisseur de la matière à piquer. La protec tion doit donc être étendue à un espace de travail variable.
Aux fig. 8 et 9, -Lui bâti de la machine est indiqué en 54. Un arbre d'entraînement 55 est monté dans ce bâti et porte un élément de commande 55 servant à engager et à. dégager un embrayage ayage au moyen duquel cet arbre est accouplé à un arbre moteur, non représenté. A son extrémité opposée, l'arbre 55 est relié à, un mécanisme de piquage logé dans la partie avant du bâti 54.
Le dispositif de protection comprend un organe de protection divisé en deux parties latérales 57 et 58, visibles aux fig. 8 et 10 à 15. Quelle que soit sa forme, qui peut différer notablement de celle représentée, cet, organe de protection doit être découpé de manière à permettre au mécanisme de piquage de venir en contact, avec la matière à travailler. L'or gane de protection est monté sur une tige 59 logée dans le bâti et supportée par l'un des bras d'un levier coudé 60, monté sur un pivot 61 qui est porté par un support 62 fixé au bâti.
La tige 59 et le levier 60 sont reliés l'un à l'autre au moyen d'un ressort 63 dont l'une des extrémités est fixée à une goupille 64 soli daire de la tige 59 et dont l'autre extrémité est fixée à une goupille 65 solidaire dudit levier. Une fente 66 est découpée dans la tige 59 qui constitue l'un de deux éléments sus ceptibles de se verrouiller l'un l'autre et qui remplit. les fonctions de l'élément 30 de la pre mière forme d'exécution. L'autre bras du levier 60 est articulé à un élément de verrouil lage 68 au moyen d'une rainure coopérant avec. un téton 67 dudit élément 68. Celui-ci est.
monté pour coulisser longitudinalement et pour coopérer avec la fente 66 de la tige 59, il commande l'élément de commande 56 de l'embrayage par une tige 69, articulée sur le téton 67, d'une part, et, d'autre part, sur un pivot 70 que porte un élément de commande coulissant 71 qui coopère avec l'élément 56. Cet élément 71 coulisse dans un support 72 fixé au bâti de la machine. Un levier 73, com mandé par came, est monté sur un pivot 74 fixé au bâti et coopère aussi avec le pivot. 70 de l'élément 71; ce levier 73 est muni d'un bras d'actionnement portant un axe 75 sur lequel est monté un galet 76 qui coopère avec une came 77 fixée à l'arbre d'entraînement 55.
Un ressort 79 est. fixé par l'une de ses extré mités à l'élément. 71 au moyen d'une goupille 78, et par son autre extrémité à une goupille 80 solidaire du bâti de la machine. L'élément 71 porte aussi une goupille 81 qui est disposée pour coopérer avec l'un des bras d'un levier 82 monté sur un axe 83 fixé à un support 72, fixé lui-même au bâti de la machine. Le se cond bras du levier 82 est. articulé à une tige 84 qui est destinée à être reliée par son autre extrémité à un organe de commande actionné par l'opérateur. Cette tige 84 est tirée vers le bas par des moyens qui agissent contre l'effet du ressort 79 et qui sont plus forts que ce ressort.
Ces moyens servent à. maintenir nor malement le dispositif de protection dans la position représentée à la fig. 8.
Lorsque l'organe de commande est actionné par l'opérateur, de manière à mettre la ma chine en marche, la tige 84 est relevée et fait basculer le levier 82 autour du pivot 83, ce qui a pour effet de permettre au ressort 79 de déplacer l'élément coulissant. de coin- mande de l'embrayage 71 vers la gauche (comme représenté à la fi-,-. 8). Le levier 73 est aussi déplacé, entraîné par le pivot 70, et son bras se rapproche de la came 77. De plus, la tige 69 actionne l'élément. de verrouillage 68 au moyen du téton 67, de manière à faire coulisser ledit élément 68 vers la gauche, à partir de la position représentée à la fig. 8.
Les éléments 71 et 68 sont reliés l'un à l'autre, de manière à effectuer pratiquement le même mouvement. Il faut aussi remarquer qu'une partie de l'élément 71 se trouvant loin de son extrémité de droite est initialement en contact avec l'élément de commande de l'embrayage <B>56.</B> Lorsque les éléments 71 et 68 se déplacent, le levier 60 qui est articulé sur le téton 67 tourne autour de son pivot 61 et le ressort 63 fait descendre l'organe de protection jusque sur l'ouvrage. Etant donné la longueur de l'élément 71, celui-ci est encore complètement en prise avec l'élément.
56 lorsque l'organe de protection a été complètement abaissé. Une fois que l'organe de protection est en contact avec l'ouvrage, les éléments 71 et 68 conti nuent leur déplacement vers la. gauche jus qu'à ce que l'élément 68 pénètre dans la. fente 66 pratiquée dans la tige 59 de l'organe de protection, comme représenté à la fig. 12. L'élément 71 est alors complètement dégagé de l'élément 56 et L'embrayage est engagé de ce fait.. L'organe de protection reste en con tact avec l'ouvrage sous l'effet du ressort 63.
lia machine se met alors en marche et, si l'or gane de commande est maintenu clans sa posi tion de marche, elle continue à fonctionner, l'organe de protection étant dès lors com mandé par la came 77 et par le ressort 79. La came 77 est. conformée de manière à fonc tionner exactement comme la came 42 de la première forme d'exécution; elle relève l'or gane clé protection aux moments voulus et lui permet, de s'abaisser sous l'effet du ressort 79, jusqu'à ce que l'opérateur arrête la machine ett exereant une traction vers le bas sur sa tire de commande 84-, ou que l'organe de protec tion soit empêché de venir en contact avec l'ouvrage.
Soit l'une, soit ].'autre. de ces éven tualités provoque l'arrêt automatique de la machine, du fait. que l'élément 71 reste en tièrement en prise avec l'élément 56. En effet, si l'organe de protection est empêché de venir en contact. avec l'ouvrage, l'élément 68 ne peut achever son parcours vers la gauche et les élé- tnents 71 et 56 restent encore complètement en prise. D'autre part, si l'organe de commande est actionné pour arrêter la machine, le levier 82 est. actionné et, au moyen de la goupille 81, il déplace l'élément 71 vers la droite, contre l'action du ressort 79, de sorte que cet élé ment 71 est. à nouveau complètement en prise avec l'élément 56.
lies fig. 10 à 15 sont des vues détaillées des éléments de verrouillage 59 et 68. La fig. 10 représente ces éléments dans la posi tion qu'ils occupent lorsque la machine a été arrêtée au moyen de l'organe de commande. La fig. 11 représente ces mêmes éléments dans la position qu'ils occupent lorsque l'organe de protection atteint l'ouvrage; il. est. clair que, dans cette position, l'élément. 68 est libre de passer jusque dans la position représentée à la fig. 12, position dans laquelle l'embrayage est. engagé.
Une fois le piquage effectué, la came 77 ramène l'élément 68 en arrière et actionne le levier 60; après que l'élément 68 a été retiré hors du parcours clé la tige 59 (le l'organe clé protection, cette même came assure aussi un déplacement vers le haut de l'organe de protection, à partir de la sur face supérieure de l'ouvrage. Dans le cas d'une machine à piquer à fil, du fait des grandes vitesses auxquelles celle-ci fonctionne souvent et du fait qu'il n'est pas nécessaire de remettre l'ouvrage en place entre deux points consécutifs, il est avantageux d'utiliser une came qui ne relève l'organe de protection que jusque dans une position intermédiaire entre celles représentées aux fig. 10 et 11.
Les fi-. 10 à 13 représentent un fonctionnement du dispositif selon lequel l'organe de protec tion est normalement. déplacé. Si le déplace ment de l'organe de protection est inter rompu en un point voisin de l'ouvrage, comme représenté à la fig. 14, l'élément de verrouil lage 68 est arrêté et l'élément, de commande 71 qui lui est relié est aussi arrêté alors qu'il se trouve encore complètement en travers du chemin de l'élément 56 qui commande l'en gagement et le dégagement de L'embrayage (comme représenté à la fig. 8) et la machine s'arrête.
Il convient de remarquer que les considérations précédemment énoncées con cernant la force susceptible d'être exercée sur un obstacle, la disposition et l'usure éven tuelle des faces venant en prise les unes avec les autres et le fait que les forces d'inertie du mécanisme ne sont pas transmises à l'organe de protection sont aussi valables pour cette deuxième forme d'exécution.
A la fig. 11, on remarquera que l'élément de verrouillage 68 présente une portée à son extrémité destinée à coopérer avec la fente 66 pratiquée dans la tige 59, et que si l'organe de protection des cend plus bas que le niveau supérieur -W-IV de l'ouvrage, cette portée vient en prise dans la fente 66, comme représenté à la fig. 15, clé sorte que la machine ne peut être mise en marche. La machine ne peut donc être mise en marche au moyen de l'organe de commande que lorsqu'un ouvrage est disposé pour être travaillé, de sorte que la machine est auto matiquement rendue non dangereuse.
Il est aussi évident que si les parties 57 et 58 dc l organe de protection sont enlevées, la posi tion des éléments de verrouillage 59 et 68 est également celle représentée à la fig. 15, car la tige 59 de l'organe de protection tend à se déplacer vers le bas plus loin que sa position normale de fonctionnement, de sorte que la partie dégagée de l'élément 68 vient en prise avec la fente 66 de la tige 59 et empêche ainsi l'élément 68 d'achever son parcours vers la gauche, l'élément de commande 71 étant alors maintenu complètement en prise avec l'élé ment de commande 56 et l'embrayage ne pou vant être engagé.
La machine ne peut donc être mise en marche au moyen de l'organe de commande tant que lesdites parties de l'or gane de protection ne sont pas montées. Il convient encore de remarquer que si la fente 66 était découpée dans un élément sé paré, fixé sur la tige 59 de l'organe de pro tection et dont la position serait réglable par rapport à cette tige, la position ou la zone dans laquelle le verrouillage de sécurité est obtenu pourrait être réglée, pour être adaptée à une position quelconque du niveau supérieur de l'ouvrage, dans certaines limites.
Une telle disposition serait applicable à des machines comportant un support de travail fixe et une portée fixe pour le mécanisme de piquage et destinées à travailler des matériaux de dif férentes épaisseurs. L'organe de protection pourrait alors être employé simultanément pour empêcher de disposer une pile de ma tière de trop grande épaisseur sur le support de travail et pour rendre la machine inopé rante dans le cas où on dispose sur ce sup port une épaisseur de matière inférieui^P à une limite déterminée. Cette caractéristique est importante lorsqu'on travaille de la ma tière en feuilles qu'on dispose sur le support de travail de la machine sous forme de piles.
Les dispositifs de protection des machines représentées remplissent les conditions sui vantes qui sont indispensables pour le fonc tionnement satisfaisant de ces machines 1 Ils ne réduisent pas la visibilité, n'oc cupent ou ne réduisent pas l'espace libre prévu polir la manipulation de la matière à travailler et ne gênent pas l'opérateur. 2 Ils sont. incapables de blesser la main de l'opérateur, ou même de lui infliger Lui coup douloureux.
3 Ils actionnent l'embrayage de Tacon franche, de manière à éviter une usure de ce dernier, et bien qu'ils soient sensibles afin d'assurer un fonctionnement sûr, leur fonc tionnement est indépendant des positions rela tives de leurs organes de protection et de leurs moyens respectifs pour engager et dé gager l'embrayage.
1 Ils empêchent automatiquement la ma chine d'être mise en marche au moyen de l'or gane de commande lorsque l'organe de protec tion a été momentanément enlevé.
Pour satisfaire à ces conditions, le par cours de l'organe de protection est le plus grand possible et, étant. donné la grande vi- tisse de fonctionnement des machines repré sentées, la pesanteur n'est. pas utilisée pour assurer le déplacement d'une quelconque de leurs parties. De phis, les forces d'inertie du mécanisme, qui entrent en jeu lors de l'arrêt de l'organe de protection, ne sont pas trans mises à l'organe de protection et ne sont, pas appliquées par celui-ci à. un obstacle tel qu'un doigt., à l'exception de très petites forces, dues à l'action d'un ressort et à, l'inertie de l'or gane de protection qui ne peut être instan tanément absorbée.
Dans ces machines, lorsque l'organe de protection a. achevé son parcours libre, les moyens servant à, commander l'en1- brayage sont, encore entièrement en prise et ne sont par la suite automatiquement dégagés qu'après que l'organe de protection a atteint sa zone de sécurité. L'organe de commande n'est relié qu'à l'organe de protection et celui-ci est disposé de manière que la machine ne peut être mise en marche au moyen de l'organe de commande, lorsque cet organe de protection a été momentanément enlevé.
Lorsque l'espace libre destiné à la matière à travailler doit être réglé en vue de recev oii différentes épaisseurs de matière, le dispo. sitif de protection de la, machine représenté( aux fig. 8 à 15 peut être modifié pour em pêcher la machine d'être mise en marche lorsque cet espace ne contient pas de matière à travailler, empêchant ainsi de graves bles sures qui pourraient être infligées à l'opéra teur si la machine pouvait fonctionner à vide.
Cette caractéristique est superflue lorsque la matière à travailler ne présente pas de diffé rences appréciables d'épaisseur, la sécurité ob tenue au moyen du dispositif de protection n'étant alors pas affectée par une augmenta tion de l'espace de travail nécessaire pour recevoir de plus grandes épaisseurs de matière travailler. L'obtention de cette caractéris tique ne nécessite que la. modification d'un détail. de construction, comme indiqué ci-des sus, les autres caractéristiques du dispositif restant inchangées.